Le repas communal et convivial du 17 novembre 2019
Comme chaque mois de novembre, le maire d’Audresselles organise un repas municipal avec animations, gratuit pour les électeurs de plus de soixante ans. Cette année, il a rassemblé cent vingt huit personnes aux « jardins de la Matelote » (1), un ancien manoir avec un parc surplombant la campagne. C’est l’un des deux restaurants quatre étoiles boulonnais du fameux chef Tony Lestienne. Quelque soixante quinze convives ont choisi d’être transportés en autocar, notamment ceux et surtout celles qui ne conduisent pas. A cette occasion, pour eux, la municipalité d’Audresselles a loué les services de la société Pilon d’Audinghen.
Une soixantaine de convives, surtout les couples, sont venus avec leur véhicule personnel, sans craindre d’avoir à souffler dans le ballon lors d’un contrôle du week-end. On a pu en effet observer que la mode à Audresselles, dans ce genre de réunions, est plutôt à la consommation d’eau minérale que de boissons alcoolisées, même faiblement, bien que les bouteilles de vin et de champagne de qualité soient posées en abondance sur les tables, destinées à être consommées sans modération.
L’animation, avec musique et danses, a été organisée par Patrick Declémy (2), s’accompagnant ou accompagnant les convives volontaires et bénévoles à l’accordéon ou à l’orgue électrique entre chaque plat, puisque lui-même était invité à participer au repas à la table du maire.
Cette alternance permet en effet aux convives d’échanger sans avoir le son de la musique couvrant les conversations.
Christine Harduin, une vraie professionnelle de la Variété, dont le répertoire est étendu presque à l’infini, a chanté en alternance avec Patrick Declémy, Mais ils ont permis aussi à des amateurs de chanter leurs chansons préférées. Parmi ceux-ci, Didier Merlier a chanté une composition de lui-même, la musique et les paroles, avec de l’humour patoisant, sur Audresselles et la rue des Méduses, où il a sa résidence. Christine Poultier, une Audresselloise on ne peut plus authentique puisque ses ancêtres sont installés à Audresselles depuis au moins sept cents ans, a attendri l’assemblée avec sa chanson sur un pauvre orphelin: à savoir « Prendre un enfant par la main » d’ Yves Duteil. Jean Baillet, son cousin, accompagné de Gregory Koiston, dit Greg, l’Audressellois sujet de la Reine d’Angleterre, a eu la bonne idée d’entonner et de faire chanter à l’assemblée l’ « estaminet », le chant patoisant rendu fameux par l’interprétation de Raoul de Godewaersvelde: « Quand la mer monte, j’ai honte, j’ai honte… » Il a aussi profité de l’occasion pour rappeler aux convives de fêter le soixantième anniversaire de mariage des époux Vasseur-Lisse, toujours très en forme puisqu’ils ont dansé, ensemble, pendant toute l’après-midi. Patricia Souchet, l’active présidente du club des Anciens, très élégante comme à l’accoutumée, n’a pas manqué de participer aussi, à ces » jeux floraux » de ces nouveaux trouvères.
Le repas était présidé par Roger Tourret, et son épouse Régine, ayant à sa table certains de ses proches, notamment Francis Molmy, le propriétaire de l’hôtel – restaurant « les Roches », qui se présente comme tête de liste aux élections municipales des 15 et 22 mars 2020. A une autre table, se trouvait Antoine Benoît, son adversaire au conseil municipal, chef du « shadow cabinet » (cabinet de l’ombre) si tant est qu’on puisse utiliser ce terme de comparaison entre l’opposition municipale dans un petit village gaulois et celle de Jeremy Corbin, le leader socialiste britannique. D’autres conseillers de la majorité municipale sont venus aussi avec leur famille, Jean Leone, Michel Nicolas, Benoît Geneau de Lamarlière, (à suivre, l’article est modifié au fur et à mesure que chacun apporte de nouvelles informations)
(1) Hameau de Terlincthun, 62200 Boulogne-sur-Mer
(2) Leulinghen-Bernes





