29 janvier, 2017

Les solides perrés d’Audresselles

Classé dans : écologie,conseil municipal,espace public,Wissant — dompaul @ 12:53

dragueur devant Audresselles janvier 2017

image: dragueur devant Audresselles. janvier 2017

Les digues de Wissant et d’Ambleteuse ne cessent de s’effondrer et  le sable ramené par camions à l’ouest de la digue de Wissant pour la somme de plus d’un million d’euro vient d’être emporté par la dernière tempête vers le large où un bateau dragueur le récupère pour le vendre à des bétonneurs.

Pendant ce temps, les perrés d’Audresselles, solidement ancrés sur les rochers et continuellement entretenus, restent identiques à ce qu’ils étaient au XIXe siècle, si l’on en croit notre mémoire et les cartes postales.

La plus grande partie de ces perrés ont été construits par les propriétaires des chalets de vacances en bordure de mer et, encore aujourd’hui, ce sont eux qui les entretiennent à leurs  frais sauf ceux qui ont eu la bonne idée de réaliser un passage public devant leur villa, transférant l’entretien à la commune. D’où l’existence du belvédère qui a pour nom « allée Maurice Boitel ».

A la fin des années quarante, le maire-instituteur de l’époque, qui l’avait été pendant toute la durée de la guerre et avait vu l’armée allemande bétonner avec entrain, a eu envie d’en faire autant. Il voulait qu’Audresselles devienne une « vraie » station balnéaire comme Wimereux, Ambleteuse, Wissant et bien sûr Deauville ou Le Touquet. Avec une longue digue publique où auraient circulé les voitures.

Heureusement, un  membre de l’Académie de médecine où il était collègue et ami de Robert Debré, veillait.
Comme Robert Debré était le père de Michel Debré, le projet de digue fut abandonné.

Il existe une façon évidente d’empêcher l’effondrement de la digue sauf aux yeux des édiles qui touchent des commissions sur les travaux de grande ampleur: laisser une bande de terre ou de sable entre la digue et la chaussée cimentée ou goudronnée. Ainsi, dès que la matière meuble sur laquelle repose la digue commence à s’écouler en bas par une brèche, le vide créé est immédiatement visible et la commune ou le riverain particulier peut immédiatement colmater la brèche et remplir la cavité qui s’est créée.

A Audresselles, Roger Tourret, le maire depuis 1975, a eu le temps de réfléchir à la question, et les digues publiques ne s’effondrent pas. Les digues privées non plus, d’ailleurs, car les propriétaires de chalet à un million cinq cent mille euro, n’ont pas envie de le voir partir avec leur perré dans les flots bleus.

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