Pourquoi Trump abandonne-t-il les Kurdes de Syrie à leur sort ?
Quand Athènes et Rome devinrent des républiques où tous les citoyens votaient, c’étaient toujours le parti démocrate qui décidait de faire des guerres impérialistes pour piller les voisins afin de pouvoir faire bénéficier les oisifs, ses électeurs, de nourriture et de spectacle gratuits. Jules César, qui appartenait au parti démocrate, en fut l’un des principaux représentants. Le mot démocrate a aujourd’hui le même sens aux Etats-Unis. Le but recherché par les démocrates est d’arriver à établir un état providence en essayant de satisfaire les intérêts particuliers et parfois contradictoire d’ électeurs de tous bords. Comme ils ont besoin des voix écologistes, ils ferment les mines de charbon et les puits de pétrole sur le territoire national mais, comme ils ne veulent pas mécontenter les automobilistes, il leur faut faire la guerre pour s’approprier les énergies fossiles des moyens-orientaux.
Le meilleur exemple: Alexandria Ocasio Cortez, députée démocrate de New-York, au physique avantageux de danseuse de Flamenco, qui prétend ne pas être blanche pour complaire à son électorat « latino » bronzé. Elle promet l’assurance-maladie pour tous, la garantie de l’emploi, un collège universitaire public sans frais de scolarité, une politique fiscale à faire fuir les investisseurs. Elle soutient également la fin de la privatisation des prisons et l’adoption de politiques de contrôle des armes à feu. Elle veut créer une voie d’accès à la citoyenneté pour davantage d’immigrés. Elle plaide pour que les États-Unis passent d’ici 2035 à un réseau électrique fonctionnant à 100 % grâce aux énergies renouvelables etc.
Bref, un parfait exemple de démagogue qui promet la lune aux pauvres d’esprit. C’est le pendant en France de Clémentine Autain, que les buveurs de bière regardaient il y a encore quelques années à la télévision entre deux matches de foot. Ils suffisait de couper le son car seul son physique était intéressant.
Ce sont toujours les présidents démocrates qui ont provoqué ou décidé des guerres: Grover Cleveland qui a étranglé le commerce cubain pour obliger les Espagnols à laisser leurs colonies aux Etats-Unis, Woodrow Wilson, qui a envoyé ses boys participer à la première guerre mondiale, Roosevelt, qui a étranglé l’économie japonaise et précipité son pays dans la seconde guerre mondiale, Kennedy et Johnson qui ont envoyé le contingent se battre en Indochine. Les Bush, père et fils, bien qu’élus républicains, en envahissant l’Irak, ont rencontré l’assentiment de leur opposition démocrate qui, une fois au pouvoir, a poursuivi leur politique guerrière et impérialiste, pour le pétrole.
Trump ne veut pas faire la guerre, ni à son « ami » Kim Jong Un, ni à Nicolas Maduro, le dictateur vénézuélien idolâtré par Jean-Luc Mélenchon, ni à Xi le Chinois, ni à l’Iran, ni nulle part au Moyen-Orient ou ailleurs. Il préfère la diplomatie, même si ses tweets à l’emporte-pièce semblent ceux d’un matamore. En cela, il suit la philosophie du parti républicain: pas de guerre, sauf si l’intégrité du territoire national est menacée comme ce fut le cas pendant la guerre civile lorsque les démocrates ont fait sécession, en 1861.
Aujourd’hui, Trump abandonne à leur triste sort les Kurdes syriens qui ne lui servent plus à rien, et retire les troupes américaines sans état d’âme. Pour faire plaisir à ses alliés européens qui redoutent de voir revenir les « jeunes » du 93 et d’ailleurs, partis rejoindre DAESH, ainsi que de nombreux réfugiés aux intentions douteuses, il se contente de menacer Erdogan de représailles économiques si le président turc continue à récupérer des territoires perdus par l’Empire Ottoman en 1923.
En fait, de la part de Trump, il s’agit d’une très intelligente opération diplomatique puisque Poutine a promis de l’armement à son « ami » Erdogan mais ce nouvel ami envahit maintenant le territoire syrien et il en mécontente le propriétaire, le docteur Bachar El-Assad, un vrai ami de père en fils des Russes qui ont installé chez lui leurs bases marines, aériennes et terrestres de Méditerranée. Non seulement Bachar El-Assad, (Assad signifie « Lion ») n’est pas content mais, pour endiguer l’invasion turque, il envoie maintenant des renforts aux Kurdes contre qui son armée combattait jusqu’à maintenant.
Bref, Trump met Poutine dans une situation très inconfortable puisque les « amis » du Russe vont se battre entre eux. Poutine va être sollicité par les deux camps pour intervenir à la place des Américains pour les uns ou pour les autres. De plus, avec un nouveau flot d’arrivants indésirables qui vont frapper à la porte de l’Europe, il a, en bonus, le plaisir d’embarrasser Macron qu’il considèrerait, selon l’un de ses collaborateurs, comme un « freluquet arrogant » (« arrogant popinjay »).
Presque silencieusement, parce qu’il ne veulent pas perdre leur poste, des généraux américains désapprouvent l’abandon des alliés kurdes car, contrairement à ce qu’un vain peuple pense, les militaires sont des sentimentaux. Trump n’en a cure: l’Amérique d’abord (America first).





