14 juillet, 2018

Deux écrans géants à Audresselles pour la finale de la Coupe du monde de football

Classé dans : sport — dompaul @ 17:32

Chacun sait que la coupe du monde de football est l’événement majeur qui rythme l’histoire de l’humanité comme le furent les courses de chars et les combats de gladiateurs dans l’empire romain décadent. Certains font remarquer que, sur onze joueurs de l’équipe de France, seulement deux ont des faces de craie et les autres des faces de couleur cuivrée,  chocolat ou anthracite. Mais ceci ne refroidit l’ardeur d’aucun des supporteurs qui viennent applaudir les nouveaux tirailleurs sénégalais, comme en 18 (1918 bien sûr).

Si les joueurs de l’équipe de France sont généralement d’origine inter-tropicale, les officiers (entraîneurs, sélectionneurs) restent blancs. Ainsi, dans l’imaginaire collectif, si bien mis en scène par Dieudonné M’Bala M’Bala, chacun reste à sa place.

A Audresselles, les drapeaux tricolores ont fleuri et ont permis à la fête du 14 juillet de profiter de la coïncidence avec la finale de la coupe de football.

Pour la finale, des préparatifs sont donc en cours dans deux endroits stratégiques d’Audresselles où des écrans géants, des sièges et des tables supplémentaires ont été mis en place: au centre d’Audresselles, sur la place du Détroit, devant l’épicerie Vival, où un vélarium a été installé au-dessus des tables, et, dans la salle de la Briqueterie,  à l’entrée sud d’Audresselles, près du camping.

Les réfrigérateurs des organisateurs des deux sites sont déjà remplis de canettes de bière et autres boissons idoines.

Déjà, lors de la demi-finale, qui opposait la France à la Belgique, les deux sites avaient connu l’affluence des Belges comme des Français, puisque l’été, il y a autant de Belges que de Français. Et il y avait les deux drapeaux tricolores chez les commerçants.

Cette fois-ci, on ne voit aucun drapeau croate: à Audresselles, capitale internationale du tourisme nordique, on voit tous les jours des Belges, des Hollandais, des Allemands, des Anglais, des Luxembourgeois,  des Italiens, des Espagnols, des Portugais, et souvent des Suisses, des Polonais, des Hongrois, des Ecossais, des Danois, des Russes, des Serbes, des Canadiens, des Boliviens, des Chinois, des Japonais, des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, des Sénégalais, mais  de Croates, jamais.

Les Belges, c’est tout de même la moitié des fans de foot d’Audresselles. Les Croates, c’est 0%.

8 juillet, 2018

Audresselles: les Témoins de Jehovah plient bagage

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 11:38

Michel Brusel, le sympathique ancien évêque (1) des Témoins de Jéhovah du secteur de Calais dont fait partie Audresselles, vient de  quitter le Pas-de-Calais pour rejoindre Lille, en raisons d’obligations familiales.

En effet, contrairement aux autres organisations religieuses, les congrégations des Témoins de Jéhovah ne rémunèrent pas leurs adeptes engagés ni leur clergé et ne peuvent donc pas les nommer autoritairement à un poste ni les empêcher de déménager. A l’exception du centre de Brooklyn où ils reçoivent un salaire.

Michel Brusel, ancien catholique engagé, était devenu « témoin de Jéhovah » après son service militaire sur les conseils du curé de Senlecques déçu par la direction prise par l’église catholique après 1968 (2). Il  entretenait un dialogue très ouvert avec plusieurs prêtres et quelques fidèles catholiques de la paroisse ND des Flots sans néanmoins en avoir converti à ses idées en matière de religion, proche de celle des Ariens, considérées  officiellement comme hérétiques depuis le 20 mai 325.

Comme les Mormons, l’église de la Scientologie et autres églises baptiste, épiscopalienne, évangélique fondamentaliste, ainsi que les associations de motards dont les engins portent des marques maçonniques, les Témoins de Jéhovah ont toujours été utiles aux gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique pour accréditer auprès des populations intellectuellement limitées des pays extérieurs que le gouvernement de Washington  représente l’empire du Bien comme l’hostie « représente » le corps du Christ et que le drapeau « Stars & Stripes » est l’unique symbole de la Liberté.

M. Brusel est venu dire au revoir à ses relations d’Audresselles, accompagné d’ une jeune femme blonde de Calais, issue de plusieurs générations de Témoins de Jéhovah et qui ignorait, jusqu’à son passage à Audresselles, que les Catholiques lisaient la Bible.

(1) « évêque » est la contraction d’un mot grec qui signifie « surveillant » comme « flic » d’un autre mot grec qui signifie « gardien ».

(2) Le cardinal Casaroli, secrétaire d’Etat du Pape Paul VI (pape de 1963 à 1978), c’est-à-dire son Premier ministre, considérant que l’Union Soviétique allait dominer l’Europe entière, avait entamé une politique de soumission à Moscou, y compris dans la rédaction des manuels de catéchisme à l’usage des enfants où la date anniversaire de la mort de Lénine était indiquée. Le Pape Jean-Paul II, qui avait le sens de l’humour, a contraint le vieux cardinal à la palinodie avant qu’il ne prenne sa retraite, mais il a fallu une douzaine d’années après la mort de Paul VI avant que Lénine ne disparaisse des catéchismes catholiques.

 

19 juin, 2018

Les Catholiques doivent-ils soutenir l’Iran ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion,Syrie — dompaul @ 15:52

François Nicoulleau a été ambassadeur de France en Roumanie et en Iran. Il nous livre ci-dessous sa vision du dossier nucléaire de l’Iran. Toutefois, à la lecture de son texte où il essaye de trouver une solution négociable entre l’Iran et Donald Trump et les états sujets des Etats-Unis en Europe, appelés improprement alliés, il reste prisonnier du schéma classique de l’actuelle diplomatie française qui consiste à soutenir les seuls intérêts à court terme de l’Arabie Saoudite et accessoirement d’Israel.

Pour l’instant, dans les chancelleries occidentales, personne n’a songé que l’Iran avait du mal à accepter que ses voisins frontaliers ou très proches: la Russie, l’Inde mais surtout le Pakistan, disposent de l’arme nucléaire. Si des extrémistes sunnites prennent le pouvoir au Pakistan, rien ne pourrait les arrêter pour attaquer les Iraniens chiites.

Second point: La Russie, le gouvernement légitime de Syrie (de Bachar Al Assad) et l’Iran, sont les seuls à protéger les fidèles et le clergé des églises chrétiennes du Moyen-Orient contre les milices sunnites fanatiques dites « modérées », genre Al-nosra, qui égorgent les chrétiens, brûlent leurs églises et sont soutenues par l’Arabie Saoudite, le Qatar et le gouvernement français. L’Iran fait même restaurer les monastères chrétiens de son territoire (surtout au nord), comme le grand monastère Saint-Etienne, et aide les communautés monastiques à s’y réinstaller. Evidemment, il ne soutient pas le mariage des gays ni la PMA.

Plutôt que de donner quelques sous à des organisations caritatives dont 66% déductibles des impôts, dans le but illusoire d’aider leurs frères orientaux persécutés,les Chrétiens européens, qu’ils soient catholiques ou orthodoxes, devraient donc logiquement se sentir plus proches des intérêts de l’Iran que de ceux du Pakistan, de l’Arabie saoudite où la conversion au Christianisme est punie de la peine de mort.

mardi 12 juin 2018

TRUMP, MACRON, ROUHANI : UNE TRIANGULATION IMPOSSIBLE ?

 

par François Nicoulleau

Rude école pour Emmanuel Macron que la gestion du dossier iranien. Il y découvre toutes les chausse-trappes de la diplomatie dans le paysage tourmenté du Moyen-Orient. En septembre dernier, à l’Assemblée générale des Nations-Unies, il avait présenté, en un hymne au multilatéralisme, sa vision alternative à la ligne de Donald Trump, qui, la veille, à la même tribune, avait décrit l’accord nucléaire de Vienne comme « l’un des pires et plus biaisés » jamais conclus par les États-Unis. Le Président français propose alors au contraire de le protéger, tout en évoquant la nécessité de trouver des solutions à l’expiration dans le temps de ses principales dispositions, ainsi qu’aux menaces soulevées par l’activité balistique iranienne.

Sauver l’accord de Vienne

Puis, à la mi-octobre, quand Donald Trump « décertifie » l’accord de Vienne, geste présenté comme un premier pas vers un retrait des États-Unis, Emmanuel Macron, au cours d’une conversation avec le Président iranien, Hassan Rouhani, confirme à nouveau l’attachement de la France à l’accord. Il fait aussi état de la nécessité de « dialogue » et de « progrès » sur le programme balistique iranien et les questions de sécurité régionale. Il annonce la prochaine visite à Téhéran de son ministre des affaires étrangères pour évoquer ces sujets. Le service de presse de l’Elysée précise enfin qu’« un déplacement en Iran du président français, à l’invitation du président Rouhani, a été envisagé ». Cette information – ce serait la première visite d’un dirigeant occidental majeur sous la République islamique – soulève alors beaucoup d’attentes.

En novembre, le Président français, au cours d’une conférence de presse à Dubaï avant de se rendre à Riyadh pour y faire connaissance du Prince héritier, Mohammed ben Salman et tenter de régler le cas Hariri, défend fermement la relation franco-iranienne, réaffirme son attachement à l’accord de Vienne, mais souligne la nécessité de le compléter « avec deux piliers, une négociation sur l’activité balistique de l’Iran, avec des sanctions si besoin, et une discussion stratégique encadrant l’hégémonie iranienne dans toute la région ». Le glissement sémantique perceptible dans l’usage des mots « négociation », « sanctions », « hégémonie », provoque un sursaut à Téhéran, où l’on considère ces sujets comme non-négociables. Le ton tend à s’aigrir. Si les propos officiels restent mesurés, il n’en est pas de même dans les milieux d’opposition au Président Rouhani, d’autant que quelques jours plus tard, Emmanuel Macron invite publiquement l’Iran à adopter « une position moins agressive au Proche-Orient ». Le dialogue se poursuit mais les propos à l’emporte-pièce commencent à voler. En décembre, Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères, lance dans une émission télévisée : « La présence iranienne et la volonté iranienne de faire un axe de la Méditerranée à Téhéran, non ! ». Quelques jours plus tard, Ali Akbar Velayati, conseiller diplomatique du Guide suprême, confie à une agence de presse : « Si la France veut conserver sa crédibilité internationale, elle ne devrait pas suivre aveuglément les Américains… le Président français se comporte en ce moment comme le caniche de Donald Trump ».

Glissement vers le bas de la relation

Malgré ces échanges peu amènes, la visite de Jean-Yves le Drian à Téhéran pour évaluer l’opportunité d’une visite du Président est maintenue. Il s’y rend en mars mais se heurte à un mur dès qu’il évoque la possibilité d’une négociation sur le balistique ou le rôle de l’Iran dans la région. Il est symptomatique qu’Ali Shamkani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, le reçoive en grand uniforme d’amiral (un an avant, il était en civil pour recevoir son prédécesseur Jean-Marc Ayrault). Le ministre français conclut sobrement qu’il y a « encore beaucoup de travail à faire ». L’on ne parle plus d’une visite du Président.

A la mi-avril, la relation se dégrade encore avec les frappes françaises en Syrie, aux côtés des Américains et des Britanniques, pour punir – plutôt symboliquement – Bachar el Assad de son dernier usage de l’arme chimique. Le Guide suprême, Ali Khamenei, accuseles dirigeants des trois nations d’avoir commis un crime majeur. Même si les canaux de communication sont maintenus, la relation touche un point bas.

Convaincre Trump de rester dans l’accord

Les choses se passent-elles mieux du côté de Donald Trump ? Fin 2017, début 2018, les Européens se sont affairés pour définir avec les Américains les mesures qui pourraient être prises pour les convaincre de demeurer dans l’accord de Vienne. Les trois pays parties à l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, poussent l’Union européenne à la prise de nouvelles sanctions contre l’Iran, mais peinent à convaincre leurs partenaires. Emmanuel Macron, pour sa part, confiant dans la relation personnelle qu’il a tissée avec Donald Trump, se rend fin avril à Washington avec l’espoir de l’amener à revenir sur son intention de quitter l’accord. Il va loin dans sa direction en évoquant un processus fondé sur « quatre piliers » : renforcement de l’accord actuel, prolongation de ses dispositions dans le temps, « endiguement de l’influence militaire » de l’Iran dans sa région, « surveillance de son activité balistique ». Mais rien n’y fait, le 8 mai, Donald Trump sort de l’accord.

D’une séquence à l’autre

Quelles leçons tirer de tous ces efforts ? Après coup, il est aisé d’expliquer pourquoi ils n’avaient aucune chance d’aboutir. Mais Trump aurait pu retarder une fois de plus son choix, ou encore assortir le retrait américain d’atténuation de ses effets sur les entreprises européennes. Ceci aurait alors été salué comme une victoire de la diplomatie française. Finalement, les positions des antagonistes se sont révélées irréconciliables. Côté iranien, il était inutile d’espérer convaincre la République islamique de modifier l’accord de Vienne ou de négocier un élément crucial de souveraineté et de défense nationale comme son programme balistique. L’évocation de possibles sanctions pour la faire céder a fait le reste. Un regard sur l’histoire de ce pays, sur la façon dont il se crispe sous la pression, aurait évité de se nourrir d’illusions. Côté États-Unis, l’affaire a révélé ce qui n’était pas forcément concevable au départ, à savoir la haine viscérale de Donald Trump à l’égard d’Obama, le menant à effacer, quel qu’en soit le prix, les traces de son prédécesseur dans l’histoire : l’« Obamacare », l’accord avec l’Iran.

Cette séquence close, s’en ouvre une autre au moins aussi difficile, présentant une équation à trois lourdes inconnues : comment éviter une guerre commerciale avec les États-Unis, tout en maintenant l’Iran dans l’accord nucléaire par suffisamment de commerce et d’investissement, sans mettre en péril l’unité européenne ? Que l’on parle en cette affaire de l’isolement de l’Amérique rappelle la célèbre manchette du Times (d’ailleurs apocryphe) : « Brouillard sur la Manche, le continent isolé ». En cette affaire, hélas, l’Europe, pour le moment, semble plus perdue dans le brouillard que l’Amérique de Trump. Elle a certes réactivé une directive de 1996 censée bloquer en Europe les sanctions américaines, et envisage de recourir à l’arbitrage de l’Organisation mondiale du commerce. Mais la première décision ne vaut que pour les entreprises n’ayant pas d’exposition aux États-Unis, ce qui les soumet de fait à la loi américaine, et la deuxième ne produira ses effets qu’à l’issue d’une longue procédure, si elle aboutit jamais.

Négocier, négocier sans cesse

Il faut bien revenir à la diplomatie. « Le dialogue, encore et toujours. Échanger, tenter de convaincre, sans cesse, pour défendre les intérêts des Français et aussi de tous ceux qui croient que le monde ne se construit qu’ensemble » vient de nous dire Emmanuel Macron à la veille de la réunion du G7. Il a sans doute conscience de faire écho à un illustre prédécesseur, rien moins que le Cardinal de Richelieu, qui écrivait dans son testament politique (il aurait tweeté aujourd’hui) : « négocier sans cesse, ouvertement ou secrètement, en tous lieux, encore même qu’on n’en reçoive pas un fruit présent et que celui que l’on peut en attendre à l’avenir ne soit pas apparent, est chose du tout nécessaire pour le bien des Etats ». C’est bien la situation dans laquelle l’on se trouve aujourd’hui.

Rendre son sens à une visite du Président français à Téhéran

Au sortir de ces généralités, de quelles cartes dispose notre Président pour espérer débloquer la relation de l’Europe, donc de la France, avec l’Iran ? Pas plus qu’un deux de trèfle sur le rôle de l’Iran dans la région, mais là, le temps va peut-être faire son œuvre pour réduire les ambitions de Téhéran. Ses positions en Irak, en Syrie, commencent à donner des signes de fragilité. Et rien n’empêche, au contraire, d’aller dans le sens du discours du ministre iranien des Affaires étrangères quand il prêche pour un dialogue multiforme appelé à déboucher sur « un pacte régional de non-agression ».

Sur le dossier balistique iranien, plutôt que d’appeler simultanément à des négociations et à des sanctions, ce qui répète les erreurs des négociations passées et ne conduit évidemment à rien, mieux vaut, là encore, encourager au multilatéralisme. L’Iran, sur cette question de souveraineté, ne fera de concessions que mutuelles.

Sur le nucléaire enfin, pour tenter de conserver les Iraniens dans l’accord, la France peut d’abord, dans le cadre européen, contribuer à mettre au point un programme ambitieux de coopération et d’investissements dans des secteurs épargnés par les sanctions américaines : l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la protection de l’environnement, l’université. Mais il est inutile de vouloir chercher à réviser l’accord nucléaire actuel, imparfait sans doute, mais comme tous les accords, fondés par nature sur des compromis. Mieux vaudrait, tout simplement, prendre rendez-vous pour le moment où ses principales clauses d’expiration approcheraient de leur terme.

Enfin, une visite du Président français à Téhéran devrait pouvoir être remise dans la balance, si l’Iran de son côté, s’engageait solennellement en cette occasion à continuer à respecter l’accord de Vienne. Un tel déplacement prendrait alors tout son sens.

(publié le 12 juin 2018 par Orient XXI)

 

17 juin, 2018

Le prix d’un fossile: deux millions d’euros

Classé dans : art,économie,histoire — dompaul @ 23:28

Au début du siècle (l’actuel), l’association des Amis du Fort d’Ambleteuse s’est débarrassée d’une collection de fossiles en l’entreposant dans un garage chez une dame âgée, près du monument aux morts d’Ambleteuse. Après son décès, les nettoyeurs ont emporté les fossiles à la déchetterie de Marquise.

Un peu auparavant, quatre ouvriers de la côte ont découvert le squelette entier d’un mamouth dans les gravières de Wissant et se le sont partagé, lui ôtant ainsi toute valeur sauf le prix de l’ivoire des défenses.

Des scientifiques s’insurgent actuellement parce que des Américains, qui ont découvert un fossile d’Allosaure dans leur propriété, l’ont fait vendre par la maison de vente aux enchères Aguttes, qui est un commissaire priseur français. Ces scientifiques s’insurgent d’autant plus que le squelette du reptile géant a été adjugé deux millions d’euros, soit environ deux millions quatre cent mille euros avec les frais et taxes.

Ces scientifiques prétendent que ce prix élevé va inciter les particuliers à rechercher des fossiles de grands vertébrés pour en tirer un profit financier, au lieu de laisser faire les paléontologues officiels qui leur donneront généreusement le reliquat du budget de huit cent cinquante dollars une fois déduits les frais d’excavation auxquels ce budget est destiné.

Ces scientifiques, ou prétendus tels par les médias, n’ont pas compris que l’appât du gain était le seul moyen pour éviter que des ouvriers dispersent les os des animaux antédiluviens ou les déversent à la déchetterie. Mais surtout, que les agriculteurs, quand il trouvent un site préhistorique ou antique dans leur champ, ne se précipitent pas pour tout faire disparaître afin d’éviter d’ être importunés par les services départementaux.

Plutôt que de tout perdre ou de tout casser, l’intérêt de l’individu comme de la collectivité est bien de récolter les pièces les plus intéressantes avec soin et de les écouler discrètement en prenant le temps, à la manière des tombaroli (fouilleurs de tombes clandestins) italiens.

Ce n’est pas légal du tout puisque la loi laisse au découvreur de fossiles ou d’antiquités le choix de tout casser en petits morceaux pour être tranquille ou de prévenir les services compétents et de perdre l’usage de sa terre pendant un certain temps, sans indemnité.

C’est la loi établie par un vote d’individus démocratiquement élus et Socrate a accepté de se suicider parce qu’il considérait qu’il fallait respecter la Loi car elle était sacrée.

Pendant des siècles, Socrate a été présenté comme un modèle à leurs élèves par les enseignants qui, comme chacun sait, ne le seraient pas s’ils avaient le sens des affaires.

14 juin, 2018

Audresselles: bientôt un nouveau vote au conseil municipal

Classé dans : conseil municipal — dompaul @ 14:17

Lors de la dernière réunion du conseil municipal, le budget  n’a pas été voté par l’Opposition sous prétexte que la comptabilité de la commune aurait comporté des irrégularités. Quelques conseillers de la majorité ont profité de l’anonymat du vote à bulletin secret pour se joindre à l’Opposition ou s’abstenir.

Le principal traître de la Majorité qui s’est trahi lui-même par la suite en essayant de se justifier, devra cette fois-ci réfléchir à deux fois. En effet, on imagine mal le sous-préfet avoir envie de s’embarrasser de la tutelle d’Audresselles si une majorité de conseillers municipaux s’obstine à voter contre le budget. La chambre des comptes régionale a donc été dépêchée pour venir vérifier les comptes de la commune et les a trouvé en ordre.

Il faut préciser que la secrétaire de mairie est une experte en comptabilité publique et, qu’il y a quelques années, elle a préféré rester à Audresselles alors qu’elle avait été pressentie pour prendre un poste dans un ministère à Paris où une carrière beaucoup plus intéressante lui était offerte sur un plateau, avec changement immédiat de catégorie pour commencer.

Il va donc falloir que l’Opposition et les traîtres de la majorité trouvent un nouvel argumentaire pour voter contre le budget ou s’abstenir.

23 mai, 2018

Un nouveau succès pour la fête du crabe à Audresselles, 19 et 20 mai 2018

Classé dans : conseil municipal,espace public,fêtes — dompaul @ 16:06

la fêteles musiciensStéphane et sa filleJacques et Sandrine

Malgré l’absence de publicité dans les médias, puisque même un journal local avait annoncé qu’elle n’aurait pas lieu, la fête du crabe d’Audresselles, la veille et le jour de la Pentecôte, a attiré autant de monde que les années précédentes. Pour rendre confortable la participation au rassemblement, le maire avait fait installer des tables, des chaises et des cabanons pour  les stands en cas de pluie.

Cette année, ce sont essentiellement deux personnes qui ont pris en mains l’organisation de la fête: Stéphane, le sympathique épicier de la place et Coralie Cappelle, la restauratrice du « retour des flobarts » qui, avec son frère Thierry, le patron de l’estaminet « de Cap en Cap », ont réglé les honoraires des musiciens qui sont venus interpréter avec l’accent, le ton et la voix appropriés le répertoire local: « p’tit Quinquin », « pleurez Finette », « quand la mer monte » etc.

Ce fut aussi un beau succès pour l’étal des marins-pêcheurs et des matelotes d’Audresselles avec Emilie Maurice et Jean-Yves Noël, et Stéphane Baillet.

Il y avait aussi de bonnes affaires à réaliser du point de vue des fringues puisque des blouses de marin neuves et d’excellente qualité ont été soldées à dix euros, parfois même à cinq.

La municipalité était notamment représentée par le maire et Benoît Geneau de La Marlière qui sont venus saluer les participants.

En revanche, aucun élu des conseils généraux, régionaux ni de membre du Parlement n’a fait le déplacement.

15 mai, 2018

Gaza: qui est le Vieux de la Montagne ?

Classé dans : histoire,international,religion — dompaul @ 19:44

Au début du second millénaire de l’ère chrétienne, à Alamut, forteresse édifiée en haut d’un piton rocheux, un chef chiite régnait sur une troupe d’Assassins drogués au shit produit dans la région. Pour impressionner les ambassadeurs de ses adversaires venus pour traiter avec lui, la légende veut que, sur un simple signe, il était obéi instantanément par l’adepte qu’il désignait pour se précipiter du haut des remparts. Les Croisés l’appelaient « le Vieux de la Montagne ».

Aujourd’hui, dans le même esprit, un Vieux de la Montagne ordonne à des foules de jeunes Gazaouis de se précipiter dans la bande interdite de sept cents mètres de large en deçà des grillages frontaliers israéliens pour se faire mitrailler par Tsahal.

Sauf que les gémissements des familles gazaouis dont les enfants vont se faire volontairement massacrer,  n’impressionnent absolument pas leurs frères génétiques israéliens (1) qui, du moins selon le prophète Jérémie et Dieudonné M’Bala M’Bala,  s’y connaissent en jérémiades sur leur propre sort. Quand on a l’habitude de gémir sur soi, on ne gémit pas sur les autres car on connaît la musique.

L’actuel Vieux de la Montagne, sans doute situé comme son lointain prédécesseur dans un paysage proche de la Mer Gaspienne et qui tire les ficelles, s’attendrit encore moins sur le sort de ces jeunes ou moins jeunes fanatiques qu’il envoie directement dans l’Autre monde.

La bande de Gaza étant surpeuplée, les quelques dizaines de morts seront rapidement remplacées.

(1) voir: Gaza: des Hébreux tuent des Hébreux. Quel rapport avec Boulogne-sur-Mer ?

14 mai, 2018

Audresselles: première communion 2018

Classé dans : conseil municipal,fêtes,religion — dompaul @ 11:13

Le dimanche 13 mai 2018, lors de l’eucharistie célébrée par l’abbé Bizet, curé de Notre-Dame-des-Flots, à l’église Saint-Jean-Baptiste d’Audresselles, ont été mis en l’honneur les huit premiers communiants et les trois baptisés. Les deux cents places assises de l’église d’Audresselles étaient occupées au point qu’une partie de l’assistance a dû rester debout.

Le maire était représenté par son épouse, qui participe activement à la vie de la paroisse, et par ses deux premiers adjoints: Paul Ellart et Bruno Depothuis. L’une des trois autres plus anciennes familles du village (installées à Audresselles depuis plus de sept cents ans), était représentée par Christian, son patriarche, dont plusieurs descendants faisaient partie des communiants et des baptisés.

12 mai, 2018

Skripal veut retourner en Russie

Classé dans : international — dompaul @ 9:15

Résumé des chapitres précédents: L’ex-colonel  Serge Skripal du GRU (service de renseignement militaire russe), s’était installé en Angleterre après avoir purgé sa peine de prison en Russie pour avoir trahi son pays au profit des services secrets de Sa Majesté moyennant une rémunération de quelque cent mille euro. Le 4 mars 2018, alors que sa fille était venue de Russie pour lui rendre visite, ils ont tous deux fait l’objet d’une tentative d’empoisonnement dont le gouvernement britannique a immédiatement accusé le gouvernement de Vladimir Vladimirovitch et expulsé des diplomates russes.

Trump a fait la même chose et, alors que les services secrets français considèrent que ce n’est pas les Russes qu’il faut accuser de la tentative de meurtre, Macron n’en a pas tenu compte et a immédiatement imité les Anglais et perturbé nos relations diplomatiques avec la Russie contre nos propres intérêts.

Depuis, silence radio. La machine s’est grippée et on entend plus parler de Skripal ni de sa fille sinon pour dire qu’ils ont été soignés. La fille de Skripal veut retourner en Russie. C’est naturel puisqu’elle y habite. Ce qui est nouveau, c’est que Skripal le veut aussi car il préfère être en sécurité dans son pays qu’il a trahi même s’il doit abandonner la pension que lui verse le gouvernement britannique en tant qu’ancien agent de ses services.

Mauvaise idée: Skripal est désormais au secret et sa fille retenue chez les Anglais. Les journalistes n’ont pas accès à eux pour leur demander leur avis et ils n’ont pas intérêt à essayer de s’exprimer publiquement ni de chercher à retourner en Russie sinon les pieds devant.

Voir aussi:

Qui a empoisonné Skripal ? Le mécanisme de l’imposture

Le sort des espions: Theresa May a-t-elle fait empoisonner Skripal ?

11 mai, 2018

Wanted, seals killer (tueur de phoques): 10 000 €

Classé dans : phoques — dompaul @ 14:23

L’organisation anglo-saxonne Sea Sheperd qui passe son temps à harceler les pêcheurs japonais (qui le méritent bien depuis le bombardement de Pearl Harbour), s’en prend maintenant aux pêcheurs boulonnais qui en ont assez des phoques qui détruisent les stocks de poissons et les filets et diffusent la larve et les oeufs du fameux ver du phoque qui contamine crustacés, bars, saumons, morues et aussi les baigneurs.

Comme au Far-west, ou comme les nazis qui aimaient les animaux mais pas certaines catégories d’humains, Sea Sheperd a annoncé offrir dix mille euro de prime aux dénonciateurs. Dans le cas présent, il s’agit de dénoncer les propriétaires d’un fusil de chasse qui ont tiré sur trois phoques retrouvés échoués sur la plage entre le Touquet et Berck, endroit isolé, idéal pour tirer sur des phoques en direction de l’horizon où l’on voit rarement des bateaux d’où l’on pourrait être filmé ou photographié.

Ce qui n’est pas le cas à Audresselles où les yeux collés à leurs jumelles, des retraités observent tout ce qui se passe sur la mer.
Quoiqu’un bon coup de gourdin sur un phoque pris dans les filets sur le côté du bateau face au large doive passer inaperçu.

Dix mille euro, c’est encore insuffisant mais, admettons, comment les encaisser et à qui s’adresser pour dénoncer les « délinquants » ?  Sea Sheperd n’a pas d’adresse autre qu’électronique. De plus son fondateur, le capitaine Watson, a choisi de prendre le nom du faire-valoir « élémentaire » de Sherlock Holmes. Ce qui ôte un peu de sérieux à ses promesses qu’on ne pourra croire que lorsqu’on connaîtra la banque où la somme annoncée a été versée sur un compte bloqué.

Le dénonciateur qui s’adressera à la gendarmerie perdra le bénéfice de la prime puisque la gendarmerie n’offre aucune prime.

Imaginons maintenant que Sea Sheperd fournisse une adresse où le dénonciateur pourra se présenter afin d’encaisser. Voici un bon moyen pour un nécessiteux insolvable de se mettre d’accord avec un copain possesseur d’un fusil de chasse (on trouve ce genre d’armes rudimentaires pour cinquante euro). L’un dénonce, l’autre est dénoncé et ils partagent la prime en deux. Le dénoncé fera quelques heures de garde à vue et sera rapidement relâché au bénéfice du doute.

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