26 novembre, 2017

Les terrasses des restaurants ou la sagesse de Roger Tourret

Classé dans : économie,conseil municipal,espace public — dompaul @ 15:33

Actuellement, la compagnie Véolia est en train de faire retirer les canalisations en plomb de l’alimentation en eau de toutes les maisons de la rue Edouard Quénu, rue principale et centrale d’Audresselles. En effet, le plomb étant considéré comme toxique, doit être remplacé obligatoirement par une matière issue de la distillation du pétrole: le polyéthylène, pas du tout cancérogène ni attaquable par les bactéries, selon ses distributeurs qui l’importent entièrement de l’étranger.

Le remplacement des tuyaux de plomb (installés pour l’essentiel par l’organisation Todt au début des années quarante) nécessite le creusement de tranchées entre les bouches à clef et le compteur d’eau.
Une fois ces tranchées rebouchées, l’entreprise chargée des travaux va les recouvrir de bitume.
Mais ces nouvelles plaques de bitume sur un sol travaillé récemment, n’assurent plus la continuité du revêtement de la chaussée et créent des reliefs intempestifs se transformant  en nids de poule avec les alternances de gelées et de chaleurs.

Bien que Roger Tourret ait fait refaire la chaussée lors d’une de ses précédentes mandatures, il va falloir recommencer si l’on ne souhaite pas que la rue Edouard Quénu devienne semblable aux rues de Detroit (Michigan) ou d’autres villes en déshérence.

Il va donc falloir demander aux  restaurants qui ont implanté des terrasses sur la chaussée de les retirer le temps des travaux. Peu à peu, les restaurateurs ont transformé ces terrasses en véritables bâtiments qu’il va falloir démonter.

Qui va payer le démontage et le remontage de ces « paillottes » ?

Si, comme le demandent des opposants à Roger Tourret, un loyer d’occupation du domaine public avait été imposé aux commerçants concernés, c’était la commune qui devait payer. Dans le cas qui nous intéresse, grâce à la sagesse de Roger Tourret, les occupants sans droit devront se charger des frais et ne pourront pas se plaindre d’une baisse de leur chiffre d’affaire.

Evidemment, ils vont essayer de repousser les travaux au plus tard possible mais, en face, les autres riverains et usagers de la voie publique vont faire pression pour que la chaussée soit remise à neuf. Et l’exécutif municipal n’aura plus qu’à arbitrer entre les forces antagonistes en faisant valoir les règles du bon sens.

D’un côté, il y aura les restaurateurs mais aussi ceux qui préfèrent la formation des nids de poule sur la route qui présentent deux avantages: ils servent de ralentisseurs et la mairie ne dépense rien. En face, il y aura les tenants d’ un Audresselles « propre et bien entretenu ».

Si la municipalité attend suffisamment pour que la chaussée soit encore plus défoncée qu’à Detroit et ressemble plutôt à celles de  Caracas (le modèle à suivre, selon Jean-Luc Mélanchon), ce seront les restaurateurs eux-mêmes qui demanderont la réfection de la voirie pour éviter la fuite des clients belges, effrayés au premier abord  par l’aspect de la rue principale du bourg.

La sagesse, c’est donc d’attendre car, comme disait l’illustre Mitterrand: « il faut laisser le temps au temps » pour que les électeurs s’aperçoivent des effets désastreux du « programme commun ».

31 octobre, 2017

Audresselles.Elections municipales: la bande des cinq ou le baiser de la Voix du Nord

Classé dans : conseil municipal,international — dompaul @ 12:47

Aux élections présidentielles de 2016, « La Voix du Nord » avait pris parti contre Marine Le Pen et soutenu les Socialistes.  Résultat des courses: Marine est arrivée au second tour et Emmanuel Macron du Touquet (pour le distinguer du Macron de Rome) a été élu président de la République. On ne peut pas dire que sa politique soit très à gauche.

« la Voix » a publié deux articles de soutien à la liste des cinq candidats d’opposition à Roger Tourret, le charismatique maire d’Audresselles, qui vont se représenter aux élections partielles du 14 janvier 2017 (ils n’avaient pas pu être élus la dernière fois).

Il est vrai que le programme proposé par les Cinq selon la « Voix » a de quoi séduire les électeurs d’ultra-gauche:  construire des maisons pour « les jeunes » sans emploi, puisque les jeunes Audressellois avec emploi ont déjà leur maison. Mais la proposition phare est la construction d’une « maison des Jeunes », concept des années 60.  Pour construire une « maison des Jeunes » , il faut prévoir un budget de départ d’au moins trois millions d’euro. De quoi multiplier par dix les impôts locaux avec des remboursements sur des dizaines d’années pour une commune de moins de sept cents habitants à l’année.

Contrairement à la moyenne nationale où 80% des électeurs vont être dispensés de taxes locales, la plupart des électeurs d’Audresselles ne sont pas concernés par cet avantage et vont continuer à payer.

Dans cette liste des Cinq opposants conduits par A. Benoît, quelques uns ont des personnalités sympathiques ou/et des capacités. Pourquoi mettent-ils en avant ces propositions absurdes et nourries d’une idéologie passéiste ?

On attend maintenant le feu vert des cinq candidats d’une autre liste, celle que va proposer la municipalité pour remplacer les démissionnaires, pour publier leur nom.

Le scrutin reste le même que précédemment: ce ne sera pas un scrutin de liste mais seront élus les candidats qui, individuellement, auront le plus de voix.

26 octobre, 2017

Les élections municipales à Audresselles du 14 janvier 2018

Classé dans : conseil municipal — dompaul @ 12:59

Les élections municipales partielles à Audresselles auront lieu le 14  janvier 2018.

En fait, elles auraient pu ne pas avoir lieu puisque sur les cinq conseillers démissionnaires, quatre n’avaient pas donné leur démission dans les formes légales. A croire qu’ils n’avaient pas voulu vraiment démissionner mais, pour certains,  seulement manifester un mouvement de mauvaise humeur pour toutes sortes de raisons personnelles et parfois inavouables.

Bref, le maire et le sous-préfet les ont pris au sérieux et les élections partielles sauront lieu.

Même si le journal local fait la publicité d’une des deux listes  d’opposition qui n’a eu aucun élu  aux dernières élections de 2014, ces élections ne devraient pas modifier l’équilibre du conseil municipal.

Pour la liste des cinq nouveaux conseillers que va proposer au suffrage des électeurs  l’actuel conseil municipal pour se les adjoindre, figurent plusieurs personnes tout à fait compétentes et qui, semble-t-il,  n’ont aucun intérêt personnel à défendre en profitant de leur élection.

Déplorons toutefois que le seul ancien conseiller municipal d’opposition de l’ancienne mandature qui étudiait les dossiers et faisait des propositions judicieuses et constructives, ne se représente pas.

2 septembre, 2017

Audresselles: les dessous des élections partielles anticipées

Un cinquième conseiller municipal vient de démissionner à Audresselles, créant ainsi les conditions nécessaires à un nouveau scrutin dans les trois mois pour remplacer les démissionnaires. Ceux-ci, comme les dix  conseillers restants, avaient tous été élus sur la liste de Roger Tourret,  maire depuis 1975. Arithmétiquement, cela ne devrait donc rien changer puisque  même si certains des futurs élus se placent dans l’opposition au maire, ils resteront très minoritaires.

Actuellement, les opposants au maire ont fait leur cheval de bataille des deux thèmes suivants: les terrasses des commerces, en particulier des restaurants, installées sur la voie publique et le colis de Noël attribué aussi aux électeurs belges qui représentent dix pour cent des électeurs inscrits et comme ils votent tous, quinze pour cent des votants habituels. Toutefois c’est l’histoire des terrasses de restaurant qui sert surtout de prétexte aux mécontents.

Comme, maintenant que le nombre de pêcheurs professionnels s’est réduit comme peau de chagrin puisqu’ils ne sont plus qu’une dizaine, les seuls employeurs sont désormais les commerçants et artisans et il y a douze commerces occupant l’espace public. Ils donnent un emploi, en moyenne, à six employés chacun. Ce sont les seuls à permettre aux Audressellois de pouvoir travailler sur place.
Si les terrasses des commerces disparaissent, les touristes belges ne viendront plus et ce sera la ruine immédiate pour une cinquantaine de familles avec un effet de dominos sur les autres.
Si l’on taxe les terrasses ou que la commune fait payer un loyer aux commerçants, les fonds n’iront pas à la commune mais à la communauté de communes ou au département et les restaurateurs pourront demander à la commune une indemnisation de plusieurs centaines de milliers d’eurosà hauteur de leur chiffre d’affaire perdu en cas de travaux de voirie. C’est ce qui se passe régulièrement à Paris.

« Ils n’ont qu’à aller travailler ailleurs »

Analysons donc quelles sont les catégories professionnelles des opposants aux terrasses les plus virulents puisque, selon Clément Vautel, « la situation fait l’opinion »: d’abord en tête, figurent des résidents secondaires dont le revenu mensuel est au minimum de douze mille euro, dits autrefois les « baigneurs », puis les « estivants ». On les a appelé ensuite les « vacanciers ». La foule les dérange et ils rêvent de l’Audresselles d’avant l’autoroute, le TGV et le code du travail, lorsque les femmes de matelot étaient immédiatement disponibles pour se mettre à leur service quand ils venaient se reposer.
« Ils n’ont qu’à aller travailler ailleurs » disent  à propos des employés des restaurants ces  cadres ou  fonctionnaires nommés par des gouvernements socialistes.

A eux se joignent quelques retraités qui ont acheté à Audresselles une maison pour finir leurs jours tranquilles. Ils font leurs courses et vont au restaurant dans les centres commerciaux. Les terrasses réduisent la largeur de la voirie et quand ils circulent après l’apéritif ou le digestif, ils ont des difficultés à bien viser pour passer sans accrocher leur véhicule. S’ils passent par la route départementale pour éviter ces inconvénients, ils risquent de se faire retirer leur permis de conduire par les gendarmes. Ce qui est encore plus déplaisant.
S’il existe des opposants aux terrasses parmi les électeurs aux revenus plus modestes, ils ne se manifestent pas mais le prochain scrutin permettra de déterminer quel est leur pourcentage.

20 août, 2017

Un peu partout en France, des rues Maurice Boitel (qui a beaucoup peint la côte d’Opale à Audresselles, Ambleteuse, Wimereux, Boulogne, Audinghen, Bazinghen)

Roger Tourret, le précurseur

Le maire d’Audresselles, Roger Tourret, sans doute l’un des maires de France qui donne satisfaction à ses concitoyens depuis le plus longtemps, puisqu’il a été élu maire la première fois en 1975, a été le premier, avec son conseil municipal à l’unanimité, à décider d’attribuer à l’ une des voies de sa commune le nom du peintre Maurice Boitel, dans la quinzaine qui a suivi le décès de celui-ci le 11 août 2007.

Son idée a été reprise ensuite par  plusieurs autres maires et conseils dont ceux de Paris et continue à séduire les municipalités de France, quelle que soit leur étiquette.

Un hommage remarquable de la municipalité d’Ambazac et du maire Stéphane Ché

Pour le dixième anniversaire du décès du peintre, le 11 août 2017, le maire Stéphane Ché, et le conseil municipal d’Ambazac, chef lieu de canton de la Haute-Vienne, y ont vu l’occasion d’une grande cérémonie d’inauguration de l’esplanade Maurice Boitel (la place de la mairie) à l’organisation de laquelle ont participé des élus de la majorité municipale comme de l’opposition.

Avec l’autorisation des ayants-droit, la municipalité a fait reproduire sur toile une dizaine de photographies de grands tableaux de Maurice Boitel pour les exposer dans l’hôtel de ville jusqu’au 10 octobre 2017 avant de les répartir dans les bâtiments publics. Les reproduction sont parfois plus grandes que les tableaux eux-mêmes alors que la vignette électronique de base était trente mille fois plus petite.
Il est vrai qu’Isa Salliet, l’une des conseillères municipales, est aussi une spécialiste expérimentée capable d’améliorer la définition des vignettes pour les reproduire.

Le bon mot de Jean-Pierre Pophillat

De nombreuses personnes se sont déplacées parfois de loin pour participer à l’inauguration, les maires de communes voisines d’Ambazac mais aussi des habitants d’Audresselles bien évidemment, de Limoges, de Châteauroux, de Paris, de Bordeaux, de Nantes, de San Francisco etc. L’un des confrère et ami encore vivant de Maurice Boitel, le peintre Jean-Pierre Pophillat, a fait un discours plein d’humour en proposant de débaptiser la place Charles de Gaulle à Paris, anciennement place de l’Etoile, pour l’appeler « place Maurice Boitel, place des toiles ».

D’autres événements culturels doivent suivre dans cette région autour de l’oeuvre de Maurice Boitel.

documentation:

Interview de Jean-Marc Serpier, maire adjoint, par SEBASTIEN LECOEUR www.radioopenfm.fr:

http://www.radioopenfm.fr/file/radiomatin/ExpoBoitel.mp3

« le Populaire du Centre » du 18 août 2017,

Le populaire du centre 18 août 2017 Maurice BOITEL - 1 (1)

18 juillet, 2017

Véolia: coupure d’eau sur Audresselles et Ambleteuse. Est-ce un acte terroriste ?

Classé dans : conseil municipal — dompaul @ 20:03

A Audresselles et Ambleteuse, l’alimentation en eau a été complètement coupée le 17 juillet toute l’après-midi et le soir puis elle est revenue le matin du 18 juillet pour être de nouveau coupée en fin d’après-midi.

Il s’agirait d’une rupture d’aquaduc au niveau du château d’eau d’Ambleteuse qui alimente les deux communes.

Avant juin 1940, il n’existait pas d’alimentation en eau courante à Audresselles et les habitants utilisaient les puits dont la plupart avaient été construits par les occupants anglais dans la première moitié du XVIe siècle. A Ambleteuse, existe toujours et en bon état la citerne-château d’eau construite par les Anglais.

A leur arrivée à Audresselles en juin 1940, les Allemands ont été surpris de se trouver dans un pays sous-développé où, à part les baigneurs qui sont restés dans leur villa de vacances jusqu’à la rentrée scolaire, les gens marchaient pieds-nus. L’analyse de l’eau sortie des puits était une pratique inconnue puisque ce liquide ne servait alors qu’à se laver.

Donc, les Allemands ont construits des châteaux d’eau et installé les canalisations urbaines d’une grande qualité qui servent encore aujourd’hui (l’origine est marquée dessus). Celles-ci sont régulièrement rafistolées par les régies ou compagnies gestionnaires de l’eau successives. Comme le groupement Véolia doit d’abord satisfaire ses actionnaires et n’est pas sûr et certain de voir son contrat renouvelé, l’entretien et le remplacement des canalisations est devenu problématique. Ce qui explique les coupures appelées à se renouveler. Il va falloir de nouveau utiliser les puits d’eau douteuse.
Certains ont été malencontreusement comblés après le départ des installateurs des canalisations d’alimentation (la Werhmacht), notamment deux puits du Mont- à-poux.
C’est le retour au sous-développement, comme en quarante.

Autre hypothèse mais que les pouvoirs publics préfèreraient occulter: une action terroriste test avant de bloquer l’alimentation en eau de communes plus importantes.
Quoi qu’il en soit, pour obliger Véolia à se soucier davantage des Audressellois et des Ambleteusois, une action en justice en vue d’une indemnisation est prévue par certains abonnés locaux auxquels peuvent se joindre tous les habitants lésés d’Audresselles et d’Ambleteuse.

Le 19 juillet, à 11h, Véolia eau ( 0970386421) téléphone aux usagers pour les informer qu’une distribution d’eau a lieu au camping d’Audresselles au cas où les coupures d’eau devraient reprendre.

15 juillet, 2017

14 juillet à Audresselles et Ambleteuse: deux innovations

Classé dans : conseil municipal,espace public,fêtes,international — dompaul @ 22:38

Ce 14 juillet 2017, le discours de Roger Tourret, le maire d’Audresselles, devant le monument aux morts, a été très court mais il n’a pas manqué d’évoquer  l’arrivée de l’armée américaine un siècle plus tôt, venue à la rescousse des anglo-français.

Ensuite, tandis que le maire d’Ambleteuse, certains de ses adjoints, le président des anciens combattants d’Audresselles et d’Ambleteuse , après avoir participé à la cérémonie à Audresselles, sont retournés directement dans leur commune pour le défilé, les Audressellois, l’orchestre harmonique de Marquise et certains Ambleteusois se sont rendus à la mairie d’Audresselles pour le verre de l’amitié.

Ceux qui ont assisté aux deux commémorations ont pu aussi se rendre aux deux cocktails.

LLLe 14 juillet Première innovation: d’habitude, les porte-drapeaux ne sont pas en uniforme et se contentent d’arborer leurs médailles, parfois nombreuses comme certains anciens combatein airtants en Algérie. Cette fois-ci, il y avait aussi un ancien maréchal des logis chef des troupes parachutistes qui avait revêtu son ancien uniforme qui lui va toujours car il n’a pas grossi. Comme le triple galon en V de ce grade est maintenant « écrasé » c’est-à-dire qu’il est presque droit, l’épaulette est désormais presque la même que celle d’un capitaine, vue de loin.

Parmi les spectateurs il y avait aussi des officiers supérieurs en civil mais ils n’ont pas endossé leur bel uniforme ni arboré leurs décorations comme le font dans les cérémonies patriotiques leurs homologues britanniques, russes ou coréens du nord.

Seconde innovation: le feu d’artifice du 14 juillet doit avoir lieu ce soir, 15 juillet, une fois la nuit tombée, à 23 h légale (c’est-à-dire 21h  solaire) mais comme il y a du vent de mer et  qu’il fait frais, l’expectative demeure jusqu’au dernier moment.

Quoi qu’il en soit, contrairement aux six cent quatorze petits malins de la banlieue « à risque » autour de Paris qui ont profité du 14 juillet pour incendier leur vieux véhicule et toucher l’assurance, aucun Audressellois  n’a eu cette même idée.  Ceci prouve une fois de plus que Roger Tourret a su faire le ménage dans sa commune: il n’ y a plus de racaille.

Nota: 1. Merci à Evelyne R. d’avoir relevé et rectifié des inexactitudes, et ajouté des précisions dans la version  originelle de l’article.

2. Rappelons que le 14 juillet, déclaré fête nationale par un vote du parlement sous la troisième république, commémore la fête de la fédération du 14 juillet 1790, qui consistait en une grand messe en plein air concélébrée par le futur évêque apostat Maurice de Talleyrand Périgord et le futur régicide et boucher de Lyon, l’oratorien Joseph Fouché, en présence du bon gros Louis XVI.

16 mai, 2017

Audresselles/Apprendre l’audressellois

Classé dans : conseil municipal,histoire,international — dompaul @ 12:29

Pour ceux qui veulent s’intégrer véritablement à la vie d’Audresselles et éviter que des conseillers municipaux grognons leur contestent l’attribution du colis de Noël, il est nécessaire de comprendre le dialecte picard en usage dans le village par les Audressellois de souche, c’est à dire ceux qui portent des noms qui existaient déjà sur place avant la guerre de cent ans.

Quelques rudiments de grammaire et de phonétique:

Le « a » se prononce fermé comme en hongrois le « a » non accentué. Dans les conjugaisons (imparfait, futur, conditionnel) la diphtongue « ai » se ferme complètement et devient « au » ou « o »: exemple: « j’avais » se traduit par « j’avos ». En effet « aï » est la désinence du participa passé de la première conjugaison et de certains verbes de la troisième: exemple: « né » se traduit par « naï » et « naÿ » (prononcer « naye » -latin « natum ») dans les registres paroissiaux en picard du XVIIe siècle.

Il est à noter que les locuteurs ne se trompent pas et distinguent bien le participe passé de l’infinitif qui se prononcent de la même façon en français moderne mais pas en picard. Ainsi se distinguent phonétiquement « aimer » et « aimaÿ » (« aimé »).
Le participe des verbes du deuxième groupe se termine comme en latin: exemple « elle est pourrie » se traduit par « elle -ou alle – est pourrite »,  » elle est sale » se traduit par « elle est crapite » (de l’adjectif anglais « crappy » (étym. germ. « crape », écaille) qui a donné en picard local le verbe « crapir » (salir).

le « s » et « c » suivi de « e » et « i » se prononcent comme « ch » en français:

exemples:
« cet homme » se prononce « ch’t homme »
« son » en français devient « sen » en picard et se prononce, selon la prononciation française: « chein »

Le « ch » français se prononce comme en italien: « qu » en français: exemple:  » cheval » devient « queval » (bas-latin « cavallum »), « la bouche » devient « la bouque »,  » chat » se prononce et s’écrit « cat » (le « t » n’est pas prononcé comme en anglais).

La mouillure n’a pas été ajoutée au mot latin d’origine ou retirée de celle-ci: « oreille » (lat: auriculam) se traduit par « orelle », « soleil » par soulel » (latin « solem »), « fille » (latin « filiam » se prononce comme « ville » (lat: villam). « Bien » se traduit par « ben » (latin « bene »)

A Audresselles, « le chien » se prononce le « tien ». C’est pourquoi La Fontaine -qui était picard- écrit: « un tien vaut mieux que deux, tu l’auras ».
En revanche dans le dialecte local, une mouillure est introduite dans la diphtongue « eau », qui devient « iau » en picard (« biau » pour « beau »). Elle est complétée par une prononciation anglaise et le « au » de « iau » se prononce comme le son anglais « ou » dans « whole ». certains l’écrivent donc « iauw ». Molière l’écrivait « gliau » dans « Don Juan ».

La finale, muette en français, de la troisième personne du pluriel, se prononce: « Ils l’aiment bien », se prononce « ils l’aime-te ben », « ils chantent bien » se prononce « ils kenteut ben ». « ils veulteut ben » etc.

Quelques mots pour faire local: « le fieu », le fils, »le pequeux », le pêcheur », « le menteux » (prononcer « meinteux »), le menteur, « le maqueux », le mangeur, « poisson »: « pisson » (prononcer « pichon »), « la necque », mot d’origine anglo-néerlandaise, qui se traduit par « le cou » en français et qui a donné « cache-nez » qui ne cache pas le nez mais le cou. « Se maloter »: trad.: se plaindre. « Baller » du grec « ballo »: jeter.
Les noms de poisson: « la malette » (anglais: red mullet) le rouget-barbet, « la loque » ‘en français « la loche ».
Vous pouvez compléter cet article dans les commentaires.

11 mai, 2017

Brigitte reste en piste pour le 11 juin

Classé dans : art,conseil municipal,fêtes,politique,religion,socialistes,Wissant — dompaul @ 11:44

DomPaul et Brigitte

Dès le mois de mars 2017, Brigitte, la nôtre, la belle aux yeux d’or et pas celle aux grandes dents, avait confié à ses amis et relations qu’elle soutenait Emmanuel Macron. Comme ce n’était pas officiel, Audresselles.at n’en avait pas fait état. Pardon à nos lecteurs pour avoir préféré la discrétion à un scoop.

Quoi qu’il en soit, à la fête du crabe du 4 juin où sont attendus quinze à vingt mille visiteurs, nous allons revoir Brigitte Bourguignon ainsi que ses challengers qui auront beau jeu d’ironiser sur son changement d’étiquette. Mais pour un gouvernement dirigé par son parti, Brigitte présente un avantage: elle ne vote pas les motions de censure.

Ses concurrents sont aussi sympathiques qu’elle et l’on peut imaginer une triangulaire au second tour des législatives avec Brigitte Bourguignon (ex PS devenue LREM), la Wissantaise Marie-Christine Bourgeois (conseillère régionale FN) et Michel Taccoen (conseiller régional LR), président d’associations de chasseurs. Il y aura peut-être aussi le Mélenchoniste, le Vert de gauche, le Socialiste, le Hamoniste, le Communiste, un ou deux Trotskiste et quelques farfelus. Mais, pour l’instant, ils restent invisibles.

Comme le dimanche 4 juin, à 11h, la messe de Pentecôte est aussi celle de la profession de Foi (anciennement communion solennelle) des jeunes gens d’ Audresselles et d’Ambleteuse, l’église Saint-Jean Baptiste d’Audresselles sera pleine de fidèles qui sont aussi des électeurs. C’est le moment pour les candidats de venir communier ou prier avec les Audressellois-Ambleteusois.

Rappelons que si Marie-Christine Bourgeois est une paroissienne active dans la paroisse Notre Dame des Flots, Brigitte Bourguignon a payé avec sa réserve parlementaire la plus importante participation à la restauration du triptyque de l’église.

Dernière minute: on apprend que Brigitte Bourguignon, tout en étant investie par le parti présidentiel, n’aurait pas quitté le PS.

10 mai, 2017

Annezin-les-Connards: la ville FN dont le prince est un Socialiste

Classé dans : conseil municipal,politique,socialistes — dompaul @ 14:14

Une habitude dans le Pas-de-Calais

Dans le Pas-de-Calais, désormais département central grâce à Emmanuel Macron du Touquet-Paris-Plage et à Marine Le Pen d’Hénin-Beaumont, on connaissait Saint-Martin-lès-Boulogne et Annezin-lès-Béthune.

Cette commune vient d’être rebaptisé Annezin-les-Connards comme Bruay-en-Artois qui a été rebaptisé Bruay-la-Bussière à cause d’un fait divers aujourd’hui oublié ou même Ancre, ville de la Somme rebaptisée Albert au XVIIe siècle à cause du maréchal (pas Pétain, l’Autre).

Les connards se rebiffent

C’est en effet le qualificatif de « connards » que Daniel Delomez, le maire socialiste d’Annezin-lès-Béthune, a donné à ses administrés après le premier tour des élections présidentielles où Marine Le Pen a obtenu 38,09 % des voix.

Résultat: au second tour, Marine Le Pen a obtenu à Annezin-lès-Béthune 53,46 % des voix. Cette ville jusqu’ici purement socialiste, va donc pouvoir, selon son propre maire, devenir véritablement « Annezin-les-Connards ». C’est surtout le maire qui pourrait revendiquer ce qualificatif puisque, en vexant ses propres électeurs, il est devenu le meilleur agent électoral du Front National.

Il veut faire un malheur

« Retenez-moi, a-t-il dit à ses adjoints, socialistes comme lui, ou je fais un malheur: je démissionne ».
Il voulait démissionner mais ils l’ont retenu, donc il est resté.
Mais les « Connards » majoritaires réclament maintenant son départ.

Il est impensable que Roger Tourret, maire d’Audresselles, ou son adjoint Paul Ellart se comportent comme le maire d’Annezin: on ne sait pas pour qui ils votent.

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