Second tour des primaires socialistes: Audresselles en pointe
Le risque d’être mal vu
Il n’est en effet pas question pour l’UMP de reconnaître que « sa » clientèle électorale s’est déplacée pour exprimer sa préférence pour un candidat socialiste puisque, selon la rhétorique partisane, tous les candidats du parti opposé se valent: ils sont nécessairement nuls. Du reste, beaucoup d’ électeurs potentiels timorés, qui seraient volontiers allés voter, se sont abstenus par crainte de se faire étiqueter « socialistes » et de risquer de se faire « mal voir » par leur voisin, leur chef, leur concierge, leurs amis, leur vieille tante à héritage etc..
Ne pas mécontenter les étatistes les plus sectaires
Au PS, Jean-Marie Le Guen, partisan de François Hollande, qui a été l’un des premiers à s’exprimer sur la victoire de son chef de file, a évoqué les consignes de vote des partisans d’Eva Joly née Farseth, en faveur de Martine Aubry, et la participation au scrutin de Communistes, appelés pudiquement « partisans de Jean-Luc Mélanchon » en langue de bois.
Jean-Marie Le Guen se serait fait couper la langue plutôt que de reconnaître que son candidat favori avait été élu si brillamment grâce aussi à des électeurs qui-n’ont-jamais-voté à gauche. Il ne faut surtout pas, qu’au premier tour des présidentielles, les fanatiques du tout-nationalisé, tout-subventionné, au sein du parti socialiste, votent pour Eva Joly ou Jean-Luc Mélanchon. Toutefois, tous ceux que la propagande télévisuelle n’aura pas complètement anesthésiés, comprendront que les primaires ayant été ouvertes à tous les électeurs, François Hollande est le seul homme politique a bénéficier désormais de la légitimité présidentielle.
Un long parcours pour aller voter mais un résultat positif
Dès 18h15, au bureau de vote de Marquise, vingt électeurs d’Audresselles avaient déjà voté à ce second tour des primaires socialistes (1), dont plusieurs électeurs qui, à tort ou à raison, sont notoirement qualifiés « de droite » par des militants socialistes du village. Et le bureau de vote restait encore ouvert trois quarts d’heure. Rappelons qu’il y a vingt huit kilomètres à parcourir depuis Audresselles pour aller voter à Marquise et en revenir.
Pour vous, Audresselles.at a fait photographier l’événement avec la participation de Martial Herbert, président de la communauté de communes et maire de Marquise, qui a mis gracieusement sa mairie à la disposition des organisateurs du scrutin. Assis au bureau de vote: André Sorriaux, natif de Marquise et ancien maire de Wissant.
(1) il y a 585 inscrits sur la liste électorale d’Audresselles.





