13 mai, 2017

Défense globale

Classé dans : international,socialistes,Syrie — dompaul @ 22:54

Ci-dessous, voici une analyse d’Olivier Berger qui reflète parfaitement l’état d’esprit du régime  socialiste de François Hollande, notamment face à la Russie. A ce sujet, l’auteur de l’analyse extrapole sur ce qu’il pense devoir être aussi celui d’Emmanuel Macron et reprend exactement les termes belliqueux utilisés par la propagande de Napoléon III lorsqu’il a envoyé ses troupes faire la guerre en Crimée au tsar Nicolas pour le compte de la reine Victoria qui, en récompense, a offert les tableaux du triptyque de l’église d’Audresselles. 

Les dix principaux défis de Défense de la présidence
Emmanuel Macron (analyse)

Par Olivier Berger
11/05/2017
Le directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM,
rattaché au ministère de la Défense), Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, a établi en
anglais pour le site War on the Rocks les dix défis de Défense auxquels le
président Emmanuel Macron va être confronté durant son quinquennat (le lien ici).
Ils sont pour l’essentiel identifiés de longue date (budget, Sentinelle, dissuasion,
OTAN-UE, Russie, Syrie, Sahel, Libye, Pacifique et Corée du Nord) mais d’une
complexité stratégique et géopolitique rare. Emmanuel Macron, entouré de l’actuel
ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (photo AFP) et d’un conseiller aux
affaires régaliennes, Didier Casas, devra y répondre… C’est par chance le candidat
à la présidentielle le plus ouvert au monde et pro-européen…
1. Financer l’ambition de la France
Après 35 ans de déclin, le budget de Défense augmente de 3,8 milliards d’euros de
2016 à 2019. Il faut faire face aux crises lointaines, à l’usure des hommes et des
matériels. Le candidat Macron promet d’atteindre les 2 % du PIB consacrés à la
Défense en 2025 (1,79 % pensions comprises actuellement…).  » C’est possible
mais entraîne des questions de viabilité budgétaire et de priorisation des dépenses
pour M. Macron. « 
2. L’après Sentinelle
La France est en état d’urgence depuis le 13 novembre 2015 de sinistre mémoire ;
l’opération Sentinelle rassure les Français mais met à mal les ressources humaines
(entre 7 000 et 10 000 militaires mobilisés en permanence) à un coût sérieux et une
efficacité relative. Pour l’auteur, il faudra  » peut-être proposer un autre modèle pour
sécuriser les rues « . La piste de la Garde nationale, dont l’objectif est de 85 000
réservistes en 2018, est intéressante mais  » pose également un certain nombre de
défis, y compris le financement, la formation, l’infrastructure et les règles
d’engagement « .
3. Moderniser les forces nucléaires
L’heure est à la modernisation des armements nucléaires dans le P5 (Etats-Unis,
Russie, Chine, Royaume-Uni, France). En raison de l’obsolescence et de la rapide
progression des défenses antimissiles. La France doit moderniser ses deux
composantes  » tout en contrôlant les coûts, ce qui sera un défi majeur « . Un rapport
parlementaire évoque que le coût annuel de la dissuasion pourrait bondir de 3,5
milliards d’euros par an à 6 milliards en 2025. Le président devra ainsi décider de la
future tête nucléaire aéroportée qui sera livrée entre 2035 et 2040. Mais la France
reste dépendante de la dissuasion nucléaire, le rapport insiste :  » Un euro investi
dans la dissuasion génère 20 € dans l’économie.  » Surestimé mais correct, estime
le directeur de l’IRSEM.
4. L’offensive russe
On ne vous fait pas un dessin sur le réarmement et les intentions belliqueuses de
la Russie depuis 2014 (Crimée, Ukraine, Syrie, les show of force dans les cieux et
mers européennes). La question est d’autant plus sensible que la campagne
Macron a été la cible de déstabilisations informatiques et que le candidat était le
seul des quatre principaux à critiquer clairement le régime Poutine.  » Face à la
guerre de l’information, le défi pour la France et ses alliés est de calibrer la
réponse. « 
5. L’unité euro-Atlantique
Quels seront les effets du Brexit sur la relation franco-britannique et notamment, les
accords de Lancaster House ? L’Allemagne peut-elle prendre la place britannique
malgré son faiblard 1,2 % de PIB pour la défense ? L’OTAN doit aussi se rénover
de l’intérieur (sommet le 25 mai à Bruxelles). Avec Trump mais aussi les dérives
autoritaires du Turc Erdogan, de la Hongrie ou la Pologne. Cet affaiblissement de
l’Alliance bénéficie aux Russes.
6. Le piège syrien
La France souhaite depuis le début du conflit le départ de Bachar el-Assad,
soutenu par la Russie et l’Iran (sur son axe Irak-Syrie-Liban). Il ne reste plus rien de
 » la soi-disant opposition modérée « .  » L’Etat islamique est un problème à long
terme  » et le régime syrien est sa principale source de revenus. Sur quelle
recomposition géographique et sociétale (repopulation chiite au détriment des
sunnites) débouchera la Syrie ?  » Tous les ingrédients d’une guerre permanente « 
sont réunis.
7. La stabilité au Sahel
Après le succès français de la reconquête avec Serval en 2013, l’opération de
maintien de la paix au Mali (MINUSMA) est désormais la plus dangereuse des
Nations Unies (116 morts). Après le nord, le centre du pays souffre aussi de la
détérioration de la sécurité. La stabilité de la bande sahelo-saharienne et du G5
(Brukina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie, Niger) dépend trop de l’opération Barkhane.
Comme le martèle le chef d’état-major des armées, le général de Villiers:  » Il ne
peut y avoir de paix durable sans développement ni développement durable sans
paix.  » Et de bonne gouvernance locale sans corruption, ajoute l’auteur…
8. La pente glissante libyenne
Après la contestable intervention en Libye en 2011, la France et ses alliés  » ont une
seconde chance en Libye de faire mieux « . Comme au Sahel, une approche globale
est plus que nécessaire (politique, tribale, militaire, économique) pour recoller les
morceaux d’un pays éclaté (Tripoli, Misrata, Benghazi, Tobrouk). Sans oublier l’Etat
islamique.
9. Le Pacifique
Si Trump stoppe le pivot asiatique face à la Chine de son prédécesseur, les pays
asiatiques se tourneront vers l’Europe. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le
Drian, est le plus actif dans le  » dialogue de Shangri-La « . (conférence sur la
sécurité de la zone Asie-Pacifique). Et 85 % de la zone économique exclusive de la
France se situe dans le Pacifique et l’Océan indien. Une des faiblesses de la
France est son unique porte-avions, au repos pour arrêt technique majeur, au
moment où la Chine et l’Inde montent en puissance.  » Voilà qui relance déjà le
débat sur la nécessité d’un second groupe aéronaval. « 
10. Le dilemme nord-coréen
Le défi de la Corée du Nord semble moins aigu pour la France que pour ses alliés
de la région. Le dilemme est donc plus international : doit-on laisser Pyongyang
devenir une puissance nucléaire ou faut-il intervenir préventivement ?
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer ajoute d’autres défis et menaces potentiels : le
programme balistique iranien, la cybersécurité, l’armement chimique, l’accès aux
ressources naturelles cruciales, la militarisation de l’espace…

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