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15 septembre, 2019

Quel est le rapport entre Audresselles et la condamnation de Patrick Balkany qui plaît aux antijuifs anonymes

Classé dans : conseil municipal,politique,religion,Tariq Ramadan — dompaul @ 21:17

Balkany fait les grands titres des journaux

Pour la plus grande satisfaction des médias avides de nouvelles explosives susceptibles d’augmenter le nombre de leurs lecteurs, le juge de première instance Benjamin Blanchet vient de condamner Patrick Balkany à quatre ans de prison ferme avec application immédiate, autant que s’il avait commis un assassinat crapuleux. Cette décision, si elle déplaît à la majorité des habitants de Levallois qui veulent le conserver pour maire, suscite en revanche l’enthousiasme des soi-disant « réseaux sociaux » . Les réseaux sociaux ont pour principale caractéristique d’être anonyme. Derrière ce masque commode, n’importe qui peut exprimer ses opinions même les plus nauséabondes dès que l’occasion se  présente pourvu qu’elles n’enfreignent pas la lettre de la loi.

Il n’est pas permis de crier publiquement sa haine des « Juifs », ou des « Musulmans » ou des « Nègres » qui dérangent les marionnettistes peu connus du grand public qui pilotent le gouvernement de la France. En revanche, dès qu’ un des membres de ces trois groupes-là est condamné, surtout, comme Balkany, s’il passe pour « arrogant » parce qu’il a une voix grave et bien placée, quelle aubaine pour les justiciers électroniques qui cachent leur médiocrité sous l’anonymat.

Patrick Balkany fait suite à DSK, dont l’action au FMI dérangeait les intérêts de groupes financiers puissants aux Etats-Unis. Si Raymond Polanski, DSK,  Harvey Weinstein, et surtout Jeffrey Epstein ont rejoué le rôle du Juif Süss dans le film nazi du même nom, en revanche il n’a pas été possible d’accuser Balkany de viol,  et pourtant, l’enquête n’a pas manqué sur ce sujet.

De Patrick à Tariq

Dans les articles précédents, on a vu qu’un trio dominé par des femmes juges, Camille Julia Guillermet, Camille Palluel et Cyril Paqueau, avait envoyé neuf mois en prison préventive l’illustrissime philosophe Tariq Ramadan en se fondant sur le fait qu’il avait entretenu des relations sexuelles avec des femmes en dehors des liens du mariage, actes s’apparentant à un viol puisque ces femmes se seraient laissées faire en raison de leur fragilité psychologique. Dans le cas des chèvres dont on ne peut savoir si elles sont consentantes, le code pénal donne moins sujet à interprétation: il ne  parle pas de viol mais de maltraitance à animaux. D’où le mot « bicot ».

L’emprisonnement de Tariq Ramadan, aussi, a fait la joie des réseaux sociaux, toujours aussi anonymes. On ne peut même pas savoir si ce sont les mêmes que dans le cas de Balkany.

Idem pour l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, qui a pour caractéristique de ne pas faire rire ceux qui ne veulent par regarder ses spectacles. Lui aussi, de nombreux haineux anonymes se réjouissent de ses déboires avec le fisc.

En attendant que tous ces personnages de la sphère médiatique se regroupent avec le pauvre Jérôme Cahuzac, parti exercer ses talents de médecin aux fins fonds des montagnes corses après avoir perdu sa famille, ses biens, sa réputation comme Job, la série va continuer avec François Fillon, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon et J-M Le Pen,  en attendant que Darmanin, s’il fait l’intéressant et quitte ses fonctions, finisse aussi par faire face à celle qui l’accuse de trafic d’influence pour bénéficier d’avantages de nature sexuelle.

Et Audresselles

Les multiples médisances diffusées par des sycophantes haineux sur les réseaux sociaux concurrencent si fortement les médias subventionnés que de plus en plus de journalistes titulaires de la carte de presse, craignant pour leur place et leur avenir professionnel si leurs articles n’intéressent pas suffisamment de lecteurs, sont désormais dans l’impossibilité d’attendre d’avoir contrôlé la véracité des informations qu’ils ont récupérées avant de les diffuser.

C’est ainsi que, récemment, une journaliste, pourtant expérimentée, d’un grand quotidien du nord de la France, s’est fait grossièrement piéger par une source qui lui a rapporté des « fake news » (fausses nouvelles). L’information étant la même que celle sur laquelle travaille une gendarmerie  (pas celle de Marquise) , elle a cru qu’elles étaient recoupées. En fait, il s’agissait toujours de la même source.

La journaliste a donc publié un long article sur les turpitudes supposées de la mairie d’Audresselles. Audresselles, dont le maire constitue une épine dans le pied de tous les affairistes, et qui attire plus de touristes que les autres communes du secteur réunies, constitue en effet la tête de Turc idéale pour un journal puisque les articles attaquant Audresselles attirent tous les lecteurs occasionnels au-delà des frontières du village et même du Boulonnais.

Sauf que l’essentiel des informations rapportées par la source, à  l’origine de l’intoxication, sont des inventions à l’état pur. Quel est son but ?

Et qu’attend  la victime principale des calomnies pour attaquer en justice les diffuseurs de ces fables diffamatoires alors que son préjudice, d’après la jurisprudence, peut être estimé à 40 000 € ?

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