17 août, 2018

Fête culturelle sur la plage d’ Audresselles 24-26 août 2018

Fête culturelle sur la plage d' Audresselles 24-26 août 2018 dans art
Andreas Dilthey Karl-Friedrich-Str. 157 52072 Aachen
www.andreasdilthey.de architecture@andreasdilthey.de
Andreas Dilthey, architecte dont le cabinet est à Cologne, organise la 16ème Fête Culturelle les 24-26 août 2018 à Audresselles.
Il invite les artistes plasticiens de toute nationalité à se joindre à son équipe pour réaliser des œuvres éphémères sur la plage.Jeudi 16 août après-midi, Andreas et son équipe sont arrivés à Audresselles, dans sa maison place du détroit (en face de l’épicerie).

Il compte travailler ensemble sur la plage avec les artistes qui viendront.

8 juillet, 2018

Audresselles: les Témoins de Jehovah plient bagage

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 11:38

Michel Brusel, le sympathique ancien évêque (1) des Témoins de Jéhovah du secteur de Calais dont fait partie Audresselles, vient de  quitter le Pas-de-Calais pour rejoindre Lille, en raisons d’obligations familiales.

En effet, contrairement aux autres organisations religieuses, les congrégations des Témoins de Jéhovah ne rémunèrent pas leurs adeptes engagés ni leur clergé et ne peuvent donc pas les nommer autoritairement à un poste ni les empêcher de déménager. A l’exception du centre de Brooklyn où ils reçoivent un salaire.

Michel Brusel, ancien catholique engagé, était devenu « témoin de Jéhovah » après son service militaire sur les conseils du curé de Senlecques déçu par la direction prise par l’église catholique après 1968 (2). Il  entretenait un dialogue très ouvert avec plusieurs prêtres et quelques fidèles catholiques de la paroisse ND des Flots sans néanmoins en avoir converti à ses idées en matière de religion, proche de celle des Ariens, considérées  officiellement comme hérétiques depuis le 20 mai 325.

Comme les Mormons, l’église de la Scientologie et autres églises baptiste, épiscopalienne, évangélique fondamentaliste, ainsi que les associations de motards dont les engins portent des marques maçonniques, les Témoins de Jéhovah ont toujours été utiles aux gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique pour accréditer auprès des populations intellectuellement limitées des pays extérieurs que le gouvernement de Washington  représente l’empire du Bien comme l’hostie « représente » le corps du Christ et que le drapeau « Stars & Stripes » est l’unique symbole de la Liberté.

M. Brusel est venu dire au revoir à ses relations d’Audresselles, accompagné d’ une jeune femme blonde de Calais, issue de plusieurs générations de Témoins de Jéhovah et qui ignorait, jusqu’à son passage à Audresselles, que les Catholiques lisaient la Bible.

(1) « évêque » est la contraction d’un mot grec qui signifie « surveillant » comme « flic » d’un autre mot grec qui signifie « gardien ».

(2) Le cardinal Casaroli, secrétaire d’Etat du Pape Paul VI (pape de 1963 à 1978), c’est-à-dire son Premier ministre, considérant que l’Union Soviétique allait dominer l’Europe entière, avait entamé une politique de soumission à Moscou, y compris dans la rédaction des manuels de catéchisme à l’usage des enfants où la date anniversaire de la mort de Lénine était indiquée. Le Pape Jean-Paul II, qui avait le sens de l’humour, a contraint le vieux cardinal à la palinodie avant qu’il ne prenne sa retraite, mais il a fallu une douzaine d’années après la mort de Paul VI avant que Lénine ne disparaisse des catéchismes catholiques.

 

19 juin, 2018

Les Catholiques doivent-ils soutenir l’Iran ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion,Syrie — dompaul @ 15:52

François Nicoulleau a été ambassadeur de France en Roumanie et en Iran. Il nous livre ci-dessous sa vision du dossier nucléaire de l’Iran. Toutefois, à la lecture de son texte où il essaye de trouver une solution négociable entre l’Iran et Donald Trump et les états sujets des Etats-Unis en Europe, appelés improprement alliés, il reste prisonnier du schéma classique de l’actuelle diplomatie française qui consiste à soutenir les seuls intérêts à court terme de l’Arabie Saoudite et accessoirement d’Israel.

Pour l’instant, dans les chancelleries occidentales, personne n’a songé que l’Iran avait du mal à accepter que ses voisins frontaliers ou très proches: la Russie, l’Inde mais surtout le Pakistan, disposent de l’arme nucléaire. Si des extrémistes sunnites prennent le pouvoir au Pakistan, rien ne pourrait les arrêter pour attaquer les Iraniens chiites.

Second point: La Russie, le gouvernement légitime de Syrie (de Bachar Al Assad) et l’Iran, sont les seuls à protéger les fidèles et le clergé des églises chrétiennes du Moyen-Orient contre les milices sunnites fanatiques dites « modérées », genre Al-nosra, qui égorgent les chrétiens, brûlent leurs églises et sont soutenues par l’Arabie Saoudite, le Qatar et le gouvernement français. L’Iran fait même restaurer les monastères chrétiens de son territoire (surtout au nord), comme le grand monastère Saint-Etienne, et aide les communautés monastiques à s’y réinstaller. Evidemment, il ne soutient pas le mariage des gays ni la PMA.

Plutôt que de donner quelques sous à des organisations caritatives dont 66% déductibles des impôts, dans le but illusoire d’aider leurs frères orientaux persécutés,les Chrétiens européens, qu’ils soient catholiques ou orthodoxes, devraient donc logiquement se sentir plus proches des intérêts de l’Iran que de ceux du Pakistan, de l’Arabie saoudite où la conversion au Christianisme est punie de la peine de mort.

mardi 12 juin 2018

TRUMP, MACRON, ROUHANI : UNE TRIANGULATION IMPOSSIBLE ?

 

par François Nicoulleau

Rude école pour Emmanuel Macron que la gestion du dossier iranien. Il y découvre toutes les chausse-trappes de la diplomatie dans le paysage tourmenté du Moyen-Orient. En septembre dernier, à l’Assemblée générale des Nations-Unies, il avait présenté, en un hymne au multilatéralisme, sa vision alternative à la ligne de Donald Trump, qui, la veille, à la même tribune, avait décrit l’accord nucléaire de Vienne comme « l’un des pires et plus biaisés » jamais conclus par les États-Unis. Le Président français propose alors au contraire de le protéger, tout en évoquant la nécessité de trouver des solutions à l’expiration dans le temps de ses principales dispositions, ainsi qu’aux menaces soulevées par l’activité balistique iranienne.

Sauver l’accord de Vienne

Puis, à la mi-octobre, quand Donald Trump « décertifie » l’accord de Vienne, geste présenté comme un premier pas vers un retrait des États-Unis, Emmanuel Macron, au cours d’une conversation avec le Président iranien, Hassan Rouhani, confirme à nouveau l’attachement de la France à l’accord. Il fait aussi état de la nécessité de « dialogue » et de « progrès » sur le programme balistique iranien et les questions de sécurité régionale. Il annonce la prochaine visite à Téhéran de son ministre des affaires étrangères pour évoquer ces sujets. Le service de presse de l’Elysée précise enfin qu’« un déplacement en Iran du président français, à l’invitation du président Rouhani, a été envisagé ». Cette information – ce serait la première visite d’un dirigeant occidental majeur sous la République islamique – soulève alors beaucoup d’attentes.

En novembre, le Président français, au cours d’une conférence de presse à Dubaï avant de se rendre à Riyadh pour y faire connaissance du Prince héritier, Mohammed ben Salman et tenter de régler le cas Hariri, défend fermement la relation franco-iranienne, réaffirme son attachement à l’accord de Vienne, mais souligne la nécessité de le compléter « avec deux piliers, une négociation sur l’activité balistique de l’Iran, avec des sanctions si besoin, et une discussion stratégique encadrant l’hégémonie iranienne dans toute la région ». Le glissement sémantique perceptible dans l’usage des mots « négociation », « sanctions », « hégémonie », provoque un sursaut à Téhéran, où l’on considère ces sujets comme non-négociables. Le ton tend à s’aigrir. Si les propos officiels restent mesurés, il n’en est pas de même dans les milieux d’opposition au Président Rouhani, d’autant que quelques jours plus tard, Emmanuel Macron invite publiquement l’Iran à adopter « une position moins agressive au Proche-Orient ». Le dialogue se poursuit mais les propos à l’emporte-pièce commencent à voler. En décembre, Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères, lance dans une émission télévisée : « La présence iranienne et la volonté iranienne de faire un axe de la Méditerranée à Téhéran, non ! ». Quelques jours plus tard, Ali Akbar Velayati, conseiller diplomatique du Guide suprême, confie à une agence de presse : « Si la France veut conserver sa crédibilité internationale, elle ne devrait pas suivre aveuglément les Américains… le Président français se comporte en ce moment comme le caniche de Donald Trump ».

Glissement vers le bas de la relation

Malgré ces échanges peu amènes, la visite de Jean-Yves le Drian à Téhéran pour évaluer l’opportunité d’une visite du Président est maintenue. Il s’y rend en mars mais se heurte à un mur dès qu’il évoque la possibilité d’une négociation sur le balistique ou le rôle de l’Iran dans la région. Il est symptomatique qu’Ali Shamkani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, le reçoive en grand uniforme d’amiral (un an avant, il était en civil pour recevoir son prédécesseur Jean-Marc Ayrault). Le ministre français conclut sobrement qu’il y a « encore beaucoup de travail à faire ». L’on ne parle plus d’une visite du Président.

A la mi-avril, la relation se dégrade encore avec les frappes françaises en Syrie, aux côtés des Américains et des Britanniques, pour punir – plutôt symboliquement – Bachar el Assad de son dernier usage de l’arme chimique. Le Guide suprême, Ali Khamenei, accuseles dirigeants des trois nations d’avoir commis un crime majeur. Même si les canaux de communication sont maintenus, la relation touche un point bas.

Convaincre Trump de rester dans l’accord

Les choses se passent-elles mieux du côté de Donald Trump ? Fin 2017, début 2018, les Européens se sont affairés pour définir avec les Américains les mesures qui pourraient être prises pour les convaincre de demeurer dans l’accord de Vienne. Les trois pays parties à l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, poussent l’Union européenne à la prise de nouvelles sanctions contre l’Iran, mais peinent à convaincre leurs partenaires. Emmanuel Macron, pour sa part, confiant dans la relation personnelle qu’il a tissée avec Donald Trump, se rend fin avril à Washington avec l’espoir de l’amener à revenir sur son intention de quitter l’accord. Il va loin dans sa direction en évoquant un processus fondé sur « quatre piliers » : renforcement de l’accord actuel, prolongation de ses dispositions dans le temps, « endiguement de l’influence militaire » de l’Iran dans sa région, « surveillance de son activité balistique ». Mais rien n’y fait, le 8 mai, Donald Trump sort de l’accord.

D’une séquence à l’autre

Quelles leçons tirer de tous ces efforts ? Après coup, il est aisé d’expliquer pourquoi ils n’avaient aucune chance d’aboutir. Mais Trump aurait pu retarder une fois de plus son choix, ou encore assortir le retrait américain d’atténuation de ses effets sur les entreprises européennes. Ceci aurait alors été salué comme une victoire de la diplomatie française. Finalement, les positions des antagonistes se sont révélées irréconciliables. Côté iranien, il était inutile d’espérer convaincre la République islamique de modifier l’accord de Vienne ou de négocier un élément crucial de souveraineté et de défense nationale comme son programme balistique. L’évocation de possibles sanctions pour la faire céder a fait le reste. Un regard sur l’histoire de ce pays, sur la façon dont il se crispe sous la pression, aurait évité de se nourrir d’illusions. Côté États-Unis, l’affaire a révélé ce qui n’était pas forcément concevable au départ, à savoir la haine viscérale de Donald Trump à l’égard d’Obama, le menant à effacer, quel qu’en soit le prix, les traces de son prédécesseur dans l’histoire : l’« Obamacare », l’accord avec l’Iran.

Cette séquence close, s’en ouvre une autre au moins aussi difficile, présentant une équation à trois lourdes inconnues : comment éviter une guerre commerciale avec les États-Unis, tout en maintenant l’Iran dans l’accord nucléaire par suffisamment de commerce et d’investissement, sans mettre en péril l’unité européenne ? Que l’on parle en cette affaire de l’isolement de l’Amérique rappelle la célèbre manchette du Times (d’ailleurs apocryphe) : « Brouillard sur la Manche, le continent isolé ». En cette affaire, hélas, l’Europe, pour le moment, semble plus perdue dans le brouillard que l’Amérique de Trump. Elle a certes réactivé une directive de 1996 censée bloquer en Europe les sanctions américaines, et envisage de recourir à l’arbitrage de l’Organisation mondiale du commerce. Mais la première décision ne vaut que pour les entreprises n’ayant pas d’exposition aux États-Unis, ce qui les soumet de fait à la loi américaine, et la deuxième ne produira ses effets qu’à l’issue d’une longue procédure, si elle aboutit jamais.

Négocier, négocier sans cesse

Il faut bien revenir à la diplomatie. « Le dialogue, encore et toujours. Échanger, tenter de convaincre, sans cesse, pour défendre les intérêts des Français et aussi de tous ceux qui croient que le monde ne se construit qu’ensemble » vient de nous dire Emmanuel Macron à la veille de la réunion du G7. Il a sans doute conscience de faire écho à un illustre prédécesseur, rien moins que le Cardinal de Richelieu, qui écrivait dans son testament politique (il aurait tweeté aujourd’hui) : « négocier sans cesse, ouvertement ou secrètement, en tous lieux, encore même qu’on n’en reçoive pas un fruit présent et que celui que l’on peut en attendre à l’avenir ne soit pas apparent, est chose du tout nécessaire pour le bien des Etats ». C’est bien la situation dans laquelle l’on se trouve aujourd’hui.

Rendre son sens à une visite du Président français à Téhéran

Au sortir de ces généralités, de quelles cartes dispose notre Président pour espérer débloquer la relation de l’Europe, donc de la France, avec l’Iran ? Pas plus qu’un deux de trèfle sur le rôle de l’Iran dans la région, mais là, le temps va peut-être faire son œuvre pour réduire les ambitions de Téhéran. Ses positions en Irak, en Syrie, commencent à donner des signes de fragilité. Et rien n’empêche, au contraire, d’aller dans le sens du discours du ministre iranien des Affaires étrangères quand il prêche pour un dialogue multiforme appelé à déboucher sur « un pacte régional de non-agression ».

Sur le dossier balistique iranien, plutôt que d’appeler simultanément à des négociations et à des sanctions, ce qui répète les erreurs des négociations passées et ne conduit évidemment à rien, mieux vaut, là encore, encourager au multilatéralisme. L’Iran, sur cette question de souveraineté, ne fera de concessions que mutuelles.

Sur le nucléaire enfin, pour tenter de conserver les Iraniens dans l’accord, la France peut d’abord, dans le cadre européen, contribuer à mettre au point un programme ambitieux de coopération et d’investissements dans des secteurs épargnés par les sanctions américaines : l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la protection de l’environnement, l’université. Mais il est inutile de vouloir chercher à réviser l’accord nucléaire actuel, imparfait sans doute, mais comme tous les accords, fondés par nature sur des compromis. Mieux vaudrait, tout simplement, prendre rendez-vous pour le moment où ses principales clauses d’expiration approcheraient de leur terme.

Enfin, une visite du Président français à Téhéran devrait pouvoir être remise dans la balance, si l’Iran de son côté, s’engageait solennellement en cette occasion à continuer à respecter l’accord de Vienne. Un tel déplacement prendrait alors tout son sens.

(publié le 12 juin 2018 par Orient XXI)

 

15 mai, 2018

Gaza: qui est le Vieux de la Montagne ?

Classé dans : histoire,international,religion — dompaul @ 19:44

Au début du second millénaire de l’ère chrétienne, à Alamut, forteresse édifiée en haut d’un piton rocheux, un chef chiite régnait sur une troupe d’Assassins drogués au shit produit dans la région. Pour impressionner les ambassadeurs de ses adversaires venus pour traiter avec lui, la légende veut que, sur un simple signe, il était obéi instantanément par l’adepte qu’il désignait pour se précipiter du haut des remparts. Les Croisés l’appelaient « le Vieux de la Montagne ».

Aujourd’hui, dans le même esprit, un Vieux de la Montagne ordonne à des foules de jeunes Gazaouis de se précipiter dans la bande interdite de sept cents mètres de large en deçà des grillages frontaliers israéliens pour se faire mitrailler par Tsahal.

Sauf que les gémissements des familles gazaouis dont les enfants vont se faire volontairement massacrer,  n’impressionnent absolument pas leurs frères génétiques israéliens (1) qui, du moins selon le prophète Jérémie et Dieudonné M’Bala M’Bala,  s’y connaissent en jérémiades sur leur propre sort. Quand on a l’habitude de gémir sur soi, on ne gémit pas sur les autres car on connaît la musique.

L’actuel Vieux de la Montagne, sans doute situé comme son lointain prédécesseur dans un paysage proche de la Mer Gaspienne et qui tire les ficelles, s’attendrit encore moins sur le sort de ces jeunes ou moins jeunes fanatiques qu’il envoie directement dans l’Autre monde.

La bande de Gaza étant surpeuplée, les quelques dizaines de morts seront rapidement remplacées.

(1) voir: Gaza: des Hébreux tuent des Hébreux. Quel rapport avec Boulogne-sur-Mer ?

12 mai, 2018

Skripal veut retourner en Russie

Classé dans : international — dompaul @ 9:15

Résumé des chapitres précédents: L’ex-colonel  Serge Skripal du GRU (service de renseignement militaire russe), s’était installé en Angleterre après avoir purgé sa peine de prison en Russie pour avoir trahi son pays au profit des services secrets de Sa Majesté moyennant une rémunération de quelque cent mille euro. Le 4 mars 2018, alors que sa fille était venue de Russie pour lui rendre visite, ils ont tous deux fait l’objet d’une tentative d’empoisonnement dont le gouvernement britannique a immédiatement accusé le gouvernement de Vladimir Vladimirovitch et expulsé des diplomates russes.

Trump a fait la même chose et, alors que les services secrets français considèrent que ce n’est pas les Russes qu’il faut accuser de la tentative de meurtre, Macron n’en a pas tenu compte et a immédiatement imité les Anglais et perturbé nos relations diplomatiques avec la Russie contre nos propres intérêts.

Depuis, silence radio. La machine s’est grippée et on entend plus parler de Skripal ni de sa fille sinon pour dire qu’ils ont été soignés. La fille de Skripal veut retourner en Russie. C’est naturel puisqu’elle y habite. Ce qui est nouveau, c’est que Skripal le veut aussi car il préfère être en sécurité dans son pays qu’il a trahi même s’il doit abandonner la pension que lui verse le gouvernement britannique en tant qu’ancien agent de ses services.

Mauvaise idée: Skripal est désormais au secret et sa fille retenue chez les Anglais. Les journalistes n’ont pas accès à eux pour leur demander leur avis et ils n’ont pas intérêt à essayer de s’exprimer publiquement ni de chercher à retourner en Russie sinon les pieds devant.

Voir aussi:

Qui a empoisonné Skripal ? Le mécanisme de l’imposture

Le sort des espions: Theresa May a-t-elle fait empoisonner Skripal ?

1 avril, 2018

Gaza: des Hébreux tuent des Hébreux. Quel rapport avec Boulogne-sur-Mer ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 17:32

L’Etat d’ Israël est en guerre depuis sa création il  y a soixante-dix-ans et  comme il l’avait toujours été jusqu’à sa seconde destruction par Titus en l’an soixante-dix, il y a mille neuf cent quarante huit ans.

Actuellement, les deux millions d’habitants de Gaza, enfermés derrière un rideau de fer dans un quadrilatère de la surface du Boulonnais, n’ont plus qu’un accès de plus en plus restreint à l’eau, à la nourriture et à l’énergie. Il sont même empêchés d’exploiter le gisement gazier qui se trouve dans leurs eaux territoriales par la marine de guerre israélienne.

Nombre des élus du  Hamas, qui gouvernent cette grande prison autogérée, ont une formation culturelle et économique aussi limitée que celle d’un collégien issu d’un établissement du fameux 93.

Depuis quelques jours, ils n’ont rien trouvé de mieux pour faire appel à la conscience universelle que d’envoyer des femmes et des enfants se précipiter en masse vers le rideau de fer pour essayer de le cisailler et d’envahir le territoire israélien.

Evidemment, le gouvernement israélien, contrairement aux gouvernements européens, refuse cette invasion de miséreux pleins de haine destructrice sur son territoire. Il fait donc tirer dans le tas. Comme la plupart des soldats israéliens ont une culture européenne ou américaine compassionnelle, ils tirent dans les jambes des envahisseurs au lieu de leur tirer dans la tête.

Au lieu de régler le problème,ils permettent à la propagande du Hamas de mettre en valeur ses milliers de blessés prêts à revenir à l’assaut au lieu d’enterrer des morts dont la « conscience universelle » a oublié l’existence quelques jours après.
Qui se souvient en effet des civils du Sinaï que les cavaliers blindés de Tsahal tuaient préventivement en passant, au cas où ils auraient été armés, en 1967, sur ordre de Golda Meir ?

Le Hamas, ou plutôt les dirigeants du Hamas qui, évidemment, ne vont pas en première ligne donner l’assaut à mains nues avec les autres, ont annoncé qu’ils allaient faire durer cette tuerie en envoyant des « volontaires » pendant encore trois semaines en espérant que la bonne conscience américaine va intervenir en leur faveur à l’ONU, cette organisation que De Gaulle qualifiait de « ce machin ».

Mais le plus intéressant dans l’affaire apparaît dans les analyses du génome humain des deux groupes antagonistes qui se font face. Depuis les années 1980, des chercheurs américains et israéliens ont effectué de nombreuses analyses de l’ADN des Juifs du monde entier, certains voulant prouver qu’ils appartenaient au même haplogroupe. Ils ont ainsi découvert que les cinq cents Samaritains résiduels et consanguins, pourtant rejetés par les Juifs depuis deux mille cinq cent sept ans, possédaient le même ADN Y que la majorité d’entre eux et faisaient donc partie des Hébreux.

Il en est de même des Gazéens, dans la mesure où, jusqu’aux années 1960, le monde n’avait jamais connu de migrations de populations très allogènes aussi importantes qu’aujourd’hui, sauf peut-être à l’époque de Gengis Khan.

C’est ainsi qu’en ce moment, on assiste chaque jour au massacre quotidien d’Hébreux qui vénèrent majoritairement  Allah par d’autres Hébreux qui vénèrent majoritairement Yahweh. Qui peut du reste distinguer un Gazéen d’un Israélien si tous les deux portent la même kippa ou le même keffieh ?

Pendant ce temps-là, à Boulogne-sur-Mer, se prépare à être jouée dans la salle de spectacle d’un grand lycée catholique, une pièce de théâtre sur un sujet inusable: l’histoire d’une jeune juive néerlandaise -une autre Anne Franck – déportée vers un camp de concentration il y a soixante-seize ans.

27 mars, 2018

Qui a empoisonné Skripal ? Le mécanisme de l’imposture

Classé dans : histoire,international,religion — dompaul @ 11:04

La France et les autres pays sous le contrôle des Etats-Unis d’Amérique, viennent de se livrer à un acte très inamical vis-à-vis de la Russie en renvoyant chez eux de nombreux diplomates russes sous le seul prétexte que le gouvernement russe serait à l’origine de la tentative d’empoisonnement d’un ancien colonel russe installé à Londres. Ce dernier a été depuis longtemps gracié par le président russe après avoir été condamné pour trahison au profit de la Grande-Bretagne. Sa fille, venue de Moscou lui rendre visite, a aussi été empoisonnée. Dans un article précédemment paru sur Audresselles.at, Alain Rodier explique pourquoi l’accusation contre la Russie est invraisemblable bien qu’elle soit reçue pour vraie par la plupart des grands médias occidentaux.

Dans deux articles dont nous publions le premier et dont nous donnons la référence en ce qui concerne le second, le général français Dominique Delawarde donne tous les détails sur cette affaire qui détériore les relations entre les Occidentaux et les pays du continent asiatique, soit quatre milliards de personnes, pour le seul profit d’un petit état de huit millions d’habitants en guerre permanente depuis soixante dix ans.

                             Le 18 mars 2018

Affaire SKRIPAL: vérité ou mensonge ?

Général (CR) Dominique Delawarde

http://www.association-eclat.fr/delawarde-dominique-E92.html

En matière criminelle, tout enquêteur sérieux explore toutes les pistes possibles et ne se limite pas à une seule. La recherche dumobile du crime, surtout lorsque celui ci est prémédité, conduit bien souvent à la découverte de l’assassin ou de son commanditaire.

L’affaire SKRIPAL, dont les répercussions politiques internationales sont très importantes, semble poser aux enquêteurs, aux politiques, aux médias et aux opinions publiques un certain nombre de questions auxquelles les réponses apportées jusqu’à présent ne sont pas totalement satisfaisantes.

 

1 – Quels sont les faits et les premiers résultats divulgués par les enquêteurs et interprétés par les politiques et les médias à l’attention du grand public?

 

2 – La Russie est-elle coupable ?

 

3 – Si elle ne l’était pas, qui donc pourrait donc avoir un mobile puissantetles moyens de

réaliser une telle action, probablement préméditée.

 

La réponse à ces trois questions en appelle évidemment d’autres sur l’analyse des réactions internationales et sur leurs conséquences possibles.

 

1 – Les faits et les réactions politiques et médiatiques.

 

Le 4 mars 2018 Sergueï Skripal, 66 ans, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille, ont été retrouvés inconscients aux abords d’un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni. Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison en 2004, M. Skripal a obtenu l’asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d’agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis. Selon les enquêteurs britanniques, il s’agirait d’un empoisonnement au gaz Novitchok. L’utilisation du nom précis de ce produit mystérieux et supposé mortel semble pour le moins maladroit.

L’existence d’un tel produit a été rendu publique par le témoignage dans les années 1990 d’un seul dissident russe, Vil Mirzayanov (83 ans aujourd’hui), chimiste militaire. Ce dissident a publié aux USA un livre «State Secrets» en 2007 dans lequel il aurait donné quelques formules chimiques à l’appui de ses révélations. Si ce fait est avéré le Novitchok serait donc sorti, dès 2007 de l’exclusivité russe et aurait pu être fabriqué par n’importe qui. Les révélations de Mirzayanov n’ont jamais été confirmées par aucune source indépendante, ni par aucun autre dissident.

Mieux, l’Organisation onusienne pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) conclut dans un rapport de 2013 d’un comité scientifique comprenant des représentants US, UK, France, Russie et Allemagne qu’«elle n’a pas d’information suffisante pour se prononcer sur l’existence et les propriétés du «Novitchok»

En 2016, le docteur Robin Black, chef du seul laboratoire de détection britannique d’arme chimique de Porton écrit dans une publication scientifique (Royal Society of Chemistry): «les indices de l’existence éventuelle d’un tel produit sont quasi-inexistants et sa composition reste inconnue. (Robin Black. (2016) Development, Historical Use and Properties of Chemical Warfare Agents.)

Les enquêteurs britanniques ont donc réalisé l’exploit d’identifier un produit dont la composition est inconnue de leur propre laboratoire d’analyse spécialisée dans le domaine !

Avec le soutien instantané et quasi unanime des médias, les politiques britanniques n’ont pas tardé à désigner la Russie comme responsable de cette «attaque contre le Royaume Uni» et ont expulsé 23 diplomates russes. Ils ont toutefois rechigné à fournir un échantillon du produit identifié à l’OIAC (Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques), organisme onusien reconnu indépendant, et refusé bien sûr, de le fournir à la Russie, qui proposait son aide aux enquêteurs britanniques. Pourquoi donc ces cachotteries ?

En première impression, cette affaire ne paraît pas bien nette. L’hystérie politico-médiatique immédiate fait étrangement penser à l’ «orchestration» de l’affaire des armes de destruction massive de Saddam Hussein de 2003, mais pas que….. Une hystérie semblable avait régné pendant 6 semaines lors de l’affaire de Timisoara (Roumanie) en 1989, lors de l’affaire des couveuses dont les méchants soldats de Saddam arrachaient les nourrissons en 1990, lors de l’affaire des gaz de la Goutha en 2013. Toutes ces affaires ont été reconnues, à postériori, comme des mensonges destinés à fournir des prétextes (faux évidemment) pour s’ingérer militairement dans les affaires d’un état et en faire tomber le gouvernement.

2 – La Russie est-elle coupable ?

 

Le président Poutine est tout sauf un imbécile. C’est du moins ce qu’en disent tous ceux, politiques ou journalistes occidentaux, qui l’ont rencontré.

Ce président est aujourd’hui fortement occupé par une série de défis ou de crises à résoudre de portée mondiale: la crise ukrainienne, la crise syrienne, la crise nord coréenne, la crise de l’accord nucléaire iranien, l’élection présidentielle russe à laquelle Poutine s’est porté candidat, la coupe du monde de football organisée par son pays en Juin prochain…..etc….etc…

Est-il seulement envisageable que cet homme très occupé décide, à 16 jours de l’élection présidentielle russe et alors qu’il est déjà sous très forte pression occidentale sur l’affaire de la Goutha (Syrie), d’éliminer un ex-espion qu’il a lui-même libéré en 2010 et qui ne représente plus aucune menace pour la Russie depuis bien longtemps ? Surtout en connaissant à l’avance l’hystérie politico-médiatique occidentale qui s’exercerait à l’encontre de son pays….. et pourquoi choisir ce moment ?

Ma réponse est non: cette hypothèse n’a pas une once de crédibilité et décrédibilise même complètement ceux qui la privilégient et qui nous prennent pour des imbéciles. (Politiques et médias)

Est-il envisageable qu’un service officiel russe ait échappé au contrôle de Poutine pour régler le compte de cet ex-agent sans en référer à Poutine, à ce moment précis, juste avant la présidentielle russe et de manière aussi voyante ? Ma réponse est non : Le chef de service aurait été suicidaire compte tenu des conséquences politico-médiatiques prévisibles …..

Est-il seulement envisageable que de «méchants hommes de main russes du FSB» aient laissé leur «proie» agoniser sur un banc, près d’un centre commercial en pleine ville de Salisbury au vu et au su des passants ?

Ma réponse est une nouvelle fois non: s’ils avaient voulu éliminer Skripal, les services spéciaux russes l’auraient fait proprement, au moment opportun et l’on n’aurait jamais retrouvé le corps. Alors que Skripal était libéré depuis 8 ans, ils n’auraient pas choisi de le faire à 16 jours de l’élection présidentielle russe de 2018.

La piste russe ne tient pas la route: pas de mobile, mauvais choix de date, très mauvaise exécution du «travail»… sous-estimation trop flagrante de l’intelligence de Poutine.

En revanche, il n’est pas exclu que ce meurtre ait été commandité auprès d’une mafia quelconque comme il en existe beaucoup dans tous les pays européens. L’habileté suprême du commanditaire aurait alors été de choisir une mafia ukrainienne ou russe évidemment….. (Celles-ci sévissent dans tous les pays occidentaux).

3 – Si la piste russe officielleest éliminée, et compte tenu de l’hystérie russophobe politico-médiatique qui a suivi, il faut en conclure que nous avons fait l’objet d’une tentative de manipulation visant à susciter une réaction de l’opinion publique russophobe, visant aussi à accroître le niveau de tension entre l’union européenne et la Russie et visant, peut-être même, à préparer l’opinion à des sanctions plus sérieuses pouvant progressivement dégénérer vers un affrontement armé.

Quel commanditaire étatique pourrait, aujourd’hui, avoir des raisons d’en vouloir à la Russie et la capacité d’agir tant sur le terrain, que sur les sphères politiques et médiatiques britanniques pour obtenir les résultats que nous observons aujourd’hui ?

Trois états au monde pourraient remplir ces conditions.

Le premier est incontestablement Israël :

Sur le théâtre syrien, la solide alliance qui lie actuellement la Russie à la Syrie de Bachar-El-Assad, à l’Iran et au Hezbollah est de plus en plus mal perçue en Israël. Il suffit de lire la presse israélienne pour s’en convaincre. C’est en raison de cette alliance dont la Russie est le maillon fort que le plan israélo-US de démembrement de la Syrie, prélude au remodelage du Moyen Orient n’a pas encore pu aboutir après 7 ans de guerre.

OBJECTIF A ATTEINDRE

SITUATION ACTUELLE

 

Les multiples visites de Netanyahu à Poutine pour le convaincre de lâcher l’Iran et la Syrie n’ont jamais réussi à faire fléchir ce dernier. Il conviendrait donc d’agir et d’accroître la pression sur lui pour le contraindre à lâcher du lest.

Israël dispose, par le biais d’une diaspora riche et puissante et de nombreux sayanims, d’une influence considérable et d’une capacité d’action dans le monde entier mais plus particulièrement aux États-Unis, au Royaume Uni et en France, pays dans lesquels il contrôle les médias les plus influents, la politique étrangère et même, à un certain degré, les chefs d’état. Israël a facilité l’élection de certains chefs d’état par le biais de financement de campagnes électorales par la diaspora et/ou par l’appui des médias que celle-ci contrôle. Son service de renseignement, le Mossad, ne recule devant rien d’autant qu’il se sait aujourd’hui soutenu dans le pays où il opère, tant au niveau politique que médiatique.

Si l’on considère l’ampleur du contentieux qui oppose aujourd’hui la Russie à Israël, pays tourné vers l’action et disposant d’une grande capacité d’exécuter ou de commanditer tout type d’opération secrète sur tout territoire, on ne peut pas exclure une piste israélienne.

2 – Les Etats Unis ont, eux aussi, d’excellentes raisons d’en vouloir à la Russie et les capacités d’agir.

Il est clair que la Russie de Poutine porte de plus en plus ombrage à la domination US sans partage du monde, souhaitée par les néoconservateurs qui ont manifestement repris la main sur la politique étrangère US. Sur la plupart des points chauds du globe, la diplomatie russe très active et brillante de Lavrov met en difficulté, voire l’emporte sur la diplomatie US d’autant qu’elle est soutenue par des forces armées de plus en plus actives et efficaces. La réussite des blocs BRICS-OCS sous la houlette de la Chine et de la Russie devient si inquiétante que ces deux pays ont été placés en tête de liste des menaces dans la dernière «Stratégie de Défense US 2018».

Par ailleurs, l’alliance entre la Russie et l’Iran et les bonnes relations entre la Russie et la Turquie font perdre progressivement aux USA le contrôle du Moyen Orient, ce qui met en péril la défense du 51ème état de l’union: Israël. Il n’est plus un secret pour personne que la politique étrangère US et la CIA sont aujourd’hui sous contrôle quasi exclusif de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) ou de ses affidés.

Les États-Unis veulent aussi, et peut être surtout, éviter, voire interdire tout rapprochement entre son principal vassal, l’UE, et la Russie. Ils veulent, en particulier, interdire, avant qu’il ne soit trop tard, la réalisation du gazoduc North Stream 2 qui faciliterait l’acheminement d’un gaz russe moins cher pour l’UE mais qui nuirait à leurs propres intérêts gaziers.

Bref, mettre un maximum de pression sur une Russie trop forte et, selon les néoconservateurs US, menaçante, est dans l’intérêt immédiat des États-Unis. Créer une crise majeure entre l’UE et la Russie est aussi d’un intérêt majeur pour les USA. Un «montage» anti-russe avec la complicité active du Royaume-Uni (politiques et médias) est un jeu d’enfant d’autant que ces deux larrons ont quelques précédents à leur actif….. (armes de destruction massives en Irak). S’ils étaient malins, ils auraient pu rajouter au scénario de l’enquête criminelle, quelques enregistrements de conversations téléphoniques, en langue russe, entre les assassins présumés. Leurs accusations anti-russes en auraient été renforcées…..

Les États-Unis peuvent donc incontestablement être mis sur la liste des suspects

3- La «perfide» Albion, surnom fort bien porté par le Royaume-Uni, compte tenu du nombre de coups tordus qu’elle a pu monter dans l’histoire, ne manque pas, elle aussi, de mobiles pour avoir conçu et exécuté un tel montage sur son territoire.

Les services de Theresa May pourraient avoir agi comme poisson-pilote des USA ou plus directement d’Israël. L’ambassade de l’état hébreu à Londres a, en effet, des connections et une influence extrêmement fortes sur la politique et les médias britanniques. Il faut rappeler que le Royaume Uni dispose de la 3ème communauté la plus importante de la diaspora après les USA et la France. Allié fidèle des États-Unis, le Royaume-Uni n’a jamais su leur refuser un service.

Par ailleurs, Theresa May plutôt mal élue, sait fort bien qu’instiller la peur de la Russie est traditionnellement favorable aux conservateurs. Elle a aujourd’hui grand besoin d’un rassemblement de son opinion publique face à «un ennemi commun» fût-il imaginaire. Cette affaire Skripal vient à point nommé pour renforcer la cohésion nationale.

La piste «Royaume Uni» agissant pour son compte où pour le compte d’un état tiers n’est donc pas totalement à exclure.

*

Quelles conséquences faut-il attendre de cette farce politico-médiatique ?

 

Pour la Russie, il est probable que le score de Poutine à l’élection présidentielle soit meilleur qu’il ne l’aurait été sans cette affaire. Quand un pays se sent menacé, les électeurs se rassemblent autour d’un homme fort et expérimenté, et Poutine est incontestablement cet homme pour les russes.

 

Bien sûr, de nouvelles sanctions seront peut être prononcées, creusant un peu plus le fossé qui nous sépare de la Russie, à la grande satisfaction des USA. La russophobie chronique d’une partie de notre élite politique néo-conservatrice va pouvoir, avec l’aide des médias « mainstream », se répandre un peu plus dans la partie non négligeable de l’opinion publique qui ne cherche pas à approfondir et que l’on gave, à longueur de journée, avec des reportages et informations bidons.

La Russie, déjà sous sanction, s’organisera toujours un peu plus, à l’écart de l’Union Européenne avec les pays, toujours plus nombreux, qui lui font confiance.

L’union européenne se tirera, une fois de plus, une balle dans le pied, en perdant tout ou partie de ses positions dans un pays aux grandes potentialités, à la plus grande satisfaction de nos amis américains qui continueront, sans vergogne, à nous imposer l’extraterritorialité de leur législation.

En conclusion, je me garderai bien de désigner le coupable que nul ne connaîtra jamais.

Je me contente très simplement de constater que la piste d’une Russie commanditaire d’une tentative de meurtre aussi mal exécutée et à un moment aussi mal choisin’est pas crédible et qu’une bonne partie de l’opinion publique européenne le sait déjà.

Si le ridicule tuait, nous aurions perdu Madame May, monsieur Boris Johnson et surtout monsieur Williamson, le ministre UK de la défense qui, lui, malgré ou à cause de sa jeunesse, a toutes les qualités d’un «fou-furieux». Il reste à espérer que les autorités françaises ne les suivront pas trop longtemps et avec trop d’entrain sur la voie des « fake accusations».

Je constate aussi que de bonnes raisons existent, pour certains états, d’avoir réalisé un tel montage, d’autant qu’ils n’en seraient pas à leur coup d’essai (USA, Royaume Uni)….

Quelques commentateurs de ce texte crieront bien sûr à la «théorie du complot», mais ayant vécu, de l’intérieur du «système», des mensonges d’état relayés par des médias bien subventionnés, je reste tout à fait serein face à ce genre d’attaques dont je connais parfaitement les auteurs.

A chacun, bien sûr, de se faire sa propre opinion sur l’affaire Skripal. La mienne est faite.

Voir la suite : « UN GÉNÉRAL NE DEVRAIT PAS DIRE ÇA »(Dominique Delawarde …

https://minurne.org/billets/10199

15 mars, 2018

Pour Jacques Myard, Macron prépare sa dictature

Classé dans : histoire,international,politique,socialistes — dompaul @ 13:06
Ci-dessous, se trouve un extrait du BILLET D’HUMEUR de Jacques MYARD, membre Honoraire du Parlement, Maire de Maisons-Laffitte, Président du Cercle Nation et République du  13 MARS 2018
Un commentaire de la rédaction du blog Audresselles.at suit ce billet d’humeur.
Le billet d’humeur de Jacques Myard (extrait):
(…)

la réforme de la Constitution qu’entend mener l’actuel Président de la République ne peut que susciter interrogations et colère.

. Limiter l’élection possible à trois mandats au motif qu’il faille renouveler la classe politique relève d’une totale incompréhension du travail de l’élu face à la complexité de plus en plus forte des matières qu’il doit maîtriser pour contrôler le gouvernement, plus exactement l’Administration.

 

Il faut un minimum de deux mandats pour que l’élu soit vraiment performant et à la fin du troisième, exit ! C’est ainsi assurer la suprématie de l’Administration sur l’ élu.

 

. Réduire le nombre des députés d’un tiers pour ramener leur nombre à trois cents, c’est faire élire un député sur des circonscriptions – si le scrutin uninominal demeure – d’au moins 300 000 habitants. Autant dire que le député sera pour chaque citoyen un concept lointain, une abstraction, et ce d’autant plus que le roi François Hollande l’a coupé de toute fonction territoriale au nom du non-cumul.

 

Ajoutez à cela la proportionnelle, vous obtiendrez un pays ingouvernable… par ses élus.

 

. Le pays sera alors dans la main des technocrates, permanents de l’Administration qui, de surcroît, veulent priver ces députés choisis par les appareils politiques, d’exercer la plénitude de leur droit d’amendement dans la discussion parlementaire qui prend trop de temps, ce qui irrite Jupiter.

 

. Mais là ne s’arrête pas la mise au pas du député ; désormais, il doit rendre des comptes sur toutes ses dépenses au nom de la nouvelle religion de « la transparence » sous le contrôle des fouineurs qui veulent tout savoir de ces élus, gibiers de mise en examen qui sont présumés corrompus et coupables.

 

Il ne s’agit pas de défendre les quelques élus qui ont mis les doigts dans la confiture, mais ce strip-tease permanent est une atteinte directe à la liberté d’action du député qui, par sa liberté, défend aussi la liberté de chaque citoyen.

 

Placer le député sous le contrôle permanent du tribunal médiatique et du soupçon, c’est instituer la dictature.

 

. La mise sous tutelle de l’élu se renforce encore par la chape de plomb qu’elle fait peser de plus en plus lourdement sur les esprits soumis au règne du « politiquement correct » qui voue aux gémonies tout dérapage verbal. Malheur à celui qui s’écarte de la bien-pensance ! Il sera lynché sur les réseaux sociaux qui ont remplacé les fameuses tricoteuses de la Convention qui vociféraient « à mort, à mort ! ». C’est le retour au Moyen-âge où celui qui était accusé de fornication était placé sur la pierre de honte à l’entrée du village.

 

. Ne soyons pas aveugles, nous entrons de plain-pied dans l’ère des technocrates, les nouveaux sachants, qui, pour la plupart, sont incapables de gagner une élection et veulent néanmoins exercer le pouvoir. Ils distillent leur vérité bien-pensante et imposent leur idéologie.

 

Platon avait raison – dans la République – la démocratie comme tous les régimes politiques est mortelle, c’est d’ailleurs déjà fait !
Jacques Myard

Commentaire: Il est certain que la réforme de la Constitution préparée par le Président de la République va considérablement renforcer son pouvoir. Toutefois, même si la limitation des mandats des élus n’est pas nécessaire dans le cas des collectivités locales de base (municipalités) ou intermédiaires (cantons et départements), en revanche, il en va différemment au niveau des élections régionales étant donné le renforcement continu du pouvoir des présidents de conseil régional, surtout depuis la réforme promue par Hollande qui a créé des régions aussi grandes que les états européens de moyenne importance comme la Belgique, la Hollande, le Danemark ou la Croatie.

Les ducs et comtes du Moyen-âge ont été à l’origine des fonctionnaires nommés par les empereurs carolingiens. Avec l’affaiblissement du pouvoir central, ils se sont constitué des fiefs héréditaires correspondant parfois exactement aux régions d’aujourd’hui avec chacun une langue ou un dialecte propre: Bretagne, Normandie, Aquitaine, Provence, comté de Toulouse etc.

Aujourd’hui que des activistes dans chaque région réclament l’enseignement de leur dialecte à l’école et que n’importe quel politicien démagogue peut s’emparer du sujet, il est tout à fait nécessaire d’éviter que des présidents de région se fassent réélire indéfiniment et saisissent l’occasion pour acquérir un pouvoir considérable et provoquer un sécession à leur profit comme on l’a vu en Yougoslavie et comme on le voit aujourd’hui en Catalogne et en Ecosse.

Il est donc tout à fait judicieux de limiter constitutionnellement leur mandat dans le temps.

Donc Macron a raison et Myard qui le critique, aussi. Ou, si l’on préfère, ils ont tous les deux tort et doivent revoir leur copie.

 

14 mars, 2018

Le sort des espions: Theresa May a-t-elle fait empoisonner Skripal ?

Classé dans : international — dompaul @ 13:15

A londres, un nouvel assassinat vient d’être tenté sur un ancien colonel de l’armée russe, Serge Skripal, et sur sa fille,  au moment où celle-ci était venue de Russie pour lui rendre visite. Celui-ci, accusé d’espionnage au profit du Royaume-Uni, avait été gracié par le président de la Fédération de Russie et était libre de ses mouvements.
Cet assassinat, présenté par les Anglais et les Américains comme l’oeuvre des Services spéciaux russes, tombe très mal pour le Président Poutine au moment des élections présidentielles dans son pays. En revanche, il tombe à pic pour les Anglo-Saxons qui ont engagé un bras de fer avec la Russie en Ukraine et en Syrie.
Il y a un vieil adage du droit pénal romain qui dit: « cherche à qui le crime profite ». Et, depuis toujours, la « perfide Albion » n’a jamais reculé devant l’élimination physique, uniquement pour faire croire que les auteurs de leurs crimes étaient les Français, les Allemands ou les Russes. C’est ainsi qu’ en 1419, le duc Jean Sans Peur a été abattu sur le pont de Montereau par Tanneguy du Châtel, un seigneur stipendié par Henri V, roi d’Angleterre, désireux d’éviter la réconciliation franco-bourguignonne. Le crime a été attribué au dauphin, qui était présent mais n’a pas eu le temps d’intervenir pour protéger le duc, et la guerre civile a continué en France pour le plus grand bénéfice des Anglais.

Idem en 1821, quand ils ont empoisonné Napoléon à Sainte-Hélène pour se débarrasser définitivement d’un personnage encombrant en faisant courir le bruit que c’était un sbire des Bourbons qui avait fait le coup, Ibidem,  quand Churchill, qui n’a pas hésité à couler la flotte française à Mers-el-Kébir (3 juillet 1940) et à faire raser Audinghen en 1943, a laissé exploser  la même année l’avion du général Władysław Sikorski à Gibraltar pour accuser ensuite les Soviétiques.

Il est dommage que le président Macron ait immédiatement emboîté le pas derrière les Anglais, sans attendre les résultats de l’enquête. Il est vrai que depuis la défaite de Waterloo en 1815, la France est redevenue la vassale de l’Angleterre pour les intérêts de laquelle elle a combattu en Espagne en 1824, en Crimée en 1855, en Chine en 1860, au Mexique en 1861,   puis pendant les deux dernières guerres mondiales.
Dans la revue du centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), on peut lire l’article dont voici quelques extraits:

ROYAUME-UNI : L’ENQUÊTE SUR LA MORT DU TRANSFUGE RUSSE SE COMPLIQUE
NOTE D’ACTUALITÉ N°509 / MARS 2018
par ALAIN RODIER
Le dimanche 4 mars 2018, deux personnes sont trouvées délirantes sur un banc proche
d’un centre commercial de Salisbury, ville située à 140 kilomètres au sud-ouest de
Londres. Elles sont transportées aux urgences de l’hôpital local où un empoisonnement –
peut-être au fentanyl – aurait été détecté (information non encore confirmée). L’une des
victimes est Sergeï Viktotivich Skripal, un ancien colonel russe condamné dans son pays
pour espionnage au profit du MI 6 (renseignement extérieur britannique) et échangé en
2016 contre des membres des services russes arrêtés au Royaume-Uni.. L’autre victime
est sa fille Youlia, âgée de 33 ans, qui lui rendait visite depuis la Russie où elle résiderait
encore. Un policier a également été contaminé en se rendant au domicile de Skripal.
(…)
UN ÉCHANGE ROCAMBOLESQUE
L’arrivé de Skripal en Angleterre s’est en effet faite dans des conditions pour le moins
étonnnantes, décrites dans mon livre Grand angle sur l’espionnage russe .
Le vendredi 9 juillet 2010, une scène surréaliste se déroule sur le tarmac de l’aéroport de
Vienne. Dix officiers-traitants (OT) du SVR, le service de renseignement extérieur russe,
sont échangés contre quatre « traîtres » qui viennent d’être graciés par le président Dimitri
Medvedev après avoir reconnu par écrit leur « faute ». Avant de rejoindre les États-Unis,
l’avion qui emmène les quatre ressortissants de Moscou fait une escale discrète sur
l’aéroport militaire de Brize Norton, en Grande-Bretagne, où deux d’entre eux débarquent
pour être discrètement récupérés par les Britanniques.
C’est un peu une première dans l’histoire de la Russie.(…).

– Sergueï Skripal. Cet ancien colonel des forces armées russes arrêté en 2004 a été
condamné à treize ans de prison en 2006 pour avoir collaboré avec le MI 6. Il aurait peutêtre
appartenu un temps au GRU ou au FSB. Partant du principe qu’il aurait été recruté par
les Britanniques au milieu des années 1990, cela lui a laissé tout de temps de fournir des
informations intéressantes à ses commanditaires.
(…)

LE PARCOURS DU COLONEL SKRIPAL
Né le 23 juin 1951, il a travaillé pour les Britanniques à partir de 1995,
(…) Toutefois, si ses informations étaient aussi sensibles que cela, on
aurait dû assister entre 1995 et 2003 à une vague de « retournements », d’arrestations et
d’expulsions. Curieusement, cela n’a pas été le cas ou, du moins, cela n’a pas été rendu
public, ce qui semble incroyable sur une si longue période.
(…)
Ce qui est quasiment sûr, c’est que Skripal a été muté aux Affaires étrangères en 1999. Il
est vraisemblable que les informations les plus intéressantes qu’il ait pu fournir datent de
cette période où il avait accès à des renseignements plus sensibles. Il a ensuite pris sa
retraite en 2003, mais a continué à travailler dans l’enseignement. Son arrestation en 2004
ne sera reconnue officiellement qu’au moment de sa condamnation en 2006. Sa peine, qui
devait être de quinze ans d’emprisonnement, a été ramenée à treize en raison de sa
mauvaise santé et surtout, parce qu’il avait accepté de collaborer avec les autorités russes.
Comme c’est la règle dans le domaine de la guerre secrète, après un débriefing serré,
Londres qui avait manipulé cette source (et qui se retrouvait obligé de la gérer) lui aurait
accordé un toit à Salisbury, ainsi qu’une pension. Il n’était pas nécessaire de lui fournir une
nouvelle identité puisqu’il avait été officiellement gracié par le président Dmitri Anatolievitch
Medvedev et, de ce fait, était libre de ses mouvements.

UNE TROUBLANTE SÉRIE DE DÉCÈS
L’épouse de Skripal, Liudmilla, est décédée des suites d’un cancer de l’endomètre, en
2012, en Grande-Bretagne. Son fils de 43 ans – malade des reins – est mort lors d’un
voyage à StPetersbourg en 2017. Sa dépouille a été rapatriée en Angleterre où les
autorités n’ont rien relevé de « suspect » dans cette mort soudaine. Il n’empêche qu’au
moins une des deux dépouilles a été exhumée du cimetière de Salisbury le 9 mars 2018,
pour que la médecine légale puisse procéder à de plus amples investigations. Cela semble
un peu étrange car dans le cas de décès de proches d’un ancien agent, la moindre des
choses pour service de renseignement professionnel aurait consisté à examiner les corps
avant inhumation.
Le fentanyl – s’il s’agit bien du produit ingéré par Skripal et sa fille, l’enquête ne semblant
pas aller dans cette direction – est un analgésique 100 fois plus puissant que la morphine.
(…) Les Britanniques qui sont en période de « Guerre glaciale » avec la Russie – pour ne pas reprendre l’expression Guerre froide –  affûtent leurs arguments pour nuire à leur adversaire désigné : « le gouvernement russe » (ils se gardent prudemment de parler de la « Russie »). Leur
ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a déclaré devant le Parlement: « Si
l’enquête démontre la responsabilité d’un État, le gouvernement répondra de façon
appropriée et ferme (…). Je le dis aux gouvernements à travers le monde, aucune tentative
de prendre une vie innocente sur le sol britannique ne restera impunie« . Sans désigner
Moscou, il a suggéré que la Grande-Bretagne ne se rendrait peut-être pas à la coupe du
monde de football qui aura lieu en Russie, cet été. Il est à noter que si les Américains sont
particulièrement « remontés » contre le Kremlin, ce n’est rien à côté des Britanniques qui
n’ont jamais considéré que la Guerre froide était terminée.
(…) Mais il est bien difficile de voir quel pouvait être l’intérêt de Moscou à se livrer à cette
opération homo, si opération homo il y a eu. Skripal n’était pas le seul « traître » à être
échangé et il ne détenait plus aucune information sensible depuis son arrestation en 2014.
De plus, s’il lui restait quelque chose à dire, il l’a obligatoirement fait lors de son arrivée en
Grande-Bretagne en 2010 car il a certainement été débriefé par les services spécialisés
dans les règles de l’art, durant de longues semaines. Enfin, il avait officiellement été
« pardonné » par le Kremlin comme cela a été évoqué plus avant.
Sans tomber dans l’angélisme, il convient de constater qu’assassiner Skripal allait à
l’encontre des usages en vigueur dans le domaine de l’espionnage. Il avait été condamné,
échangé puis pardonné. Il n’y avait pas de raison valable pour revenir là-dessus. (…)
Skripal ne se livrait pas publiquement à des actions pouvant être considérées par Moscou
comme anti-russes.
De plus, l’intérêt politique d’une élimination en cette période d’élection présidentielle en
Russie est plutôt contre-productif. Par contre, tous les anti-Poutine vont en faire leurs
choux gras et pour pouvoir poursuivre leur Moscou Bashing. Londres et Washington vont
plus en tirer profit que le Kremlin qui se retrouve une nouvelle fois dans la position
d’accusé. On peut d’ailleurs se demander si l’on n’assiste pas en l’espèce à une
« ingérence » étrangère dans le processus électoral d’un pays tiers…
(…). Les « grands » démocrates que sont les Anglo-saxons ne tolèrent les élections que lorsque les résultats correspondent à leurs attentes, sinon ils considèrent qu’il y a forcément eu « magouilles ».(…)

7 février, 2018

Tarik Ramadan ou la nouvelle affaire d’Outreau

Classé dans : international,politique,religion — dompaul @ 0:21

Dans le Boulonnais, on se souvient de l’ affaire d’ Outreau qui a coûté trente mois de prison aux innocentés mais aussi des sommes importantes au contribuable puisque l’indemnisation du plus humbles de ces innocentés (un chômeur) s’est élevée à quelque 250 000 €. Depuis, on a inventé un juge d’instruction en trois personnes, sur le modèle de la Sainte-Trinité puisque leur pensée est la même.

Tarik Ramadan est connu dans tout le monde francophone, du Sénégal au Liban en passant par la France mais il n’a pas que des amis. Des groupes  puissants qui le considèrent comme contraire à leurs intérêts, sont parvenus à le mettre pour l’instant hors d’état de leur nuire. Donc, il reste en prison après son passage devant le juge des libertés: le billet d’avion qui l’innocente et qui  avait été « perdu » par l’instruction, ne suffit plus comme alibi pour prouver qu’il ne pouvait pas se trouver avec la prostituée qui l’accuse de viol. Il faut que la compagnie atteste qu’il était bien dans l’avion alors que le voyage remonte à plusieurs années. Mais existe-t-il des compagnies aériennes qui conserve le listing de leurs voyageurs plus longtemps que la police des frontières ?

Tarik Ramadan a été emprisonné sous le prétexte que deux personnes qui sont montées dans sa chambre (pour quoi faire ?) l’accusent de viol: une femme décrite comme fragile psychiquement et une « call-girl », c’est-à-dire une prostituée, dont le témoignage est contrarié par un alibi très solide. Ceci montre le danger que représente désormais un pouvoir judiciaire pénal omnipotent aux mains d’inconnus aux motivations variées, dont les excès font perdre sa légitimité à l’institution.

S’il est maintenu en prison par la cour d’Appel, que d’autres faux-vrais témoins ne se manifestent pas, et que les preuves de ses prétendus méfaits font long feu, il faudra bien ou le relâcher ou l’envoyer en cour d’Assises et, même si le président de la cour est bien formé pour manipuler des jurés déjà intimidés par la pression des médias, personne ne peut assurer qu’il sera condamné.

Pile ou face ?

L’emprisonnement des quelques anonymes de l’affaire d’Outreau a créé un scandale judiciaire mais ses conséquences restent sans commune mesure avec les conséquences à venir de la mise en examen d’une personnalité internationale comme Tarik Ramadan à l’initiative du gouvernement français par le truchement de son procureur  puis son emprisonnement.

Si Tarik Ramadan sort triomphant de cette épreuve, on ne doit pas s’attendre à ce qu’il se fasse discret même si on lui propose une indemnité d’emprisonnement abusif  de quelques millions d’euro à condition qu’il se taise.

Il ne faudrait pas s’imaginer que les gens sensés croient aveuglément à cette décision de justice téléguidée. Pour l’instant, les auditeurs de Tarik Ramadan, qui ne sont pas nécessairement Mahométans, ne se sont pas manifestés car les médias aux ordres l’ont déjà enterré. Mais il suffit désormais d’une étincelle pour que le monstre judiciaire échappe aux mains des apprentis sorciers. Et le fiasco risque d’entraîner des conséquences inattendues, y compris au niveau international.

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