24 avril, 2020

Ibrahim, fils de Mahomet, protégé du roi Dagobert

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 14:18

La chanson « le Bon roi Dagobert », composée à la fin du XVIIIe siècle, a permis de faire resurgir  le souvenir de ce roi mérovingien qui, pendant dix ans, de 629 à 639, régna dans la paix sur le royaume des Francs qui comportait alors tout le territoire de la France actuelle mais aussi le Benelux et la moitié de l’Allemagne.

Il était le contemporain de la fameuse impératrice  Wu Zetian ( 武则天). Celle-ci gouverna autoritairement la Chine pendant cinquante ans grâce à des procédés de délation généralisée, inconnus jusqu’alors, repris par les Inquisiteurs et dont s’inspira le fameux despote Mao Tsé Toung, qui réhabilita la mémoire de cette impératrice, décrite jusqu’alors comme un monstre sanguinaire et dépravé par les historiens. Mais surtout, Dagobert était le contemporain de Mahomet S.A.W. (صَلَّىٰ ٱللَّٰهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ), de la bouche duquel serait sorti intégralement le Coran, selon ses disciples, et  à qui Dagobert  aurait voulu proposer l’une de ses filles en mariage.

En 623, alors que Dagobert, qui signifie  « Brillant comme le Jour » (Dag et Bert), n’était encore que l’un des princes héritiers et gouverneur d’Austrasie, ayant résidence à Metz, un prince d’Arabie l’informa de la fuite de Mahomet  S.A.W. à Médine (Yathrib), survenue quelques mois plus tôt en 622. Ce prince s’était rendu en Austrasie pour y faire du commerce et avait demandé audience au gouverneur. Dagobert l’avait reçu avec bienveillance d’autant plus que le prince lui récita les versets du Coran reprenant les articles de la foi catholique et que les Mahométans pouvaient constituer une menace pour l’Empire byzantin, rival des Francs. Dagobert lui demanda d’informer son maître, Mahomet, qu’il l’accueillerait volontiers en France, lui et sa famille (1).

A l’automne 631, le fils unique de Mahomet, né de l’esclave égyptienne Marie, chrétienne-copte, et qui avait reçu le nom d’Ibrahim (صَلَّىٰ ٱللَّٰهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ‎), en souvenir du « père de tous les Croyants », tomba gravement  malade à dix-huit mois. Des soupçons d’empoisonnement pesèrent si gravement sur Aïcha, fille d’Abou-Bakr, et épouse préférée mais bréhaigne de Mahomet, que celui-ci décida de  faire passer son fils pour mort en se lamentant publiquement et en faisant enterrer à sa place le cadavre d’un  enfant esclave, mort pendant la maladie d’Ibrahim.

Mahomet, qui souhaitait absolument protéger son fils unique,  se souvint alors de la proposition qu’avait faite Dagobert et chargea le prince venu à Metz en 623, de conduire Ibrahim jusqu’au royaume des Francs avec des présents, un éclat de la pierre noire de la Kaaba لحجر الأسود et un morceau de peau de chameau où sont écrits en cercle, des versets du Coran, et notamment de la Fatiha (ٱلْفَاتِحَة‎ ). C’est ainsi que le fils de Mahomet, Ibrahim , après un  long périple jusqu’à la Manche, arriva en 632 à la Cour de Dagobert, qui devint son parrain et son tuteur. Mahomet mourut la même année d’empoisonnement et Abou-Bakr se fit élire  premier Calife par un petit comité composé de ses partisans. Les Chiites, et notamment des Hazaras qui descendent de Gengis Khan,  pensent qu’Abou-Bakr, qui prit la place d’Ali, cousin et gendre du prophète des Mahométans, n’était pas étranger à cet assassinat attribué à une cuisinière.

Prudent, Dagobert conserva l’enfant de Mahomet en France et mourut en 639.  Ibrahim (صَلَّىٰ ٱللَّٰهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ‎) avait alors huit ans. C’était donc lui, si l’on se réfère à l’usage ancien de primogéniture masculine, le seul héritier légitime du trône de Mahomet, le seul imam, le seul Calife véritable. Dagobert lui avait laissé et recommandé de conserver, lui comme ses descendants, parmi les témoignages de leur origine, l’éclat de la Pierre Noire qui manque à la Mecque et qui se trouve encore en France, sur les rivages de l’ancienne Neustrie, dont Dagobert était aussi souverain, dans un lieu dit en arabe tantôt رأس الأرواح (Ras al Arwah) tantôt الرأس الجن.  C’est sur cette côte inhospitalière et inhabitée en raison des tempêtes, des courants, des récifs, des pirates de toutes nations, et des naufrageurs, que le navire portant Ibrahim avait échoué, poussé par les vents violents qui sévissent à cet endroit de la Manche. De nombreuses cavernes naturelles, difficiles d’accès, s’y trouvent encore sous le grès.

 Pendant qu’Ibrahim poursuivait, dans le royaume des Francs, son existence cachée aux sicaires des califes, Abou Bakr décédait rapidement puis son successeur, Omar, se faisait poignarder dix ans plus tard par un Perse.  (à suivre ultérieurement).

(1) Maurice Bouvier Ajam (2000) p.124

5 réponses à “Ibrahim, fils de Mahomet, protégé du roi Dagobert”

  1. Momo dit :

    Bonjour
    Je me permets de vous solliciter par une question qui me vient à l’esprit si c’est possible s’il vous plaît.
    Je cherche le nom de ce Emir ou le prince d’Arabie qui a été chargé de cette mission !
    Merci énormément

  2. Nouib dit :

    Bonjour,
    Le sujet sur Ibrahim fils du prophète m’intéresse. Est-il possible d’avoir plus d’informations sur les sources de l’auteur ou peut-être un autre livre ou un lien à lire?
    Cordialement.

  3. dompaul dit :

    La source, très ancienne, à laquelle nous nous référons, ne précise pas le nom de ce prince. Nous cherchons. Il semblerait qu’il s’appelait Mousa, mais c’est encore à vérifier.

  4. dompaul dit :

    Selon les informations en possession des descendants existants d’Ibrahim ibn Mohamed ibn Abdallah ibn Al Muttalib, celui-ci a été baptisé dès son arrivée dans le royaume des Francs, par l’évêque Eloi de l’entourage de Dagobert sous le nom de Pierre. Comme il ne parlait pas encore, il n’a jamais prononcé la shahada avant son baptême. Ses descendants par primogéniture mâle sont toujours catholiques mais conservent les preuves de leur ascendance: un morceau de la pierre noire que Mohamed (SAW) prit comme signe quand il la replaça, après qu’elle eut été rendue contre rançon aux Mecquois par la tribu qui l’avait volée, et une sourate du Coran manuscrite. Quoique Catholiques, c’est l’aîné des survivants qui est le seul imam de droit. Pendant des siècles, en France, il était interdit de déclarer que Mahomet était prophète de Dieu, sous peine d’être brûlé vif comme sorcier et mécréant puis, jusqu’en 1962, sous peine de perdre ses droits civiques. C’est pourquoi, la succession de l’Imam véritable est restée cachée même lorsque l’avant-dernier Imam a séjourné en Algérie. L’aîné de la dernière génération des descendants mâles de l’actuel Imam, descend aussi de Mohamed (SAW) par sa fille Rukaya et de l’arrière-arrière petit-fils de celle-ci, Musa ibn Fortun ibn Cassio (en latin « Fortunius Cassius »).

  5. Nouib dit :

    Bonjour,

    Je vous remercie pour ses précieuses réponses.

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