28 mars, 2012

Le point sur les restaurants d’Audresselles

Classé dans : économie,conseil municipal,espace public — dompaul @ 16:38

De nombreux commentaires  nous arrivent depuis quelques semaines à propos des articles des blogs Audresselles.at et Audresselles.cod sur la restauration dans le village.

Les critiques concernent les conséquences de changement de propriétaire. Les plus  virulentes émanent surtout de lecteurs belges (les Belges constituent 80% de la  clientèle des restaurants audressellois).

En France, il n’existe pas d’autorisation légale de publier de la contre-publicité, nous nous excusons donc auprès de nos lecteurs de ne pas pouvoir diffuser leurs critiques. En revanche, nous pouvons diffuser des articles objectifs dépourvus de jugement de valeur.

A toutes fins utiles, nous rappelons que les restaurants de qualité « La Marie Galante », « le retour des Flobarts », l’ »Hôtel de la plage  » et « chez Mimi » n’ont pas changé de propriétaire et restent toujours aussi appréciés.

Il existe aussi d’autres restaurants qui n’ont pas changé de propriétaire mais nous ne les avons pas encore testés.

9 mars, 2012

Diagnostics, Contrôles thermiques: c’est l’affluence à Audresselles

Classé dans : écologie,économie,politique — dompaul @ 21:27

Ces derniers jours, des inconnues à la voix suave et à l’accent oriental ou slave appellent les Audressellois sur leur téléphone fixe en se recommandant d’EDF ou de Véolia. Elles veulent prendre un rendez-vous pour leur envoyer gratuitement des diagnostiqueurs qui doivent visiter leur maison afin d’effectuer un bilan thermique, hydraulique, électrique ou autre. « C’est gratuit, c’est gratuit » déclarent-elles comme argumentaire.

Prenons l’exemple de la téléphoniste d’une de ces organisations qui insistent pour envoyer des visiteurs: France habitat 62.
Jamais entendu parler mais écoutons quand même !

La jeune femme au bout du fil vous informe qu’Audresselles est l’heureux village qui fait actuellement l’objet des préoccupations prioritaires de cette société qui a fait réaliser des photos aériennes thermiques du village. Ces photos sont donc censées reproduire des images de toit en fonction de la chaleur émise en-dessous: « la caméra calcule les déperditions de chaleur et à quel taux » dit votre interlocutrice. Vous pouvez voir les photos à la mairie d’Audresselles.
Elle vous indique que ces études sont faites en partenariat avec EDF bleu ciel et qu’elles sont nécessaires.
Vous prenez rendez-vous et deux diagnostiqueurs doivent venir faire des mesures pendant une demi-heure, y compris dans le grenier.

Néanmoins, après enquête, il s’avère qu’à la mairie, personne n’a jamais entendu parler de ces photos thermiques ni de la société en question. De plus, si les photos ont été réalisées en dehors des vacances scolaires, comment évaluer la consommation d’énergie de maisons vides et donc généralement non chauffées ? Le photographe peut seulement constater quelles sont les maisons inhabitées.

Si l’on se documente davantage, on s’aperçoit que cette société est toute nouvelle puisqu’elle a cinq mois: elle est en effet immatriculée au registre du commerce d’Arras depuis le 16 septembre 2011 sous le numéro B534650072, et surtout sa spécialité est l’industrie du bois, du papier et du carton.

Impossible de trouver un numéro de téléphone dans l’annuaire au nom de cette société. On en trouve un seulement au nom du chef d’entreprise: Majorek. Et si on lui téléphone à son numéro qui commence par 08, il faut tout d’abord payer un euro.

23 février, 2012

29 février: les enjeux de la transfontalité

Classé dans : économie,international — dompaul @ 18:22

Le terme « transfontalité » a été inventé pour désigner les efforts de rapprochement entre le Pas-de-Calais maritime et le Kent qui, du reste, ont dépendu du même monarque jusqu’à 1552. Audressellois, Ambleteusois, Wissantais, Wimereusiens et Touquetois constatent dans leur vie quotidienne que les sujets de la Reine ont toujours été et restent très présents sur le littoral puisque, dans l’église d’Audresselles où officie deux fois par semaine un prêtre britannique (en français), le mardi à 18h et le dimanche à 9h30, deux au moins des tableaux du triptyque sont l’oeuvre d’Arthur Gilbert, célèbre peintre victorien.

Thaddée Segard et Thierry Degraeve vous invitent à leur conférence sur la transfontalité, qui aura lieu le 29 février 2012 à 17h dans la salle du petit bois au château de Condette, 1, allée des acacias, 62360 Condette, tél.: 0321910470 ou 0321838939
ou 0609636002 ou 0965308234

Au programme: le métro trans-Manche, le développement des échanges, le substra historique et géographique.
Avec la participation de Jacques Mahieu

13 février, 2012

Audresselles: le retour des prédateurs

L’article de la Voix du Nord sur la  dernière réunion du conseil municipal d’Audresselles a fait tendre l’oreille aux prédateurs. En effet, le vote contraire du conseil municipal à la construction d’un lotissement sur la place méridionale du village proposée par le maire, a intrigué les promoteurs à l’affût du moindre terrain disponible en bordure de côte.

Un organisme détient jusqu’à maintenant à  Audresselles le quasi-monopole de la construction sur les terrains communaux: Logis 62 et sa filiale au nom évocateur de l’esprit petit-bourgeois: « chacun chez soi ». C’est un organisme subventionné dépourvu des moyens de persuasion des grands promoteurs internationaux qui bétonnent indifféremment  les côtes belges, espagnoles, bulgares et grecques. Dans ces pays, où la lutte contre la corruption n’apparaît pas comme une nécessité, ce sont les plus beaux paysages qui sont les premiers saccagés.

Labelliser, c’est bétonner chic

Pour les promoteurs, labelliser un grand site -celui des deux caps en l’occurence- ne signifie pas le rendre inconstructible mais, au contraire, augmente la valeur de terrains appelés à redevenir constructibles, surtout au bord de la mer.

En 2017, les associations liées au parti gestionnaire de la région et du département, et chargées des installations du grand site, auront encaissé toutes les subventions prévues à cet effet. Selon Hervé Poher, le conseil général a dû batailler ferme pour obtenir de L’Etat le label Grand site de France. S’il n’est pas une nouvelle fois sollicité avec autant d’ardeur, l’Etat aura encore moins d’intérêt à le renouveler, d’autant plus que, dès à présent, les représentants de l’Etat commencent à soutenir ceux qui veulent bétonner contrairement à la réglementation, comme à Tardinghen .

Ceux qui refuseront le bétonnage du littoral devront donc se mobiliser encore davantage.

Si le site est déclassé, ne subsisteront alors que les barbelés, grillages, palissades et ponts en bois installés pour canaliser les touristes. Ils rouilleront, pourriront et se désagrégeront tranquillement comme les aménagements réalisés entre 1941 et 1944 qui, eux aussi, avaient donné un emploi aux travailleurs dirigés par des ingénieurs suisses.

Et déjà, des promoteurs parisiens recommencent à venir proposer à la mairie leur efficacité pour éliminer les obstacles au bétonnage des terres agricoles autour de l’églises sans attendre 2017.

Rappel: en vertu de l’article 8 bis du traité de Maastricht, traité dont un seul des quatre principaux candidats aux élections  présidentielles  veut demander la révision (Marine Le Pen),  tous les citoyens européens possesseurs ou habitants d’une maison à Audresselles, italiens, belges, allemands, parisiens, lillois, nantais,  britanniques, suédois et néerlandais etc, doivent venir s’inscrire en mairie avec un document d’identité pour voter aux prochaines élections municipales.

Ils peuvent aussi présenter  leur candidature sur une liste pour être élus conseillers municipaux.  Ils pourront ainsi influer fortement sur une question capitale qui se pose à la municipalité, comme à celle des autres villages côtiers: doit-on ou non continuer à lotir sans fin à Audresselles ?

8 février, 2012

Dévaster le site des deux caps: lettre ouverte au sous-préfet

Classé dans : écologie,économie,conseil municipal,espace public,politique — dompaul @ 10:11

Daniel Rouhier, sous-préfet de Boulogne-sur-Mer, est un homme expérimenté. Après une longue carrière de professeur, puis dans les collectivités territoriales et la préfectorale, il a compris exactement le rôle du représentant de l’Etat en province: savoir d’abord  s’adapter aux circonstances plutôt que d’appliquer de façon automatique la loi et les décisions des différentes instances élues .

En effet, par électoralisme, par désir de coller à l’actualité ou de complaire aux minorités agissantes ou encore  par idéalisme, les élus votent parfois des lois ou des décisions qu’ils regrettent ensuite parce qu’ils se sont entravés eux-mêmes en établissant une règle du jeu qu’ils ont des difficultés à respecter. Tout simplement, ce peut être aussi parce que ce ne sont pas les mêmes élus qui votent les projets et ceux qui doivent les appliquer.

C’est là qu’intervient l’Etat et son représentant.

La situation du Grand site labellisé des deux caps constitue un cas concret qui ne fait pas autant l’unanimité que l’expulsion manu militari des Roumains considérés comme appartenant à l’ethnie tzigane. D’un côté, il y a les lois et règlements votés et revotés pour éviter la dévastation des paysages maritimes du Boulonnais destinée à  satisfaire l’avidité de « la Finance », ce monstre « sans visage » selon l’expression de François Hollande, de l’autre,  il y a le désir des maires d’urbaniser coûte que coûte, à moindre coût, et n’importe où, parfois même la place du village, pour accroître leur indemnité d’élu, pour gagner des électeurs ou pour toute autre raison avouable ou non.

 La fonction d’un sous-préfet consiste à maintenir l’équilibre entre les forces en présence pour éviter à la fois les rébellions d’ élus et les manifestations fomentées par les groupes les plus influents. Il  interprète donc de façon très élastique les contraintes qui s’imposent dans un grand site classé, voté à la quasi-unanimité par les différents conseils et labellisé par l’Etat avec la bénédiction du gouvernement.

D’où la nécessité de recourir régulièrement au tribunal administratif.

Voici la lettre ouverte de Denis Fossette, représentant de l’association « SOS Baie de Slack » (qui est en même temps SOS baie Saint-Jean et baie de Wissant).

Denis Fossette n’a aucun intérêt personnel dans l’affaire sinon celui de se faire détester par les élus et les promoteurs désireux de s’enrichir aux dépens du développement durable.

 

SOS Baie de Slack Ambleteuse, le 4 février 2012

Association de défense du site d’Ambleteuse

et du Site des Caps

6, rue de Marquise

62164 Ambleteuse Monsieur le Sous Préfet

 

Lettre ouverte : loi Littoral et «Grand Site de France»

 

Monsieur le Sous Préfet,

le 29 mars 2011, le Ministre de l’Ecologie signait la décision d’attribution du label « Grand Site de France » au Conseil Général du Pas de Calais pour la mise en œuvre du projet de préservation du Grand Site des Deux Caps, label marquant la reconnaissance du Site des Caps comme un haut-lieu paysager et environnemental dont il garantit l’excellence de la gestion au regard des principes du développement durable.

Force est de constater que la loi Littoral, outil de la gestion durable des Grands Sites de

France, peine à s’appliquer sur le Site des Deux Caps, y compris dans les espaces les plus emblématiques.

Que devient l’excellence environnementale quand le SCOT de la CCT2C, contre l’avis de la commission d’enquête, autorise la poursuite de l’urbanisation d’une continuité écologique majeure, continuités dont la protection ou la restauration constituent une des priorités du Grenelle 2 et de la Charte du Parc des Caps et Marais d’Opale qui seront opposables au PLU communautaire à l’étude?

Que devient l’excellence paysagère quand, à Ambleteuse, est ouvert à l’urbanisation un espace remarquable de plus de trois hectares sur une ligne de crête surplombant un monument historique et des espaces maritimes classés ou quand sont accordés à Tardinghen neuf permis de construire sur un espace protégé dominant la Baie de Wissant?

Que devient l’autorité de l’Etat gestionnaire du label «Grand Site de France» quand il échoue à défendre ses propres intérêts, quand il renonce aux recours qu’il avait pourtant engagés sur la commune de Tardinghen ou quand ses services donnent un avis favorable à un projet de construction qui ferme irréversiblement le seul corridor biologique reliant le Communal à l’estuaire de la Slack, réservoirs de biodiversité exceptionnels, permis de construire que le maire de la commune d’Ambleteuse a retiré suite à un recours gracieux de l’association?

Face aux menaces sur le Grand Site de France qui résultent de ces violations manifestes de la loi Littoral qui fragilisent le travail accompli par le Conseil Général mais aussi la crédibilité du label, l’association demande à l’Etat qu’il joue pleinement son rôle par un contrôle de légalité rigoureux et qu’il garantisse les principes de gestion durable énoncés dans le règlement d’usage du label. L’association en revanche ne s’opposera pas à la mise en œuvre dans le PLU communautaire des dispositions du SCOT problématiques au regard de la loi Littoral, notamment ses articles L.146-4-1 et L.146-6, mais conformes à l’intérêt général : espaces de développement qui permettront de préserver l’activité agricole sur le Site des Caps ou les 10 hectares de terrains communaux en zones d’urbanisation future (30 et 50NA) laissés ouverts à l’urbanisation dans le SCOT bien que situés en partie en ZNIEFF qui permettront à la commune d’Ambleteuse d’assurer le renouvellement démographique.

 

Nous vous prions de bien vouloir recevoir, Monsieur le Sous Préfet, l’assurance de notre considération distinguée.

 

le Président

Denis Fossette

Copies : Monsieur le Président du Conseil Général

Monsieur le Président de la Communauté de Communes de la Terre des Deux Caps

 

.

 

 

 

 

 

 

 

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