La nouvelle carte des régions: le bon sens l’ emporte pour l’instant
Prenant en compte sa baisse de popularité qui a atteint fin 2013 celle des Honecker, Ceausescu et autres dictateurs collaborateurs des Soviétiques, François Hollande semble avoir compris que le meilleur moyen de conserver son trône n’était pas de continuer dans la voie de la démagogie puisque, quand on veut faire plaisir à tout le monde, on ne fait plaisir à personne. Tant qu’à risquer de tout perdre, mieux vaut suivre la voix et surtout la voie de la raison. Déjà les ineptes lois Duflot, votées pourtant par le parlement, ne seront pas traduites par des décrets d’application.
Mais surtout, la carte des nouvelles régions qui vient d’être votée à la chambre des députés n’a plus tenu compte des désirs égoïstes de certains élus socialistes, uniquement préoccupés de conserver leur fauteuil de président ou de vice-président: créées en vue du long terme, les nouvelles régions correspondent au plus près aux anciennes généralités calquées sur les provinces ayant une histoire et une langue commune avant même l’arrivée de Jules César en Gaule, mais aussi des liens économiques ou des systèmes de voies de communication déjà intégrées, sauf l’île de France qui est réduite en terme de territoire en raison de sa densité de population.
La généralité d’Amiens
En ce qui concerne la région Nord-Pas-de-Calais que l’actuelle Picardie va rejoindre: on y trouve déjà un dialecte commun puisque le Picard (appelé aujourd’hui « langue des Ch’tis ») y est compris à peu près partout: une partie des fables de La Fontaine de Château-Thierry a été composée dans la langue que parle encore aujourd’hui le célèbre dernier artisan-pêcheur de la côte, qui se trouve à Audresselles rue Edouard Quénu et dont les trouvailles littéraires sont en dialecte, notamment l’ »estoire du crabe T’inttend ». Mais le centre culturel picard où ont été composés les chefs d’oeuvre littéraires de cette langue reste Arras.
Louis XIV, qui remplaça les provinces par des généralités (actuelles préfectures) administrées par un fonctionnaire, avait créé la généralité d’Amiens qui englobait la Picardie et la côte d’opale (Ponthieu, Boulonnais, Calaisis) puis, au fur et à mesure des conquêtes sur l’empire espagnol, l’Artois (Arras) et une partie des Flandre (Lille, Dunkerque). Ce sont les révolutionnaires de 1790 qui ont tout chamboulé en vue de détruire et morceler ces ensembles homogènes, notamment en séparant Amiens de Boulogne-sur-Mer comme ils ont retiré Nantes à la Bretagne.
Les trains et les autoroutes qui permettent des déplacements rapides ont reconstitué le tissus économique qui lie la Picardie au Nord-Pas-de-Calais et à la Belgique. Reste à savoir si la capitale régionale sera Lille, Arras ou Amiens et ceci n’est pas encore décidé.
François Hollande veut retrouver son honneur
En tout cas, balayant les objections, François Hollande et Manuel Valls ont pris le risque de recréer une région où le Front National serait actuellement susceptible d’obtenir une majorité de conseillers régionaux.C’est justement en prenant ce genre de risques que François Hollande va peut-être retrouver l’estime perdue de ses concitoyens. A moins qu’il ne gâche tout par une nouvelle combine politicienne à la clef

















