2 septembre, 2017

Audresselles: les dessous des élections partielles anticipées

Un cinquième conseiller municipal vient de démissionner à Audresselles, créant ainsi les conditions nécessaires à un nouveau scrutin dans les trois mois pour remplacer les démissionnaires. Ceux-ci, comme les dix  conseillers restants, avaient tous été élus sur la liste de Roger Tourret,  maire depuis 1975. Arithmétiquement, cela ne devrait donc rien changer puisque  même si certains des futurs élus se placent dans l’opposition au maire, ils resteront très minoritaires.

Actuellement, les opposants au maire ont fait leur cheval de bataille des deux thèmes suivants: les terrasses des commerces, en particulier des restaurants, installées sur la voie publique et le colis de Noël attribué aussi aux électeurs belges qui représentent dix pour cent des électeurs inscrits et comme ils votent tous, quinze pour cent des votants habituels. Toutefois c’est l’histoire des terrasses de restaurant qui sert surtout de prétexte aux mécontents.

Comme, maintenant que le nombre de pêcheurs professionnels s’est réduit comme peau de chagrin puisqu’ils ne sont plus qu’une dizaine, les seuls employeurs sont désormais les commerçants et artisans et il y a douze commerces occupant l’espace public. Ils donnent un emploi, en moyenne, à six employés chacun. Ce sont les seuls à permettre aux Audressellois de pouvoir travailler sur place.
Si les terrasses des commerces disparaissent, les touristes belges ne viendront plus et ce sera la ruine immédiate pour une cinquantaine de familles avec un effet de dominos sur les autres.
Si l’on taxe les terrasses ou que la commune fait payer un loyer aux commerçants, les fonds n’iront pas à la commune mais à la communauté de communes ou au département et les restaurateurs pourront demander à la commune une indemnisation de plusieurs centaines de milliers d’eurosà hauteur de leur chiffre d’affaire perdu en cas de travaux de voirie. C’est ce qui se passe régulièrement à Paris.

« Ils n’ont qu’à aller travailler ailleurs »

Analysons donc quelles sont les catégories professionnelles des opposants aux terrasses les plus virulents puisque, selon Clément Vautel, « la situation fait l’opinion »: d’abord en tête, figurent des résidents secondaires dont le revenu mensuel est au minimum de douze mille euro, dits autrefois les « baigneurs », puis les « estivants ». On les a appelé ensuite les « vacanciers ». La foule les dérange et ils rêvent de l’Audresselles d’avant l’autoroute, le TGV et le code du travail, lorsque les femmes de matelot étaient immédiatement disponibles pour se mettre à leur service quand ils venaient se reposer.
« Ils n’ont qu’à aller travailler ailleurs » disent  à propos des employés des restaurants ces  cadres ou  fonctionnaires nommés par des gouvernements socialistes.

A eux se joignent quelques retraités qui ont acheté à Audresselles une maison pour finir leurs jours tranquilles. Ils font leurs courses et vont au restaurant dans les centres commerciaux. Les terrasses réduisent la largeur de la voirie et quand ils circulent après l’apéritif ou le digestif, ils ont des difficultés à bien viser pour passer sans accrocher leur véhicule. S’ils passent par la route départementale pour éviter ces inconvénients, ils risquent de se faire retirer leur permis de conduire par les gendarmes. Ce qui est encore plus déplaisant.
S’il existe des opposants aux terrasses parmi les électeurs aux revenus plus modestes, ils ne se manifestent pas mais le prochain scrutin permettra de déterminer quel est leur pourcentage.

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