19 mars, 2019

Wissant, le « Grand débat national »

Classé dans : international,politique,Wissant — dompaul @ 11:14

 

Le maire de Wissant ayant décliné l’offre de gérer lui-même  le soi-disant « Grand débat national » dans sa commune, a accepté néanmoins de prêter la salle des fêtes municipales à cet effet le 28 février à 18h30. C’est Jean-Marie Fondeur qui a donc recruté cinq bénévoles pour organiser le débat autour de quatre tables rondes. Jean-Marie Fondeur a une grande expérience de ce genre de réunion puisqu’il est l’ancien directeur général d’une des plus importantes entreprises du Boulonnais et actuellement l’une des personnes les plus influentes de la paroisse Notre-Dame des Flots, qui correspond à la moitié occidentale  du canton de Marquise.

En présence de Brigitte Bourguignon, députée  de la circonscription, ex- socialiste devenue « En marche », qui se rend dans les communes où sont organisés ces débats et qui est restée jusqu’à la fin de la séance, Jean-Marie Fondeur a commencé par faire un petit discours introductif sur les règles de la démocratie indirecte, indiquant que ces règles, comme gravées dans le marbre depuis deux cent quarante ans, restaient valables aujourd’hui et ne devaient pas être remises en cause lors du débat.

Puis Alexia Noyon, gérante de la chartreuse de Neuville et épouse du   brasseur de la fameuse « bière des deux caps » omniprésente dans tous les commerces locaux, a donné des précisions sur les règles du débat où les sujets qui fâchent ne devaient pas être abordés, notamment ceux qui sentent le racisme. Elle a aussi rappelé les règles élémentaires de la courtoisie dans un débat public.

Posé ce cadre devant un public de bourgeois aisés et retraités à 95% qui se connaissaient presque tous les uns les autres, ce rappel aux règles de la courtoisie s’est avéré totalement superflu puisque la plupart étaient venus pour faire plaisir à Jean-Marie Fondeur et non pour en découdre.

De plus quatre modérateurs, dont l’un est l’avocat d’Eurotunnel et les autres des cadres supérieurs, veillaient à ce que le débat ne prenne pas une mauvaise route. Jean-Marie Fondeur avait donné le cadre au Grand débat: une petite équipe de quatre personnes, avec un animateur et un garant venant de la préfecture.

Il avait choisi les deux  thèmes à aborder: « La transition écologique » & « Démocratie et Citoyenneté ».

L’instruction civique obligatoire depuis l’école primaire constitue la grande idée qui est ressortie de du débat.

Autres idées évoquées: la réduction du nombre des sénateurs, l’obligation pour les parlementaires d’assurer un certain nombre d’heures par semaine dans leur permanence locale et l’abrogation de la loi  interdisant aux Parlementaires de briguer un mandat de chef d’un exécutif local tel que maire afin de les rapprocher du quotidien du peuple mais avec l’obligation de choisir l’une des deux indemnités correspondant à leurs mandats.

Brigitte Bourguignon a dû tout de même intervenir pour expliquer les règles concernant la présence obligatoire des députés à l’Assemblée quand quelqu’un s’est insurgé sur le fait qu’ils n’étaient pas rivés sur leur banc toute la durée des séances.

Autres sujets sur le même thème: la nécessité d’aider les vieux qui ne savent pas utiliser internet dans leurs démarches administratives.

Bref, rien qui dérange, comme les problèmes  posées par les migrations qui  concernent  peu la bourgeoisie locale où l’emprise de quelques faiseurs d’opinion sur les principaux canaux de télévision attribués par l’Etat. Comme le remarque fort justement Juan Branco, comment le citoyen peut-il se faire une opinion des affaires publiques si la seule information qui lui est fournie est celle qui est diffusée par les médias appartenant à deux ou trois individus uniquement préoccupés de leur intérêt personnel ? On efface la question. Le modérateur connaît la méthode pour passer à autre chose en douceur.

Le rapporteur de la Préfecture n’a pas de souci à se faire, tout ceci ne peut que plaire à ceux qui téléguident Macron puisque le Sénat est le seul contre-pouvoir d’Opposition même s’il n’est pas très violent puisque, comme disait un sénateur du Cher qui a fini sa vie avec son mandat: « c’est mieux que la maison de retraite ».

Même chose sur la transition écologique: les éoliennes fournies par les lobbies qui les fabriquent (notamment les entreprises du roi du Maroc) mais il y a eu quelques partisans du nucléaire, apparemment bien informés, qui ont expliqué que les progrès dans ce domaine, en faisaient la source d’énergie la moins polluante et bientôt la plus sûre.

Une personne a rappelé que la France ne participait qu’à hauteur de 0,7% de la pollution mondiale en général, atmosphérique en particulier; il ressortait de cette remarque que les efforts notamment fiscaux des quarante huit pour cent de Français qui payent des impôts ne servaient à rien, sinon à enrichir quelques individus. On efface.

Si le grand débat national est partout aussi  parfaitement organisé, Macron et ses partisans pourront être tout à fait satisfaits: « tout va bien et il a raison ». Et les « gilets jaunes » n’ont qu’à bien se tenir ou recevoir des flash balls qui percutent  la poitrine ou le crâne, ou simplement le genou, comme la soeur d’un innocenté d’Outreau, mort en prison, qu’un policier a repérée dans la foule et à qui il a fait exploser le genou: plus de rotule et les têtes du tibia et du péroné pulvérisées: une manifestante de moins.

Pour la première fois la France est condamnée par l’ONU pour avoir piétiné les droits de l’Homme. « Chut », personne ne doit en parler.

24 janvier, 2019

Macron, un génie de la manipulation politique

Classé dans : politique — dompaul @ 12:29

Précédemment, on a pu constater l’habileté  avec laquelle, en utilisant à bon escient les dossiers fiscaux récupérés lors de son passage au ministère des Finances, Emmanuel Macron avait réussi  à se débarrasser de François Fillon au premier tour des élections présidentielles. Une fois de plus, Emmanuel Macron, comme un judoka qu’il n’est pas, est en train de retourner à son profit une situation qui paraissait le mettre sérieusement dans l’embarras: les manifestations de gilets jaunes.

Au lieu de lui être néfastes, celles -ci sont en train de déboucher sur la constitution d’une liste « gilets jaunes » conduite par une «  belle » rousse issue de l’ancienne petite noblesse médiévale, puisqu’elle s’appelle Levavasseur (vassus vassorum) (1), prénommée Ingrid et aide-soignante de son état, qui espère se faire une place au soleil, ou du moins « gagner plus en travaillant moins » en se faisant élire au parlement européen.

Les services du ministre de l’Intérieur, le fameux « Castagneur », initié au jeux de cartes par son Parrain et ses frères de la Côte (d’azur), avaient déjà pu noter qu’ Ingrid avait hésité avant de refuser un contrat à durée brève d’amuseuse publique avec une chaîne de télévision. Elle n’était pas prête à trahir les gilets jaunes pour un simple plat de lentilles. Elle voulait plus. Donc, garde à vue pour Drouet et quelques autres meneurs à courte vue afin de déblayer le terrain  pour une nouvelle Marlène Schiappa, « issue de la société civile ».

Comme Bigard, Macron et ses médias, aidés de Tapie, miraculeusement remis sur pied pour l’occasion, vont « mettre le paquet » pour soutenir cette candidate qui ressemble à Fergie, la duchesse d’York (2). En effet, comme on a pu le lire dans un article précédent, une grande partie des gilets jaunes vote pour Marine Le Pen et quelques uns pour Jean-Luc Mélanchon. Grâce à la nouvelle Fergie, qui va faire les choux gras de la presse « People », donc d’une partie de l’électorat populaire, Macron espère syphonner la liste qu’il redoute le plus: celle du Rassemblement National.

Chapeau, l’artiste !

Ingrid Levavasseur 15 janvier 2019 détail d'une photo de Charlie Triballeau AFP) (2)Sarah-(Fergusson) duchesse d'York détail d'une photo de A&E television networki LLT (2)

Sarah Ferguson duchesse d’York et Ingrid Levavasseur

détails tirés à gauche d’une photographie de Charlie Triballeau de l’AFP et à droite d’une photographie de A&E television network LLt

(1) voir « La mort le Roy Artu »

(2) divorcée du Prince Andrew mais remise en ménage avec lui, donc c’est une ex-re.

20 décembre, 2018

Demain, grâce à De Gaulle, une énorme vague d’immigration en provenance d’Algérie

Classé dans : conseil municipal,fêtes,histoire,international,politique,religion — dompaul @ 18:52

Nouvelles brèves

Demain, les électeurs audressellois sexagénaires, de 10h à 12h, vont pouvoir aller chercher leur colis de Noël à la mairie d’Audresselles, et, toujours demain de 14h à 16h, leurs homologues ambleteusois pourront faire de même à la mairie d’Ambleteuse. Des articles avec photos sur le sujet paraîtront sur Audresselles.at. 

Mardi 25 décembre, la messe de Noël sera dite à l’église Saint-Jean d’Audresselles à onze heures par le père Deryck.

 

France-Algérie

Rappelons qu’en 1945, à la « Libération », le général De Gaulle, alors chef du gouvernement provisoire, a refusé d’accorder le droit de vote aux Algériens de confession musulmane alors que nombreux d’entre eux avaient participé aux deux guerres mondiales en tant que français. Revenu aux affaires en 1958, il avait préféré donner le pouvoir en Algérie aux terroristes du FLN plutôt que de « permettre au « Bougnouls » de se marier avec des « Françaises », selon sa propre expression. On constatera bientôt, encore plus qu’ aujourd’hui, les résultats désastreux de cette politique à courte vue.

L’auteur de l’article ci-dessous, en raison des vérités qu’il assène, a été invité à ne plus professer dans les écoles militaires, à la demande de l’ancien président de la république.

(…)

Pendant que le sérail (algérien NDLR) s’autodétruit dans des intrigues dignes d’une cour orientale, nous avons la confirmation de ce que n’a cessé d’annoncer l’Afrique Réelle depuis plusieurs années, à savoir que la production algérienne de pétrole baisse et que celle de gaz ne pourra bientôt plus permettre de fournir les exportations. Or, comme les hydrocarbures fournissent bon an mal an entre 95 et 98% des exportations et environ 75% des recettes budgétaires du pays, le cataclysme est donc en vue…

 

 

 

En 2012, Abdelmajid Attar, ancien ministre et ancien PDG de la Sonatrach, la société nationale des hydrocarbures, avait provoqué un séisme en Algérie quand il avait déclaré que « le degré d’épuisement avancé de nos réserves nous impose de constituer une réserve stratégique  pour les générations futures, à défaut de leur léguer une économie diversifiée capable de progresser par elle-même ».

Deux ans plus tard, au mois de juin 2014, M. Abdelmalek Sellal, le Premier ministre algérien de l’époque avait à son tour sonné le tocsin en déclarant devant l’APN (Assemblée populaire nationale) que : « D’ici 2030, l’Algérie ne sera plus en mesure d’exporter les hydrocarbures, sinon en petites quantités seulement (…). D’ici 2030, nos réserves couvriront nos besoins internes seulement. »

 

De telles déclarations iconoclastes intervenaient dans un contexte d’euphorie dû à l’envolée des prix du baril de pétrole qui masquait la baisse de production. Troisième producteur africain, l’Algérie avait en effet connu son pic pétrolier entre 2005 et 2007, avec 2 millions de barils/jour, avant l’inexorable courbe décroissante qui débuta en 2008. 

 

Un temps, les dirigeants algériens nourrirent l’espoir que le gaz viendrait opportunément combler l’effondrement de la production pétrolière. Cette illusion fut dissipée le 13 décembre 2018 par M. Mustapha Guitouni, ministre algérien de l’Energie quand il déclara devant les députés de l’APN : « Si nous ne trouvons pas rapidement d’autres solutions pour couvrir la demande nationale en gaz, en hausse constante, nous ne serons plus en mesure, dans deux ou trois ans, d’exporter ».

 

La situation est donc dramatique à très court terme. Laissons en effet parler les chiffres : la production gazière algérienne est de 130 milliards de m3 par an. Sur ce volume, 50 milliards de m3 sont actuellement consacrés à la consommation locale qui est en hausse de 7% par an et qui va encore augmenter proportionnellement avec une population de 50 millions d’habitants en 2030. Restent donc, dans l’état actuel de la production,  80 milliards de m3 sur lesquels 30 milliards de m3 sont réinjectées dans les puits de pétrole pour simplement maintenir leur activité. L’exportation ne peut donc à ce jour compter que sur 50 milliards de m3 or, et je viens de le dire, ce volume va automatiquement diminuer d’année en année en raison de l’augmentation de la demande intérieure liée à  l’essor démographique….

 

Coïncidence, la plupart des contrats gaziers avec l’Europe se terminent en 2018 et en 2019, les acheteurs européens ayant probablement anticipé une situation dans laquelle l’Algérie qui sera condamnée à satisfaire prioritairement ses propres besoins, ne pourra plus exporter les volumes espérés. Le cataclysme économique algérien est donc programmé car, troisième fournisseur de gaz à l’Europe dont elle couvre 25 à 30% des besoins, l’Algérie va donc devoir céder la place à la Russie, à la Norvège, au Qatar et aux Etats-Unis. Et comme elle devra réduire ses exportations, tant de pétrole que de gaz, elle va donc voir ses recettes baisser en proportion. Une situation intenable compte tenu de sa démographie suicidaire.

 

Au mois de janvier 2017, l’Algérie comptait 41,2 millions d’habitants avec un taux d’accroissement annuel de 2,15% et un excédent de 858 000 habitants chaque année.  Le pays ne produisant pas de quoi les habiller, les soigner et les équiper, il doit donc tout acheter à l’étranger. Encore plus grave, comme il ne peut nourrir sa population, il consacre le quart de ses recettes tirées des hydrocarbures – ses seules recettes -, à l’importation de produits alimentaires de base dont il était pourtant exportateur avant 1962… du temps de l’Algérie française… L’agriculture et ses dérivés ne permettant de satisfaire qu’entre 40 et 50% des besoins alimentaires du pays, l’importation des biens alimentaires et des biens de consommation représente actuellement environ 40% de la facture de tous les achats faits à l’étranger. Depuis 2014, l’Algérie est ainsi devenue le premier importateur-acheteur africain de biens alimentaires pour un total annuel moyen de 12 milliards de dollars (Centre national de l’informatique et des statistiques-douanes-CNIS). Or, comme tous les achats à l’étranger ainsi que toutes les subventions destinées à garantir la paix sociale reposent sur une rente des hydrocarbures condamnée à diminuer, l’Algérie est donc dans une impasse.

 

La cleptocratie d’Etat qui, depuis 1962 a fait main-basse sur le pays, aura donc dilapidé ou détourné des dizaines de milliards de dollars de recettes gazières et pétrolières sans songer à préparer l’avenir. Ne lui restera bientôt plus que son habituelle recette qui est d’accuser la « France coloniale ». A Paris, les héritiers des « porteurs de valises » boiront naturellement avec volupté le calice de la repentance, mais cela ne remplira pas les assiettes des Algériens qui finiront peut-être par sortir de leur insolite résilience.

 

Extrait de Bernard Lugan > 16/12/2018 « l’Afrique réelle »

 

12 octobre, 2018

Tariq Ramadan (نور المؤمنين) a-t-il eu tort d’avoir raison ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion,Tariq Ramadan — dompaul @ 17:29

Pour ceux qui n’ont suivi que de loin l’affaire Ramadan, en voici  le scénario et les principaux acteurs.

Accusés innocentés

Au début du siècle, dans l’affaire dite d’Outreau, les accusés  innocentés après trente mois passés en prison, ne représentaient  personne qu’eux-mêmes. La hiérarchie catholique  n’était pas montée en première ligne pour défendre son prêtre accusé  car elle s’en remettait à la justice française. Bien qu’ayant coûté au contribuable plusieurs millions d’euros, l’indemnisation de ces innocentés n’a pas pu réparer le préjudice moral et familial qu’ils ont subi. Même si l’indemnisation future de Tariq Ramadan est beaucoup plus importante, son préjudice moral ne pourra pas être compensé et ses persécuteurs ne subiront aucun châtiment: en France, grâce aux restrictions apportées sur l’ article pourtant précis du code pénal (article 434-13 ), les faux témoins ne sont jamais punis surtout si ce sont des femmes à partenaires sexuels multiples puisque, dès l’origine, tout magistrat sensé sait que leur témoignage vaut autant que leur vertu.

Tous concernés

L’emprisonnement de Tariq Ramadan choque et mécontente non seulement les dizaines de millions de Mahométans français, des électeurs, qui le considèrent comme « la lumière des Croyants » (نور المؤمنين).  Qui, en effet, peut citer nominativement un seul de nos concitoyens mahométans qui approuve ce que subit Tariq Ramadan?    Sont autant choqués ceux qui estiment que le même traitement  judiciaire doit s’appliquer à tous, à toi, à moi, à Tartempion et même à ceux des Mahométans qui sont mal vus des groupes de pression influents, manipulant les élus. En effet, en France,  le gouvernement est représenté directement par le Parquet (procureurs, substituts nommés et révoqués par le chef de l’Etat) et indirectement par les juges du siège dont il supervise l’avancement ou l’affectation. On a vu en 1990 dans l’affaire de Carpentras, que les pressions directes de ministres comme Jack Lang ont fini par contraindre la femme  juge d’instruction à démissionner parce qu’elle n’avait pas voulu emprisonner des innocents déjà condamnés à l’avance par les médias subventionnés par l’Etat.

Comment un président de Cour d’ Assises va-t-il pouvoir influencer le jury s’il souhaite obtenir la condamnation de Tariq Ramadan ? Sa première arme consisterait d’abord à choisir des jurés dont l’islamophobie virulente est inconnue de la défense. La police peut lui fournir un listing à cet effet. Il peut aussi leur faire peur en évoquant le mécontentement des groupes de pressions hostiles à l’accusé. Car, en définitive, Tariq Ramadan ne peut être éventuellement convaincu que d’adultère avec des femmes aux partenaires multiples et à qui leur témoignage à charge peut apporter des avantages.

Le sort des adultères 

A l’époque de Victor Hugo et de Georges Courteline, le mari cocu reconnu comme tel par huissier, pouvait faire jeter son épouse légitime en prison sauf si celle-ci, à l’instar de Marthe Passoire, devenait entre-temps la maîtresse du ministre. L’amant avait aussi des ennuis sauf s’il était pair de France, comme Victor Hugo.

La Torah comme la Charia prévoient la mort pour les adultères mais pas l’Evangile. L’Evangile ne prévoit aucun châtiment pour eux sauf si l’on parvient à trouver quelqu’un qui n’a jamais péché et qui accepte de leur jeter la première pierre. « Va, et, à partir de maintenant, ne pèche plus », dit Jésus à la femme adultère (Evangile  selon Jean VIII, 11). A aucun moment, Jésus ne critique pourtant la Torah, car « il n’est pas venu pour l’abolir mais pour l’accomplir ».

Aujourd’hui, Tariq Ramadan dit la même chose aux Mahométans: il ne demande pas le retrait des versets du Coran concernant la mise à mort des adultères, mais un moratoire sur leur châtiment.

Les « victimes » se liguent

Jésus-Christ, considéré par ses fidèles comme l’Agneau de Dieu, prêchant les Béatitudes et l’amour réciproque des uns pour les autres, n’était en rien jugé comme un doux par tous ceux qu’il réprimandait ou insultait, notamment par la caste supérieure des Pharisiens qu’il mettait en face de leurs contradictions et traitait d’hypocrites, de « sépulcres blanchis, plein de pourritures à l’intérieur », les « riches » qu’il excluait du royaume de Dieu, les redresseurs de torts qu’il empêchait de lapider les femmes adultères en application littérale de la Torah, les pédérastes qu’il préconisait de noyer dans la mer (Matthieu XVIII,6), et surtout  ceux qu’il était venu fouetter au moment de la Pâque lorsque le chiffre d’affaires est le plus important: les marchands du Temple. Et ils étaient nombreux. Jésus ne s’était pas contenté de les fouetter, il avait aussi bousculé leur étal sans même que la police du procurateur Ponce Pilate  intervienne.

Evidemment, huit jours après, dès qu’elles ont trouvé un prétexte pour le faire condamner, ses «  victimes » se sont liguées contre lui alors même qu’elles n’éprouvaient aucune affinité entre elles. Et il a été crucifié pour blasphème: il témoignait contre lui-même en se disant « Fils de Dieu ». C’était comme si aujourd’hui, un inconscient oublieux du code pénal français particulièrement répressif en la matière, niait l’existence des chambres à gaz, fondement de l’Etat d’ Israel.

Tariq Ramadan est un peu dans le même cas de figure aujourd’hui. Dans l’un de ses premiers ouvrages publié chez Tawhid, en 1999,   »les Musulmans et la Laïcité », il expose un  historique du concept européen de la laïcité et il en donne une définition précise et justifiée, ce qui ne peut que déplaire à ceux qui préfèrent un concept flou, adaptable à leurs intérêts politiques ou économiques selon les circonstances. Chacun de ses ouvrages reste en cohérence avec les précédents et ses analyses orales ou écrites véhiculent un message d’harmonie dans la cité. Il préconise la tolérance mutuelle entre les Croyants chrétiens, juifs et musulmans, il prône l’observance des piliers de l’Islam d’une façon compatible avec l’ Evangile. Il s’oppose donc au mariage gay, aux mosquées « pour homosexuels », à l’avortement, au terrorisme se réclamant de l’Islam. Il critique la gestion des Palestiniens élaborée par le gouvernement israélien, la dictature d’une famille en Arabie saoudite et la politique impérialiste des Démocrates des Etats-Unis d’Amérique, assistés de leurs alliés européens.

Ainsi a-t-il réussi à liguer contre lui les groupements d’influence les plus puissants qui, en temps ordinaire, défendent des intérêts complètement opposés les uns contre les autres: les Croyants fanatiques de toute appartenance ou obédience qui veulent l’élimination de ceux qui ne croient pas en Dieu à leur manière,  mais surtout les Lesbiennes et les gays revendicateurs, les partisans du mariage des homosexuels, les athées prosélytes, les militants de « la solution finale » pour les Palestiniens, les suppôts de l’avortement en même temps que de la gestation pour autrui , les « Papans »,   les gouvernements dictatoriaux des pays musulmans, les prétendus «  imams » bien obéissants, parlant un français à la syntaxe approximative et ayant fait leur pèlerinage en Israel.  Au cours notamment d’émissions télévisées, il a mis ses antagonistes face à leurs contradictions, parfois même à leur perversité. Ils les a humiliés devant des millions de téléspectateurs et cela, c’est déjà un crime impardonnable.

Mais il a annoncé le pire: il a demandé la nationalité française habituellement distribuée si généreusement aux migrants. Et là, le Corps politicien s’est senti directement menacé:  les élus de tout bord prévoient déjà qu’il va se présenter à des élections et leur voler leur électorat. Imaginons: Tariq Ramadan contre l’une des Dames Le Pen. Pour qui voteriez-vous ?

Il faut un accusé qui avoue

Aujourd’hui,  trois juges  maintiennent Tariq Ramadan en rétention administrative pour une durée indéterminée avec de mauvais traitements occasionnels sans tenir compte de sa sclérose en plaques,  jusqu’à ce  qu’il avoue lui-même des crimes afin  qu’on les lui impute. Dans la procédure inquisitoriale restée en vigueur en tant qu’ »exception française » puisqu’elle a fait ses preuves depuis l’époque des persécutions contre les Albigeois, il faut que l’accusé avoue: « habemus confitentem reum », reste la devise du droit pénal français.  C’est seulement ensuite qu’il sera remis au bras séculier pour qu’il soit condamné et définitivement déconsidéré. Mais Tariq Ramadan s’acharne à ne pas avouer alors qu’on lui a préparé un dossier à charge tout prêt avec des « viols » sans même qu’il ait besoin de recourir à son imagination. Il n’a plus qu’à reconnaître la véracité des témoignages contre lui.

« Tu dates et tu signes ici.

C’est tout. »

Sans ses aveux signés qu’il est un violeur pervers et hypocrite, les inquisiteurs ne peuvent pas l’envoyer aux Assises.

Donc il n’avoue pas. Donc il reste au cachot.

Le procureur François Mollens, qui a débuté la procédure contre Tariq Ramadan, a été promu par le président Macron comme procureur à la cour de Cassation et, pour l’instant, il n’a plus le fardeau de ce dossier encombrant. Les trois juges  Camille Julia Guillermet, Camille Palluel et Cyril Paqueau en revanche, restent en première ligne et le fondement de leur décision de maintien de Tariq en détention repose sur le seul  témoignage de personnes « fragiles » : Henda Ayari qui a touché des droits d’auteur sur son livre de dénigrement et Paule Emma Aline, née à Gennevilliers en 1972, alias Christelle (pourquoi Christelle ?).

S’ils relâchent maintenant Tariq Ramadan, la fête de la « Victoire » va être célébrée dans tout Paris par des dizaines de milliers de personnes, avec les débordements que l’on sait.

S’il est jugé aux Assises et qu’il est  relaxé, ce seront des centaines de milliers.

S’il meurt en prison, c’est la révolution.

Des alliés objectifs qui ne veulent pas se compromettre

Maintenant intéressons-nous à la hiérarchie catholique  française  qui est attaquée par les mêmes individus et groupes de pression que Tariq Ramadan sur les mêmes sujets. En tant qu’allié objectif, il devrait donc être défendu par elle.  Le pape François vient de comparer l’avortement à l’ « utilisation d’un tueur à gages » mais la hiérarchie cléricale de France, qui n’a déjà voulu ni défendre l’abbé Wiel ni participer à la manif pour tous, ne risque donc  pas de se compromettre pour soutenir Tariq Ramadan.

Encore une occasion perdue !

Avec l’idée de déconsidérer définitivement  l’Eglise catholique,  l’ « Infâme » selon Voltaire, des députés viennent de proposer la création d’une commission parlementaire chargée d’enquêter  sur chaque évêque pour déterminer s’il avait  protégé des prêtres « habitués ». Selon Huysmans dans « Là-Bas »,   »habitués » est le terme qu’utilisait la police, au XIXe siècle, pour qualifier les prêtres pédérastes appelés aujourd’hui abusivement  »pédophiles » par les suppôts de Satan qui pervertissent le sens des mots.

La meilleure défense, c’est l’attaque. Si l’Eglise catholique émet le vœu public que Tariq Ramadan soit traité sans a-priori, elle montre qu’elle ne se laisse pas intimider par les ennemis virulents de la Foi et de la Vie. Mais surtout, elle se concilie de nombreux  Mahométans et aide à la protection des Chrétiens dans les pays majoritairement islamisés. Plus que la hiérarchie âgée et désormais réduite, c’est aux fidèles de manifester leur exigence de voir appliquer l’égalité de la loi y compris pour les Chrétiens et les Musulmans qui manifestent leur Foi commune en Dieu tout-puissant et Unique,  créateur du Ciel et de la Terre, qui croient en la Vérité de Jésus-Christ, à l’immaculée conception de la Vierge Marie, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle, qui rejettent l’esprit du Mal et refusent d’être des égarés. Amen.

 

8 juillet, 2018

Audresselles: les Témoins de Jehovah plient bagage

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 11:38

Michel Brusel, le sympathique ancien évêque (1) des Témoins de Jéhovah du secteur de Calais dont fait partie Audresselles, vient de  quitter le Pas-de-Calais pour rejoindre Lille, en raisons d’obligations familiales.

En effet, contrairement aux autres organisations religieuses, les congrégations des Témoins de Jéhovah ne rémunèrent pas leurs adeptes engagés ni leur clergé et ne peuvent donc pas les nommer autoritairement à un poste ni les empêcher de déménager. A l’exception du centre de Brooklyn où ils reçoivent un salaire.

Michel Brusel, ancien catholique engagé, était devenu « témoin de Jéhovah » après son service militaire sur les conseils du curé de Senlecques déçu par la direction prise par l’église catholique après 1968 (2). Il  entretenait un dialogue très ouvert avec plusieurs prêtres et quelques fidèles catholiques de la paroisse ND des Flots sans néanmoins en avoir converti à ses idées en matière de religion, proche de celle des Ariens, considérées  officiellement comme hérétiques depuis le 20 mai 325.

Comme les Mormons, l’église de la Scientologie et autres églises baptiste, épiscopalienne, évangélique fondamentaliste, ainsi que les associations de motards dont les engins portent des marques maçonniques, les Témoins de Jéhovah ont toujours été utiles aux gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique pour accréditer auprès des populations intellectuellement limitées des pays extérieurs que le gouvernement de Washington  représente l’empire du Bien comme l’hostie « représente » le corps du Christ et que le drapeau « Stars & Stripes » est l’unique symbole de la Liberté.

M. Brusel est venu dire au revoir à ses relations d’Audresselles, accompagné d’ une jeune femme blonde de Calais, issue de plusieurs générations de Témoins de Jéhovah et qui ignorait, jusqu’à son passage à Audresselles, que les Catholiques lisaient la Bible.

(1) « évêque » est la contraction d’un mot grec qui signifie « surveillant » comme « flic » d’un autre mot grec qui signifie « gardien ».

(2) Le cardinal Casaroli, secrétaire d’Etat du Pape Paul VI (pape de 1963 à 1978), c’est-à-dire son Premier ministre, considérant que l’Union Soviétique allait dominer l’Europe entière, avait entamé une politique de soumission à Moscou, y compris dans la rédaction des manuels de catéchisme à l’usage des enfants où la date anniversaire de la mort de Lénine était indiquée. Le Pape Jean-Paul II, qui avait le sens de l’humour, a contraint le vieux cardinal à la palinodie avant qu’il ne prenne sa retraite, mais il a fallu une douzaine d’années après la mort de Paul VI avant que Lénine ne disparaisse des catéchismes catholiques.

 

19 juin, 2018

Les Catholiques doivent-ils soutenir l’Iran ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion,Syrie — dompaul @ 15:52

François Nicoulleau a été ambassadeur de France en Roumanie et en Iran. Il nous livre ci-dessous sa vision du dossier nucléaire de l’Iran. Toutefois, à la lecture de son texte où il essaye de trouver une solution négociable entre l’Iran et Donald Trump et les états sujets des Etats-Unis en Europe, appelés improprement alliés, il reste prisonnier du schéma classique de l’actuelle diplomatie française qui consiste à soutenir les seuls intérêts à court terme de l’Arabie Saoudite et accessoirement d’Israel.

Pour l’instant, dans les chancelleries occidentales, personne n’a songé que l’Iran avait du mal à accepter que ses voisins frontaliers ou très proches: la Russie, l’Inde mais surtout le Pakistan, disposent de l’arme nucléaire. Si des extrémistes sunnites prennent le pouvoir au Pakistan, rien ne pourrait les arrêter pour attaquer les Iraniens chiites.

Second point: La Russie, le gouvernement légitime de Syrie (de Bachar Al Assad) et l’Iran, sont les seuls à protéger les fidèles et le clergé des églises chrétiennes du Moyen-Orient contre les milices sunnites fanatiques dites « modérées », genre Al-nosra, qui égorgent les chrétiens, brûlent leurs églises et sont soutenues par l’Arabie Saoudite, le Qatar et le gouvernement français. L’Iran fait même restaurer les monastères chrétiens de son territoire (surtout au nord), comme le grand monastère Saint-Etienne, et aide les communautés monastiques à s’y réinstaller. Evidemment, il ne soutient pas le mariage des gays ni la PMA.

Plutôt que de donner quelques sous à des organisations caritatives dont 66% déductibles des impôts, dans le but illusoire d’aider leurs frères orientaux persécutés,les Chrétiens européens, qu’ils soient catholiques ou orthodoxes, devraient donc logiquement se sentir plus proches des intérêts de l’Iran que de ceux du Pakistan, de l’Arabie saoudite où la conversion au Christianisme est punie de la peine de mort.

mardi 12 juin 2018

TRUMP, MACRON, ROUHANI : UNE TRIANGULATION IMPOSSIBLE ?

 

par François Nicoulleau

Rude école pour Emmanuel Macron que la gestion du dossier iranien. Il y découvre toutes les chausse-trappes de la diplomatie dans le paysage tourmenté du Moyen-Orient. En septembre dernier, à l’Assemblée générale des Nations-Unies, il avait présenté, en un hymne au multilatéralisme, sa vision alternative à la ligne de Donald Trump, qui, la veille, à la même tribune, avait décrit l’accord nucléaire de Vienne comme « l’un des pires et plus biaisés » jamais conclus par les États-Unis. Le Président français propose alors au contraire de le protéger, tout en évoquant la nécessité de trouver des solutions à l’expiration dans le temps de ses principales dispositions, ainsi qu’aux menaces soulevées par l’activité balistique iranienne.

Sauver l’accord de Vienne

Puis, à la mi-octobre, quand Donald Trump « décertifie » l’accord de Vienne, geste présenté comme un premier pas vers un retrait des États-Unis, Emmanuel Macron, au cours d’une conversation avec le Président iranien, Hassan Rouhani, confirme à nouveau l’attachement de la France à l’accord. Il fait aussi état de la nécessité de « dialogue » et de « progrès » sur le programme balistique iranien et les questions de sécurité régionale. Il annonce la prochaine visite à Téhéran de son ministre des affaires étrangères pour évoquer ces sujets. Le service de presse de l’Elysée précise enfin qu’« un déplacement en Iran du président français, à l’invitation du président Rouhani, a été envisagé ». Cette information – ce serait la première visite d’un dirigeant occidental majeur sous la République islamique – soulève alors beaucoup d’attentes.

En novembre, le Président français, au cours d’une conférence de presse à Dubaï avant de se rendre à Riyadh pour y faire connaissance du Prince héritier, Mohammed ben Salman et tenter de régler le cas Hariri, défend fermement la relation franco-iranienne, réaffirme son attachement à l’accord de Vienne, mais souligne la nécessité de le compléter « avec deux piliers, une négociation sur l’activité balistique de l’Iran, avec des sanctions si besoin, et une discussion stratégique encadrant l’hégémonie iranienne dans toute la région ». Le glissement sémantique perceptible dans l’usage des mots « négociation », « sanctions », « hégémonie », provoque un sursaut à Téhéran, où l’on considère ces sujets comme non-négociables. Le ton tend à s’aigrir. Si les propos officiels restent mesurés, il n’en est pas de même dans les milieux d’opposition au Président Rouhani, d’autant que quelques jours plus tard, Emmanuel Macron invite publiquement l’Iran à adopter « une position moins agressive au Proche-Orient ». Le dialogue se poursuit mais les propos à l’emporte-pièce commencent à voler. En décembre, Jean-Yves le Drian, ministre des affaires étrangères, lance dans une émission télévisée : « La présence iranienne et la volonté iranienne de faire un axe de la Méditerranée à Téhéran, non ! ». Quelques jours plus tard, Ali Akbar Velayati, conseiller diplomatique du Guide suprême, confie à une agence de presse : « Si la France veut conserver sa crédibilité internationale, elle ne devrait pas suivre aveuglément les Américains… le Président français se comporte en ce moment comme le caniche de Donald Trump ».

Glissement vers le bas de la relation

Malgré ces échanges peu amènes, la visite de Jean-Yves le Drian à Téhéran pour évaluer l’opportunité d’une visite du Président est maintenue. Il s’y rend en mars mais se heurte à un mur dès qu’il évoque la possibilité d’une négociation sur le balistique ou le rôle de l’Iran dans la région. Il est symptomatique qu’Ali Shamkani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, le reçoive en grand uniforme d’amiral (un an avant, il était en civil pour recevoir son prédécesseur Jean-Marc Ayrault). Le ministre français conclut sobrement qu’il y a « encore beaucoup de travail à faire ». L’on ne parle plus d’une visite du Président.

A la mi-avril, la relation se dégrade encore avec les frappes françaises en Syrie, aux côtés des Américains et des Britanniques, pour punir – plutôt symboliquement – Bachar el Assad de son dernier usage de l’arme chimique. Le Guide suprême, Ali Khamenei, accuseles dirigeants des trois nations d’avoir commis un crime majeur. Même si les canaux de communication sont maintenus, la relation touche un point bas.

Convaincre Trump de rester dans l’accord

Les choses se passent-elles mieux du côté de Donald Trump ? Fin 2017, début 2018, les Européens se sont affairés pour définir avec les Américains les mesures qui pourraient être prises pour les convaincre de demeurer dans l’accord de Vienne. Les trois pays parties à l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, poussent l’Union européenne à la prise de nouvelles sanctions contre l’Iran, mais peinent à convaincre leurs partenaires. Emmanuel Macron, pour sa part, confiant dans la relation personnelle qu’il a tissée avec Donald Trump, se rend fin avril à Washington avec l’espoir de l’amener à revenir sur son intention de quitter l’accord. Il va loin dans sa direction en évoquant un processus fondé sur « quatre piliers » : renforcement de l’accord actuel, prolongation de ses dispositions dans le temps, « endiguement de l’influence militaire » de l’Iran dans sa région, « surveillance de son activité balistique ». Mais rien n’y fait, le 8 mai, Donald Trump sort de l’accord.

D’une séquence à l’autre

Quelles leçons tirer de tous ces efforts ? Après coup, il est aisé d’expliquer pourquoi ils n’avaient aucune chance d’aboutir. Mais Trump aurait pu retarder une fois de plus son choix, ou encore assortir le retrait américain d’atténuation de ses effets sur les entreprises européennes. Ceci aurait alors été salué comme une victoire de la diplomatie française. Finalement, les positions des antagonistes se sont révélées irréconciliables. Côté iranien, il était inutile d’espérer convaincre la République islamique de modifier l’accord de Vienne ou de négocier un élément crucial de souveraineté et de défense nationale comme son programme balistique. L’évocation de possibles sanctions pour la faire céder a fait le reste. Un regard sur l’histoire de ce pays, sur la façon dont il se crispe sous la pression, aurait évité de se nourrir d’illusions. Côté États-Unis, l’affaire a révélé ce qui n’était pas forcément concevable au départ, à savoir la haine viscérale de Donald Trump à l’égard d’Obama, le menant à effacer, quel qu’en soit le prix, les traces de son prédécesseur dans l’histoire : l’« Obamacare », l’accord avec l’Iran.

Cette séquence close, s’en ouvre une autre au moins aussi difficile, présentant une équation à trois lourdes inconnues : comment éviter une guerre commerciale avec les États-Unis, tout en maintenant l’Iran dans l’accord nucléaire par suffisamment de commerce et d’investissement, sans mettre en péril l’unité européenne ? Que l’on parle en cette affaire de l’isolement de l’Amérique rappelle la célèbre manchette du Times (d’ailleurs apocryphe) : « Brouillard sur la Manche, le continent isolé ». En cette affaire, hélas, l’Europe, pour le moment, semble plus perdue dans le brouillard que l’Amérique de Trump. Elle a certes réactivé une directive de 1996 censée bloquer en Europe les sanctions américaines, et envisage de recourir à l’arbitrage de l’Organisation mondiale du commerce. Mais la première décision ne vaut que pour les entreprises n’ayant pas d’exposition aux États-Unis, ce qui les soumet de fait à la loi américaine, et la deuxième ne produira ses effets qu’à l’issue d’une longue procédure, si elle aboutit jamais.

Négocier, négocier sans cesse

Il faut bien revenir à la diplomatie. « Le dialogue, encore et toujours. Échanger, tenter de convaincre, sans cesse, pour défendre les intérêts des Français et aussi de tous ceux qui croient que le monde ne se construit qu’ensemble » vient de nous dire Emmanuel Macron à la veille de la réunion du G7. Il a sans doute conscience de faire écho à un illustre prédécesseur, rien moins que le Cardinal de Richelieu, qui écrivait dans son testament politique (il aurait tweeté aujourd’hui) : « négocier sans cesse, ouvertement ou secrètement, en tous lieux, encore même qu’on n’en reçoive pas un fruit présent et que celui que l’on peut en attendre à l’avenir ne soit pas apparent, est chose du tout nécessaire pour le bien des Etats ». C’est bien la situation dans laquelle l’on se trouve aujourd’hui.

Rendre son sens à une visite du Président français à Téhéran

Au sortir de ces généralités, de quelles cartes dispose notre Président pour espérer débloquer la relation de l’Europe, donc de la France, avec l’Iran ? Pas plus qu’un deux de trèfle sur le rôle de l’Iran dans la région, mais là, le temps va peut-être faire son œuvre pour réduire les ambitions de Téhéran. Ses positions en Irak, en Syrie, commencent à donner des signes de fragilité. Et rien n’empêche, au contraire, d’aller dans le sens du discours du ministre iranien des Affaires étrangères quand il prêche pour un dialogue multiforme appelé à déboucher sur « un pacte régional de non-agression ».

Sur le dossier balistique iranien, plutôt que d’appeler simultanément à des négociations et à des sanctions, ce qui répète les erreurs des négociations passées et ne conduit évidemment à rien, mieux vaut, là encore, encourager au multilatéralisme. L’Iran, sur cette question de souveraineté, ne fera de concessions que mutuelles.

Sur le nucléaire enfin, pour tenter de conserver les Iraniens dans l’accord, la France peut d’abord, dans le cadre européen, contribuer à mettre au point un programme ambitieux de coopération et d’investissements dans des secteurs épargnés par les sanctions américaines : l’agriculture, l’agro-alimentaire, la santé, la protection de l’environnement, l’université. Mais il est inutile de vouloir chercher à réviser l’accord nucléaire actuel, imparfait sans doute, mais comme tous les accords, fondés par nature sur des compromis. Mieux vaudrait, tout simplement, prendre rendez-vous pour le moment où ses principales clauses d’expiration approcheraient de leur terme.

Enfin, une visite du Président français à Téhéran devrait pouvoir être remise dans la balance, si l’Iran de son côté, s’engageait solennellement en cette occasion à continuer à respecter l’accord de Vienne. Un tel déplacement prendrait alors tout son sens.

(publié le 12 juin 2018 par Orient XXI)

 

1 avril, 2018

Gaza: des Hébreux tuent des Hébreux. Quel rapport avec Boulogne-sur-Mer ?

Classé dans : histoire,international,politique,religion — dompaul @ 17:32

L’Etat d’ Israël est en guerre depuis sa création il  y a soixante-dix-ans et  comme il l’avait toujours été jusqu’à sa seconde destruction par Titus en l’an soixante-dix, il y a mille neuf cent quarante huit ans.

Actuellement, les deux millions d’habitants de Gaza, enfermés derrière un rideau de fer dans un quadrilatère de la surface du Boulonnais, n’ont plus qu’un accès de plus en plus restreint à l’eau, à la nourriture et à l’énergie. Il sont même empêchés d’exploiter le gisement gazier qui se trouve dans leurs eaux territoriales par la marine de guerre israélienne.

Nombre des élus du  Hamas, qui gouvernent cette grande prison autogérée, ont une formation culturelle et économique aussi limitée que celle d’un collégien issu d’un établissement du fameux 93.

Depuis quelques jours, ils n’ont rien trouvé de mieux pour faire appel à la conscience universelle que d’envoyer des femmes et des enfants se précipiter en masse vers le rideau de fer pour essayer de le cisailler et d’envahir le territoire israélien.

Evidemment, le gouvernement israélien, contrairement aux gouvernements européens, refuse cette invasion de miséreux pleins de haine destructrice sur son territoire. Il fait donc tirer dans le tas. Comme la plupart des soldats israéliens ont une culture européenne ou américaine compassionnelle, ils tirent dans les jambes des envahisseurs au lieu de leur tirer dans la tête.

Au lieu de régler le problème,ils permettent à la propagande du Hamas de mettre en valeur ses milliers de blessés prêts à revenir à l’assaut au lieu d’enterrer des morts dont la « conscience universelle » a oublié l’existence quelques jours après.
Qui se souvient en effet des civils du Sinaï que les cavaliers blindés de Tsahal tuaient préventivement en passant, au cas où ils auraient été armés, en 1967, sur ordre de Golda Meir ?

Le Hamas, ou plutôt les dirigeants du Hamas qui, évidemment, ne vont pas en première ligne donner l’assaut à mains nues avec les autres, ont annoncé qu’ils allaient faire durer cette tuerie en envoyant des « volontaires » pendant encore trois semaines en espérant que la bonne conscience américaine va intervenir en leur faveur à l’ONU, cette organisation que De Gaulle qualifiait de « ce machin ».

Mais le plus intéressant dans l’affaire apparaît dans les analyses du génome humain des deux groupes antagonistes qui se font face. Depuis les années 1980, des chercheurs américains et israéliens ont effectué de nombreuses analyses de l’ADN des Juifs du monde entier, certains voulant prouver qu’ils appartenaient au même haplogroupe. Ils ont ainsi découvert que les cinq cents Samaritains résiduels et consanguins, pourtant rejetés par les Juifs depuis deux mille cinq cent sept ans, possédaient le même ADN Y que la majorité d’entre eux et faisaient donc partie des Hébreux.

Il en est de même des Gazéens, dans la mesure où, jusqu’aux années 1960, le monde n’avait jamais connu de migrations de populations très allogènes aussi importantes qu’aujourd’hui, sauf peut-être à l’époque de Gengis Khan.

C’est ainsi qu’en ce moment, on assiste chaque jour au massacre quotidien d’Hébreux qui vénèrent majoritairement  Allah par d’autres Hébreux qui vénèrent majoritairement Yahweh. Qui peut du reste distinguer un Gazéen d’un Israélien si tous les deux portent la même kippa ou le même keffieh ?

Pendant ce temps-là, à Boulogne-sur-Mer, se prépare à être jouée dans la salle de spectacle d’un grand lycée catholique, une pièce de théâtre sur un sujet inusable: l’histoire d’une jeune juive néerlandaise -une autre Anne Franck – déportée vers un camp de concentration il y a soixante-seize ans.

15 mars, 2018

Pour Jacques Myard, Macron prépare sa dictature

Classé dans : histoire,international,politique,socialistes — dompaul @ 13:06
Ci-dessous, se trouve un extrait du BILLET D’HUMEUR de Jacques MYARD, membre Honoraire du Parlement, Maire de Maisons-Laffitte, Président du Cercle Nation et République du  13 MARS 2018
Un commentaire de la rédaction du blog Audresselles.at suit ce billet d’humeur.
Le billet d’humeur de Jacques Myard (extrait):
(…)

la réforme de la Constitution qu’entend mener l’actuel Président de la République ne peut que susciter interrogations et colère.

. Limiter l’élection possible à trois mandats au motif qu’il faille renouveler la classe politique relève d’une totale incompréhension du travail de l’élu face à la complexité de plus en plus forte des matières qu’il doit maîtriser pour contrôler le gouvernement, plus exactement l’Administration.

 

Il faut un minimum de deux mandats pour que l’élu soit vraiment performant et à la fin du troisième, exit ! C’est ainsi assurer la suprématie de l’Administration sur l’ élu.

 

. Réduire le nombre des députés d’un tiers pour ramener leur nombre à trois cents, c’est faire élire un député sur des circonscriptions – si le scrutin uninominal demeure – d’au moins 300 000 habitants. Autant dire que le député sera pour chaque citoyen un concept lointain, une abstraction, et ce d’autant plus que le roi François Hollande l’a coupé de toute fonction territoriale au nom du non-cumul.

 

Ajoutez à cela la proportionnelle, vous obtiendrez un pays ingouvernable… par ses élus.

 

. Le pays sera alors dans la main des technocrates, permanents de l’Administration qui, de surcroît, veulent priver ces députés choisis par les appareils politiques, d’exercer la plénitude de leur droit d’amendement dans la discussion parlementaire qui prend trop de temps, ce qui irrite Jupiter.

 

. Mais là ne s’arrête pas la mise au pas du député ; désormais, il doit rendre des comptes sur toutes ses dépenses au nom de la nouvelle religion de « la transparence » sous le contrôle des fouineurs qui veulent tout savoir de ces élus, gibiers de mise en examen qui sont présumés corrompus et coupables.

 

Il ne s’agit pas de défendre les quelques élus qui ont mis les doigts dans la confiture, mais ce strip-tease permanent est une atteinte directe à la liberté d’action du député qui, par sa liberté, défend aussi la liberté de chaque citoyen.

 

Placer le député sous le contrôle permanent du tribunal médiatique et du soupçon, c’est instituer la dictature.

 

. La mise sous tutelle de l’élu se renforce encore par la chape de plomb qu’elle fait peser de plus en plus lourdement sur les esprits soumis au règne du « politiquement correct » qui voue aux gémonies tout dérapage verbal. Malheur à celui qui s’écarte de la bien-pensance ! Il sera lynché sur les réseaux sociaux qui ont remplacé les fameuses tricoteuses de la Convention qui vociféraient « à mort, à mort ! ». C’est le retour au Moyen-âge où celui qui était accusé de fornication était placé sur la pierre de honte à l’entrée du village.

 

. Ne soyons pas aveugles, nous entrons de plain-pied dans l’ère des technocrates, les nouveaux sachants, qui, pour la plupart, sont incapables de gagner une élection et veulent néanmoins exercer le pouvoir. Ils distillent leur vérité bien-pensante et imposent leur idéologie.

 

Platon avait raison – dans la République – la démocratie comme tous les régimes politiques est mortelle, c’est d’ailleurs déjà fait !
Jacques Myard

Commentaire: Il est certain que la réforme de la Constitution préparée par le Président de la République va considérablement renforcer son pouvoir. Toutefois, même si la limitation des mandats des élus n’est pas nécessaire dans le cas des collectivités locales de base (municipalités) ou intermédiaires (cantons et départements), en revanche, il en va différemment au niveau des élections régionales étant donné le renforcement continu du pouvoir des présidents de conseil régional, surtout depuis la réforme promue par Hollande qui a créé des régions aussi grandes que les états européens de moyenne importance comme la Belgique, la Hollande, le Danemark ou la Croatie.

Les ducs et comtes du Moyen-âge ont été à l’origine des fonctionnaires nommés par les empereurs carolingiens. Avec l’affaiblissement du pouvoir central, ils se sont constitué des fiefs héréditaires correspondant parfois exactement aux régions d’aujourd’hui avec chacun une langue ou un dialecte propre: Bretagne, Normandie, Aquitaine, Provence, comté de Toulouse etc.

Aujourd’hui que des activistes dans chaque région réclament l’enseignement de leur dialecte à l’école et que n’importe quel politicien démagogue peut s’emparer du sujet, il est tout à fait nécessaire d’éviter que des présidents de région se fassent réélire indéfiniment et saisissent l’occasion pour acquérir un pouvoir considérable et provoquer un sécession à leur profit comme on l’a vu en Yougoslavie et comme on le voit aujourd’hui en Catalogne et en Ecosse.

Il est donc tout à fait judicieux de limiter constitutionnellement leur mandat dans le temps.

Donc Macron a raison et Myard qui le critique, aussi. Ou, si l’on préfère, ils ont tous les deux tort et doivent revoir leur copie.

 

10 février, 2018

Audresselles: la première réunion du conseil municipal après les élections

Classé dans : conseil municipal,politique — dompaul @ 23:29

La première réunion du conseil municipal après les élections partielles du 14 janvier, a eu lieu dès le jeudi 8 février, mais dans des délais suffisants pour que les cinq nouveaux élus aient le temps de préparer leurs interventions. On notera la présence, dans l’assistance qui est venue nombreuse occuper tous les sièges disponibles, de Patrick Legrand, candidat de la liste « Audresselles d’abord » aux élections du 14 janvier 2018.

Avant toute chose, le maire doit désigner un nouveau 4e  adjoint chargé des finances et de l’interim occasionnel des autres adjoints, en remplacement de Jean Ruano, démissionnaire.
Par souci de la démocratie, au lieu de désigner lui-même l’adjoint, le maire fait procéder à un vote à bulletins secrets des conseillers municipaux présents et représentés: Nicolas Denis est élu avec 9 suffrages et 6 bulletins blancs (il n’a pas voté pour lui-même).

Le maire a aussi décidé d’offrir gracieusement à ces élus de l’opposition une place dans chacune des cinq commissions municipales, en leur laissant le choix de désigner eux-mêmes leur représentant.
Comme Antoine Benoît, le chef de file de cette opposition pentacéphale, n’est pas venu à la réunion pour une raison inconnue, ils se sont trouvés bien embarrassés pour choisir à sa place car ils avaient prévu que leur groupe occuperait deux places dans chacune des commissions.
En définitive, Olivier Hugon a proposé pour lui un siège à la commission des finances.
Voici la nouvelles composition des commissions:
- 1ère commission des Finances: Hugues Pouyet, Patrick Boucher et Antoine Benoît;

- 2e commission de l’urbanisme: Michel Nicolas, Bruno Depothuis, Olivier Hugon;

- 3e commission du tourisme: Paul Ellart, Patrick Boucher, Nicolas Denis et Graziella Lefilliatre;

- 4e commission de l’Education: Joël Lecouffe, Michel Nicolas, Patrick Boucher, Rauti Chikaoui,

- 5e commission gestion du marché et de la briqueterie-salle des fêtes: Patrick Boucher, Michel Nicolas, Jean Leone, Franck Ternisien;

Le maire gère directement les fêtes et cérémonies avec l’aide de  l’ensemble du conseil municipal (pour la fête du crabe, le budget déjà prévu est de 2000 €)

En ce qui concerne le recrutement et la gestion du personnel, Joël Lecouffe, ancien maire, rappelle que la législation prévoit que ces attributions reviennent exclusivement au maire en exercice sans  qu’il soit tenu de suivre les recommandations des conseillers municipaux. Le conseil vote le budget dans lequel se trouve le poste de la globalité des rémunérations.

En fait, le législateur a voulu  éviter, dans la mesure du possible, le népotisme, la corruption et le trafic d’influence au niveau des conseillers.

Avant que la réunion ne prenne fin, Olivier Hugon propose l’installation d’un défibrillateur dans le village. Le maire y a déjà pensé mais il n’existe pas dans la commune un lieu fermé, accessible et surveillé en permanence, donc adapté pour l’installer.

Cette installation n’est pas obligatoire ni codifiée par la loi.

La séance est levée et toutes les personnes présentes sont invitées par le maire à participer au pot de l’amitié. Tous les conseillers municipaux et presque tout le public acceptent l’invitation.

 

 

7 février, 2018

Tariq Ramadan ou la nouvelle affaire d’Outreau

Classé dans : international,politique,religion,Tariq Ramadan — dompaul @ 0:21

Dans le Boulonnais, on se souvient de l’ affaire d’ Outreau qui a coûté trente mois de prison aux innocentés mais aussi des sommes importantes au contribuable puisque l’indemnisation du plus humbles de ces innocentés (un chômeur) s’est élevée à quelque 250 000 €. Depuis, on a inventé un juge d’instruction en trois personnes, sur le modèle de la Sainte-Trinité puisque leur pensée est la même.

Tariq Ramadan est connu dans tout le monde francophone, du Sénégal au Liban en passant par la France mais il n’a pas que des amis. Des groupes  puissants qui le considèrent comme contraire à leurs intérêts, sont parvenus à le mettre pour l’instant hors d’état de leur nuire. Donc, il reste en prison après son passage devant le juge des libertés: le billet d’avion qui l’innocente et qui  avait été « perdu » par l’instruction, ne suffit plus comme alibi pour prouver qu’il ne pouvait pas se trouver avec la prostituée qui l’accuse de viol. Il faut que la compagnie atteste qu’il était bien dans l’avion alors que le voyage remonte à plusieurs années. Mais existe-t-il des compagnies aériennes qui conserve le listing de leurs voyageurs plus longtemps que la police des frontières ?

Tariq Ramadan a été emprisonné sous le prétexte que deux personnes qui sont montées dans sa chambre (pour quoi faire ?) l’accusent de viol: une femme décrite comme fragile psychiquement et une « call-girl », c’est-à-dire une prostituée, dont le témoignage est contrarié par un alibi très solide. Ceci montre le danger que représente désormais un pouvoir judiciaire pénal omnipotent aux mains d’inconnus aux motivations variées, dont les excès font perdre sa légitimité à l’institution.

S’il est maintenu en prison par la cour d’Appel, que d’autres faux-vrais témoins ne se manifestent pas, et que les preuves de ses prétendus méfaits font long feu, il faudra bien ou le relâcher ou l’envoyer en cour d’Assises et, même si le président de la cour est bien formé pour manipuler des jurés déjà intimidés par la pression des médias, personne ne peut assurer qu’il sera condamné.

Pile ou face ?

L’emprisonnement des quelques anonymes de l’affaire d’Outreau a créé un scandale judiciaire mais ses conséquences restent sans commune mesure avec les conséquences à venir de la mise en examen d’une personnalité internationale comme Tariq Ramadan à l’initiative du gouvernement français par le truchement de son procureur  puis son emprisonnement.

Si Tariq Ramadan sort triomphant de cette épreuve, on ne doit pas s’attendre à ce qu’il se fasse discret même si on lui propose une indemnité d’emprisonnement abusif  de quelques millions d’euro à condition qu’il se taise.

Il ne faudrait pas s’imaginer que les gens sensés croient aveuglément à cette décision de justice téléguidée. Pour l’instant, les auditeurs de Tariq Ramadan, qui ne sont pas nécessairement Mahométans, ne se sont pas manifestés car les médias aux ordres l’ont déjà enterré. Mais il suffit désormais d’une étincelle pour que le monstre judiciaire échappe aux mains des apprentis sorciers. Et le fiasco risque d’entraîner des conséquences inattendues, y compris au niveau international.

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