21 octobre, 2020

Audresselles: l’afflux de migrants

Classé dans : espace public,international — dompaul @ 12:15

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Audresselles: Trafic d’êtres humains: des voisins très discrets

Dans les rues d’Audresselles proches de la mer, plusieurs témoins ont vu circuler les deux « locataires » de la maison qui a servi une semaine à héberger une cinquantaine de migrants, proche de leur lieu d’embarquement vers l’Angleterre: l’estran central d’Audresselles. Ils ne craignent rien, pas même d’être poursuivis pour trafic d’êtres humains tant l’Etat est devenu faible.

En effet. la maison qu’ils avaient louée comportait une large baie vitrée d’où l’on pouvait observer la mer à 180° avec devant, une cour close par des lyciets où les gendarmes ont saisi  deux moteurs hors-bord et une petite barque servant de navette pour rejoindre de nuit un bateau croisant au large. Celui-ci permet  de  faire traverser la Manche aux migrants qui ont versé chacun 4000 € aux passeurs (c’est le tarif devenu officiel). On peut encore voir le passage dans les lyciets par lequel ils transportaient la barque sans se faire remarquer des voisins. Par la même occasion, ils ont fait effondrer le mur en pierres sèches soutenant la terre où poussent les lyciets, réalisant ainsi une espèce de rampe d’accès.

lundi 19 octobre à 6h du matin, trois jours après le passage des gendarmes dans la maison transformée en centre d’embarquement, une centaine de migrants étaient rassemblés sur la plage, des dispositions nouvelles ayant sans doute été prises par les passeurs.

Pour l’instant, des migrants sont revenus squatter une maison vide sur l’ancien terrain de camping municipal devenu parking mais ce n’est pas l’emplacement idéal pour rejoindre l’estran puisqu’elle n’est pas tout près de la mer. Ce sont plutôt les propriétaires de résidences secondaires situées face à la mer qui ont du souci à se faire puisqu’en l’absence de maison à louer, on ne peut exclure que les passeurs, revenus sur place, squattent une ou plusieurs villas pour les transformer en centre d’hébergement et de transit pour les migrants vers l’Angleterre. En effet, que risquent les migrants, insolvables, s’ils sont interceptés par les gendarmes: un simple passage devant le procureur avec remise en liberté immédiate et éventuellement un repas chaud offert par une association de défense des migrants, une association subventionnée, bien sûr.

Le maire d’Audresselles a déjà pris des mesures conservatoires pour éviter que les locaux municipaux soient squattés ou même réquisitionnés par la préfecture: il a prêté une partie du garage municipal à un charpentier construisant des flobarts pour une durée indéterminée. Comme celui-ci y loge dans une installation de fortune, ce sera plus difficile pour des squatters de s’y installer.

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