Audresselles: Trafic d’êtres humains: des voisins très discrets
Une opération conjointe police-gendarmerie mobilisant une vingtaine de fonctionnaires en uniforme dont un maître-chien et quatre véhicules, s’est déroulée vendredi 16 octobre en début d’après-midi à Audresselles, dans une villa louée à des « vacanciers » au fond d’une impasse donnant sur la mer.
Plusieurs dizaines de jeunes hommes extrêmement discrets au point d’être invisibles, venus des pays des rois mages ou de la reine de Saba, installés dans cette villa, s’apprêtaient à rejoindre l’Angleterre dans des embarcations de fortune. Pour leur bien, afin qu’ils ne se noient pas en mer, les forces de l’ordre les ont emmenés dans un minibus après avoir fait le ménage avant de partir, emportant leurs maigres effets composés de sac de couchage, de chaussures, de téléphones portables et d’absence de justificatifs d’identité.
Les deux hommes mûrs qui régissaient l’hébergement, très polis mais peu causants avec les voisins, ont disparu dans la nature. Eux aussi semblaient venir du pays des Mille et une Nuits. Peut-être ont-ils rejoint la Grande Allemagne où leur véhicule est immatriculé.
Le locataire en titre de cette résidence de vacances avait été recommandé au propriétaire habitant à l’étranger, par une personne de confiance du bourg d’Audresselles. Il n’avait pas dû rechigner sur le prix. En revanche, le propriétaire risque d’avoir des surprises quand il va récupérer sa maison qui a servi d’hébergement à un nombre inconnu de migrants qui se sont succédé en arrivant à une heure où personne ne pouvait les voir sortir du véhicule qui les déposait devant la porte .
Comme d’habitude, ces migrants vont passer devant le procureur et seront rapidement relâchés sans même avoir à se déclarer mineurs. Ils trouveront rapidement à se placer auprès d’une locale esseulée, pas nécessairement jeune, mais avide de connaître à domicile les charmes de l’Orient, y compris les coups de bâtons car il est dit dans le Saint-Coran, parole et partie intégrante d’Allah: « Si tu soupçonnes ta femme de vouloir te désobéïr, bats-la et fait lit à part. Si elle se repent, pardonne-lui » (sourate 4, verset 34).





