16 janvier, 2023

Spare

Classé dans : art,histoire,international — dompaul @ 0:01

Quand le second fils du prince de Galles Charles et de son épouse Diana est né en 1984, un facétieux  non encore identifié, lui a fait attribuer le prénom d’Harold, seul du nom comme roi d’Angleterre, qui fut occis en 1066 à la bataille d’Hastings  par son rival William, alias Guillaume le Bâtard ou le Conquérant. Même si son prénom a été remplacé par le surnom d’Harry, il n’en a pas moins été  de funeste augure puisque Harry-Harold et son frère William sont désormais en froid et publiquement. Car William et son épouse Catherine n’ont pas l’intention de voir ébranler leur monarchie à cause d’un frère ou demi-frère (la question n’a pas encore été tranchée par des tests ADN) qui exhale ses états d’âme de façon intempestive dans un livre à grand tirage.

Certes, ce livre va lui rapporter quelque centaines de milliers de livres sterling que son épouse, Mégane, va pouvoir dépenser de ses doigts de fée, mais ce ne semble pas être cette raison bassement matérielle qui  l’a poussé a écrire le roman de sa vie.

Dès les premières pages du livre, où il attend  angoissé dans un cimetière bucolique ses juges qui mettent du temps à venir, il rappelle sa souffrance d’avoir perdu sa mère  tant aimée alors qu’il était encore enfant. Il lui attribue toutes les qualités de princesse , de déesse et de mère. Après sa mort,  les autres membres de la firme, afin de préserver leurs propres intérêts bien compris, lui ont organisé une vie de suppléant (spare).

Et maintenant, qu’après la naissance de bientôt quatre nièces et neveux, il n’est plus qu’à la sixième place de prétendant au trône d’Angleterre, sa seule raison d’exister était toute tracée: se taire et vivre comme un veau gras qui assiste à quelques événements publics en faisant coucou aux badauds. Malheureusement, sa remuante épouse, sortie toute armée des feuilletons audiovisuels américains, n’a pas vu les choses de cette manière, et  elle est en train de faire de lui un écrivain à succès. Et le premier sujet, c’est de raconter sa tragédie de pauvre petit orphelin dans le milieu qu’il connaît le mieux: la famille royale d’Angleterre.

Pour confirmer ses dons d’écrivain, il lui reste à écrire d’autres  romans. Suggérons-lui un titre, toujours en anglais, qui rappelle Diana: « DNA » que l’éditeur français traduira de la manière suivante: « le bâtard n’est pas celui qu’on croit ». Les éditeur corses, sardes, siciliens, portugais et brésiliens se contenteront d’un titre encore plus simple: « O bastardu ».

Laisser un commentaire

politiquementelles |
Verité sans masque |
Nadine Rivet, élue démocrat... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | les acteurs de l'essonne
| palistro
| MRC 22