17 juin, 2016

France-Amérique: le désamour en marche

Donald Trump veut rétablir la croissance de l’ économie américaine pour rendre son pays moins dépendant des approvisionnements venus de l’extérieur et plus dynamique à l’exportation, réduisant du même coup la nécessité de faire en permanence des guerres impérialistes pour maintenir ces approvisionnements.

La politique des Démocrates américains est exactement à l’opposé. C’est désormais la même que celle des Démocrates à Athènes et à Rome dans l’Antiquité: faire des guerres de conquête pour permettre aux électeurs plébéiens de ne rien faire  en recevant la sportule (les allocations). Pendant ses deux mandats, Obama n’a fait que suivre le « modèle français » d’augmentation des allocations en tout genre aux « défavorisés », et Hillary Clinton s’apprête à faire de même. C’est pourquoi elle cultive l’électorat des descendants d’esclaves qui continuent à vivoter d’expédients comme leurs ancêtres quand ils ont été livrés à eux-mêmes, sans rien, en 1865.

Une différence majeure avec la France devrait néanmoins aider ce système vicieux à perdurer: la puissance de l’armée américaine. Celle-ci fait des dégâts partout dans le monde pour piller les ressources naturelles et en particulier le pétrole. Quand  les dégâts sont trop importants et que les habitants des régions concernées doivent fuir, devenant des « migrants » dépossédés de tout, l’Europe ramollie sert de déversoir.

Aujourd’hui, le gouvernement américain trouve deux obstacles sur sa route: la Chine et surtout la Russie, qui en ont assez de cet impérialisme américain de plus en plus agressif sans aucune raison idéologique puisque l’empire du Mal (le Communisme), n’existe plus qu’en Corée du Nord, marionnette de la Chine, mais plus à Cuba, puisque l’île est en voie d’être de nouveau phagocytée par les Américains.

Des journaux français nous annoncent aujourd’hui qu’un groupe de diplomates américains « dissidents » demande le bombardement des territoires syriens contrôlés par le gouvernement légal du docteur Bachar Al Assad, allié des Russes. La ficelle est un peu grosse puisque dans n’importe quel état civilisé, un diplomate « dissident » est immédiatement licencié. Dans le cas qui nous intéresse, les soi-disant « dissidents », dont le nom n’a du reste pas été publié, ne sont qu’un ballon d’essai d’Obama pour menacer les Russes d’une confrontation directe.

Au fur et à mesure que l’impérialisme des démocrates américains devient agressif, y compris dans le cadre du Brexit, où les agents des Etats-Unis tendent à détacher le Royaume-Uni de l’Europe pour en faire définitivement une colonie inféodée à Washington, des « dissidents » des services spéciaux français appellent, eux, à soutenir Bachar Al-Assad, seul rempart contre Daesh, mais comme ce ne sont pas des ballons d’essai, le directeur général de la DGSE a dû se fendre d’une déclaration publique pour les condamner et s’en désolidariser. Heureusement pour eux qu’ils sont à la retraite, sinon ils auraient été virés selon le principe: « vous avez tort d’avoir raison ».*

*http://www.afrique-asie.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=10077:alain-chouet-lettre-ouverte-au-directeur-general-de-la-dgse&catid=2:actualite56&Itemid=102

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