18 mai, 2017

Les nouveaux directeurs généraux du Renseignement

Classé dans : international,politique — dompaul @ 8:27

Bernard Bajolet, qui a accédé depuis quatre ans à la dignité d’ambassadeur de France,  avait été le mentor de François Hollande lorsque ce dernier faisait son stage de l’ENA. Il  quitte ses fonctions de directeur général de la Sécurité extérieure le 21 mai pour prendre une retraite bien méritée à soixante huit ans après avoir été en poste notamment à Rome et à Kaboul. A lui seul, il constitue donc un argument pour les partisans de l’allongement du temps d’activité et de la retraite au-delà de 65 ans.
En effet, célibataire, sans enfant et avec la perspective de la retraite la plus confortable qu’un fonctionnaire puisse obtenir, Bernard Bajolet a accepté de servir la France dans des conditions difficiles et un stress permanent au lieu d’aller se la couler douce dans l’endroit de son choix.

Le renseignement, premier dossier régalien de Macron
extrait de L’ESSOR
Pierre-Marie Giraud
16 mai 2017
Nominations des patrons des trois poids lourds du renseignement français,
nouvelle coordination des services avec la création d’une « task-force anti-
Daesh » à l’Elysée : Emmanuel Macron va devoir boucler en priorité son premier
dossier régalien.
Qui à la tête de la DGSE après Bajolet?
La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le plus important service de
la communauté française du renseignement, est chargée de “la protection des
intérêts français” mais elle agit exclusivement à l’extérieur des frontières. Dotée
d’un budget de 800 millions d’euros (hors fonds spéciaux), elle compte 6.500
hommes et femmes, dont son Service Action (opérations clandestines) et est
placée sous la tutelle du ministère de la Défense.
Son directeur Bernard Bajolet, quittera son poste le 21 mai, jour de ses 68 ans,
après quatre ans de présence boulevard Mortier. Le gouvernement précédent a
nommé son directeur de cabinet (numéro 2 de la DGSE) le général de corps
d’armée Jean-Pierre Palasset directeur par intérim. Cet intérim doit permettre à
Emmanuel Macron de choisir son DGSE, tout comme l’avait fait François Hollande
avec Bernard Bajolet.
Le directeur général de la sécurité extérieure bénéficie de « l’oreille » du chef de
l’Etat qu’il va voir au moins une fois par semaine. C’est généralement un diplomate
ou un préfet. Bernard Bajolet, diplomate, avait été le premier titulaire de 2008 à
2011, du poste de coordonnateur national du renseignement (CNR), créé par
Nicolas Sarkozy.
Qui pour remplacer Calvar à la DGSI ?
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui dépend du ministère de
l’Intérieur, est née en 2014 de la DCRI, elle-même issue de la fusion en 2008 de la
Direction de la sécurité du territoire (DST) et des Renseignements généraux (RG).
Elle est chargée “de rechercher, de centraliser et d’exploiter le renseignement
intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la Nation”, avec
pour priorité actuelle, la lutte antiterroriste sur le territoire français. Elle remplit
également des missions de police judiciaire. Elle compte près de 4000 hommes et
femmes.
Patrick Calvar, 61 ans, patron depuis trois ans de la DGSI quittera son poste le 31
mai. La DGSI, en première ligne depuis les tueries de masse de 2015 et de 2016, a
connu des moments difficiles même si elle a aussi empêché des dizaines
d’attentats. Le successeur de Patrick Calvar devra continuer à mettre la pression
sur les réseaux terroristes islamistes ou sur « loups solitaires » pour les empêcher
de frapper. Patrick Calvar avait servi de 2009 à 2012 comme directeur du
renseignement à la DGSE.
La DGSI doit aussi faire face à l’afflux de données électroniques (données de
masse ou « big data ») qu’elle doit impérativement trier et analyser en direct pour
prévenir les attentats. Dans l’incapacité de faire face aujourd’hui à ces flots de
métadonnées, la DGSI s’est tournée vers Palantir technologies, une entreprise
américaine. Problème : la société américaine est très liée à la CIA. D’où
évidemment une perte d’autonomie et de souveraineté dans un domaine ultrasensible.
Qui à la tête de la DRM ?
La Direction du renseignement militaire (DRM), qui relève du chef d’état-major des
armées, est spécialisée dans le renseignement militaire, en appui des opérations
menées par l’armée française et pour la veille stratégique….

(la suite dans « l’Essor »

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