18 avril, 2019

Notre-Dame de Paris et l’église de Saint-Laurent de Hesdres

Classé dans : espace public,histoire,politique,religion — dompaul @ 22:25

Alors que les flammes commençaient à s’étendre dans les combles de la cathédrale Notre Dame de Paris, le procureur général de la République a annoncé que l’incendie n’était pas d’origine criminelle.  Il a peut-être raison mais il a peut-être aussi  eu tort de le dire si tôt, avant même que la moindre enquête ait pu commencer. Ceci a permis toutes les suppositions de la part de ceux qui se posent des questions mais la police est prévenue. Pas question de trouver des terroristes responsables de l’événement avant les élections européennes, ni même après, de préférence.

Imaginons, de façon purement fictive,  le dialogue d’un simple lieutenant de police avec son supérieur:

« -Mais, monsieur le commissaire, nous avons eu un appel téléphonique revendiquant l’attentat à 18h40, avant même que le feu n’apparaisse. Il faut informer le ministère.

-Vous êtes fou. Le ministre n’est pas là et vous ne savez même pas qui va récupérer l’information. Peut-être un partisan du RN ou pire, un type nommé par Sarkozy. Ils sont partout. Vous avez encore une carrière à faire, jeune homme, et moi je dois passer divisionnaire avant ma retraite. Vous n’avez pas compris ce qu’a dit le Procureur général ? C’est un court-circuit. Point. Au fait, qui a reçu l’appel ?

- Le brigadier-chef Dushmurch, et il l’a enregistré selon la procédure.

- Pourquoi faut-il que j’ai dans mon équipe le seul ancien sous-officier alsacien de la police parisienne ? Pourquoi n’est-il pas resté dans l’armée pour appliquer le règlement ? Il faut tout effacer des enregistrements, tout, tout de suite. Et puis, pourquoi le terroriste a-t-il choisi précisément mon commissariat qui n’est même pas celui du quartier de Notre- Dame? Pourquoi moi ? Il aurait pu s’adresser au commissariat local ou au Figaro ou à Marianne.  Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ?

- Vous voyez, monsieur le commissaire, avec tout le respect que je vous dois, vous dîtes bien « le terroriste ».

- Moi non, j’ai fait un lapsus. Disons «  l’informateur anonyme ». D’ailleurs, quel crédit accorder à un informateur anonyme ? On ne peut pas déranger les pompiers chaque fois qu’un malade téléphone pour crier « au feu ».

De toutes façons, il n’ y a pas eu d’appel. Nous n’avons rien vu, rien entendu. C’est compris. Les enquêteurs de la PJ vont faire leur travail. Ils le feront parfaitement bien. Et sous le contrôle approprié. Ce sera la version que retiendra l’histoire avec un grand H. Ne rien dire, c’est notre mission historique d’autant plus qu’il ne faut pas décevoir les donateurs. »

Fin de ce dialogue purement imaginaire.

A propos de donateurs, personne ne se bouscule encore pour payer la réparation de l’église médiévale de Hesdres, située à 24 mn d’Audresselles. Il s’agit d’un monument intéressant, placé dans l’un des plus beaux paysages de la paroisse Notre-Dame des Flots. La municipalité l’a fermée  en raison de l’affaissement du toit et des risques d’éboulement de la voûte, en attendant d’hypothétiques travaux. Le village ne comporte en effet que quelque trois- cents habitants et la messe n’est plus célébrée dans le bâtiment.

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24 janvier, 2019

L’épave de « l’Espiègle » bien apparente devant Audresselles

Classé dans : art,artisan pêcheur,espace public,histoire,peinture — dompaul @ 11:39

En 1970, « l’Espiègle », un bateau de pêche normand d’une dizaine de mètres poussé par la tempête, s’est échoué devant la villa « le Titus « , à Audresselles, et n’a pu être renfloué.

Dans les semaines qui ont suivi, il a été entièrement démonté par des bénévoles qui n’ont laissé que le bas de l’armature en bois du navire. Lorsque les galets et le sables ne la recouvrent plus, celle-ci réapparaît sur le plage. C’est en ce moment le cas.

On peut aussi la voir sur certains tableaux de Maurice Boitel des années 1970, représentant la plage d’Audresselles, peints depuis ce qui est aujourd’hui l’ « allée Maurice Boitel ».

Selon Jean-Jacques Baillet, le dernier artisan-pêcheur d’Audresselles, qui avait quatorze ans à l’époque, les marins, dépourvus de tout et recouverts de mazout, ont été hébergés pendant deux jours chez ses parents Michel et Monique Baillet, et chez « Margat » et Denise Baillet, avant d’être récupérés par leur armateur.

Celui-ci, pour remercier globalement ces hôtes bénévoles, a donné à « Margat » le petit canot de sauvetage du bateau, que Jean-Michel dit « Bibi », son fils, et Jean-Jacques ont utilisé pour aller pêcher, en attendant que ce dernier acquière son propre flobart.

2 janvier, 2019

Entre Audresselles et Ambleteuse: des « migrants » sur la plage

Classé dans : artisan pêcheur,espace public,international,religion,Syrie,Wissant — dompaul @ 20:43

Aujourd’hui, sur la plage à mi-chemin entre Audresselles et Ambleteuse, quelques migrants reconnaissables à leur physionomie, ont commencé à se réunir à la tombée de la nuit malgré le froid et la pluie.

Il y a quelques jours, un autre groupe de migrants, parlant anglais et se prétendant presbytériens et écossais d’origine iranienne se promenaient déjà sur le chemin désert  longeant le cordon littoral du Châtelet à la tombée de la nuit, entre Tardinghen et Wissant. Un peu apeurés si un passant s’inquiétait de savoir s’ils s’étaient égarés, ils cherchaient à tout prix à prouver leur appartenance au protestantisme en montrant ostensiblement un chapelet, ustensile pourtant exclusivement utilisé dans la tradition orthodoxe et catholique.

Ils ne cherchaient pas à se loger dans les chalets  des dunes peu habitables à proximité de la plage et  bientôt avalés par les vagues. Ils attendaient des amis qui les amènent dans les îles britanniques.

Que font d’autre ces braves gens à la nuit tombante sur les rivages de la Communauté de Communes de la Terre des deux Caps ?

C’est le moment pour les organisations « humanitaires » de veiller à ce qu’ils puissent manger et dormir en attendant un bateau pour les transporter. Peut-être auront-ils l’idée de manger des moules et des bigorneaux ou de présenter leur candidature comme interprète en langues d’Asie Centrale auprès du tribunal de Boulogne.

14 décembre, 2018

Gilets jaunes: acte 5

Classé dans : conseil municipal,espace public — dompaul @ 12:08

Sur la côte, entre Audresselles et Boulogne-sur-Mer, les gilets jaunes ne protestent pas, ne manifestent pas, mais travaillent sur le bord de la route. Ils portent même parfois un gilet orangé: ce sont des cantonniers ou des employés de la voierie.

Pour voir les premiers gilets jaunes de protestation, il faut aller au rond-point après la sortie de l’autoroute qui dessert l’accès au nord de Marquise. Là, pendant les jours ouvrés, une quinzaine de personnes ont installé un barrage filtrant pour ralentir, sinon bloquer les véhicules qui sortent de la déchetterie, ou viennent des carrières. Et de ce fait, ils bloquent aussi toutes les routes qui aboutissent au rond-point menant à l’autoroute A16 et les véhicules en provenance de Marquise, Ferques, Leulinghen. Mais surtout, ils empêchent l’accès au centre commercial et à la pompe à essence et gênent le passage des pompiers et des gendarmes dont la caserne est à une centaine de mètres.

Le groupe est composé pour l’essentiel de récents retraités dont certains reconnaissent avoir voté « Macron », à leur grand regret. C’est dans ce groupe qu’on trouve la plupart de ceux qui reconnaissent venir exprimer aussi  leur hostilité à l’arrivée massive de migrants, même si le mot d’ordre fédérateur reste la politique fiscale du gouvernement.  Mais les deux ou trois travailleurs en arrêt maladie, très marqués à l’extrême gauche, et parfois agressifs vis-à-vis de ceux qui posent des questions, journalistes ou non, s’efforcent de représenter les autres et prônent une élection des représentants des gilets jaunes.

A chaque barrage de gilets jaunes, entre Marquise et Paris, on retrouve des gilets jaunes hostiles au migrants avec quelques militants d’extrême-gauche (Mélenchonistes, trotskistes) qui s’efforcent de parler à leur place.

A Paris, la cinquième manifestation des gilets jaunes aura lieu samedi 15 décembre sur les Champs-Elysées. Les Gilets jaunes, la police et les services de la voierie de la Commune de Paris sont désormais bien organisés  pour cet événement récurrent.  Tandis que les casseurs professionnels échappent à la capture leur forfait accompli, la police forme une nasse où elle piège les manifestants de province après le discours du général Piquemal, venu refaire son discours de Calais sur les migrants.

Dès le mardi suivant la manifestation du 8 décembre, les touristes qui ont envahi l’avenue des Champs, ont pu remarquer que les traces de la manifestation avaient en grande partie disparu: les tags sur l’arc de triomphe, effacés. Les terrasses de cafés et de restaurants vitrées remises à leur place sauf l’établissement d’un restaurateur dont le bail n’avait pas été renouvelé par le propriétaire, un promoteur qui voulait le faire partir. Il peut dire merci aux gilets jaunes: ils ont tout cassé dans le restaurant. Et le restaurateur ne pourra pas être indemnisé par l’assurance: il n’a plus de bail.

Evidemment, les vitrines de plusieurs banques des rues adjacentes ont été aussi cassées et des voleurs ont essayé d’enfoncer les distributeurs de monnaie.

Anne Hidalgo, la mairesse de Paris venue d’Andalousie et que le monde entier nous envie, ne peut que bénéficier de la venue des gilets jaunes puisque son but est de faire baisser le prix du foncier dans la capitale pour construire ou acheter des logements pour les migrants d’Afrique subsaharienne ou leurs descendants, qu’elle transforme en électeurs. Elle a déjà fait acheter par la Ville les bâtiments du ministère de la Défense, près de l’Assemblée nationale, pour en faire des HLM et, dans les HLM de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) ceinturant la capitale, elle fait fuir progressivement les locataires ayant un emploi pour les remplacer par des migrants ou des électeurs d’origine migrante vivant uniquement d’allocations. C’est simple: au nom de la solidarité, ceux qui ont un salaire payent un loyer triple de ceux qui n’en ont pas et qui, du reste, ne payent même pas leur loyer puisqu’ils ne sont jamais expulsés, toujours au nom de la solidarité.

C’est ainsi qu’une campagne de presse assez imbécile,  animée par ses ennemis de droite, a contraint le député Alexis Corbière,  fidèle compagnon de Mélenchon, à  quitter son HLM de la RIVP où il vivait avec sa famille à sept dans deux pièces, pour acheter une habitation un peu plus loin.

Si, tous les samedis, des gilets jaunes continuent à venir casser et brûler les voitures et les poubelles du 8e arrondissement autour de l’Etoile et des Champs-Elysées, les investisseurs étrangers vont finir par se décourager et les prix vont réellement baisser. Le tour de Paris étant désormais peuplé d’extra-communautaires, cette tendance devrait encore s’accroître.

Tant mieux, car si Paris devient semblable à Kinshasa, la province profonde va être repeuplée par ceux qui fuient la capitale.

 

17 août, 2018

Fête culturelle sur la plage d’ Audresselles 24-26 août 2018

Fête culturelle sur la plage d' Audresselles 24-26 août 2018 dans art
Andreas Dilthey Karl-Friedrich-Str. 157 52072 Aachen
www.andreasdilthey.de architecture@andreasdilthey.de
Andreas Dilthey, architecte dont le cabinet est à Cologne, organise la 16ème Fête Culturelle les 24-26 août 2018 à Audresselles.
Il invite les artistes plasticiens de toute nationalité à se joindre à son équipe pour réaliser des œuvres éphémères sur la plage.Jeudi 16 août après-midi, Andreas et son équipe sont arrivés à Audresselles, dans sa maison place du détroit (en face de l’épicerie).

Il compte travailler ensemble sur la plage avec les artistes qui viendront.

4 août, 2018

4 août: grande réunion au camping municipal

Classé dans : conseil municipal,espace public,fêtes — dompaul @ 16:14

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Afin de réunir dans une atmosphère conviviale les habitués du camping municipal et les personnalités d’Audresselles, Patrick Boucher, adjoint au maire, a organisé avec les Dames du camping -les gérantes et leurs adjointes- un apéritif de l’amitié avec des jus de fruits, de la sangria et du vin rosé.

Natacha Lisse, gérante, ainsi qu’Ophélie Ternisien, qui travaille cet été au camping, se sont activées, avec le sourire, pour servir les rafraichissements.

Roger Tourret, le maire, et sa famille ainsi que plusieurs conseillers et Michel, le doyen du camping,  ont honoré de leur présence cette réunion en plein air sous un soleil ardent tempéré d’une brise légère. On a pu remarquer notamment la présence des conseillers Olivier Hugon, Hugues Pouillet,  Benoît Geneau de la Marlière. ainsi que celle de Luc et Ghislaine Caron, employés municipaux.

Actualité d’Audresselles:

Exceptionnellement, demain dimanche 5 août, à 9h30,  à l’église Saint-Jean d’Audresselles, la messe sera célébrée par le père Hyacinthe Destivelle, o.p., membre du conseil pontifical pour l’unité des Chrétiens.

 

23 mai, 2018

Un nouveau succès pour la fête du crabe à Audresselles, 19 et 20 mai 2018

Classé dans : conseil municipal,espace public,fêtes — dompaul @ 16:06

la fêteles musiciensStéphane et sa filleJacques et Sandrine

Malgré l’absence de publicité dans les médias, puisque même un journal local avait annoncé qu’elle n’aurait pas lieu, la fête du crabe d’Audresselles, la veille et le jour de la Pentecôte, a attiré autant de monde que les années précédentes. Pour rendre confortable la participation au rassemblement, le maire avait fait installer des tables, des chaises et des cabanons pour  les stands en cas de pluie.

Cette année, ce sont essentiellement deux personnes qui ont pris en mains l’organisation de la fête: Stéphane, le sympathique épicier de la place et Coralie Cappelle, la restauratrice du « retour des flobarts » qui, avec son frère Thierry, le patron de l’estaminet « de Cap en Cap », ont réglé les honoraires des musiciens qui sont venus interpréter avec l’accent, le ton et la voix appropriés le répertoire local: « p’tit Quinquin », « pleurez Finette », « quand la mer monte » etc.

Ce fut aussi un beau succès pour l’étal des marins-pêcheurs et des matelotes d’Audresselles avec Emilie Maurice et Jean-Yves Noël, et Stéphane Baillet.

Il y avait aussi de bonnes affaires à réaliser du point de vue des fringues puisque des blouses de marin neuves et d’excellente qualité ont été soldées à dix euros, parfois même à cinq.

La municipalité était notamment représentée par le maire et Benoît Geneau de La Marlière qui sont venus saluer les participants.

En revanche, aucun élu des conseils généraux, régionaux ni de membre du Parlement n’a fait le déplacement.

9 mai, 2018

Audresselles: réunion du conseil municipal du 4 mai

Classé dans : artisan pêcheur,conseil municipal,espace public — dompaul @ 18:48

Lors des dernières réunions du conseil, trois membres de l’opposition, à l’instar de François Ruffin à l’Assemblée nationale, ont considéré qu’il s’agissait d’une tribune pour se mettre en valeur auprès de leurs électeurs et avaient fait durer la séance plus de deux heures après avoir convoqué la presse locale.

Cette fois-ci, Roger Tourret, le maire, a réduit le temps de la réunion en décidant le huis-clos: le public et les journalistes ont donc été invités à quitter les lieux.

Comme le budget n’avait pas pu être voté la dernière fois, à cause de trois conseillers de la majorité qui avaient profité du vote à bulletins secrets réclamé par l’opposition pour trahir anonymement, beaucoup s’attendait à ce que Roger Tourret aille les voir un par un en leur promettant des avantages personnels pour faire revoter le budget. Car il n’a pas été difficile de connaître les trois qui ont trahi puisque leur meneur s’est lui-même trahi par ses excuses oiseuses. Un quatrième, un adjoint, n’étant ni présent, ni représenté, on peut lui laisser le bénéfice du doute. « Il ne savait pas » qu’il y aurait des traîtres qui feraient capoter le budget.

Donc le budget municipal 2018 ne sera pas représenté au conseil et, pour l’instant, c’est le sous-préfet qui va se faire repasser le bébé.
En attendant, le budget des fêtes n’étant pas voté, ni celui des subventions aux associations, la mairie ne pourra rien verser pour le budget de la fête du crabe: il n’y aura donc ni installation d’une estrade, ni attractions payées par le contribuable. L’espace restera en revanche disponible pour les étals de crabes, homards et poissons, l’association des flobards, les artisans maquettistes, les peintres belges, les majorettes et peut-être, pour la première fois, des pratiquants d’arts martiaux qui feront une démonstration le dimanche de la Pentecôte en début d’après-midi .
En revanche, devant l’insistance de l’opposition et d’un des conseiller de la majorité, les débitants de boissons alcoolisées même légèrement, vont devoir payer une taxe d’occupation de la voie publique pour leur terrasse débordant sur le trottoir, notamment rue Edouard Marin La Meslée et rue Edouard Quénu. Pour commencer, cette taxe sera au minimum de 900 €  par an selon le nombre de mètres carrés occupés mais,  si l’on se réfère à l’histoire fiscale, les taxes ont toujours tendance à augmenter.

voir les articles précédents sur le sujet:

Audresselles: les vraies raisons des démissions au conseil municipal

Audresselles: l’opposition officielle entre dans le conseil municipal

10 mars, 2018

Seconde réunion du conseil municipal après les élections de janvier 2018

Classé dans : conseil municipal,espace public — dompaul @ 20:08

Le jeudi 8 février 2018, la seconde réunion du nouveau conseil municipal a duré deux heures. Alors que l’ordre du jour, qui ne comportait que deux points, ne nécessitait qu’une demi-heure de délibération et de vote, la séance s’est prolongée fort avant du fait des différentes demandes des opposants, notamment Rauti Chikaoui, que le maire a laissé s’exprimer tout leur soûl après le vote du budget du camping et de ses dates d’ouverture, qui était la raison essentielle de cette réunion.

Pour commencer, Olivier Hugon, de l’Opposition, se plaint de ne pas voir toutes ses questions aux maire développées lors de la réunion. Il réclame aussi un plus long délai pour étudier l’ordre du jour proposé par le maire qui l’a envoyé dix jours auparavant à tous les conseillers municipaux (NDLR: la loi prévoit que l’exécutif municipal doit envoyer les convocations trois jours à l’avance). Rauti Chikaoui réclame que la mairie soit ouverte tous les jours pour que les conseillers municipaux puissent instaurer un tour de permanence afin d’accueillir les réclamations.
C’est en effet le bon système pour que les conseillers municipaux d’Opposition puissent promettre la lune aux électeurs qui viendront réclamer (généralement un logement, un emploi municipal ou des distractions gratuites), afin de les convaincre de voter pour leur liste aux élections suivantes.

En ce qui concerne le camping, il ouvre du 23 mars au 5 novembre 2018.

Les employés interviendront dans le camping à partir du 15 mars pour le préparer à recevoir les usagers et jusqu’au 9 novembre pour l’entretien préparatoire à la fermeture hivernale.

Les tarifs de location d’emplacement augmentent de 2% par rapport à 2017.

La prime d’intéressement des deux gérantes du camping représentera 2% du chiffre d’affaires.

Le conseiller municipal Rauti Chikaoui propose que la prime d’intéressement des gérantes du camping soit partagée avec tous leurs employés, quelle que soit leur affectation. C’est le principe d’égalité et de redistribution, déjà développé par les Gracches, tribuns de la plèbe, dans la seconde moitié du second siècle avant Jésus-Christ, et depuis, usé jusqu’à la corde par les démagogues de tout poil.
Les deux gérantes, qui sont présentes, sursautent quand elles entendent ces propos.
De toute façon, la proposition de Rauti Chikaoui est repoussée par le conseil.
Ce qui ne l’empêche pas de voter avec tous les autres conseillers pour toutes les décisions concernant le budget et le fonctionnement du camping.

19 janvier, 2018

N.D. des Landes: pourquoi Macron a raison

Classé dans : écologie,économie,espace public,politique — dompaul @ 10:44

C’est à la suite de la lecture de rapports ou  d’articles comme celui qui suit que le président Macron a pris la judicieuse décision d’en finir avec la construction de l’inutile aéroport sur la commune de N.D. des Landes, sans se préoccuper des puissants groupes de pression économique ni des politiciens véreux qui attendaient leur pot de vin, ou qui l’avaient peut-être déjà reçu par anticipation, pour certains.

Le 4 novembre 2010, un moteur de son A 380 explose alors qu’il décolle de Singapour ! Avec sans froid, le commandant Richard De Crespigny arrive à poser son avion avec ses 469 passagers. Ce pilote chevronné, aujourd’hui à la retraite, donne sont point de vue sur le projet d’un second aéroport nantais.
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J’ai bientôt 70 ans, 40 années dans l’aéronautique, 15 comme commandant de bord, 14 500 heures de vol. Je ne connais pas tous les aéroports du monde mais j’en connais beaucoup, franchement beaucoup. Néanmoins, si je veux comprendre quelque chose dans cette polémique, je dois faire comme tout le monde, procéder par comparaisons.
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On me dit que l’aéroport de Nantes est dangereux car les avions passent sur la ville. Ah bon ? J’ai passé ma vie de pilote à survoler des agglomérations à basse altitude, tant au décollage qu’à l’atterrissage, avec des procédures spécifiques à chaque endroit.
> Ici il faut virer sitôt l’attitude de sécurité atteinte, là il faut réduire la puissance, ailleurs c’est la pente qui est réglementée, etc.
> Bref, je ne veux pas trop m’étendre sur les détails techniques, mais les aéroports où les pilotes sont peinards et peuvent gérer les approches et les décollages comme bon leur semble sont rares. Aussi rares que les villes non survolées par les avions.
> Je connais Nantes pour avoir pratiqué cet aéroport plusieurs fois par semaine il y a quelques années et n’ai pas souvenir de spécificités particulières. Si on reconnaît Nantes dangereux, il faut interdire plusieurs milliers d’aéroports dans le monde et commencer par rayer de la carte celui de Chambéry.
> Hé oui les savoyards ! L’aéroport de Chambéry le Bourget est coincé entre deux montagnes sur ses flancs, le lac à un bout de piste, la ville à l’autre bout. Pourtant les gros jets se posent et décollent sans scandales, ni polémiques. Ne parlons pas de celui de Hongkong : là, jusqu’en 1998, c’était carrément un spectacle. Hongkong était dans un délire, Nantes aussi mais en sens inverse.
> Si on considère maintenant l’autre volet de l’affaire, c’est à dire l’augmentation de l’activité, on va se retrouver encore une fois dans les arguments spécieux et délirants.
> On me dit que cet aéroport avec ses 3,5 millions de passagers en 2011 se trouve « à l’étroit » et qu’il faut prévoir l’avenir.

> On voudrait me faire croire que cette infrastructure arrive à saturation.

> Lors de l’éruption volcanique islandaise de l’année passée, Nantes qui était hors zone, a multiplié son trafic par trois pendant plusieurs jours, et tout s’est très bien passé !
> Les aéroports de la taille de Nantes sont les plus nombreux et il suffit de comparer avec d’autres pour se rendre compte de l’importance des balivernes prononcées sur le sujet.
> Un exemple parmi tant d’autres : Genève, cet aéroport a reçu l’année passée plus de 12 millions de passagers. Oui vous avez bien lu : en fait, presque 13 millions (je n’ai pas le chiffre exact).
>
Une seule piste, des contraintes de proximité urbaine et une plate-forme aussi grande que Nantes. Il est vrai que les Suisses sont en (véritable) démocratie et ne se font pas enfumer !

> Le premier prix au championnat du monde du genre revient à San Diego en Californie : une seule piste, plate-forme beaucoup plus petite qu’à Nantes, des contraintes incroyables d’environnement et d’interdictions de nuit : 18 millions de passagers l’année passée.

> Oui chers amis écolos, 5 fois plus que Nantes.

> Bon il faut reconnaître le grand professionnalisme des contrôleurs aériens américains et aussi celui des pilotes. Les contrôleurs français sont également très bons et les pilotes pas maladroits et on voudrait nous faire croire que Nantes sera à saturation en 2020 avec… 5 millions de passagers ! 5 millions en 2020, c’est tout ?
>

>
Et qui nous les fait ces prévisions ? Et basées sur quoi ? Si c’est aussi sérieux que le reste, on est encore en droit de douter.

> Même si le chiffre est dérisoire. Pour le moment présent ce n’est que moins de 4 millions.

> Puisque personne ou presque dans ce pays n’écoute les arguments écolos, il me semble qu’il serait bon d’en employer d’autres : ceux qui frappent les esprits, ces arguments par exemple. L’essentiel n’est-il pas dans le résultat ?
> Sauver des terres agricoles et permettre aux petits oiseaux de continuer de voler c’est bien, c’est même essentiel mais puisque personne n’écoute, tenons donc un autre langage.
> Éviter de dépenser un demi-milliard d’euros dans une lamentable stupidité à la gloire de ces hommes politiques qui auront disparu dans l’enfumage des irresponsabilités lorsque le projet réalisé révélera la bêtise.
> Se préserver du gaspillage à une époque qui, nous dit-on, va devenir encore plus dure : Cela devrait suffire à convaincre les plus sourds non ? Et surtout renvoyer les pelleteuses au garage.
> On peut aussi continuer de subir l’oligarchie, se complaire dans ce système corrompu de pseudo démocratie dite représentative. Honorer 577 députés, gaver 350 sénateurs et leur permettre de donner leur nom aux édifices construits avec l’argent public.
> Concernant l’aéroport de Nantes je propose Ayrault port.

> On peut aussi espérer qu’un jour peut-être, les Français découvriront que la solution n’est pas dans les hommes politiques mais dans l’action citoyenne responsable.

> Qu’ils soient de droite, de gauche, du milieu ou de Mars, les politiques ne sont pas la solution : ils sont le problème.


 

 

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