23 juillet, 2019

Greta Thunberg, l’idiote qui voit le gaz carbonique

Greta Thunberg, une idiote suédoise de seize ans  (depuis le XXe siècle, on dit « autiste atteinte du syndrome d’Asperger ») (*), dit voir quel est le taux de gaz carbonique dans l’air bien que ces gaz soient tous deux incolores, inodores et sans saveur. Mais elle posséderait un septième sens qui lui permettrait de déceler ce taux donc de prévoir le réchauffement climatique. Mais aujourd’hui, au lieu de faire dire des prières aux populations rassemblées autour du prêtre ou du sorcier pour que les dieux fassent tomber la pluie, les gouvernements augmentent les impôts: les impôts contre le réchauffement climatique.

Avant la découverte du feu par l’homme, la Terre a connu plusieurs périodes de réchauffement climatique entraînant des déluges ou de refroidissement entraînant des glaciations. Chaque fois, ces variations ont été dues à des éruptions volcaniques, des chutes de météorites mais surtout aux changements du rayonnement solaire. L’ influence de l’industrie humaine par rapport à celle du soleil est comparable à celle d’une bougie allumée par rapport à celle de la bombe atomique qui a dévasté Hiroshima.

Le gouvernement français actuel et ses partisans à l’Assemblée Nationale, ont invité Greta Thunberg à s’exprimer au Palais Bourbon afin de justifier auprès des électeurs ou futurs électeurs qui ne payent pas d’impôt, l’augmentation des impôts pour ceux qui en payent déjà. L’opposition de droite qui représente les catégories qui payent, veulent boycotter la venue de Greta Thunberg, mais si cette opposition  était au pouvoir, il est probable qu’elle applaudirait l’idiote suédoise pour justifier une nouvelle augmentation des impôts.

(*) cliquer sur: Brigitte Bardot et le syndrome d’Asperger

 

12 juillet, 2019

François de Rugy fait des économies

Classé dans : écologie,fêtes,histoire,politique — dompaul @ 22:25

La famille de François Goullet de Rugy (d’azur à lion d’or grimpant une fontaine d’argent), a pu faire reconnaître son état de noblesse  à la fin du règne de Louis XV, moyennant le paiement en  une fois de  l’impôt correspondant aux taxes payées pendant sa vie par un roturier. Grave erreur, puisque la révolution a aboli les « privilèges » quelques années plus tard sans  rembourser ceux qui venaient de les acheter.

On peut constater que la guigne des de Rugy a commencé à cette époque alors que les ancêtres Goullet, drapiers,  avaient su profiter de la révocation de l’Edit de Nantes pour obtenir  une charge dans la magistrature associée à un commencement de noblesse, en tant qu’anciens protestants réintégrés volontairement dans le giron de l’église catholique romaine.

Tout avait pourtant aussi bien commencé pour leur descendant  François de Rugy, passant des « écologistes » aux socialistes puis aux « marcheurs » pour obtenir le perchoir de l’Assemblée nationale puis un ministère. Mais en chemin, il a perdu la confiance et le soutien de tous ses amis politiques successifs. Comme Cahuzac, son autre erreur a été d’abandonner son épouse et ses enfants pour se remarier et de vouloir distraire sa nouvelle épouse avec des fêtes à l’hôtel de Lassay, aux frais du contribuable. Comme il n’est ni Louis XIV, ni Louis XV, ni même Talleyrand, autre girouette, à cette différence que ce dernier était soutenu par les Russes, les Anglais et les Autrichiens, au moment où les armées de ces puissances coalisées occupaient le territoire français, sa présence au gouvernement n’intéresse plus personne et Médiapart, le fameux journal en ligne, a trouvé un moyen de rendre service au pouvoir pour se faire pardonner les articles qui déplaisent.

Grâce à cette feuille, François Goullet de Rugy est devenu l’amphitryon  qui invite ses amis, aux frais du contribuable, à manger du homard géant et à boire des vins vieux.

En fait, s’il leur a offert ces mets, c’est  pour faire faire des économies au contribuable  en  faisant croire à ses invités que lesdits mets sont prestigieux mais en fait, si on lit sur ce blog l’article « Jean-Jacques Baillet pêche un homard géant« , on constate que le prix d’un homard de plus de trois kilos, l’été dans le Boulonnais et en Bretagne,  ne dépasse pas quinze euros le kilo et s’il lui manque une pince (on dit qu’il est épatté), on peut l’acheter à dix.

Car, en raison de son âge, parfois plus de trente ans, le homard géant a une carapace recouverte de gale,  sa chair est farineuse, remplie de métaux lourds toxiques puisque ce crustacé charognard est, avec le crabe, le bulot, la hyène et le vautour, à l’extrême fin de la chaîne alimentaire. Bref, si le Noble Homme de Rugy a fait acheter ses homards géants en gros, ils lui ont coûté moins cher que des rognons de porcs ou du mou de bœuf. Mais, dans l’imaginaire collectif des journalistes de Médiapart, c’est un met de choix.

Pareil pour les vins, Mauroy avait vidé la cave de l’hôtel Matignon avec ses copains Ch’ti mais c’était pour faire remplacer par du vin nouveau  les vieilles bouteilles remplies de vins éventés ou tournés puisque ses hôtes, habitués à boire de la bière, ne sentaient pas la différence.

François de Rugy a voulu faire la même chose que Mauroy et il a même ajouté du Champagne vendu 10,50 € la bouteille dans l’Intermarché du coin.

Evidemment qu’il ne pouvait pas dire la vérité à la télévision, et reconnaître qu’il avait offert du bren à ses invités au risque de les vexer. Donc dilemme cornélien.  Et il a dû inventer une excuse mal venue où il expliquait qu’il avait invité des représentants de la société civile qu’il ne connaissait pas auparavant, ou à peine. Il va encore en rajouter en disant qu’il n’a jamais mangé de homard. Mais son sort est désormais scellé et sa survie au gouvernement ne tient plus qu’à un fil d’araignée.

« Ca ira, ça ira, les aristos à la lanterne, les aristos, on les pendra » comme chantaient les sans-culotte du faubourg Poissonnière.

 

13 mai, 2019

Restaurer les tribunaux militaires

Classé dans : histoire,international,politique,socialistes — dompaul @ 18:08

Actuellement, tout le monde est en train de pleurer sur le sort des deux officiers mariniers tués au Burkina Faso par la bande de primitifs qui avaient enlevé deux homosexuels français imprudents en voyage de noces. Précédemment, les médias et le gouvernement avaient loué l’héroïsme du lieutenant Beltram qui lui aussi, avait donné sa vie pour sauver une caissière de magasin.

Mais toutes ces larmes de crocodile ne servent à rien si le courage des militaires français, utilisés sans vergogne par un gouvernement faible qui ne sait pas toujours protéger ses citoyens efficacement, n’est pas récompensé autrement que par des médailles à titre posthume et un cercueil recouvert d’un drapeau bleu-blanc-rouge.

En 1982, Mitterrand a supprimé les tribunaux militaires en temps de paix. On a rappelé alors  qu’ il y a  plus de cent ans, des officiers réservistes, juges de circonstances, avaient condamné à être fusillés une centaine de mutins qui refusaient de monter à l’assaut des tranchées allemandes. Ce qui n’a aucun rapport puisqu’on a conservé le principe du tribunal militaire en temps de guerre.

Les magistrats qui commettent des délits ou qui ont un litige avec des tiers, sont jugés par des collègues qui appartiennent au même Corps. Ce qui aboutit à l’enlisement de nombreuses affaires. A titre d’exemple, aucun juge n’a jamais été condamné pour pédophilie ou pour intelligence avec une puissance étrangère, hostile ou non, même en 1944. Aucun législateur n’a encore proposé que les juges délinquants soient poursuivis par un procureur et jugés par un tribunal qui n’appartiennent pas au corps de la magistrature française, par exemple par des jurés élus sans la présence d’un magistrat ou par une cour de justice européenne composée de magistrats roumains, polonais, italiens, croates ou allemands.

En revanche, en cas de faute d’un militaire ou dans les litiges avec des civils qui sont la plupart du temps des voyous, les militaires sont jugés par des juges civils, parfois imprégnés de préjugés antimilitaristes. Les tribunaux militaires protègent les soldats contre l’arbitraire des tribunaux civils et sont souvent plus équanimes quand il s’agit de sanctionner leurs fautes, même quand elles sont commises contre l’institution militaire, comme la désertion, le refus d’obéissance ou toutes formes de vol.

L’empire romain a duré mille ans avec ce système de tribunaux militaires. La République française a perduré aussi avec pendant cent quatre vingt dix ans.

Et aujourd’hui que des territoires entiers échappent à la loi française, et sont soumis à une loi étrangère, comme en temps de guerre, on continue à faire juger gendarmes et pompiers militaires par des tribunaux civils, sans tenir compte des circonstances.

18 avril, 2019

Notre-Dame de Paris et l’église de Saint-Laurent de Hesdres

Classé dans : espace public,histoire,politique,religion — dompaul @ 22:25

Alors que les flammes commençaient à s’étendre dans les combles de la cathédrale Notre Dame de Paris, le procureur général de la République a annoncé que l’incendie n’était pas d’origine criminelle.  Il a peut-être raison mais il a peut-être aussi  eu tort de le dire si tôt, avant même que la moindre enquête ait pu commencer. Ceci a permis toutes les suppositions de la part de ceux qui se posent des questions mais la police est prévenue. Pas question de trouver des terroristes responsables de l’événement avant les élections européennes, ni même après, de préférence.

Imaginons, de façon purement fictive,  le dialogue d’un simple lieutenant de police avec son supérieur:

« -Mais, monsieur le commissaire, nous avons eu un appel téléphonique revendiquant l’attentat à 18h40, avant même que le feu n’apparaisse. Il faut informer le ministère.

-Vous êtes fou. Le ministre n’est pas là et vous ne savez même pas qui va récupérer l’information. Peut-être un partisan du RN ou pire, un type nommé par Sarkozy. Ils sont partout. Vous avez encore une carrière à faire, jeune homme, et moi je dois passer divisionnaire avant ma retraite. Vous n’avez pas compris ce qu’a dit le Procureur général ? C’est un court-circuit. Point. Au fait, qui a reçu l’appel ?

- Le brigadier-chef Dushmurch, et il l’a enregistré selon la procédure.

- Pourquoi faut-il que j’ai dans mon équipe le seul ancien sous-officier alsacien de la police parisienne ? Pourquoi n’est-il pas resté dans l’armée pour appliquer le règlement ? Il faut tout effacer des enregistrements, tout, tout de suite. Et puis, pourquoi le terroriste a-t-il choisi précisément mon commissariat qui n’est même pas celui du quartier de Notre- Dame? Pourquoi moi ? Il aurait pu s’adresser au commissariat local ou au Figaro ou à Marianne.  Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ?

- Vous voyez, monsieur le commissaire, avec tout le respect que je vous dois, vous dîtes bien « le terroriste ».

- Moi non, j’ai fait un lapsus. Disons «  l’informateur anonyme ». D’ailleurs, quel crédit accorder à un informateur anonyme ? On ne peut pas déranger les pompiers chaque fois qu’un malade téléphone pour crier « au feu ».

De toutes façons, il n’ y a pas eu d’appel. Nous n’avons rien vu, rien entendu. C’est compris. Les enquêteurs de la PJ vont faire leur travail. Ils le feront parfaitement bien. Et sous le contrôle approprié. Ce sera la version que retiendra l’histoire avec un grand H. Ne rien dire, c’est notre mission historique d’autant plus qu’il ne faut pas décevoir les donateurs. »

Fin de ce dialogue purement imaginaire.

A propos de donateurs, personne ne se bouscule encore pour payer la réparation de l’église médiévale de Hesdres, située à 24 mn d’Audresselles. Il s’agit d’un monument intéressant, placé dans l’un des plus beaux paysages de la paroisse Notre-Dame des Flots. La municipalité l’a fermée  en raison de l’affaissement du toit et des risques d’éboulement de la voûte, en attendant d’hypothétiques travaux. Le village ne comporte en effet que quelque trois- cents habitants et la messe n’est plus célébrée dans le bâtiment.

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24 janvier, 2019

L’épave de « l’Espiègle » bien apparente devant Audresselles

Classé dans : art,artisan pêcheur,espace public,histoire,peinture — dompaul @ 11:39

En 1970, « l’Espiègle », un bateau de pêche normand d’une dizaine de mètres poussé par la tempête, s’est échoué devant la villa « le Titus « , à Audresselles, et n’a pu être renfloué.

Dans les semaines qui ont suivi, il a été entièrement démonté par des bénévoles qui n’ont laissé que le bas de l’armature en bois du navire. Lorsque les galets et le sables ne la recouvrent plus, celle-ci réapparaît sur le plage. C’est en ce moment le cas.

On peut aussi la voir sur certains tableaux de Maurice Boitel des années 1970, représentant la plage d’Audresselles, peints depuis ce qui est aujourd’hui l’ « allée Maurice Boitel ».

Selon Jean-Jacques Baillet, le dernier artisan-pêcheur d’Audresselles, qui avait quatorze ans à l’époque, les marins, dépourvus de tout et recouverts de mazout, ont été hébergés pendant deux jours chez ses parents Michel et Monique Baillet, et chez « Margat » et Denise Baillet, avant d’être récupérés par leur armateur.

Celui-ci, pour remercier globalement ces hôtes bénévoles, a donné à « Margat » le petit canot de sauvetage du bateau, que Jean-Michel dit « Bibi », son fils, et Jean-Jacques ont utilisé pour aller pêcher, en attendant que ce dernier acquière son propre flobart.

20 décembre, 2018

Demain, grâce à De Gaulle, une énorme vague d’immigration en provenance d’Algérie

Classé dans : conseil municipal,fêtes,histoire,international,politique,religion — dompaul @ 18:52

Nouvelles brèves

Demain, les électeurs audressellois sexagénaires, de 10h à 12h, vont pouvoir aller chercher leur colis de Noël à la mairie d’Audresselles, et, toujours demain de 14h à 16h, leurs homologues ambleteusois pourront faire de même à la mairie d’Ambleteuse. Des articles avec photos sur le sujet paraîtront sur Audresselles.at. 

Mardi 25 décembre, la messe de Noël sera dite à l’église Saint-Jean d’Audresselles à onze heures par le père Deryck.

 

France-Algérie

Rappelons qu’en 1945, à la « Libération », le général De Gaulle, alors chef du gouvernement provisoire, a refusé d’accorder le droit de vote aux Algériens de confession musulmane alors que nombreux d’entre eux avaient participé aux deux guerres mondiales en tant que français. Revenu aux affaires en 1958, il avait préféré donner le pouvoir en Algérie aux terroristes du FLN plutôt que de « permettre au « Bougnouls » de se marier avec des « Françaises », selon sa propre expression. On constatera bientôt, encore plus qu’ aujourd’hui, les résultats désastreux de cette politique à courte vue.

L’auteur de l’article ci-dessous, en raison des vérités qu’il assène, a été invité à ne plus professer dans les écoles militaires, à la demande de l’ancien président de la république.

(…)

Pendant que le sérail (algérien NDLR) s’autodétruit dans des intrigues dignes d’une cour orientale, nous avons la confirmation de ce que n’a cessé d’annoncer l’Afrique Réelle depuis plusieurs années, à savoir que la production algérienne de pétrole baisse et que celle de gaz ne pourra bientôt plus permettre de fournir les exportations. Or, comme les hydrocarbures fournissent bon an mal an entre 95 et 98% des exportations et environ 75% des recettes budgétaires du pays, le cataclysme est donc en vue…

 

 

 

En 2012, Abdelmajid Attar, ancien ministre et ancien PDG de la Sonatrach, la société nationale des hydrocarbures, avait provoqué un séisme en Algérie quand il avait déclaré que « le degré d’épuisement avancé de nos réserves nous impose de constituer une réserve stratégique  pour les générations futures, à défaut de leur léguer une économie diversifiée capable de progresser par elle-même ».

Deux ans plus tard, au mois de juin 2014, M. Abdelmalek Sellal, le Premier ministre algérien de l’époque avait à son tour sonné le tocsin en déclarant devant l’APN (Assemblée populaire nationale) que : « D’ici 2030, l’Algérie ne sera plus en mesure d’exporter les hydrocarbures, sinon en petites quantités seulement (…). D’ici 2030, nos réserves couvriront nos besoins internes seulement. »

 

De telles déclarations iconoclastes intervenaient dans un contexte d’euphorie dû à l’envolée des prix du baril de pétrole qui masquait la baisse de production. Troisième producteur africain, l’Algérie avait en effet connu son pic pétrolier entre 2005 et 2007, avec 2 millions de barils/jour, avant l’inexorable courbe décroissante qui débuta en 2008. 

 

Un temps, les dirigeants algériens nourrirent l’espoir que le gaz viendrait opportunément combler l’effondrement de la production pétrolière. Cette illusion fut dissipée le 13 décembre 2018 par M. Mustapha Guitouni, ministre algérien de l’Energie quand il déclara devant les députés de l’APN : « Si nous ne trouvons pas rapidement d’autres solutions pour couvrir la demande nationale en gaz, en hausse constante, nous ne serons plus en mesure, dans deux ou trois ans, d’exporter ».

 

La situation est donc dramatique à très court terme. Laissons en effet parler les chiffres : la production gazière algérienne est de 130 milliards de m3 par an. Sur ce volume, 50 milliards de m3 sont actuellement consacrés à la consommation locale qui est en hausse de 7% par an et qui va encore augmenter proportionnellement avec une population de 50 millions d’habitants en 2030. Restent donc, dans l’état actuel de la production,  80 milliards de m3 sur lesquels 30 milliards de m3 sont réinjectées dans les puits de pétrole pour simplement maintenir leur activité. L’exportation ne peut donc à ce jour compter que sur 50 milliards de m3 or, et je viens de le dire, ce volume va automatiquement diminuer d’année en année en raison de l’augmentation de la demande intérieure liée à  l’essor démographique….

 

Coïncidence, la plupart des contrats gaziers avec l’Europe se terminent en 2018 et en 2019, les acheteurs européens ayant probablement anticipé une situation dans laquelle l’Algérie qui sera condamnée à satisfaire prioritairement ses propres besoins, ne pourra plus exporter les volumes espérés. Le cataclysme économique algérien est donc programmé car, troisième fournisseur de gaz à l’Europe dont elle couvre 25 à 30% des besoins, l’Algérie va donc devoir céder la place à la Russie, à la Norvège, au Qatar et aux Etats-Unis. Et comme elle devra réduire ses exportations, tant de pétrole que de gaz, elle va donc voir ses recettes baisser en proportion. Une situation intenable compte tenu de sa démographie suicidaire.

 

Au mois de janvier 2017, l’Algérie comptait 41,2 millions d’habitants avec un taux d’accroissement annuel de 2,15% et un excédent de 858 000 habitants chaque année.  Le pays ne produisant pas de quoi les habiller, les soigner et les équiper, il doit donc tout acheter à l’étranger. Encore plus grave, comme il ne peut nourrir sa population, il consacre le quart de ses recettes tirées des hydrocarbures – ses seules recettes -, à l’importation de produits alimentaires de base dont il était pourtant exportateur avant 1962… du temps de l’Algérie française… L’agriculture et ses dérivés ne permettant de satisfaire qu’entre 40 et 50% des besoins alimentaires du pays, l’importation des biens alimentaires et des biens de consommation représente actuellement environ 40% de la facture de tous les achats faits à l’étranger. Depuis 2014, l’Algérie est ainsi devenue le premier importateur-acheteur africain de biens alimentaires pour un total annuel moyen de 12 milliards de dollars (Centre national de l’informatique et des statistiques-douanes-CNIS). Or, comme tous les achats à l’étranger ainsi que toutes les subventions destinées à garantir la paix sociale reposent sur une rente des hydrocarbures condamnée à diminuer, l’Algérie est donc dans une impasse.

 

La cleptocratie d’Etat qui, depuis 1962 a fait main-basse sur le pays, aura donc dilapidé ou détourné des dizaines de milliards de dollars de recettes gazières et pétrolières sans songer à préparer l’avenir. Ne lui restera bientôt plus que son habituelle recette qui est d’accuser la « France coloniale ». A Paris, les héritiers des « porteurs de valises » boiront naturellement avec volupté le calice de la repentance, mais cela ne remplira pas les assiettes des Algériens qui finiront peut-être par sortir de leur insolite résilience.

 

Extrait de Bernard Lugan > 16/12/2018 « l’Afrique réelle »

 

18 novembre, 2018

Tariq Ramadan: enfin des juges insensibles aux pressions

Classé dans : histoire,international,religion,socialistes,Syrie,Tariq Ramadan — dompaul @ 19:10

La mutation-promotion du procureur François Mollens et l’installation en juin 2018 d’un nouveau président de la Cour d’appel de Paris, Sandra Orus, et de deux nouveaux présidents de la Chambre de l’ instruction (anciennement chambre d’accusation) de cette même cour, Lucile Jaillon-Bru et Thierry Léon, magistrats insensibles au pressions extérieures, semble-t-il, a changé le point de vue initial de la Justice sur le cas de Tariq Ramadan. La Chambre de l’Instruction a en effet émis le 14 novembre 2018, un arrêt cassant le jugement maintenant en détention Tariq Ramadan, appelé avec dédain par ses adversaires «  l’Islamologue », terme fabriqué exprès pour lui à la place du mot « théologien ».

Comme Tariq Ramadan ne veut pas qu’on le qualifie de prophète, ni d’envoyé de Dieu, et ne semble accepter que le titre modeste de « Professeur », qualifions-le de « Lumière des Croyants » (Nour Al-muminin)  puisque  l’essentiel de ce qu’il dit et écrit s’applique à tous les Croyants, Chrétiens et Mahométans en particulier, qui sont favorables à la Vie.

C’est son refus de prendre un titre glorieux qui s’ajoute à la véracité de son message puisqu’il n’a jamais nié sa vraie nature d’homme tenté par Satan, et qu’il aurait soi-disant avoué avoir succombé à deux tentatrices à partenaires multiples venues jusque dans sa chambre d’hôtel pour le séduire gracieusement à plusieurs reprises et qui ont su monnayer ensuite auprès d’autres leur témoignage fallacieux. Saint-Pierre avait fait pire en reniant le Christ par peur.

Fureur de ceux qui trouvent que neuf mois de prison préventive et une caution de 300 000 € ne suffisent pas pour persécuter Tariq Ramadan: les associations procédurières de gays et  de lesbiennes, les pratiquants de l’avortement, les laboratoires équipés pour la GPA et la PMA et leurs zélateurs, les frustrées, féministes fanatiques,  les partisans du suicide assisté, les trafiquants de produits stupéfiants, les proxénètes de filles des quartiers suburbains, les alcooliques invétérés, les racistes, les décideurs de tout acabit qui ont réussi à enfermer les Juifs israéliens et les Gazaoui, nouveaux Philistins, dans des camps mitoyens entourés de murs en béton et de clôtures en barbelés électrifiés pour qu’une haine mortelle et  indélébile perdure entre eux à jamais.

Fureur aussi des gouvernements que Tariq Ramadan critique parce qu’ils provoquent des guerres impérialistes et l’anarchie en Lybie, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Afghanistan, bref les suppôts de celui qu’au cours d’une messe noire, le chanoine sacrilège Docre appelle « le maître des Esclandres » et que les Mahométans appelle Iblis et les Grecs Yblis: l’Orgueil.

Voici une prière toute prête à l’usage de ces ennemis de Tariq Ramadan:

« Maître des Esclandres, Dispensateur des bienfaits du crime, Intendant des somptueux péchés et des grands vices, Satan, c’est toi que nous adorons, Dieu logique, Dieu juste !

Légat suradmirable des fausses transes, tu accueille la mendicité de nos larmes: tu sauves l’honneur des familles par l’avortement des ventres fécondés dans des oublis de bonnes crises; tu insinues la hâte des fausses couches aux mères et ton obstétrique épargne les angoisses de la maturité, la douleur des chutes, aux enfants qui meurent avant de naître.

Soutien du Pauvre exaspéré, Cordial des vaincus, c’est toi qui les doues de l’hypocrisie, de l’ingratitude, de l’orgueil, afin qu’ils se puissent défendre contre les attaques des enfants de Dieu, des Riches !

Suzerain des mépris, Comptable des humiliations, Tenancier des vieilles haines, toi seul fertilise le cerveau de l’homme que l’injustice écrase; tu lui souffle les idées de vengeance préparée, des méfaits sûrs; tu l’incites aux meurtres, tu lui donne l’exubérante joie des représailles acquises, la bonne ivresse des supplices accomplis, des pleurs, dont il est cause !

Espoir des virilités, Angoisse des matrices vides, Satan, tu ne demande pas les inutiles épreuves des reins chastes, tu ne vantes pas la démence des carêmes et des siestes: toi seul reçois les suppliques charnelles et les apostilles auprès des familles pauvres et cupides. Tu détermines la mère à vendre sa fille, à céder son fils, tu aides aux amours stériles et réprouvées, Tuteur des stridentes névroses, Tour de Plomb des Hystéries, Vase ensanglanté des Viols !

Maître, tes fidèles servants à genoux t’implorent. Ils te supplient de leur assurer l’allégresse de ces délectables forfaits que la justice ignore; ils te supplient d’aider aux maléfices dont les traces inconnues déroutent la raison de l’homme; ils te supplient de les exaucer, afin qu’ils souhaitent la torture de tous ceux qui les aiment et qui les servent; ils te demandent enfin, gloire, richesse, puissance, à toi, le Roi des déshérités, le Fils que chassa l’inexorable Père… » (extrait de « Là-bas », p.240/283, écrit au XIXe siècle par J.K. Huysmans, ancien fonctionnaire du ministère de l’Intérieur et des Cultes)

17 novembre, 2018

Commémoration du centenaire du 11 novembre 1918 à Audresselles

Classé dans : conseil municipal,fêtes,histoire,international — dompaul @ 17:09

A Audresselles, la commémoration du 11 novembre 1918 se déroule ordinairement en deux temps: la cérémonie à l’église avec prières et chants en mémoire des soldats et marins audressellois  morts pour la France pendant la Grande Guerre, dont les noms, inscrits sur la plaque en marbre de la nef, sont lus un par un depuis cent ans. Certaines familles portent encore ces noms glorieux: Harduin, Lisse, Malfoy, Beaugrand, Marcq, Penel, Tourmetz et surtout Dutertre et Parenty, dont les ancêtres s’étaient déjà illustrés aux Croisades. Mais beaucoup parmi tous ces noms, qui apparaissent plusieurs fois sur la plaque, ont été rayés définitivement du monde des Audressellois et parfois même de la face de la Terre.

Cette année du centenaire de l’armistice, il y avait encore deux porte-drapeaux dont Evelyne Ruano, épouse de l’ancien maire-adjoint d’Audresselles et un ancien militaire d’Ambleteuse. Mais seulement trois conseillers municipaux ont assisté à la cérémonie à l’église: le maire Roger Tourret, son premier adjoint Paul Ellart et Benoît Geneau de Lamarlière. Le maire d’ Ambleteuse, Arnaud Lelièvre du Broeuil est aussi venu avec deux de ses adjoints Christophe Pâque et Irène Rousseaux et l’ancien maire Jean Jayat, président de l’association des anciens combattants. Une fois de plus, le commandant (C.R.) Jean-Paul Cogez, chevalier de l’Ordre du Mérite, a fait l’appel du nom des Audressellois morts pour la France.

Au monument aux morts, sous le calvaire, pour la cérémonie laïque, ils étaient plus nombreux à s’être déplacés pour écouter le discours du maire, lui-même ancien combattant:  plusieurs conseillers municipaux d’Audresselles se sont ajoutés aux précédents: Hugues Pouyet, Bruno Depothuis, Patrick Boucher et Michel Nicolas. Ainsi que quatre conseillers de l’Opposition municipale: Olivier Hugon, Raouti Chikaoui, Franck Ternisien et Antoine Benoît.

Même pendant la collation à la mairie servie gracieusement par Ghislaine Caron, personne n’a profité de l’occasion pour rappeler à ces quatre derniers que, grâce à leur vote aboutissant à l’interférence du sous-préfet, les taxes locales avaient considérablement augmenté. Pour rien.

Le professeur des écoles Pierre Tallotti, en poste à Audresselles, avait aussi fait le déplacement (il n’habite pas Audresselles) pour assister à la cérémonie, seul représentant du corps enseignant depuis des années à assister à cette manifestation.

Une délégation des motards de la côte d’Opale, pour certains anciens officiers et sous-officiers de l’armée française, ont aussi fait acte de présence ainsi que quelques anciens combattants de la guerre d’Algérie, le poitrail couvert de médailles.

La commémoration de ce centenaire nous rappelle qu’il suffit d’un seul fou furieux comme Guillaume II Hohenzollern, pour déclarer une guerre qui va faire des dizaines de millions de morts à vingt ans, sauf ses fils.

12 octobre, 2018

Tariq Ramadan (نور المؤمنين) a-t-il eu tort d’avoir raison ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion,Tariq Ramadan — dompaul @ 17:29

Pour ceux qui n’ont suivi que de loin l’affaire Ramadan, en voici  le scénario et les principaux acteurs.

Accusés innocentés

Au début du siècle, dans l’affaire dite d’Outreau, les accusés  innocentés après trente mois passés en prison, ne représentaient  personne qu’eux-mêmes. La hiérarchie catholique  n’était pas montée en première ligne pour défendre son prêtre accusé  car elle s’en remettait à la justice française. Bien qu’ayant coûté au contribuable plusieurs millions d’euros, l’indemnisation de ces innocentés n’a pas pu réparer le préjudice moral et familial qu’ils ont subi. Même si l’indemnisation future de Tariq Ramadan est beaucoup plus importante, son préjudice moral ne pourra pas être compensé et ses persécuteurs ne subiront aucun châtiment: en France, grâce aux restrictions apportées sur l’ article pourtant précis du code pénal (article 434-13 ), les faux témoins ne sont jamais punis surtout si ce sont des femmes à partenaires sexuels multiples puisque, dès l’origine, tout magistrat sensé sait que leur témoignage vaut autant que leur vertu.

Tous concernés

L’emprisonnement de Tariq Ramadan choque et mécontente non seulement les dizaines de millions de Mahométans français, des électeurs, qui le considèrent comme « la lumière des Croyants » (نور المؤمنين).  Qui, en effet, peut citer nominativement un seul de nos concitoyens mahométans qui approuve ce que subit Tariq Ramadan?    Sont autant choqués ceux qui estiment que le même traitement  judiciaire doit s’appliquer à tous, à toi, à moi, à Tartempion et même à ceux des Mahométans qui sont mal vus des groupes de pression influents, manipulant les élus. En effet, en France,  le gouvernement est représenté directement par le Parquet (procureurs, substituts nommés et révoqués par le chef de l’Etat) et indirectement par les juges du siège dont il supervise l’avancement ou l’affectation. On a vu en 1990 dans l’affaire de Carpentras, que les pressions directes de ministres comme Jack Lang ont fini par contraindre la femme  juge d’instruction à démissionner parce qu’elle n’avait pas voulu emprisonner des innocents déjà condamnés à l’avance par les médias subventionnés par l’Etat.

Comment un président de Cour d’ Assises va-t-il pouvoir influencer le jury s’il souhaite obtenir la condamnation de Tariq Ramadan ? Sa première arme consisterait d’abord à choisir des jurés dont l’islamophobie virulente est inconnue de la défense. La police peut lui fournir un listing à cet effet. Il peut aussi leur faire peur en évoquant le mécontentement des groupes de pressions hostiles à l’accusé. Car, en définitive, Tariq Ramadan ne peut être éventuellement convaincu que d’adultère avec des femmes aux partenaires multiples et à qui leur témoignage à charge peut apporter des avantages.

Le sort des adultères 

A l’époque de Victor Hugo et de Georges Courteline, le mari cocu reconnu comme tel par huissier, pouvait faire jeter son épouse légitime en prison sauf si celle-ci, à l’instar de Marthe Passoire, devenait entre-temps la maîtresse du ministre. L’amant avait aussi des ennuis sauf s’il était pair de France, comme Victor Hugo.

La Torah comme la Charia prévoient la mort pour les adultères mais pas l’Evangile. L’Evangile ne prévoit aucun châtiment pour eux sauf si l’on parvient à trouver quelqu’un qui n’a jamais péché et qui accepte de leur jeter la première pierre. « Va, et, à partir de maintenant, ne pèche plus », dit Jésus à la femme adultère (Evangile  selon Jean VIII, 11). A aucun moment, Jésus ne critique pourtant la Torah, car « il n’est pas venu pour l’abolir mais pour l’accomplir ».

Aujourd’hui, Tariq Ramadan dit la même chose aux Mahométans: il ne demande pas le retrait des versets du Coran concernant la mise à mort des adultères, mais un moratoire sur leur châtiment.

Les « victimes » se liguent

Jésus-Christ, considéré par ses fidèles comme l’Agneau de Dieu, prêchant les Béatitudes et l’amour réciproque des uns pour les autres, n’était en rien jugé comme un doux par tous ceux qu’il réprimandait ou insultait, notamment par la caste supérieure des Pharisiens qu’il mettait en face de leurs contradictions et traitait d’hypocrites, de « sépulcres blanchis, plein de pourritures à l’intérieur », les « riches » qu’il excluait du royaume de Dieu, les redresseurs de torts qu’il empêchait de lapider les femmes adultères en application littérale de la Torah, les pédérastes qu’il préconisait de noyer dans la mer (Matthieu XVIII,6), et surtout  ceux qu’il était venu fouetter au moment de la Pâque lorsque le chiffre d’affaires est le plus important: les marchands du Temple. Et ils étaient nombreux. Jésus ne s’était pas contenté de les fouetter, il avait aussi bousculé leur étal sans même que la police du procurateur Ponce Pilate  intervienne.

Evidemment, huit jours après, dès qu’elles ont trouvé un prétexte pour le faire condamner, ses «  victimes » se sont liguées contre lui alors même qu’elles n’éprouvaient aucune affinité entre elles. Et il a été crucifié pour blasphème: il témoignait contre lui-même en se disant « Fils de Dieu ». C’était comme si aujourd’hui, un inconscient oublieux du code pénal français particulièrement répressif en la matière, niait l’existence des chambres à gaz, fondement de l’Etat d’ Israel.

Tariq Ramadan est un peu dans le même cas de figure aujourd’hui. Dans l’un de ses premiers ouvrages publié chez Tawhid, en 1999,   »les Musulmans et la Laïcité », il expose un  historique du concept européen de la laïcité et il en donne une définition précise et justifiée, ce qui ne peut que déplaire à ceux qui préfèrent un concept flou, adaptable à leurs intérêts politiques ou économiques selon les circonstances. Chacun de ses ouvrages reste en cohérence avec les précédents et ses analyses orales ou écrites véhiculent un message d’harmonie dans la cité. Il préconise la tolérance mutuelle entre les Croyants chrétiens, juifs et musulmans, il prône l’observance des piliers de l’Islam d’une façon compatible avec l’ Evangile. Il s’oppose donc au mariage gay, aux mosquées « pour homosexuels », à l’avortement, au terrorisme se réclamant de l’Islam. Il critique la gestion des Palestiniens élaborée par le gouvernement israélien, la dictature d’une famille en Arabie saoudite et la politique impérialiste des Démocrates des Etats-Unis d’Amérique, assistés de leurs alliés européens.

Ainsi a-t-il réussi à liguer contre lui les groupements d’influence les plus puissants qui, en temps ordinaire, défendent des intérêts complètement opposés les uns contre les autres: les Croyants fanatiques de toute appartenance ou obédience qui veulent l’élimination de ceux qui ne croient pas en Dieu à leur manière,  mais surtout les Lesbiennes et les gays revendicateurs, les partisans du mariage des homosexuels, les athées prosélytes, les militants de « la solution finale » pour les Palestiniens, les suppôts de l’avortement en même temps que de la gestation pour autrui , les « Papans »,   les gouvernements dictatoriaux des pays musulmans, les prétendus «  imams » bien obéissants, parlant un français à la syntaxe approximative et ayant fait leur pèlerinage en Israel.  Au cours notamment d’émissions télévisées, il a mis ses antagonistes face à leurs contradictions, parfois même à leur perversité. Ils les a humiliés devant des millions de téléspectateurs et cela, c’est déjà un crime impardonnable.

Mais il a annoncé le pire: il a demandé la nationalité française habituellement distribuée si généreusement aux migrants. Et là, le Corps politicien s’est senti directement menacé:  les élus de tout bord prévoient déjà qu’il va se présenter à des élections et leur voler leur électorat. Imaginons: Tariq Ramadan contre l’une des Dames Le Pen. Pour qui voteriez-vous ?

Il faut un accusé qui avoue

Aujourd’hui,  trois juges  maintiennent Tariq Ramadan en rétention administrative pour une durée indéterminée avec de mauvais traitements occasionnels sans tenir compte de sa sclérose en plaques,  jusqu’à ce  qu’il avoue lui-même des crimes afin  qu’on les lui impute. Dans la procédure inquisitoriale restée en vigueur en tant qu’ »exception française » puisqu’elle a fait ses preuves depuis l’époque des persécutions contre les Albigeois, il faut que l’accusé avoue: « habemus confitentem reum », reste la devise du droit pénal français.  C’est seulement ensuite qu’il sera remis au bras séculier pour qu’il soit condamné et définitivement déconsidéré. Mais Tariq Ramadan s’acharne à ne pas avouer alors qu’on lui a préparé un dossier à charge tout prêt avec des « viols » sans même qu’il ait besoin de recourir à son imagination. Il n’a plus qu’à reconnaître la véracité des témoignages contre lui.

« Tu dates et tu signes ici.

C’est tout. »

Sans ses aveux signés qu’il est un violeur pervers et hypocrite, les inquisiteurs ne peuvent pas l’envoyer aux Assises.

Donc il n’avoue pas. Donc il reste au cachot.

Le procureur François Mollens, qui a débuté la procédure contre Tariq Ramadan, a été promu par le président Macron comme procureur à la cour de Cassation et, pour l’instant, il n’a plus le fardeau de ce dossier encombrant. Les trois juges  Camille Julia Guillermet, Camille Palluel et Cyril Paqueau en revanche, restent en première ligne et le fondement de leur décision de maintien de Tariq en détention repose sur le seul  témoignage de personnes « fragiles » : Henda Ayari qui a touché des droits d’auteur sur son livre de dénigrement et Paule Emma Aline, née à Gennevilliers en 1972, alias Christelle (pourquoi Christelle ?).

S’ils relâchent maintenant Tariq Ramadan, la fête de la « Victoire » va être célébrée dans tout Paris par des dizaines de milliers de personnes, avec les débordements que l’on sait.

S’il est jugé aux Assises et qu’il est  relaxé, ce seront des centaines de milliers.

S’il meurt en prison, c’est la révolution.

Des alliés objectifs qui ne veulent pas se compromettre

Maintenant intéressons-nous à la hiérarchie catholique  française  qui est attaquée par les mêmes individus et groupes de pression que Tariq Ramadan sur les mêmes sujets. En tant qu’allié objectif, il devrait donc être défendu par elle.  Le pape François vient de comparer l’avortement à l’ « utilisation d’un tueur à gages » mais la hiérarchie cléricale de France, qui n’a déjà voulu ni défendre l’abbé Wiel ni participer à la manif pour tous, ne risque donc  pas de se compromettre pour soutenir Tariq Ramadan.

Encore une occasion perdue !

Avec l’idée de déconsidérer définitivement  l’Eglise catholique,  l’ « Infâme » selon Voltaire, des députés viennent de proposer la création d’une commission parlementaire chargée d’enquêter  sur chaque évêque pour déterminer s’il avait  protégé des prêtres « habitués ». Selon Huysmans dans « Là-Bas »,   »habitués » est le terme qu’utilisait la police, au XIXe siècle, pour qualifier les prêtres pédérastes appelés aujourd’hui abusivement  »pédophiles » par les suppôts de Satan qui pervertissent le sens des mots.

La meilleure défense, c’est l’attaque. Si l’Eglise catholique émet le vœu public que Tariq Ramadan soit traité sans a-priori, elle montre qu’elle ne se laisse pas intimider par les ennemis virulents de la Foi et de la Vie. Mais surtout, elle se concilie de nombreux  Mahométans et aide à la protection des Chrétiens dans les pays majoritairement islamisés. Plus que la hiérarchie âgée et désormais réduite, c’est aux fidèles de manifester leur exigence de voir appliquer l’égalité de la loi y compris pour les Chrétiens et les Musulmans qui manifestent leur Foi commune en Dieu tout-puissant et Unique,  créateur du Ciel et de la Terre, qui croient en la Vérité de Jésus-Christ, à l’immaculée conception de la Vierge Marie, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle, qui rejettent l’esprit du Mal et refusent d’être des égarés. Amen.

 

8 juillet, 2018

Audresselles: les Témoins de Jehovah plient bagage

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 11:38

Michel Brusel, le sympathique ancien évêque (1) des Témoins de Jéhovah du secteur de Calais dont fait partie Audresselles, vient de  quitter le Pas-de-Calais pour rejoindre Lille, en raisons d’obligations familiales.

En effet, contrairement aux autres organisations religieuses, les congrégations des Témoins de Jéhovah ne rémunèrent pas leurs adeptes engagés ni leur clergé et ne peuvent donc pas les nommer autoritairement à un poste ni les empêcher de déménager. A l’exception du centre de Brooklyn où ils reçoivent un salaire.

Michel Brusel, ancien catholique engagé, était devenu « témoin de Jéhovah » après son service militaire sur les conseils du curé de Senlecques déçu par la direction prise par l’église catholique après 1968 (2). Il  entretenait un dialogue très ouvert avec plusieurs prêtres et quelques fidèles catholiques de la paroisse ND des Flots sans néanmoins en avoir converti à ses idées en matière de religion, proche de celle des Ariens, considérées  officiellement comme hérétiques depuis le 20 mai 325.

Comme les Mormons, l’église de la Scientologie et autres églises baptiste, épiscopalienne, évangélique fondamentaliste, ainsi que les associations de motards dont les engins portent des marques maçonniques, les Témoins de Jéhovah ont toujours été utiles aux gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique pour accréditer auprès des populations intellectuellement limitées des pays extérieurs que le gouvernement de Washington  représente l’empire du Bien comme l’hostie « représente » le corps du Christ et que le drapeau « Stars & Stripes » est l’unique symbole de la Liberté.

M. Brusel est venu dire au revoir à ses relations d’Audresselles, accompagné d’ une jeune femme blonde de Calais, issue de plusieurs générations de Témoins de Jéhovah et qui ignorait, jusqu’à son passage à Audresselles, que les Catholiques lisaient la Bible.

(1) « évêque » est la contraction d’un mot grec qui signifie « surveillant » comme « flic » d’un autre mot grec qui signifie « gardien ».

(2) Le cardinal Casaroli, secrétaire d’Etat du Pape Paul VI (pape de 1963 à 1978), c’est-à-dire son Premier ministre, considérant que l’Union Soviétique allait dominer l’Europe entière, avait entamé une politique de soumission à Moscou, y compris dans la rédaction des manuels de catéchisme à l’usage des enfants où la date anniversaire de la mort de Lénine était indiquée. Le Pape Jean-Paul II, qui avait le sens de l’humour, a contraint le vieux cardinal à la palinodie avant qu’il ne prenne sa retraite, mais il a fallu une douzaine d’années après la mort de Paul VI avant que Lénine ne disparaisse des catéchismes catholiques.

 

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