11 septembre, 2015

Bernard Vergeyle, un actif ambassadeur d’Audresselles

Classé dans : histoire,international — dompaul @ 19:40

Bernard Vergeyle, infatigable pour faire connaître Audresselles,  la côte d’Opale et leurs héros  dans le monde, va recevoir une délégation suédoise  chez lui (dans la maison où Marin La Meslée venait passer ses vacances) et il invite ensuite les participants dans le restaurant d’à côté.

Visite de 44 SUEDOIS à AUDRESSELLES

sur les traces des aérodromes de la Luftwaffe en France durant la bataille d’Angleterre

Une HALTE CHEZ EDMOND MARIN LA MESLEE

Le drapeau SUEDOIS à l’honneur le mercredi 16 septembre 2015

Laurent BAILLEUL Président 2A

Bernard VERGEYLE Président AAEMM reçoivent 44 SUEDOIS le 16 Septembre 2015

Chez CORALIE

DANS SON RESTAURANT

LE RETOUR DES FLOBARDS rue Edmond Marin la Meslée Audresselles 62164

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APPERITIF KIR

-

COQUILLES DE POISSON ET ST JACQUES GRATINEES

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CABILLAUD SAUCE CREVETTES

OU

AILE DE RAIE

OU-

MOULES MARINIERES

-

DESSERT

TARTE AUX POMMES

CAFE

BOISSON 1 quart de vin blanc- Rosé- Rouge ou Bière de la Région

 

 

17 juillet, 2015

La Grèce, parasite du contribuable audressellois et victime des spéculateurs

Classé dans : histoire,international — dompaul @ 12:14

Comment la Grèce est entrée dans l’Union par ruse et par effraction

En mai 1979,  la Grèce adhère à l’Union européenne par la volonté exclusive de Valéry Giscard d’Estaing qui impose ce partenariat intempestif au chancelier allemand Helmut Schmidt. Giscard voulait ainsi rendre service à son ami Constantin Caramanlis, le Premier ministre grec (divers Droite), qui lui avait présenté une belle amie.

Tripatouillages

Le jeune fonctionnaire grec qui avait préparé pour Caramanlis des comptes (un audit) honnêtes correspondant à l’état réel du pays, avait reçu l’ordre de recommencer tout son travail pour qu’ils correspondent à l’attente des Allemands. Giscard était pleinement informé de ces tripatouillages dans la mesure où la maîtresse française du fonctionnaire grec retransmettait les éléments du dossier à son traitant des services secrets français.

Mais Giscard est passé outre. D’où aujourd’hui ce pot de pus comme héritage pour les contribuables allemands, français, hollandais et belges, bref, pour les contribuables-électeurs audressellois.

Promettre la lune

A Caramanlis a succédé un autre vieux cheval de retour, le fils de l’agent des Anglais Georges Papandreou, Andreas Papandreou, ancien Trotskiste devenu socialiste qui, comme tous les Trotskiste, avait été recruté par la CIA lors de ses études aux Etats-Unis.

Pour arriver au pouvoir, il a annoncé à l’électeur élémentaire qu’il allait quitter l’Union européenne et fermer les bases américaines de Grèce, en particulier celle de Crète. Devenu Premier ministre, il a doublé l’étendue des bases américaines et réclamé davantage d’aides à l’Union européenne qui, sur instruction de Washington, a commencé à payer pour emplir ce tonneau des Danaïdes.

Le miracle de la multiplication des fonctionnaires

Sans que les Grecs payent d’impôts, les salaires des fonctionnaires et des cheminots ont été multipliés par dix pour qu’ils atteignent ceux de leurs collègues allemands. Par clientélisme, les gouvernements grecs successifs ont multiplié sans retenue le nombre de fonctionnaires. On ne voit pas pourquoi ils se seraient gênés puisque c’était apparemment l’Europe qui payait.

Le paysan grec, devenu fonctionnaire, a abandonné ses terres arides pour un salaire de nabab. Aujourd’hui, il n’a aucune envie de recommencer à traire des biques et à cueillir des olives pour gagner quatre sous et rembourser les dettes de l’Etat aux banques qui ont prêté les fonds depuis trente cinq ans. Puisque personne n’avait songé que les fonds déversés sur la Grèce n’étaient pas secrétés sui generis.

Pinocchio a une mauvaise surprise

Mauvaise surprise pour tout le monde, en particulier pour les Grecs. Leurs prêteurs, complètement oubliés jusqu’ici, demandent à continuer à toucher leurs intérêts.

Comme les Grecs n’ont pas progressé intellectuellement depuis qu’ils ont condamné Socrate, ils votent donc de nouveau pour les démagogues qui leur promettent le miracle: encore des sous et du farniente. Et les Trotskistes de Syriza remportent les élections mais se révèlent incapables de tenir leurs promesses.  Evidemment.

La seule solution pour se remettre à flot

Pour combler leur dette et continuer à vivre de l’air du temps, les Grecs n’ont qu’une solution qu’ils ont déjà commencé à appliquer en vendant une partie du port du Pirée aux Chinois: vendre des îles dans la mer Egée ou des morceaux de la Grèce continentale à des investisseurs. Sont intéressés déjà: la marine nationale russe, la marine nationale iranienne et la marine nationale chinoise qui cherchent des bases navales et terrestres en Méditerranée.

Mais les Américains veillent et ils ont vu rouge quand le nouveau premier ministre trotskiste Alexis Tzipras a commencé à évoquer vaguement cette hypothèse.
Comme les Américains ne veulent pas payer pour la danseuse grecque, ils imposent ce fardeau aux Européens, leurs larbins.

4 juillet, 2015

Anniversaire du 4 juillet 1940

Classé dans : histoire,international — dompaul @ 23:04

Le 4 juillet 1940, l’Humanité reparaît « clandestinement ».

On y lit ce jour-là : «  Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheurs, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec les soldats allemands soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo camarades, continuez, même si cela ne plait pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.»

3 juin, 2015

Les conceptions de Najat Hollande Belqacem en matière d’éducation

Classé dans : histoire,politique,socialistes — dompaul @ 19:21

Comme les anges, la jolie Marocaine n’a pas de volonté propre

Les opposants à la politique de François Hollande qui contestent la loi toute neuve et toute floue en matière d’éducation nationale qui vient d’être votée par les Socialistes, attaquent sans cesse la Marocaine نجاة بلقاسم( Najat Belqassem), titulaire du maroquin concerné, comme si c’était elle qui prenait les décisions alors que cette jolie Mauresque, pour qui la France n’est que « sa nourrice », se contente de continuer à jouer les porte-paroles.

Car, comme les anges, elle n’a pas de volonté propre, mais applique celle de ses chefs, François et Manouel Carlos.

Comment pourrait-elle s’y connaître en éducation ou plutôt en instruction publique, alors que son propre niveau d’études reste très rudimentaire et qu’elle confond même deux philosophes, pourtant séparés l’un de l’autre par une période de 2 500 ans: Socrate et Dieudonné (voir l’article: Najat Belkacem (نجاة بلقاسم)confond Socrate et Dieudonné .

L’éducation nationale n’a rien à voir avec l’instruction publique

Il est vrai que « l’Education nationale » n’est pas la même chose que « l’Instruction publique ». Herriot et les radicaux, (la « gauche » en  ce temps-là), ont changé l’appellation avant guerre pour imiter la façon de faire des grands modèles de l’époque: le secrétaire général Josep Staline, le duce Benito Mussolini et le führer Adolf Hitler qui, tous trois, rééduquaient les masses.

Les fonctionnaires de l’instruction publique enseignent des matières littéraires et scientifiques(math, physique, français, langues, histoire-géographie etc) et c’est aux parents d’éduquer leurs enfants. Le rôle des fonctionnaires de l’éducation nationale n’est pas d’apprendre à leurs élèves à lire, écrire et compter, mais à les rééduquer pour qu’ils croient ce que veut leur faire penser le gouvernement en place et les préparer ainsi à voter pour le parti qui le conduit.

Moins les « jeunes » ont de connaissances, moins ils sont capables de lire et d’écrire, plus nombreux sont les titulaires du RSA et des cinq cents allocations inventées à cet effet, mieux l’ »élite » des partis en place peut les manipuler à travers la télévision et les journaux subventionnés et leur faire prendre le noir pour le blanc.

In nomine patria, et filia et spirita sancta

Ceci n’est pas récent puisque, depuis le début du millénaire, il n’est plus nécessaire de connaître l’orthographe pour obtenir un master dans les universités, notamment celles de la future région Picardie, Flandres, Artois. Certains des professeurs titulaires du certificat d’aptitude à l’enseignement dans les établissements techniques (CAPET) ignorent la différence entre l’infinitif et le participe passé, les pronoms possessifs et les pronoms démonstratifs et, bien évidemment, ils ignorent aussi l’existence du subjonctif. Même ceux qui ne bénéficient d’aucune « discrimination positive » à caractère ethnique.

Ne pouvant enseigner des connaissances qu’ils n’ont pas, ou plutôt qu’elles n’ont pas, puisque ce sont à 90% des femmes, ces professeurs, ou plutôt ces professoresses, font de la garderie et reçoivent des avions en papier sur la figure jusqu’à ce que les adolescents atteignent seize ans ou même plus,  s’ils doivent rester dans l’établissement pour que leurs parents continuent à toucher les alloc.

Des détracteurs de mauvaise foi

Ses détracteurs accusent Najat Belqassem de vouloir faire apprendre aux collégiens l’arabe au lieu du grec et du latin, et l’histoire des premiers kalifes qui s’entretuent au lieu de celle de Clovis, du bon roi Dagobert, et des autres Mérovingiens et Carolingiens qui s’entretuent aussi (c’était partout l’habitude à l’époque).
Et le Coran version sunnite (sans « achadou Ali ») au lieu des fables de La Fontaine.
Il faudrait d’abord que ces têtes « blondes » sachent lire, et comme il y a encore plus de lettres arabes que de lettre latines, l’entreprise s’avère encore plus difficile. Et quel arabe voudrait-elle leur faire apprendre: le classique, le marocain, l’algérien, l’égyptien ? Encore un beau sujet de controverses.
Que les inquiets se rassurent donc. Comme dirait Mahomet, « là où il n’ a pas d’eau, il n’ y a pas de rivière ».

Ceci n’empêche pas  Najat d’affirmer à l’Assemblée qu’elle obtiendra « 100% de réussites » dès 2016.

28 mai, 2015

L’Etat islamique DAESH الدولة الإسلامية se rapproche d’Audresselles

Classé dans : histoire,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 12:27

Saint-Louis cassé-27-avril-2015-

Les agents de l’Etat islamique en France (الدولة الإسلامية), qui massacre sans discontinuer Chrétiens, Yézidis, Chiites et autres mécréants, ont vu dans Saint-Louis un modèle que les Français ne doivent plus avoir l’idée d’imiter.

A défaut de le trucider, ils s’en sont pris à sa statue en terre cuite dans l’église de Poissy.
Et Poissy, c’est seulement à deux cents kilomètres d’Audresselles et non plus en Syrie ou en Irak.

Donc, le front de la guerre  se rapproche mais comme les guides du troupeau qu’on appelle les Français, tétanisés par la peur, ne veulent pas voir la réalité, on suggère que l’attentat contre la statue de Saint-Louis est l’oeuvre d’un déséquilibré, donc à distinguer de Daesh, qui serait dirigé par des gens très-équilibrés et pas fous du tout qui eux, cassent carrément toutes les statues des musées où ils pénètrent.

Poissy, c’est en effet l’endroit où est né le roi de France Louis IX, dit Saint-Louis (1214-1270), organisateur de deux croisades.

C’est donc une chance que l’église de Poissy n’ait pas brûlé comme l’ église de Saint-Martin le Beau.

Nota: Moins de trente ans après la mort de Louis IX, le Pape Boniface VIII a cru bon, pour se faire bien voir du roi de France Philippe IV le Bel, de canoniser son grand-père qui est devenu ainsi Saint-Louis. Ce qui n’a pas empêché qu’à Agnani, six ans plus tard, Guillaume de Nogaret vienne mettre son poing dans la figure de ce saint-père-là de la part de son maître Philippe Le Bel. Comme quoi la lâcheté est mal récompensée.

C’est de Saint-Louis que se réclame aussi l’un des actuels prétendants au trône de France, le duc d’Anjou, bien que lui-même descende de Mahomet par son père et soit en même temps d’origine marrane par son grand-père maternel, le caudillo Francisco Franco, dont l’ancêtre homonyme a été brûlé vif au XVIe siècle par l’inquisition, en tant que juif récalcitrant.

24 mai, 2015

Najat Belkacem (نجاة بلقاسم)confond Socrate et Dieudonné

Classé dans : histoire,politique,religion,socialistes — dompaul @ 18:13

Dieudonné Portrait Herm of

Songeons un instant que نجاة بلقاسم  , ministre de l’Education Nationale française, lorsqu’elle s’en prend à Dieudonné à la radio pour préparer sa condamnation par des juges à la botte, montre une ignorance si crasse qu’elle ne s’est même pas rendu compte qu’elle reprenait  l’argumentaire de Meletios quand il a fait condamner Socrate à mort par un tribunal athénien, il y a un peu plus de deux mille quatre cents ans.

A moins qu’elle ne considère que ses auditeurs sont à ce point analphabètes qu’ils ne peuvent même pas taper le mot « Socrate » sur un clavier d’ ordinateur pour lire l’article de wikipedia sur le sujet !
Par charité chrétienne pour la ministre et afin de ne pas mettre en cause ses compétences, mieux vaudrait choisir cette seconde hypothèse: elle considèrerait ses auditeurs comme des minus habentes. Mais, étant donné le charabia qu’elle utilise pour s’exprimer, on peut penser aussi qu’elle n’a jamais entendu parler de Socrate.

Selon les accusateurs de Socrate, celui-ci « corrompait la jeunesse et niait l’existence des Dieux ancestraux ». Selon نجاة بلقاسم , « Dieudonné a fait énormément de mal à la jeunesse française. Ce discours, « deux poids, deux mesures, pourquoi on permet la liberté de la presse à Charlie et pas à Dieudonné, ce discours était présent dans l’esprit des enfants… il faisait perdre toute hiérarchie de valeurs… »( itélé interview du 21 avril 2015).

Nota: le nom du ministre de l’Education nationale française est en arabe pour aider les lecteurs d’Audresselles.at à se familiariser avec la bientôt première langue vivante enseignée dans les écoles « de la république » avant de devenir la langue officielle, comme ce fut le cas longtemps au premier millénaire dans le midi de la France. Du reste, on devrait  écrire Belqassem plutôt que Belkassem puisque la prononciation de la lettre ق  se situe entre celle du Q et celle du G et que c’est ك qui correspond le mieux à K.

20 mai, 2015

Réforme du collège: Najat Falouw Belkasem ( نجاة فالو بلقاسم ) achève la réforme de Charles di Gool (شارل ديغول)

En 1958, l’enseignement secondaire ne concernait qu’un quart de la population après quatorze ans.

Comme la moitié de ce quart seulement étudiait  le latin et seulement le tiers de la moitié le grec classique: 12, 5 % étudiait le latin et environ 4% le grec classique tandis que 2% suivaient la filière math+ langues anciennes. C’est parmi eux qu’on trouve ceux qui ont dirigé  l’Etat et les grandes entreprises dans la seconde moitié du XXe siècle.

Sous le règne de De Gaulle qui  voulait privatiser l’enseignement, les grèves d’enseignants se sont développées dans les établissements publics pour les raisons les plus diverses avec l’accord tacite du gouvernement UNR (l’UMP de l’époque) et même son soutien, puisque c’est à cette époque qu’on a inventé pour les enseignants le concept de jours de grève payés automatiquement.

Les examens organisés par l’Etat ont  progressivement perdu leur valeur: le certificat d’études primaires a disparu, le Brevet des collèges n’a plus eu aucune utilité puisqu’il ne permettait plus d’accéder aux emplois de catégorie B de la fonction publique et le baccalauréat l’a remplacé. Il n’atteint même plus aujourd’hui le niveau du certificat d’études puisque beaucoup de ses titulaires ne connaissent plus l’orthographe ni des méthodes de calcul simple.

D’où la fuite vers l’enseignement privé ou vers quelques établissements publics réservés aux privilégiés: lycées internationaux, lycées militaires, lycées pour les descendants de décorés etc.

En Roumanie, du temps de la dictature du regretté Conducator Nicolae Ceausescu, ami de sa majesté l’ancien roi de Manuel Carlos Valls,  il n’ y avait pas de lycées privés mais des lycées réservés aux enfants de la Nomenklatura. Sans finasser en essayant de faire prendre des vessies pour des lanternes aux électeurs qui n’existaient pas, le Conducator avait supprimé l’apprentissage du latin pour lui substituer celui du français. Il avait fait savoir aux professeurs de lettres classiques qu’ils enseigneraient le français, puisque le latin et le français, c’est la même langue.

Dans ces conditions, les anciens bourgeois, et notamment les magyarophones (qui parlent hongrois) qui avaient appris le latin avant la mise en place du pouvoir des communistes staliniens incultes (1), ont organisé plus ou moins clandestinement l’enseignement du latin pour leurs enfants ou petits-enfants et pour ceux de leurs amis.

La réforme du collège de   نجاة  بلقاسم  (Najat Belkacem) parachève celle qui a été commencée par les ministres de De Gaulle, notamment par ce farceur d’Edgar Faure. Elle entérine réglementairement la disparition de l’enseignement des langues mères du français et la baisse du niveau des sciences exactes.

Heureusement, Audresselles reste relativement préservé quant à l’enseignement du français et des mathématiques pour les parents qui le désirent.
En effet, à Audresselles, il est possible d’apprendre gratuitement des règles de grammaire que beaucoup d’illettrés ne parviennent pas à assimiler: l’emploi du participe passé et celui de la troisième personne du pluriel des verbes.
Il leur suffit d’aller écouter Jean-Jacques Baillet, le dernier artisan pêcheur de la côte, quand il fait beau et vend ses crustacés. Il parle le picard, dialecte plus proche du latin que le français officiel, et dans lequel sont différenciées la prononciation de l’infinitif de la première conjugaison et celle du participe passé, comme en latin.
Idem pour la prononciation du t de la troisième personne du pluriel. Ibidem pour la prononciation des noms: pichon: piscis; bouc: bocca, mousc: mosca etc.
Ce sera déjà, pour ceux qui le désirent, une première initiation au latin et un moyen d’apprendre aussi le français.

Pour les mathématiques et l’allemand, il y a déjà deux professeurs habitant Audresselles, qui donnent des leçons particulières à un prix très raisonnable.

Et de plus, grâce à l’arrivée d’élèves nouveaux venus, d’une nouvelle directrice et d’une remarquable animatrice de TAP, le niveau de l’école primaire s’est considérablement amélioré.

1. Quand les troupes soviétiques ont envahi la Roumanie en 1944, il n’existait que trois staliniens roumains: Anna Pauker,née Hannah Rabinsohn, Gheorghe Gheorghiu-Dej et Petru Groza. Lors de la prise de pouvoir par les communistes, les organes de sécurité ont été recrutés parmi les prisonniers de droit commun.

12 mai, 2015

De l’islam

Classé dans : histoire,religion — dompaul @ 11:27

De l’islam

(En vert les termes développés ultérieurement)

I – Le DICTIONNAIRE, cher à Confucius, est indispensable.

  • L’islam, étymologiquement, « soumission », « obligation » sous-entendant à Dieu. Il s’articule autour du Coran considéré comme le recueil de la Parole de Dieu révélée à Mahomet.
  • Le Coran, regroupe donc les paroles d’Allah, « révélations » faites au Prophète, messager de l’islam, par l’archange Gabriel entre 610/612-632.

  • Il est divisé en 114 sourates composées de 6213 versets.

  • On sépare traditionnellement le Coran en deux parties :

. Le coran Mecquois antérieur à l’hégire, dont les sourates sont d’orientation religieuse et liturgique.

. Le coran Médinois, postérieur à l’hégire, d’orientation nettement politique, législative et sociétale.

  • L’hégire correspond au départ de Mahomet vers Médine, à sa « fuite » pour éviter d’être « neutralisé » par les commerçants mecquois dont la richesse provenait du commerce à l’occasion des pèlerinages motivés par les nombreux dieux abrités par la Kaaba. Alors un Dieu unique, un seul pèlerinage….

  • L’imam est la personne qui dirige la prière en commun. Il peut être le responsable de la mosquée. Considéré différemment par :

    • les sunnistes, sa fonction est comparable à celle d’un pasteur protestant. Il ne fait pas partie d’une structure hiérarchique. Il est désigné par la communauté, voire autoproclamé, et ne prétend à aucun lien privilégié avec Dieu.

    • les chiites : guide spirituel et temporel de la communauté.

    • Chez les duodécimains (Iran) il peut porter le titre de mollah ou d’ayatollah.

    • En France, les imams turcs sont des fonctionnaires de cet Etat. Ceux provenant de l’Algérie sont désignés par leur gouvernement Ceux officiant dans les mosquées « marocaines » peuvent être soit affiliés à l’Union des organisations islamiques de France : l’UOIF, soit indépendants comme beaucoup. Leur formation n’est contrôlée par personne.

  • Le calife, si au départ califat et imamat se confondaient, actuellement, pour les sunnites, ils sontdistincts,  «  le calife est le substitut du Législateur pour la garde de la religion et le gouvernement des affaires d’ici-bas sur un fondement religieux »

  • Le Chiisme et le sunnisme, les deux branches majoritaires de l’islam, nées à la suite du schisme en 632, à la mort de Mahomet.

- l’ibadisme, la troisième branche importante, minoritaire (1%, 15 millions), né de l’opposition de certains croyants aux méthodes d’Ali envers les sociétés non musulmanes. Ils durent s’enfuir à Oman, puis certains vers l’Afrique, notamment en Algérie (les mozabites) fondant des villes prospèrent comme Tiaret, Sedrata, Ghardaïa, régulièrement détruites, les habitants massacrés.

Pacifistes, les ibadites prônent une pratique puritaine de l’islam. Actuellement ils sont principalement présents à Oman (45/65% de la population), mais aussi en Algérie, à Djerba, au Kenya…

  1. Le chiisme, courant né du schisme d’Ali (cousin et gendre de Mahomet) à propos de la désignation du successeur de Mahomet.

Les chiites attribuent à Ali une sainteté éminente et un rôle quasi égal à celui du Prophète.

Il y a autant d’obédiences que d’imams reconnus (une soixantaine). Ils représentent environ 10% des musulmans (15 millions), la majorité en Iran mais aussi en Irak, en Syrie, au Liban (Hezbollah), en Inde, Afrique orientale,…

  1. Lesunnisme, basé sur la « sunna », recueil des « hadiths » récits des paroles, des actes, de la vie du Prophète qu’ils considèrent comme sacrés.

Les sunnites s’accordent sur trois sources de référence principales, le Coran, la sunna, le consensus des jurisconsultes musulmans.

Ils représentent le courant majoritaire de l’islam, 85 %, un milliard 2/300 millions. Ils sont présents en Afrique du Nord, Centrale, Libye, Egypte, Arabie saoudite, Syrie, Irak, Indonésie, Turquie,….

Le choix d’Abou Bakr comme premier calife à la mort du Prophète fut le premier point de discorde, entre chiites et sunnites qui se transforma très vite en une lutte sanglante, assassinats d’Ali et de ses deux fils, qui se perpétue, guerre Iran- Irak,….

  • Le salafisme, de par sa racine, salaf « pieux prédécesseurs » est une quête de l’authenticité et de retour à la pureté des sources, le Coran, les hadiths, qui règnent encore en Arabie saoudite, au Qatar, dans les Emirats et le Koweït. Il appartient à l’islam sunnite.

Il s’impose progressivement dans tout le monde musulman. Il se révèle parfois comme une passerelle intellectuelle vers l’extrémisme et le djihad planétaire.

  • Le wahhabisme, vision politico-religieuse, ultra puritaine et rigoriste de l’islam, se prétend sunnite-salafiste, doctrine rejetée par les autres courants. Les wahhabites rejettent en conséquence les autres courants, notamment les chiites qu’ils dénoncent comme non-musulmans.

  • Les Frères musulmans, association salafiste , panislamiste, structurée, fondée en 1928 a pour objectif la lutte officiellement non-violente contre l’influence occidentale . Elle est considérée comme terroriste par l’Egypte, la Russie, l’Arabie saoudite.

  • La charia, est la voie théoriquement immuable  qui mène le croyant à la félicité dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. Sa définition a beaucoup évolué dans le temps, selon les croyances, selon les imams.

L’application de cette charia diversifiée est très variable selon les états depuis ceux qui appliquent intégralement le volet pénal (lapidation, flagellation..) jusqu’à ceux dont les lois sont toutes issues du Parlement (Turquie et Tunisie.)

II. Eléments d’approche de l’islam.

  1. Une définition : « L’islam est une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie. C’est à la fois un état et une nation, ou encore un gouvernement et une communauté,. C’est également une morale et une force, ou encore le pardon et la justice. C’est également une lutte dans la voie de Dieu et un appel, ou encore une armée et une pensée. C’est enfin une croyance sincère et une sainte adoration. L’islam c’est tout cela ».

«  Quant aux versets du Coran et aux hadiths authentiques qui font mention des attributs divins et de tout ce qui s’y rapporte, nous y croyons comme ils ont été formulés, sans chercher à les interpréter ou à nier les attributs divins : nous ne nous exposons pas aux divergences des savants à ce sujet. (du salafisme ?)

(Extrait du livre « 20 principes pour comprendre l’islam » de l’imam Hassan al-Banna paru dans une brochure de l’UOIF).

C’est un mode de vie complet avec des composantes religieuses, légales, politiques, économiques, sociales et militaires. La composante religieuse servant à masquer toutes les autres.

  1. Quelques chiffres :

  • En 2014, le nombre de musulmans dans le monde est estimé à 2,38 milliards. C’est la religion ayant la plus forte démographie dans le monde (la burqa est plus prolifique que la mini-jupe).

  • Afrique, 580 millions, 53% de la population, Asie, 1,390 milliard, 32 %, Europe, 56 millions, 7,6%.

  • La France est des pays « occidentaux » celui dont le nombre de musulmans, 6,2 millions et le pourcentage par rapport à sa population, 9,6%, sont les plus élevés.

  1. Théologie musulmane : Allah, nom de Dieu en araméen, langue de Jésus ; deux approches :

    1. Les cinq piliers :

La foi en un Dieu unique et la reconnaissance de Mahomet comme étant son prophète ;

L’accomplissement de la prière et ce, cinq fois par jour, la salat ;

La charité envers les nécessiteux, la zakât ;

Le respect du jeûne lors du mois de ramadan ;

Le hajj, le pèlerinage à la Mecque, si on en a les moyens matériels et physiques.

    1. les six piliers de la foi :

Mahomet a définit la croyance par « La foi est que tu croies en Dieu, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers et en la réalité du jour dernier et que tu croies en la réalité de la destinée, qu’elle soit relative au bien ou au mal ».

  1. Le fondement de l’islam est l’unicité de Dieu. Ce sont les Anges, qui exécutent ou transmettent les ordres de Dieu, le plus important, l’archangeGabriel. Autres importants les prophètes, selon leur arbre généalogique, plus d’une centaine, au sommet, Adam, puis une vingtaine entre lui et Abraham, une soixantaine entre Ismaël et Mahomet et une vingtaine entre Isaac et Jésus.

Les musulmans considèrent que l’envoi des prophètes est une clémence et une grâce d’Allah pour ses créatures, car la raison à elle seule ne permet pas de connaître tout ce qui sauve dans l’au-delà.

Retour à l’unicité qui se décompose en trois branches :

- L’unicité dans la Seigneurie,

La création, Allah est Le Seul Créateur

La royauté, Allah est Le seul à détenir la royauté

La gérance, Allah est le seul à gérer la création

- L’unicité dans l’adoration, en toute exclusivité

- L’unicité dans les noms et attributs, Allah s’est attribué des noms et des caractères dans le Coran, et Mahomet dans la sunna lui a aussi attribué des noms et des caractères, soit un total de 99. Les plus courants, L’Unique, Le Sage, Le Miséricordieux, ….

  1. Les Ecritures,selon la doctrine musulmane, les écritures révélées sont au nombre de

104 Livres. Les plus connus sont le Coran révélé à Mahomet, la Torah révélée à Moïse, les

Psaumes révélés à David, l’Evangile révélé à Jésus.

  1. Le Coran est le dernier des livres révélés et son texte demeure intact, alors que celui des autres livres aurait été falsifié sur Terre, mais préservé dans les cieux. C’est le livre le plus sacré des musulmans, intouchable, à respecter à la virgule près.

  2. Mahomet étant illettré, ce sont des compagnons qui ont mis par écrit, en araméen, les versets du Coran sur des supports très variés au fur et à mesure de leur révélation et … pendant plus de 20 ans.

  3. C’est le compagnon puis beau-père de Mahomet, Abou Bakr qui, devenu premier calife, fit réunir tous les versets en un seul ouvrage. Il s’ensuivit des débats houleux et il faut attendre le calife al-Mamum qui proclama à Bagdad, vers 820 (près de 200 plus-tard) le Coran : manifestation de l’attribut d’Allah, « par dogme, incréé, éternel, et inimitable ». (1° ouvrage en langue arabe).

L’ordre des textes, leur chronologie font encore l’objet de nombreuses contre-verses.

L’An I de l’islam commence à l’hégire quand Mahomet devient un chef politique. Ainsi l’islam est une doctrine politico-religieuse dont la mission, assignée par le Coran est l’organisation politique et sociale des musulmans.

  1. Sa composition :

    1. Les sourates mecquoises, de la première période, affirment principalement l’idée de monothéisme et définissent ce qu’est Dieu pour les musulmans.

    2. Les sourates médinoises, des « ordres », posent les bases fondamentales d’une société nouvelle dans laquelle le respect et l’obéissance sont dus à Mahomet, où les louanges vont à ceux qui combattent et meurent dans le djihad (l’effort) sur le chemin de Dieu. Près de 500 versets regroupent les réglementations, civiles, pénales, militaires…..

  2. L’ABROGATION, le principe est contenu dans le Coran même (Sourate 2 « La vache »).

«  Quand deux versets se contredisent, le verset révélé en dernier abroge (supprime) le verset révélé en premier ».

D’une façon générale, il est admis que les 127 versets du Coran incitant à la paix et au pardon (époque mecquoise) sont abrogés par le verset 4 (du djihad) de la sourate 47.

C’est simple, MAIS: Les versets abrogés ne peuvent pas être retirés du Coran.

Au 20ème siècle, certains ont soutenu que ces 127 versets n’étaient pas abrogés, puis les mouvements fondamentalistes sont revenus à la suppression.

Dans certains cas, il est admis qu’un hadith reconnu authentique et sacré (par qui ?) peut abroger le Coran (par exemple pour le châtiment de l’adultère, dans le Coran l’homme et la femme sont fautifs, dans le hadith, seule la femme). Pour résoudre la difficulté, certains ont invoqué un verset qui n’aurait pas été conservé dans la recension officielle, mais que des compagnons du Prophète « gardaient dans leur cœur » ?

Au travers de nombreuse polémiques, on peut constater que suivant les besoins de chaque époque, on définit arbitrairement ce qui peut être considéré comme « abrogeant » .

  1. En 1967, le Soudanais Mahmud Muhammad Taha a proposé, invoquant « le verdict » du temps, que les versets médinois ayant été dictés par les besoins de l’époque, tandis que les versets mecquois, libres de toute exigence immédiate redevenaient les seuls en vigueur désormais.

Il fut traduit devant un tribunal religieux et…..pendu.

Sa théorie est actuellement reprise par les tenants de la laïcité.

Il ressort de cette rapide analyse que chacun trouve ce qu’il veut dans le Coran, et donc dans l’islam.

Ceci explique des charias très différentes selon les états islamistes

  1. Les différents mouvements, courants religieux

  1. Chiisme et sunnisme, leur différence :

Passons sur la guerre de succession et ses massacres au cours de laquelle une haine entre eux s’enlisera et deviendra durable.

  1. Les sources juridiques : trois sources communes, Le Coran, le texte fondateur, la Sunna, la « loi immuable de Dieu », l’analogie principe auquel on a recours pour régler un problème de droit. Par exemple, si la consommation de vin est interdite parce qu’il rend ivre, alors toutes les boissons produisant cet effet le sont

Une source différente, le consensus, réunion de savants qui définissent une solution de droit. Pour les sunnites il est établi par les oulémas (gardiens de la tradition musulmane) ? Il n’y a pas d’intermédiaire entre le croyant et Dieu, l’imam est un pasteur.

Pour les chiites l’imam (gardien de la foi) doit participer sachant qu’il descend du prophète, il a pour mission l’interprétation du Coran.

Le rôle de l’imam, hiérarchie : se reporter aux définitions.

  1. La chahada, « la déclaration de foi », pour les sunnites « il n’y a de dieu que Dieu etMohamed est son prophète », les chiites ajoutent «et Ali est l’ami de Dieu ». 

Les chiites admettent trois prières au lieu de cinq, au cours desquelles ils insistent sur leur appartenance à la communauté d’Ali.

Ils fêtent l’Achoura, commémoration du massacre du petit-fils du prophète et de l’Imam Hussein par un calife sunnite. Symboliquement, elle représente la lutte contre l’oppression.

La Mecque est un lieu commun de pèlerinage, auquel les chiites ajoutent le mausolée d’Aliet d’Hussein, un de ses fils.

  1. Autres courants, le salafisme,  qui est un mouvement sunnite fondamentaliste, fondé essentiellement sur le Coran et la Sunna au IX° siècle (Ahmad Ibn Handal).
    1. Au XVIII° siècle, Abdelwahhad prêche une nouvelle lecture littéraliste et puritaine de l’islam. Il s’allie avec Mohamed ben Saoud fondateur de la dynastie qui dirige toujours l’Arabie saoudite. Les partisans d’Adelwahhad sont les wahhabites.

Le salafisme refuse notamment toute influence occidentale, en particulier la démocratie et la laïcité qu’il accuse de corrompre la foi musulmane.

    1. Le salafisme contemporain est constitué de plusieurs mouvances, notamment :

-lesalafisme « quiétiste » ou de prédication, développé par des imams proches du régime saoudien vise à purifier la foi et à éduquer les musulmans à cette foi.

Cette stratégie s’appuie sur une prédication non violente (par exemple de l’imam algérien de Marseille, Abdelhadi Doudi) et non directement politique. La foi « revivifiée »doit naturellement transformer la société et, par-là, le monde entier.

Docteur Dalil Boubakeur, né en Algérie en 1940, rejoint la France en 1957 où il poursuit ses études jusqu’au doctorat en médecine. Fréquente les universités El Azhar en Egypte, Zitouna en Tunisie. C’est le recteur de la Grande Mosquée de Paris et le président du Conseil Français du Culte Musulman créé par M. Sarkozy suivant une idée de M. Chevènement.

le salafisme «djihadiste » ou révolutionnaire »statue que tout musulman à l’obligation, où qu’il soit, de porter le fer contre ceux musulmans ou non, qui oppriment les « musulmans pieux ».

Ces salafistes intègrent au discours politique des Frères Musulmans, la prédication littéraliste traditionnelle des salafistes tout en critiquant vigoureusement les uns et les autres.

    • Le djihad, distingue :

      • « le grand djihad »,tourné vers l’intérieur, recherche de la connaissance, pratique d’un bon comportement, ou de lapersévérance face aux épreuves de la vie

      • « le petit djihad »tourné vers l’extérieur auquel appartiendrait « la guerre juste ». Le djihad devient une obligation pour chaque musulman, … si un Imam appelle au combat.

Si le mot ne figure pas dans le Coran, relevons :

  • Sourate 9 verset 5 « tuez les associateurs (les chrétiens qui associent « le Père, le Fils et le Saint-Esprit » où que vous les trouviez… »

  • verset 29 « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit…. »

  • sourate 47, verset 4 « Lorsque vous rencontrez ceux qui ont mécru frappez en les cous…( d’où la propension des djihadistes à l’égorgement).

La première « guerre juste » fut celle de Mahomet contre les commerçants de la Mecque.

    • Le wahhabisme, serait le mouvement sunnite, salafiste le plus rigoriste, le plus puritain. L’islam devrait être ramené à sa forme originelle qu’il définit selon son interprétation littérale du Coran et des hadiths, avec une pratique religieuse ritualiste.

Les wahhabites sont rejetés par les autres courants de l’islam, qu’ils rejettent à leur tour, par exemple ils considèrent les chiites comme des non-musulmans.

Dogme wahhabite, pour mémoire, repose essentiellement sur une interprétation de mots du Coran.

L’ARABIE saoudite, sanctuaire du wahhabisme, allié des Etats-Unis depuis 1948, dont l’alliance repose sur le deal, « pétrole contre sécurité ».

Les pétro-dollars obtenus à l’abri de ce parapluie lui ont permis le développement de cette idéologie rétrograde dont le salafisme est « le produit d’exportation ».

Cette action a débuté dès 1962 avec la création d’une ONG, « la Ligue islamique mondiale, LIM », siège à la Mecque.

Les pétro-dollars transitent par une banque privée qui a très vite émigrée dans un paradis fiscal. Ils permettent le financement du « salafisme » de « prédication wahhabite », mais aussi » du salafisme djihadiste ».

Au titre de « la prédication », construction de mosquées, d’écoles coraniques de l’Amérique du Sud à l’Indonésie en passant par l’Afrique. Attirer les  « fidèles » ?

Histoire vécue. En 1984 le consul général de France à Saint Louis, au Sénégal, a conduit le rédacteur à proximité d’une mosquée neuve, aux portes fermées. C’était le jour de la prière. Les portes s’ouvrirent, des hommes en sortirent dont deux portants des sacs. Puis ce furent les « fidèles » qui reçurent tous un billet de banque.

Les parents qui envoyaient leurs enfants à l’école coranique, recevaient de l’argent…

De nombreuses associations relèvent de la LIM, comme par exemple « l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane » dont l’objectif est d’éduquer la jeunesse selon les préceptes de « l’islam authentique » donc wahhabite. Sa littérature prosélyte a été accusée de comprendre des textes incitant à l’impérialisme islamiste, à la haine, …

Au titre du « salafisme djihadiste » les pétro-dollars financèrent nombre d’actions violentes au moins à leur début, le FIS algérien, « Les Afghans de Ben Laden ».

Exemple symptomatique, « l’Etat islamique », à l’origine « Etat islamique en Irak et au Levant » a vraisemblablement bénéficié de ces pétro-dollars. Il représentait un certain potentiel de déstabilisation des alaouites syriens, une secte dérivée du chiisme, et du gouvernement chiite en Irak.

Mais l’Etat Islamique IE) a trop d’ambitions, s’emparer de la Mecque et de Médine, renverser ces pétro-monarchies corrompues,…Donc l’EI est devenu l’ennemi à abattre.

    • La charia,le terme utilisé en arabe signifie « chemin pour respecter la loi de Dieu ».

Elle représente diverses normes doctrinales, sociétales, culturelles et relationnelles édictées par la « Révélation » qui s’est faite au cours des 23 ans de la durée de la prophétie. C’est donc une voie immuable .

Et pourtant elle connaît une évolution permanente tant au plan doctrinal, (en l’absence de clergé, ce fut le fait des écoles doctrinales, dont la plus prestigieuse est l’Université al-Azhar du Caire) que géographique.

Même si les institutions et les pratiques de la charia ont survécu à l’introduction des systèmes légaux occidentaux, elles ont connu un fort déclin très variable avec toutefois un retour à partir des années 1930, juristes et islamistes s’accordant sur le fait que les codes des lois des pays musulmans devaient se fonder uniquement sur des sources indigènes.

De nombreux pays musulmans se sont engagés à vérifier que leurs codes légaux étaient en conformité avec la charia.

Finalement, la charia est devenue généralement plus politique mais son pouvoir a été limité à des sujets plus spécifiques, variables selon les états.

La charia et les états :

  • Arabie saoudite, Iran, Pakistan, Mauritanie, Yémen, la charia y est appliquée intégralement, peine de mort, lapidation, flagellation, amputation.
  • Algérie et Maroc l’islam est religiond’Etat et la majorité des lois sont votées par les députés sauf le code de la famille (héritage, mariage, divorce…)
  • Turquie, Tunisie toutes les lois sont issues du Parlement
  • Tous les autres pays où l’islam est ou non religion d’Etat et où la charia est appliquée à des degrés divers
  • Observation pour la majorité des juristes, la charia ne peut être appliquée que dans les pays musulmans. Le droit pénal qui en découle et applicable à tous les auteurs d’infraction quelle que soit leur religion.

    • Les Frères musulmans, dont on parle beaucoup

Encore une renaissance islamique rigoriste en 1928. ? «  Allah est notre objectif. Leprophète Mahomet est notre chef. Le Coran est notre loi, (« dhahir » le discours apparent) Le djihad-guerre-juste est notre voie (« batin » le discours caché) ».

Leur principal objectif est l’instauration de républiques islamistes dans les pays à majorité musulmane, Egypte, Syrie, Tunisie…..

Dans les années 1950, suite à leurs déboires en Egypte et au Moyen Orient, les Frères musulmans débarquent en Europe avec le projet de constituer des bases d’islamisation.

Ils vont se développer sans toutefois se constituer en association portant leur nom.

En 1961, Saïd Ramadan fonde le Centre islamique de Genève, peu après le futur Islamische Gemeinschaft in Deutschland à Munich. En 1962, il participe activement à la création de la Ligue islamique mondiale, organisme saoudien qui les financera en grande partie.

En 1973, participation à la fondation du Conseil islamique d’Europe, et surtout en 1980, fondation de l’Union des organisations islamiques en Europe(UOIE) et en 1983, celle de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Ces deux organisations ne se reconnaissent pas officiellement comme des émanations des Frères musulmans.

En 1988, est fondée la banque Al-Taqwa basée aux Bahamas,…

En 1997 voit le jour le Conseil européen de la fatwa, (sur lequel s’appuient l’UOIE et l’UOIF), qui a pour mission d’émettre des fatwas destinées aux musulmans vivant en Europe afin qu’ils puissent rester intégralement gouvernés par la charia.

Deux instituts de formation d’imams liés à l’UOIE et à l’UOIF sont créés, l’Institut européen des sciences humaines à Château-Chinon, l’autre au Royaume-Uni.

Ils cherchent à se positionner en modérés et être reconnus comme interlocuteurs privilégiés des gouvernements.

Panislamiste, ce mouvement à des ramifications dans tous les pays comptant des musulmans.

Après ses échecs en Egypte, Tunisie, Tchétchénie, il semble avoir mis en sourdine le recours au djihad.

A souligner, la direction actuelle de la Turquie devenue un Etat religieux décomplexé.

III CONCLUSION :

«  Tous les courants doivent être ramenés à l’islamisme tel qu’il a été défini par les islamologues précurseurs, c’est-à-dire une subversion idéologique et politique de l’islam », (du philosophe Mezri Haddad, « Pour un islam de paix », Albin Michel 2002).

Une réaction particulièrement intéressante:

« Ce corpus de textes et d’idées que nous avons sacralisé depuis de nombreuses années, au point que s’en éloigner est devenu presque impossible, suscite l’hostilité à notre égard du monde entier(…) Il est impossible que la pensée que nous tenons pour la plus sacrée puisse faire de l’entière communautés des croyants une source d’anxiété, de danger, de meurtres et de destructions pour le reste du monde(…) Est-il concevable que 1,6 milliards puissent penser qu’elles doivent tuer les autres membres de l’humanité qui compte sept milliards de personnes aux fins de pouvoir vivre ?…Je dis ces mots à Al-Azhar, devant cette assemblée d’oulémas(..) Vous devez sortir de ce que vous êtes pour être en mesure d’observer et de réfléchir dans une perspective plus éclairée. Je dis et je répète que nous sommes face au besoin d’une révolution religieuse. Vous les imams, vous êtes responsables devant Dieu. Le monde entier attend votre prochain mouvement(…) car la communauté des croyants est ravagée, détruite ; elle est perdue, et elle l’est à cause de nous ».

(Le maréchal Abdel Fatah al Sissi face aux imams de l’Université Al-Azhar).

Confronté à une telle complexité, quel pourrait être L’ESSENTIEL ?

  • Pour tous les croyants, l’islam doit devenir la religion universelle, soit par la PREDICATION (Coran mecquois), soit par la VIOLENCE (Coran médinois). La stratégie est adaptée au degré d’islamisation du pays conceré.

  • Le croyant est en relation directe avec le Créateur. Structure, organisation, hiérarchie, sont donc exclues, sauf pour les chiites et…. les Frères musulmans pourtant sunnites.

  • Les textes sacrés, Coran, hadiths, charia sont immuables, mais ils ont fait et ils font toujours l’objet de tellement d’interprétations, qu’il serait presque possible de considérer qu’il existe autant d’islam que d’imams.

Ne nous méprenons pas.

Les djihadistes, tous musulmans, ou convertis à l’islam ne représentent qu’une infime partie de l’ensemble des musulmans dans le monde.

Mais les textes sacrés permettent de susciter, de nourrir des fanatismes conduisant jusqu’au sacrifice suprême permettant de rejoindre « les vierges aux seins ronds ».
Ettoutes les révolutions ont été le fait de minorités…..

Et la Religion cache parfois des desseins politiques….

Général (2S) Max Berthier

NOTA :

Le rédacteur a communiqué cette approche à Monsieur Christian LOCHON, arabisant, qui a sévi pendant près de 25 années dans différents postes, Bagdad, Je Caire, Khartoum, Damas.

Actuellement Chargé de cours à Panthéon Assas et

Professeur à l’Institut GHAZALI de formation des imams de la Grande Mosquée de Paris.

 

1 avril, 2015

Bachar Al Assad: les Français passent pour des …

Classé dans : histoire,international,politique,socialistes,Syrie — dompaul @ 10:33

Ça y est, après la principale chaîne de télévision portugaise, des chaînes de télévision américaine (CBS, TV Bloomberg canal 1443, notamment le 31 mars) ont commencé à passer de longues interviews de Bachar al Assad qui parle anglais couramment puisqu’il a été ophtalmologiste à Londres, mais avec un accent et des expressions françaises. Il y est encouragé à justifier sa politique par le journaliste qui l’interroge de façon à le rendre sympathique.

Le docteur Bachar al Assad y apparaît comme lucide, logique, rationnel, compatissant avec les victimes et prêt a composer avec les bonnes volontés, même ses opposants, pour rétablir la paix dans son pays.
Il décrit exactement quelle est la nature de ses relations avec l’Iran, les Etats-Unis et la Russie, définissant les Européens comme les fidèles exécutants de la politique décidée à Washington.

Mais il a un défaut pour les décideurs d’opinion  français: avec sa voix douce et le visage caractéristique d’un « brave type » européen (aujourd’hui, la mode est de dire « Caucasien », à cause de la découverte du crâne de Coppens), il n’a rien à voir avec Saddam Hussein et le genre moustachu mal éduqué en treillis, roulant des gros yeux sous des sourcils broussailleux. Au contraire, Bachar représente exactement le genre du médecin de famille digne et compréhensif qui ne dit jamais rien de déplaisant et a sauvé la vie du petit dernier atteint pourtant d’une méningite foudroyante.

Il est donc véritablement le contraire de l’image du « boucher », expression utilisée récemment par François Hollande pour le désigner. Pas mieux que lui, les caciques de l’UMP n’ont  compris que les quatre députés qui se sont rendus en Syrie rencontrer Bachar, avaient mieux appréhendé qu’eux  la suite des événements (voir: Syrie: Quatre héros de la Résistance française: Gérard Bapt, Jacques Myard, Jean-Pierre Val et François Zocchetto).

Le gouvernement français, une fois de plus, a manqué le changement de ligne de métro et continue dans la même direction, qui n’est plus la bonne puisque l’administration d’Obama est en train d’entamer une négociation générale avec l’Iran et ses alliés pour éviter à tout prix que l’approvisionnement en pétrole et en matières premières ne soit bloqué par un conflit irano-saoudien à la sortie du golfe persique (détroit d’Ormuz) et de la mer rouge (détroit de Bab el Mandeb).

Attendons-nous donc bientôt à voir sur les écrans français des interviews pleines de complaisance  de Bachar Al Assad, devenu le bon docteur, une espèce de docteur Schweitzer moderne.

15 mars, 2015

TROISIEME MILLENAIRE: le retour de la guerre globale

Nota: Dans le chapitre précédent (La France et les Mahométans jusqu’en 1830) , repris d’un texte du baron Renaud de S., il apparaissait clairement que la disparition du concept même de frontières à l’intérieur de l’empire romain avait permis les invasions répétées de Barbares lorsque la frontière de l’empire (le limes), avait été enfoncée.

Dans le dernier tiers du premier millénaire, l’invasion des Mahométans différait de celles des Goths, des Huns ou des Scandinaves (les vikings) dans la mesure où ils étaient porteurs d’une religion monothéïste  totalitaire et égalitariste mélangeant  judaïsme primitif et hérésies chrétiennes, et fondée sur le pillage, la déportation et la mutilation des populations conquises et asservies à la manière des habitants du désert.
Il s’agissait d’une guerre globale sans frontières menée à l’origine par quelques chameliers fanatisés par l’appétit de conquête sur le reste divisé du monde (empire byzantin, empire perse, royaume Wisigoth, empire franc etc.) et qui avaient entraîné dans leur sillage non seulement les laissés pour compte sans ressources qui voyaient en eux leurs libérateurs mais aussi  les  nobles opportunistes qui avaient su retourner leur casaque pour conserver leur place.

C’est ainsi que le gouverneur Longinus Cassius, en Espagne, après avoir servi les Wisigoths, est devenu l’émir Moussa Cassio en épousant l’une des descendantes de Mahomet. Il est l’un des ancêtres de Blanche de Castille, aïeule des rois de France.

Qu’en est-il aujourd’hui avec la refondation du Khalifat qui, s’il s’étend jusqu’au Pakistan, sera en possession de l’arme nucléaire ?

La hiérarchie catholique, désormais obligée de donner un réponse aux attentes de leurs fidèles, reste divisée, mais un évêque s’est engagé dans ce sens et analyse la situation des Chrétiens dans le monde actuel.

Conférence de Carême de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées, du 9 mars 2015, en la chapelle Notre Dame du Bon Secours :

« Une nouvelle guerre de religion ?

Quel drôle de titre pour une conférence de carême !

Je ne suis ni sociologue, ni politologue, ni polémologue. La conférence de carême de ce soir participe néanmoins totalement de ma mission d’évêque. Un évêque ne parle pas que de Dieu et de l’Eglise mais aussi du monde.

Le concile Vatican II l’explique très clairement et donne la méthode pour comprendre le monde : « Pour mener à bien cette tâche, l’Eglise a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Evangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques. » (Gaudium et Spes, 4) Un peu plus loin, il ajoute : « … La foi, en effet, éclaire toutes choses d’une lumière nouvelle et nous fait connaître la volonté divine sur la vocation intégrale de l’homme, orientant ainsi l’esprit vers des solutions pleinement humaines. » (Gaudium et Spes, 11)

La conférence de ce soir voudrait nous aider à remplir cette mission de l’Eglise aujourd’hui en France : scruter puis interpréter en vue de répondre aux questions éternelles de l’homme par des solutions pleinement humaines.

1. Scruter : une nouvelle guerre de religion

Observons attentivement le monde pour ne pas nous emballer sur des tigres de papiers ou des sous-évaluations d’événements pourtant considérables. Or, non seulement le monde est compliqué mais on redouble sa complexité par un langage déraisonnablement incorrect. Ainsi on nous retient de parler d’ « Islamisme » au motif que nous ferions des amalgames. Le français, jugé incapable de réfléchir par lui-même, ne serait-il plus capable que de faire des distinctions évidentes ! C’est irritant pour notre amour-propre. Mais ce qui est outrageant pour la raison, c’est que le discours, dans le même temps, nous explique que la laïcité est menacée. L’homme que je suis s’interroge : pourquoi la laïcité est-elle menacée si aucune religion n’est impliquée dans les attentats ?

Regardons les faits, examinons-les de près en toute objectivité.

Au cours de ces cinq dernières années, dans le monde s’allument des foyers nouveaux de guerres nouvelles. Les révolutions arabes, la persécution des chrétiens en Inde ou au Sri Lanka, les horreurs de Boko Haram au Nigéria, la guerre sans nom de Daesh en Irak et en Syrie et tant d’autres brasiers de violence et d’horreurs comportent tous une question religieuse à un titre ou à un autre. La religion fait systématiquement son apparition comme cause explicite de ces nouvelles guerres. Subitement des millions de chrétiens découvrent qu’ils ne peuvent pas être indiens s’ils ne sont pas hindous. Des millions de coptes découvrent qu’ils ne sont pas de vrais égyptiens parce qu’ils sont chrétiens etc. La liste est longue : le Vatican connaît aujourd’hui 139 pays où les chrétiens subissent des persécutions ! Comme l’écrit Timothy Radcliffe dans « Le livre noir de la condition des chrétiens dans le monde » : « La religion fait un retour spectaculaire au centre de la scène qu’aucun politicien ne peut plus se permettre d’ignorer. » (p. 809)

Une nouvelle guerre de religion se déplie autour de nous et chez nous.

C’est une guerre parce que ses buts sont politiques : si les motivations sont religieuses et si les moyens sont terroristes, les buts sont politiques. Que nous le voulions ou pas, c’est bien une guerre car ce qui est visé n’est peut être pas immédiatement l’occupation d’une terre mais certainement la déstabilisation ou la réorganisation de la Cité. Il ne s’agit pas d’un terrorisme de gang aux visées financières mais d’un terrorisme à buts politiques : certains hommes, groupes ou Etats veulent s’assurer que leur religion dicte intégralement la forme de la société, la forme de vie personnelle ou sociale, vestimentaire ou sociétale, économique et politique. C’est le caractère totalitaire d’une religion qui investit aujourd’hui le champ de la guerre à titre de source première et de but ultime. Par totalitaire, j’entends un mouvement, au final politique, s’imposant contre la responsabilité humaine. Il veut l’attaquer puis la submerger par l’infantilisation, par la force ou par la séduction. Nous prêchons, nous chrétiens, une religion « totalisante », ce n’est pas du tout la même chose : dans le respect et dans le salut de la liberté responsable de chacun, elle investit tout l’homme par des vertus qui ne se juxtaposent pas aux autres vertus humaines mais qui les soulèvent et les complètent : la foi, l’espérance et la charité.

Cette guerre est partiellement nouvelle par les moyens mis en œuvre. C’est une lutte essentiellement conduite par le terrorisme : si les motivations sont explicitement religieuses, les moyens sont efficacement terroristes. Le terrorisme se définit par les moyens utilisés : tuer directement des innocents pour faire peur, privilégier les cibles non combattantes mais significatives etc. Mais ces moyens ne sont ni exclusifs ni vraiment nouveaux: Daesh combine ce terrorisme avec des moyens tactiques plus classiques en Irak et en Syrie (chars, conquêtes etc.). Et le terrorisme n’a pas attendu la religion pour noircir nos sociétés : IRA en Irlande, ETA en pays basque etc.

Cette guerre est vraiment nouvelle par son aspect transnational ou globalisé.

Non pas mondial, comme nous l’avons vécu deux fois en trente ans lors de 14-18 puis 39-45. Non pas international comme un ensemble de nations contre une nation ou contre une force de déstabilisation. Pensons à nos interventions sous casques bleus au nom de l’ONU dans les Balkans. Mais un conflit qui se moque des frontières. Le nouveau rapport de force s’établit de façon transnationale : avant-hier au Canada ou aux Etats unis, hier à Paris, aujourd’hui à Copenhague… A peu près tous les continents ont été touchés ou sont susceptibles de l’être par l’Islamisme : Océanie avec l’Australie, Afrique, Amérique (le 11 septembre 2001), Europe et bien entendu Asie avec le Pakistan etc. A regarder les points touchés, il en ressortirait une impression de « désordre » si on les analyse avec la grille habituelle, celle de conquêtes territoriales. En réalité, cette guerre se fiche du terrain : elle peut même frapper « chez elle » broyant les populations mêmes où ces leaders vivent et naissent (Pakistan, Afghanistan par exemple).

Nous gagnerions à nommer cette guerre « guerre globalisée », de ce nom qui fait froid dans le dos, « la globalisation ». La globalisation, c’est à dire la marche triomphale, accélérée par le numérique (Internet), d’une économie à taille terrestre, d’une promotion scientifique et technologique à l’échelle mondiale, mais surtout d’une uniformisation de la pensée par la diffusion universelle des mêmes codes mentaux. Cette globalisation me paraît être le terrain propice pour cette guerre naissante. Il ne s’agit pas ici de thèse altermondialiste ou écologique encore moins nationaliste. Il s’agit de prendre conscience de cet effritement des frontières, politiques ou mentales qui autorise toutes les circulations : des biens, des maux et des idées.

Mais cette lutte est surtout nouvelle par l’implication explicite de la religion qui la fait naître et qui l’achève. La religion, qu’on le veuille ou non, est mêlée à cette violence armée parce qu’elle est nommément la motivation de ces guerres. Là réside la vraie nouveauté de ce qui nous advient. Et la méconnaissance volontaire de la vie religieuse par nos élites rend sa perception difficile. Et il va de soi que l’on combat mal l’ennemi qu’on a mal identifié.

On a parlé de « choc de civilisations » : avec raison, beaucoup s’opposent à cette expression. En réalité, les civilisations ne sont pas impliquées comme telles : la preuve en est que cette « guerre de religion » s’étend sans merci à des hommes de même civilisation, de même race ou de même langue (arabe par exemple ou indienne). La destruction d’œuvres d’art de civilisations disparues en Afghanistan ou en Irak montre clairement que la lutte est avant tout idéologiquement religieuse et religieusement idéologique. Ce n’est donc pas un choc de civilisations mais une nouvelle guerre de religion. Ce qui a pu laisser croire à un « choc des civilisations » tient à ce qu’il y a un choc idéologique inouï, nous l’analyserons dans la deuxième partie, un affrontement non pas entre l’Occident et l’Islam mais entre deux idéologies, l’une islamiste, religieusement dévoyée et l’autre laïciste, occidentalement détournée. Il se fait que la première est née en Islam et que la seconde provient de l’Occident.

La guerre de religion que nous nommons ne se revendique pas comme visant d’autres religions en tant que telles. Il ne s’agit pas d’un affrontement de dogmes. En ce sens, ce n’est pas une guerre des religions entre elles comme si l’une s’opposait symétriquement à l’autre. Ici, des croyants d’autres religions ou des croyants de la même religion sont visés non à cause de leur dogme mais à cause de leur existence même. Leur existence de citoyen contredit la religion des agresseurs. Ces nationalismes religieux d’un genre nouveau trient la population en fonction de leur religion, gardent ceux qui en sont dignes et éliminent les autres : derrière la prétendue sauvegarde d’une culture, se met en œuvre des racismes religieux. Ces racismes s’exercent aussi entre croyants: l’islamisme a fait plus de victimes musulmanes qu’occidentales (par exemple en Afghanistan).

Dans tous ces cas, il y a une constante : la juste relation entre le politique et le religieux est attaquée. Sur ce point nous sommes d’accord avec les discours ambiants : la laïcité est en péril dans cette guerre nouvelle à flambée religieuse.

2. Interpréter : un conflit entre deux idéologies

L’établissement des faits ne suffit pas : il nous faut aussi les interpréter, essayer d’en voir les tenants et les aboutissants à la lumière de la foi. L’apparition de cette nouvelle guerre ne serait-elle qu’une naissance spontanée ou, au contraire, ne serait-elle pas née comme opposition (terrible) à une idéologie pernicieuse contre laquelle elle se dresserait ? Il s’agit maintenant non plus de décrire mais de voir quelles forces invisibles traversent la réalité scrutée…

Comme dans toute guerre, on doit chercher les deux camps. Dans toute guerre, il y a au moins deux camps. Ou, pour le dire autrement, deux champs de force traversent cette lutte et va la rendre de plus en plus vive. Qui affrontent qui ? Nous l’avons dit plus haut, deux idéologies s’affrontent dont l’une est souvent assimilée à l’Occident et l’autre à l’Islam. Cette vision est courte. Donc fausse.

Regardons les choses plutôt à partir de l’évangile selon saint Mattieu au chapitre 8. A ce moment-là de l’histoire de Jésus, il a autour de lui ses premiers disciples mais aussi ses adversaires, encore masqués mais déjà agissants dans l’ombre. La situation est grave. Il décide alors de changer de rive au bord du lac de Galilée. Jésus souhaite ainsi se mettre au calme pour analyser la situation avec ses disciples : il cherche à leur donner une interprétation évangélique des faits. Or que se passe-t-il ?

« Les disciples avaient oublié de prendre des pains et ils n’avaient qu’un pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Ouvrez l’œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d’Hérode ! » Et eux, de faire entre eux cette réflexion, qu’ils n’ont pas de pain. » (Mt 8, 14 à 16)

Une remarque d’abord. Obsédés par leur mauvaise préparation logistique, les disciples n’écoutent plus le Christ. L’effet de ce passage est saisissant : obnubilés par leur faim future, les hommes ne prennent pas au sérieux ceux qui tentent de leur décrire les vraies forces qui traversent aujourd’hui leur société et qui conduiront à la catastrophe si on les laisse agir ! Et nous en sommes là en France : nous mangeons à notre faim mais les préoccupations de l’immédiat nous interdisent d’écouter au-delà des promesses d’un « point de croissance » économique. Or écouter le Christ n’était pas si compliqué que cela dès que nous nous intéressons au présent. Le Christ veut qu’ils écoutent sa lecture du monde au présent en laissant le souci du lendemain.

Que dit-il ? En face de l’homme et agissantes contre lui, il y a deux forces nommées « levain » car elles agissent de façon cachée et intérieure : la force du religieux durci, les Pharisiens, et la force du politique raidi, Hérode. Entrons maintenant en matière. Déclinons cette analyse dans ces temps qui sont les nôtres. Qui sont les pharisiens d’aujourd’hui ? Qui est Hérode aujourd’hui ? Quels sont les adversaires en présence ?

Je complète dès maintenant la thèse énoncée plus haut :

a. Des idéologies traversent le monde global.

Ne pensons pas à des pays qui se combattent. Ni même à des factions qui s’opposeraient pour des religions ou des cultures. Les deux adversaires qui s’affrontent sur notre sol et de partout dans le monde s’incarnent dans des hommes voire des clans, c’est certain : il y a bien des frères Quouachi, des réseaux al Quaïda. Mais en réalité, en eux, derrière eux, œuvrent des esprits mauvais, purs esprits séparés des réalités et de l’expérience ; ce sont des idéologies malignes toutes les deux, entre lesquelles nous nous situons.

Dans la Bible, ces idéologies et leur mode de transformation du monde par influence secrète sont nommés « levain ». « Ouvrez l’œil et gardez-vous du levain des Pharisiens et du levain d’Hérode ! » (Mc 8, 15) prévient Jésus.

Par idéologie, j’entends bien désigner une façon de penser qui induit une manière d’agir déconnectée de l’expérience et de l’histoire. Elle naît hors de la réalité et elle veut faire rentrer cette réalité dans ses cadres préconstruits. C’est en quoi elle est terrifiante : le bon sens lui est totalement étranger et quand la réalité la dérange, elle la change. Ainsi cette propension qu’a l’idéologie de transformer l’histoire, lieu privilégié de la propagande, et de ne jamais regarder la réalité en face. Il n’y a pas d’honnêteté dans l’idéologie. Voilà le fond du problème : elle nie les faits quand ils ne rentrent pas dans ses cases. Elle coupe les têtes ; elle déteste les hommes de terrain qui osent dire ce qu’ils voient et ce qu’ils sentent et ce qu’ils vivent.

Comme un levain travaille et transforme de l’intérieur, de façon cachée, l’idéologie ne suppose pas nécessairement au départ une force politique. Elle n’a pas besoin de forces étatiques. C’est d’abord une force s’exerçant sur les esprits. Voilà pourquoi la violence qu’elle génère pour gagner les esprits prend la forme du terrorisme. Terrorisme de la poudre ou terrorisme de la pensée. Sous le régime soviétique, les deux formes étaient utilisées avec un grand bonheur. Pourquoi le terrorisme ? Parce que l’idéologie vise à plier les esprits par influence. Par exemple, rien n’est aussi contagieux que la peur. L’idéologie veut gagner les esprits par la peur. La peur corrode les cœurs ; la terreur tue quelques personnes certes, mais l’important est ailleurs : l’important ce sont les millions de vivants non pas touchés par les balles mais couchés par la peur. La peur inhibe l’intelligence ; la peur déstabilise nos raisons et nos confiances. La peur déséquilibre l’homme et le soumet mieux que la violence corporelle.

Par peur nous devenons capable de faire n’importe quoi. De renoncer à notre dignité d’homme.

b. Le premier camp : l’idéologie religieuse ou le levain des pharisiens.

Le Christ nomme ce camp : le levain des pharisiens. Les pharisiens représentent en son temps, les hommes d’une religion durcie. C’est bien ainsi que les évangiles nous les montrent. Applicateurs rigoureux d’une loi détachée du bon sens, ils ne craignent pas de manquer à l’humanité simple de leur prochain. Au nom de Dieu, ils négligent leurs propres pères et tueront un innocent. Au premier siècle, les zélotes et les sicaires représentent la frange politique armée de ce durcissement. Mais la partie strictement religieuse n’est pas moins corrosive.

Cette première idéologie saute aux yeux immédiatement parce qu’elle s’exprime par une violence meurtrière. Il s’agit du terrorisme à revendication religieuse, chez nous un islamisme. En Inde, l’hindouisme fournit la matrice d’une éradication de toutes autres formes religieuses sur la terre indienne.

Le levain des pharisiens, c’est l’idéologie des purs et des durs, d’abord critiques puis sectaires enfin meurtriers. La volonté d’éradiquer les « méchants » au nom de Dieu avec les moyens du politique. Seuls les « bons » doivent survivre. Les autres on les tue ou on les expulse.

C’est l’idéologie de la caricature de Dieu au mépris de l’homme.

Derrière les meurtres au nom de Dieu se cache toujours la jalousie de Caïn : en fait, Caïn veut plaire à Dieu et n’y arrive pas car son cœur est trouble. Et sa colère contre un Dieu qui lui apparaît comme un juge inique, il la retourne contre son frère. En se méprenant sur Dieu, il tue son frère. La violence fuse en face de Dieu mais elle déborde sur l’homme. A la base, il y a donc la colère, la colère devant le sentiment d’une injustice, la grande colère qui tourne à la haine. Et la haine pousse au meurtre. Et le meurtre à la guerre.

L’esprit de Caïn est troublé par la colère et le meurtre. Quand Dieu l’interroge sur son frère, il répond : « suis-je le gardien de mon frère ? » Est-il frère ou gardien de son frère ? Pour lui, il ne pense même plus à être simplement le frère de son frère… C’est la religion de la colère contre Dieu qui s’achève en assassinat du frère.

c. Le deuxième camp : l’idéologie laïciste ou le levain d’Hérode.

Cette religion de la laïcité (car elle se définit elle-même ainsi) s’exerce rarement chez nous par des violences physiques ou des actes terroristes. Pour autant la manipulation des medias, le détournement des vertus éducatives, les relégations arbitraires sont ses armes habituelles. Hérode en est le symbole. Hérode, roi de Galilée, le politique que nous connaissons par l’Evangile, fait couper la tête à Jean-Baptiste à cause d’une promesse faite dans l’ivresse du plaisir.

Le récit de saint Marc au chapitre 6 est très clair :

« Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.

Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. » Le roi fut vivement attristé contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.»

Il s’agit bien d’une forme d’athéisme pratique qui se sent menacée dans sa renonciation à l’éthique. Un athéisme pratique qui joue son va-tout contre la morale et la religion représentée par Jean. Il est intéressant de noter que la problématique du mariage est au cœur de la réaction d’Hérode. De façon ramassée, cette scène évangélique dit tout de cette terrible posture idéologique : contre son sentiment, Hérode exécute Jean à cause d’un mécanisme qui promeut un humanisme caricatural. Même la fidélité à sa promesse est une imposture : elle tient de la logique du drogué ou de l’ivrogne : comment pourrait-il donner la moitié de son Royaume ?

Il s’agit bien d’un athéisme : Dieu est éliminé de toute conscience et réalisation publiques. Peu lui importe que Dieu subsiste dans quelque recoin individuel pourvu qu’il n’imprime aucune marque à l’action visible dans la rue, dans le métier, dans la vie civile… Hérode se moque de Dieu comme ce juge inique dont parle Jésus dans la parabole de la veuve importune : « J’ai beau ne pas craindre Dieu et n’avoir de considération pour personne… » (Luc 18, 4). Mais c’est un athéisme qui ne se dit pas et qui avance sous couvert de progrès alors qu’il n’est qu’une religion parmi les autres, la religion de la laïcité.

Ainsi l’Evangile éclaire cette guerre. Il s’agit bien d’une guerre de religion, entre deux idéologies religieuses : à l’idéologie religieuse de la caricature de Dieu au mépris de l’homme s’oppose l’idéologie religieuse de la caricature de l’homme au mépris de Dieu.

L’affrontement n’est donc pas entre chrétiens et musulmans ou entre bouddhistes et musulmans : mais entre une conception politique de la religion et une conception religieuse de la politique. Toutes les deux contredisent la belle et bonne laïcité, héritée de 20 siècles de christianisme, dégradée en laïcisme, érigée en religion ou niée par elle. Le mot laïcité répété comme un mantra ne dit plus une juste relation entre le politique et le religieux mais il désigne un rapport d’exclusion de tout religieux ou de tout politique. Pouvons-nous répondre à tout cela ?

3. Répondre : l’incarnation de Dieu

Et nous que devons-nous faire ? Il nous faudra peut-être prendre les armes si telle est notre mission. Mais soldats, citoyens, mères de famille, nous avons tous une autre lutte à conduire autre que la lutte politique, militaire ou sécuritaire qui traitent les symptômes mais pas les causes.

Il y a urgence : les juifs et les chrétiens sont et seront les premières victimes de ce terrible affrontement des deux idéologies. Pour une raison très simple : les deux camps assimilent les chrétiens à l’autre camp, aux ennemis à abattre. Mais, dans le même temps, les chrétiens se savent porteurs d’une étonnante bonne nouvelle, de la réponse adéquate à ces questions terrifiantes.

Que dire ? Que faire ? Quatre leçons pour notre Carême.

a. Refuser toute idéologie.

Ne tombons pas dans le panneau des idéologies désignées plus haut. Ne nous laissons pas prendre par une idéologie quelque proche de notre pensée soit-elle. Nos esprits aussi peuvent être brouillés car nous respirons l’air de notre temps. « Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle puisque vous êtes des azymes… Célébrons la fête non pas avec du vieux levain, ni un levain de malice et de méchanceté, mais avec des azymes de pureté et de vérité. » (1 Cor 5, 7-8) Précisons notre appartenance et nos solidarités humaines : une chose d’être et de se dire solidaire d’une nation, autre chose d’en partager tous les poisons. J’aime la France et je suis prêt à mourir pour elle. Pour autant je ne suis pas obligé d’adhérer à tous les vents empoisonnés qui la traversent. Saint Paul oppose même le levain de malice à l’azyme de pureté et de vérité. Il y a là une belle leçon : d’une façon générale et universelle, l’homme n’a pas à suivre une idéologie mais il doit s’attacher à la vérité fruit de l’expérience et de la raison. La foi n’est pas une idéologie parce qu’elle se trouve confirmée par la raison de l’homme et l’expérience de Dieu.

b. L’incarnation du Christ : une humanité concrète.

Pour résister à l’idéologie, rien de tel que l’enseignement du Christ : la vérité du Christ offre la vraie réponse à ce monde pénétré de guerres. Par son incarnation, il nous presse d’aller à l’homme concret, individuel et de ne jamais servir l’Humanité en général. Le bon sens de l’amour du prochain s’incarne dans la bonté. Or la bonté ne recherche pas à faire le bien en général ; elle regarde très précisément tel homme concret dont elle porte la blessure avec lui. Jésus parle de l’amour du prochain, celui dont on ignore la religion mais qui se trouve sur notre route. Tout le reste nous fait perdre notre temps. Etre bon avec l’homme avec qui nous partageons le chemin.

c. Tenir ensemble l’homme et Dieu

Vrai Dieu et vrai homme, le Christ valide la possibilité réelle de ne pas faire le choix entre l’homme et Dieu. Ni Dieu sans l’homme concret, ni l’homme sans Dieu transcendant. L’Esprit du Christ nous force à tenir ensemble deux réalités qui ne sont pas deux idées : l’homme et Dieu.

La connaissance et l’annonce du vrai Dieu coïncident avec la conna issance et la reconnaissance de l’homme. C’est un même mouvement, un même combat, une même confiance. Nous n’avons pas à choisir entre Dieu et l’homme, comme on cherche à nous le faire croire de tous bords. Nous n’avons pas à choisir Dieu aux dépends de l’homme. Ou choisir l’homme aux dépends de Dieu. Notre religion chrétienne nous propose les deux en même temps : le camp de Dieu, c’est aussi celui de l’homme. On ne paie pas sa foi en Dieu de la mort de l’homme. On ne paie pas sa foi en l’homme de la mort de Dieu. Toutes ces oppositions sont factices, récentes (nées au XIX siècle) et lorsqu’elles tournent à la caricature, elles deviennent féroces, terribles, mortifères.

d. Le choix du chrétien : entre la vie et la mort

Pour autant, il y a bien un choix à faire. Car il y a dans la Bible comme dans nos vies une autre alternative, un autre choix que celui que voudraient nous imposer les idéologies antagonistes. L’alternative est la suivante : « Choisis la vie ou la mort. Choisis l’amour ou la haine. Choisis le bien ou le mal. » Là est pour nous aujourd’hui, au cœur de la tourmente qui naît sous nos yeux, le vrai choix.

Dt 30, 15 à 20 : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. … Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui. »

Cf. Ps 33 ;

Les idéologies résistent aux idéologies. Mais elles succombent devant la vraie foi, science de la vie et de la vie éternelle. Entrons de plain-pied dans ce choix pour la vie et nous serons les pourfendeurs silencieux mais efficaces de cette guerre nouvelle de religion. »

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