14 août, 2012

lundi 13 août: visite commentée de l’église d’Audresselles

Classé dans : art,religion — dompaul @ 15:08

lundi 13 août: visite commentée de l'église d'Audresselles dans art 13-août-2012-visite-de-léglise-300x184Chaque année, une visite commentée de l’église Saint-Jean Baptiste d’Audresselles a lieu au mois d’août, jusqu’ici sous l’égide de l’office du tourisme de la communauté de communes, cette année, sous celle des organisateurs de la pastorale du tourisme de la paroisse Notre-Dame des Flots.

Comme il y a beaucoup à dire sur cette église fortifiée qui se dresse depuis huit cents ans au-dessus de la colline qui surplombe l’ancien estuaire de la Manchue, et que toutes les archives anciennes la concernant directement ont disparu, chaque visite permet de faire le point sur le résultat des nouvelles recherches et découvertes de l’année, notamment à propos des matériaux utilisés pour sa construction et sa restauration, les tableaux et les vitraux qui la décorent, son histoire mouvementée au milieu des guerres successives.

Cette année, un spécialiste du marbre de Marquise a permis aux visiteurs d’apprendre comment est réalisé le dallage des églises du Boulonnais.
De nombreuses découvertes restent encore à faire dans cette église à l’architecture austère et dépourvue de superflu au premier abord, mais qui recèle encore beaucoup de mystères.

Ce sera pour l’année prochaine.

12 août, 2012

Syrie: défendre les Chrétiens d’Orient

Classé dans : histoire,international,politique,religion,Syrie — dompaul @ 16:19

« L’acharnement mis par Washington à vouloir à tout prix renverser le régime Assad ne semble plus relever d’une rationalité ordinaire mais de l’hybris (1) d’une grande puissance irascible qui ne supporte pas qu’on lui résiste. Celui de la France à lui emboîter le pas est, lui, parfaitement incompréhensible. »

Roland Hureaux, ancien préfet donne son point de vue  le jeudi, 09/08/2012 dans « Valeurs actuelles »

Après des semaines d’emballement manichéen, des voix s’élèvent enfin qui expriment le doute quant à l’intérêt de l’engagement de la France au côté des rebelles syriens. La dictature de la famille Assad existe depuis plus de quarante ans sans qu’on s’en soit jamais ému ; elle s’était plutôt libéralisée ces derniers temps. Des dictatures, au demeurant, il y en a beaucoup dans le monde, et des pires, à commencer par l’Arabie Saoudite et le Qatar, nos “alliés” dans le conflit syrien. Des atrocités, il y en aurait eu bien moins si la prétendue rébellion n’avait été renforcée par des éléments étrangers, notamment d’Al-Qaïda, dotés d’armes sophistiquées par l’Otan et les pays arabes.

Les méthodes des rebelles, pénétrer dans les quartiers centraux pour y prendre en otage la population, y contribuent particulièrement. Les massacres ne sont évidemment pas tous à mettre sur le seul compte du régime. La France aurait-elle là un intérêt particulier ? Elle avait certes reçu un mandat de la Société des Nations sur la Syrie de 1920 à 1946. Or, la mission multiséculaire qui justifiait sa présence dans la région était la protection des minorités chrétiennes. Reniant cette mission historique, elle s’évertue aujourd’hui à détruire le seul régime arabe qui les protège encore et beaucoup fuient déjà les atrocités des rebelles à leur encontre.

Un changement de régime à Damas signifierait l’accession au pouvoir des islamistes et donc, comme en Irak, l’exode des 2 millions de chrétiens et d’autres minorités. Allons plus loin : quels sont les intérêts d’Israël et des États-Unis ? Il en existe, certes, mais aucun de décisif au point de justifier les risques ultimes. Détruire un allié de l’Iran ? Le contentieux avec ce pays est essentiellement nucléaire, un sujet sur lequel l’alliance syrienne n’a guère d’impact. Isoler le Hezbollah ? Mais faut-il mettre tout un pays à feu et à sang pour cela ? L’intérêt d’Israël est-il de voir la Syrie entre les mains des islamistes ? Est-il de laisser s’approcher des lieux saints les Turcs, qui les ont contrôlés pendant sept cents ans et ne l’ont pas oublié ? Quelque bon motif que l’on puisse trouver à l’intervention indirecte, et peut-être demain directe, des États-Unis et de la France dans cette affaire, aucun ne paraît à la hauteur du risque encouru.

 Ce risque est très clairement celui d’un conflit majeur avec la Russie. Avec quelle naïveté les capitales occidentales espèrent “contourner le veto” russe au Conseil de sécurité des Nations unies (que la France préside ce mois d’août) au sujet de la Syrie ! Il est vrai que Moscou avait envoyé, au début du conflit, des signaux ambigus, laissant entendre par exemple que Bachar al-Assad n’était pas irremplaçable. Mais ce qu’on a pris pour de la modération était-il autre chose que de la politesse diplomatique ? Pour dissiper toute équivoque, le Kremlin adresse depuis quelques semaines des signaux clairs qui montrent qu’avec l’appui de la Chine – et aussi des autres Brics (2) – , il ne lâchera pas le régime Assad : envois d’armes et de conseillers militaires, gesticulations maritimes, dernières déclarations de Poutine lui-même. La Russie, géographiquement voisine du Proche-Orient et qui a, elle, le souci de défendre les chrétiens orthodoxes, s’accroche très fort à sa dernière position dans la région. Comment s’en étonner ? Le port de Tartous, sa seule base en Méditerranée, a pour elle un caractère vital.

C’est avec beaucoup de légèreté que Washington, Paris et Londres espèrent la faire céder. On ne mesure pas par ailleurs à quel point l’affaire libyenne a été vécue comme une humiliation et une tromperie par les Russes et les Chinois. Ils considèrent que les Occidentaux ont largement outrepassé le mandat que le Conseil de sécurité, avec leur accord, avait donné et qu’on ne les y reprendra pas. L’acharnement mis par Washington à vouloir à tout prix renverser le régime Assad ne semble plus relever d’une rationalité ordinaire mais de l’hybris d’une grande puissance irascible qui ne supporte pas qu’on lui résiste. Celui de la France à lui emboîter le pas est, lui, parfaitement incompréhensible. Au temps de la guerre froide, on savait que la divergence des points de vue entre les deux blocs ne devait pas laisser place aux malentendus.

 Si la paix a pu être alors préservée, c’est parce que personne n’était dupe de sa propre propagande. Acceptant leurs différences, les uns et les autres pouvaient pratiquer le crisis control. Le manichéisme hystérique, illustré par les récentes déclarations de Juppé, traitant l’attitude des Russes de « criminelle », le permet-il encore ? « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre. » Est-ce ce qui arrive aujourd’hui à l’Occident ? En poursuivant avec tant d’insistance leur offensive en Syrie par mercenaires interposés, par des sanctions et par une campagne médiatique sans précédent en temps de paix, les Américains et les Français se sont mis eux-mêmes devant le risque de n’avoir bientôt plus à choisir qu’entre une reculade humiliante et un conflit frontal avec la Russie, dont les conséquences seraient incalculables. Roland Hureaux, ancien préfet.

 http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/et-si-l’on-pensait-aux-chrétiens-de-syrie2 0120808.html

(1) mot grec signifiant « orgueil démesuré »  en français et « le diable » en arabe

(2) Brics: Brésil, Russie, Iran, Chine, Afrique du Sud.

23 juillet, 2012

Tout savoir sur la vraie situation en Syrie.

Classé dans : histoire,international,religion,Syrie — dompaul @ 15:27

NOS MINISTRES, JUPPE HIER, FABIUS AUJOURD’HUI SONT-ILS MAL RENSEIGNES,
MAL CONSEILLES, OU NAÏFS ?

Invité de l’Association Régionale Nice Côte d’Azur de l’IHEDN (AR29), le 27 juin 2012,
Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, reconnu
bien au-delà de l’Hexagone pour son expertise du monde arabo-musulman, a livré aux
auditeurs son sentiment au cours d’une conférence qui a connu un vif succès.
………………………………………………………………….
Les réseaux sociaux n’ont rien à voir avec la prise du pouvoir par les Islamistes en Afrique du Nord et au proche-Orient

L’expression « printemps arabe » est censée faire référence au « Printemps des peuples » de
1848. Depuis la révolte de Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010, la contagion s’est étendue de
la Tunisie successivement à l’Égypte, à la Libye, à Bahrein, au Yémen et enfin en Syrie.
Contrairement à ce qui a pu être dit, ces contestations populaires, d’une ampleur et d’une
intensité très variables, n’ont pas été le fait des « réseaux sociaux », dans des pays où l’accès à
Internet est réduit à une minorité de personnes « branchées » et où les moyens de blocage du
Net sont très développés. Même si les aspirations de ces divers peuples visaient à chasser
des dirigeants corrompus pour favoriser l’instauration d’une démocratie, les manifestants en
reprenant le slogan « Dégage ! » (« Erhal » en arabe) entendaient réclamer un meilleur
partage des richesses pour améliorer leurs conditions de vie, obtenir des emplois et retrouver
une certaine dignité (« karama » en arabe). En fait, ces révoltes, révolutions ou encore «
réveil arabe » ont en commun d’avoir été financées par le Qatar et d’autres monarchies du
Golfe et d’avoir été encadrées par les Frères musulmans. Le résultat ne s’est pas fait attendre
: on en voit déjà les effets en Tunisie, en Libye et bientôt en Égypte. La question que l’on est
en droit de se poser est : par quel miracle, les Européens ont-ils pu soutenir à ce point des
mouvements qui vont à la fois à l’encontre des intérêts mêmes de ces populations et aussi des
nôtres. Si la démocratisation de ces pays ne nous laisse pas indifférent, les voir retomber
dans une nouvelle forme de soumission plus insidieuse n’augure rien de bon pour l’avenir.
Depuis plus d’un an, ce printemps arabe n’en finit pas. La Syrie est le dernier pays à avoir été
pris dans une tourmente qui a mis le pays à feu et à sang.

Les pires conjectures formulées au premier semestre 2011 concernant les mouvements de
révolte arabes deviennent aujourd’hui réalité. Je les avais largement exposées dans divers
ouvrages et revues [1] à contre courant d’une opinion occidentale généralement enthousiaste
et surtout naïve. Car il fallait tout de même être naïf pour croire que, dans des pays soumis
depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d’opposition libérale
et pluraliste, la démocratie et la liberté allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule
vertu d’un Internet auquel n’a accès qu’une infime minorité de privilégiés de ces sociétés.
Une fois passé le bouillonnement libertaire et l’agitation des adeptes de Facebook, il a bien
fallu se rendre à l’évidence. Le pouvoir est tombé dans les mains des seules forces politiques
structurées qui avaient survécu aux dictatures nationalistes parce que soutenues
financièrement par les pétromonarchies théocratiques dont elles partagent les valeurs et
politiquement par les Occidentaux parce qu’elles constituaient un bouclier contre l’influence
du bloc de l’Est : les forces religieuses fondamentalistes. Et le « printemps arabe » n’a mis
que six mois à se transformer en « hiver islamiste ».

En Tunisie et en Égypte, les partis islamistes, Frères musulmans et extrémistes salafistes se
partagent de confortables majorités dans les Parlements issus des révoltes populaires. Ils
cogèrent la situation avec les commandements militaires dont ils sont bien contraints de
respecter le rôle d’acteurs économiques dominants mais s’éloignent insidieusement des
revendications populaires qui les ont amenés au pouvoir. Constants dans leur pratique du
double langage, ils font exactement le contraire de ce qu’ils proclament. En, Égypte, après
avoir affirmé sur la Place Tahrir au printemps 2011 qu’ils n’aspiraient nullement au pouvoir,
ils revendiquent aujourd’hui la présidence de la République, la majorité parlementaire et
l’intégralité du pouvoir politique.
En Tunisie, et après avoir officiellement renoncé à inclure la charia dans la constitution, ils
organisent dans les provinces et les villes de moyenne importance, loin de l’attention des
médias occidentaux, des comités de vigilance religieux pour faire appliquer des règlements
inspirés de la charia. Ce mouvement gagne progressivement les villes de plus grande
importance et même les capitales où se multiplient les mesures d’interdiction en tous genres,
la censure des spectacles et de la presse, la mise sous le boisseau des libertés fondamentales
et, bien sûr, des droits des femmes et des minorités non sunnites.

L’OTAN installe des dictatures  intégristes financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite

Et ces forces politiques réactionnaires n’ont rien à craindre des prochaines échéances
électorales. Largement financées par l’Arabie et le Qatar pour lesquels elles constituent un
gage de soumission dans le monde arabe, elles ont tous les moyens d’acheter les consciences
et de se constituer la clientèle qui perpétuera leur domination face à un paysage politique
démocratique morcelé, sans moyens, dont il sera facile de dénoncer l’inspiration étrangère et
donc impie.
La Libye et le Yémen ont sombré dans la confusion. Après que les forces de l’OTAN,
outrepassant largement le mandat qui leur avait été confié par l’ONU, ont détruit le régime
du peu recommandable Colonel Kadhafi, le pays se retrouve livré aux appétits de bandes et
tribus rivales bien décidées à défendre par les armes leur pré carré local et leur accès à la
rente. L’éphémère « Conseil National de transition » porté aux nues par l’ineffable Bernard
Henri Lévy est en train de se dissoudre sous les coups de boutoir de chefs de gangs
islamistes, dont plusieurs anciens adeptes d’Al-Qaïda, soutenus et financés par le Qatar qui
entend bien avoir son mot à dire dans tout règlement de la question et prendre sa part dans
l’exploitation des ressources du pays en hydrocarbures.

Au Yémen, le départ sans gloire du Président Ali Abdallah Saleh rouvre la porte aux forces
centrifuges qui n’ont pas cessé d’agiter ce pays dont l’unité proclamée en 1990 entre le nord
et le sud n’a jamais été bien digérée, surtout par l’Arabie Séoudite qui s’inquiétait des
foucades de ce turbulent voisin et n’a eu de cesse d’y alimenter la subversion
fondamentaliste. Aujourd’hui, les chefs de tribus sunnites du sud et de l’est du pays, dont
certains se réclament d’Al-Qaïda et tous du salafisme, entretiennent un désordre sans fin aux
portes de la capitale, Sanaa, fief d’une classe politique traditionnelle zaydite – branche
dissidente du chiisme – insupportable pour la légitimité de la famille séoudienne.
Seul le régime syrien résiste à ce mouvement généralisé d’islamisation au prix d’une
incompréhension généralisée et de l’opprobre internationale.
Avant de développer ce sujet, je crois devoir faire une mise au point puisque d’aucuns
croient déceler dans mes propos et prises de positions des relents d’extrême droite et de
complaisance pour les dictatures.
Je me rends régulièrement en Syrie depuis 45 ans et y ai résidé pendant plusieurs années. Je
ne prétends pas connaître intimement ce pays mais je pense quand même mieux le connaître
que certains de ces journalistes qui en reviennent pleins de certitudes après un voyage de
trois ou quatre jours.

Les Alaouites: une minorité qui se défendra jusqu’à la mort

Mes activités m’ont amené à devoir fréquenter à divers titres les responsables des services de
sécurité civils et militaires syriens depuis la fin des années 70. J’ai pu constater qu’ils ne font
ni dans la dentelle ni dans la poésie et se comportent avec une absolue sauvagerie. Ce n’est
pas qu’ils ont une conception différente des droits de l’homme de la nôtre. C’est qu’ils n’ont
aucune conception des droits de l’homme…
Leur histoire explique en grande partie cette absence. D’abord, ils puisent leur manière d’être
dans quatre siècles d’occupation par les Turcs ottomans, grands experts du pal, de
l’écorchage vif et du découpage raffiné. Ensuite, ils ont été créés sous la houlette des troupes
coloniales françaises pendant le mandat de 1920 à 1943, et, dès l’indépendance du pays,
conseillés techniquement par d’anciens nazis réfugiés, de 1945 jusqu’au milieu des années
50, et ensuite par des experts du KGB jusqu’en 1990. Tout ceci n’a guère contribué à
développer chez eux le sens de la douceur, de la tolérance et du respect humain.
Quant au régime syrien lui-même, il ne fait aucun doute dans mon esprit que c’est un régime
autoritaire, brutal et fermé. Mais le régime syrien n’est pas la dictature d’un homme seul, ni
même d’une famille, comme l’étaient les régimes tunisien, égyptien, libyen ou irakien. Tout
comme son père, Bashar el-Assad n’est que la partie visible d’un iceberg communautaire
complexe et son éventuel départ ne changerait strictement rien à la réalité des rapports de
pouvoir et de force dans le pays. Il y a derrière lui 2 millions d’Alaouites encore plus résolus
que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre
d’une mainmise islamiste sur le pouvoir, seule évolution politique que l’Occident semble
encourager et promouvoir dans la région.
Quand je suis allé pour la première fois en Syrie en 1966, le pays était encore politiquement
dominé par sa majorité musulmane sunnite qui en détenait tous les leviers économiques et
sociaux. Et les bourgeois sunnites achetaient encore – parfois par contrat notarié – des jeunes
gens et de jeunes filles de la communauté alaouite dont ils faisaient de véritables esclaves à
vie, manouvriers agricoles ou du bâtiment pour les garçons, bonnes à tout faire pour les
filles.
Les Alaouites sont une communauté sociale et religieuse persécutée depuis plus de mille
ans. Je vous en donne ici une description rapide et schématique qui ferait sans doute hurler
les experts mais le temps nous manque pour en faire un exposé exhaustif.
Issus au Xè siècle aux frontières de l’empire arabe et de l’empire byzantin d’une lointaine
scission du chiisme, ils pratiquent une sorte de syncrétisme mystique compliqué entre des
éléments du chiisme, des éléments de panthéisme hellénistique, de mazdéisme persan et de
christianisme byzantin. Ils se désignent eux mêmes sous le nom d’Alaouites – c’est à dire de
partisans d’Ali, le gendre du prophète – quand ils veulent qu’on les prenne pour des
Musulmans et sous le nom de Nosaïris – du nom de Ibn Nosaïr, le mystique chiite qui a
fondé leur courant – quand ils veulent se distinguer des Musulmans. Et – de fait – ils sont
aussi éloignés de l’Islam que peuvent l’être les chamanistes de Sibérie.

La fatwa d’Ibn Taymiyya

Et cela ne leur a pas porté bonheur…. Pour toutes les religions monothéistes révélées, il n’y
a pas pire crime que l’apostasie. Les Alaouites sont considérés par l’Islam sunnite comme les
pires des apostats. Cela leur a valu au XIVè siècle une fatwa du jurisconsulte salafiste Ibn
Taymiyya, l’ancêtre du wahhabisme actuel, prescrivant leur persécution systématique et leur
génocide. Bien que Ibn Taymiyyah soit considéré comme un exégète non autorisé, sa fatwa
n’a jamais été remise en cause et est toujours d’actualité, notamment chez les salafistes, les
wahhabites et les Frères musulmans. Pourchassés et persécutés, les Alaouites ont dû se
réfugier dans les montagnes côtières arides entre le Liban et l’actuelle Turquie tout en
donnant à leurs croyances un côté hermétique et ésotérique, s’autorisant la dissimulation et le
mensonge pour échapper à leurs tortionnaires.
Il leur a fallu attendre le milieu du XXè siècle pour prendre leur revanche. Soumis aux
occupations militaires étrangères depuis des siècles, les bourgeois musulmans sunnites de
Syrie ont commis l’erreur classique des parvenus lors de l’indépendance de leur pays en
1943. Considérant que le métier des armes était peu rémunérateur et que l’institution
militaire n’était qu’un médiocre instrument de promotion sociale, ils n’ont pas voulu y
envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l’encadrement de l’armée de leur tout jeune pays
aux pauvres, c’est à dire les minorités : Chrétiens, Ismaéliens, Druzes, Chiites et surtout
Alaouites. Et quand vous donnez le contrôle des armes aux pauvres et aux persécutés, vous
prenez le risque à peu près certain qu’ils s’en servent pour voler les riches et se venger d’eux.
C’est bien ce qui s’est produit en Syrie à partir des années 60.
Dans les années 70, Hafez el-Assad, issu d’une des plus modestes familles de la communauté
alaouite, devenu chef de l’armée de l’air puis ministre de la défense, s’est emparé du pouvoir
par la force pour assurer la revanche et la protection de la minorité à laquelle sa famille
appartient et des minorités alliées – Chrétiens et Druzes – qui l’ont assisté dans sa marche au
pouvoir. Ils s’est ensuite employé méthodiquement à assurer à ces minorités – et en
particulier à la sienne – le contrôle de tous les leviers politiques, économiques et sociaux du
pays selon des moyens et méthodes autoritaires dont vous pourrez trouver la description
détaillée dans un article paru il y maintenant près de vingt ans.[2]
Face à la montée du fondamentalisme qui progresse à la faveur de tous les bouleversements
actuels du monde arabe, son successeur se retrouve comme les Juifs en Israël, le dos à la mer
avec le seul choix de vaincre ou mourir. Les Alaouites ont été rejoints dans leur résistance
par les autres minorités religieuses de Syrie, Druzes, Chiites, Ismaéliens et surtout par les
Chrétiens de toutes obédiences instruits du sort de leurs frères d’Irak et des Coptes d’Égypte.
Car, contrairement à la litanie que colportent les bien-pensants qui affirment que « si l’on
n’intervient pas en Syrie, le pays sombrera dans la guerre civile »…. eh bien non, le pays ne
sombrera pas dans la guerre civile. La guerre civile, le pays est dedans depuis 1980 quand un
commando de Frères musulmans s’est introduit dans l’école des cadets de l’armée de terre
d’Alep, a soigneusement fait le tri des élèves officiers sunnites et des alaouites et a massacré
80 cadets alaouites au couteau et au fusil d’assaut en application de la fatwa d’Ibn Taymiyya.
Les Frères l’ont payé cher en 1982 à Hama – fief de la confrérie – que l’oncle de l’actuel
président a méthodiquement rasée en y faisant entre 10 et 20.000 morts. Mais les violences
intercommunautaires n’ont jamais cessé depuis, même si le régime a tout fait pour les
dissimuler.
Alors, proposer aux Alaouites et aux autres minorités non arabes ou non sunnites de Syrie
d’accepter des réformes qui amèneraient les islamistes salafistes au pouvoir revient très
exactement à proposer aux Afro-américains de revenir au statu quo antérieur à la guerre de
sécession. Ils se battront, et avec sauvagerie, contre une telle perspective.

L’opposition en Syrie: des fanatiques salafistes qui n’aspirent qu’à exterminer les autres communautés religieuses, dont les Chrétiens

Peu habitué à la communication, le régime syrien en a laissé le monopole à l’opposition.
Mais pas à n’importe quelle opposition. Car il existe en Syrie d’authentiques démocrates
libéraux ouverts sur le monde, qui s’accommodent mal de l’autoritarisme du régime et qui
espéraient de Bashar el-Assad une ouverture politique. Ils n’ont obtenu de lui que des
espaces de liberté économique en échange d’un renoncement à des revendications de
réformes libérales parfaitement justifiées. Mais ceux-là, sont trop dispersés, sans moyens et
sans soutiens. Ils n’ont pas la parole et sont considérés comme inaudibles par les médias
occidentaux car, en majorité, ils ne sont pas de ceux qui réclament le lynchage médiatisé du
« dictateur » comme cela a été fait en Libye.
Si vous vous vous informez sur la Syrie par les médias écrits et audiovisuels, en particulier
en France, vous n’aurez pas manqué de constater que toutes les informations concernant la
situation sont sourcées « Observatoire syrien des droits de l’homme » (OSDH) ou plus
laconiquement « ONG », ce qui revient au même, l’ONG en question étant toujours
l »Observatoire syrien des droits de l’homme.

l »Observatoire syrien des droits de l’homme: encore  une imposture.
L’observatoire syrien des droits de l’homme, c’est une dénomination qui sonne bien aux
oreilles occidentales dont il est devenu la source d’information privilégiée voire unique. Il n’a
pourtant rien à voir avec la respectable Ligue internationale des droits de l’homme. C’est en
fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants
islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier
son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L’Osdh s’est installé à la fin
des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et
fonctionne en quasi-totalité sur fonds séoudiens et maintenant qataris.
Je ne prétends nullement que les informations émanant de l’OSDH soient fausses, mais,
compte tenu de la genèse et de l’orientation partisane de cet organisme, je suis tout de même
surpris que les médias occidentaux et en particulier français l’utilisent comme source unique
sans jamais chercher à recouper ce qui en émane.
Second favori des médias et des politiques occidentaux, le Conseil National Syrien, créé en
2011 à Istanbul sur le modèle du CNT libyen et à l’initiative non de l’État turc mais du parti
islamiste AKP. Censé fédérer toutes les forces d’opposition au régime, le CNS a rapidement
annoncé la couleur. Au sens propre du terme…. Le drapeau national syrien est composé de
trois bandes horizontales. L’une de couleur noire qui était la couleur de la dynastie des
Abbassides qui a régné sur le monde arabe du 9è au 13è siècle. L’autre de couleur blanche
pour rappeler la dynastie des Omeyyades qui a régné au 7è et 8è siècle. Enfin, la troisième,
de couleur rouge, censée représenter les aspirations socialisantes du régime. Dès sa création,
le CNS a remplacé la bande rouge par la bande verte de l’islamisme comme vous pouvez le
constater lors des manifestations anti-régime où l’on entend plutôt hurler « Allahou akbar ! »
que des slogans démocratiques.

Cela dit, la place prédominante faite aux Frères musulmans au sein du CNS par l’AKP turc
et le Département d’État américain a fini par exaspérer à peu près tout le monde. La Syrie
n’est pas la Libye et les minorités qui représentent un bon quart de la population entendent
avoir leur mot à dire, même au sein de l’opposition. Lors d’une visite d’une délégation
d’opposants kurdes syriens à Washington en avril dernier, les choses se sont très mal
passées. Les Kurdes sont musulmans sunnites mais pas Arabes. Et en tant que non-arabes, ils
sont voués à un statut d’infériorité par les Frères. Venus se plaindre auprès du Département
d’État de leur marginalisation au sein du CNS, ils se sont entendus répondre qu’ils devaient
se soumettre à l’autorité des Frères ou se débrouiller tout seuls. Rentrés à Istanbul très
fâchés, ils se sont joints à d’autres opposants minoritaires pour démettre le président du CNS,
Bourhan Ghalioun, totalement inféodé aux Frères, et le remplacer par un Kurde,
Abdelbassett Saïda qui fera ce qu’il pourra – c’est à dire pas grand chose – pour ne perdre ni
l’hospitalité des islamistes turcs, ni l’appui politique des néo-conservateurs Américains, ni,
surtout, l’appui financier des Séoudiens et des Qataris.
Tout cela fait désordre, bien sûr, mais est surtout révélateur de l’orientation que les États
islamistes appuyés par les néo-conservateurs américains entendent donner aux mouvements
de contestation dans le monde arabe.
Ce ne sont évidemment pas ces constatations qui vont rassurer les minorités de Syrie et les
inciter à la conciliation ou à la retenue. Les minorités de Syrie – en particulier, les Alaouites
qui sont en possession des appareils de contrainte de l’État – sont des minorités inquiètes
pour leur survie qu’elles défendront par la violence. Faire sortir le président syrien du jeu
peut à la rigueur avoir une portée symbolique mais ne changera rien au problème. Ce n’est
pas lui qui est visé, ce n’est pas lui qui est en cause, c’est l’ensemble de sa communauté qui
se montrera encore plus violente et agressive si elle perd ses repères et ses chefs. Plus le
temps passe, plus la communauté internationale entendra exercer des pressions sur les
minorités menacées, plus les choses empireront sur le modèle de la guerre civile libanaise
qui a ensanglanté ce pays de 1975 à 1990.
Il aurait peut être été possible à la communauté internationale de changer la donne il y a un
an en exigeant du pouvoir syrien des réformes libérales en échange d’une protection
internationale assurée aux minorités menacées. Et puisque l’Arabie et la Qatar – deux
monarchies théocratiques se réclamant du wahhabisme – sont théoriquement nos amies et
nos alliées, nous aurions pu leur demander de déclarer la fatwa d’Ibn Taymiyyah obsolète,
nulle et non avenue afin de calmer le jeu. Il n’en a rien été. À ces minorités syriennes
menacées, l’Occident, France en tête, n’a opposé que la condamnation sans appel et
l’anathème parfois hystérique tout en provoquant partout – politiquement et parfois
militairement – l’accession des intégristes islamistes au pouvoir et la suprématie des États
théocratiques soutenant le salafisme politique.
Débarrassés des ténors sans doute peu vertueux du nationalisme arabe, de Saddam Hussein,
de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, à l’abri des critiques de l’Irak, de l’Algérie et de la
Syrie englués dans leurs conflits internes, les théocraties pétrolières n’ont eu aucun mal à
prendre avec leurs pétrodollars le contrôle de la Ligue Arabe et d’en faire un instrument de
pression sur la communauté internationale et l’ONU en faveur des mouvements politiques
fondamentalistes qui confortent leur légitimité et les mettent à l’abri de toute forme de
contestation démocratique.
Que les monarchies réactionnaires défendent leurs intérêts et que les forces politiques
fondamentalistes cherchent à s’emparer d’un pouvoir qu’elles guignent depuis près d’un siècle
n’a rien de particulièrement surprenant. Plus étrange apparaît en revanche l’empressement
des Occidentaux à favoriser partout les entreprises intégristes encore moins démocratiques
que les dictatures auxquelles elles se substituent et à vouer aux gémonies ceux qui leur
résistent.

La France, complice des bandes armées de criminels qui exterminent les populations du Sahel 
Prompt à condamner l’islamisme chez lui, l’Occident se retrouve à en encourager les
maneuvres dans le monde arabe et musulman. La France, qui n’a pas hésité à engager toute
sa force militaire pour éliminer Kadhafi au profit des djihadistes et à appeler la communauté
internationale à en faire autant avec Bashar el-Assad, assiste, l’arme au pied, au dépeçage du
Mali par des hordes criminelles qui se disent islamistes parce que leurs rivaux politiques ne
le sont pas.
De même les médias et les politiques occidentaux ont assisté sans broncher à la répression
sanglante par les chars séoudiens et émiratis des contestataires du Bahraïn, pays à majorité
chiite gouverné par un autocrate réactionnaire sunnite. De même les massacres répétés de
Chrétiens nigérians par les milices du Boko Haram ne suscitent guère l’intérêt des médias et
encore moins la condamnation par nos politiques. Quant à l’enlèvement et la séquestration
durable de quatre membres de la Cour Pénale Internationale par des « révolutionnaires »
libyens, elle est traitée en mode mineur et passe à peu près inaperçue dans nos médias dont
on imagine l’indignation explosive si cet enlèvement avait été le fait des autorités syriennes,
algériennes ou de tel autre pays non encore « rentré dans le rang » des « démocratures », ces
dictatures islamistes sorties des urnes.
À défaut de logique, la morale et la raison nous invitent tout de même à nous interroger sur
cette curieuse schizophrénie de nos politiques et nos médias. L’avenir dira si notre
fascination infantile pour le néo-populisme véhiculé par Internet et si les investissements
massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient notre complaisance face
à la montée d’une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l’abri.
Nice le 27 juin 2012
Alain Chouet
« Our coverage of the Arab Spring was over-excited, admits BBC » : Head of news admits reporters may have failed
to explore both sides of the story. Countries where regimes were not overthrown were ignored, says BBC Trust
report by former UN director of communications. Two thirds of mobile footage and other user-generated content
was broadcast without any caveats
« La sortie de crise au Sahel passe par une refondation de la relation franco-algérienne » de Richard Labévière.
« Une analyse de la crise syrienne » de Frédéric Pichon in Cahiers EPEE, Xenophon n°24, publié le 29.6.2012.
« Les ambiguïtés du « Printemps arabe » : Texte publié sur les site internet de l’association des anciens des services
spéciaux de la défense nationale ( ) (2011) « Où en est Al-Qaida » : Table ronde au Sénat sur le thème : le
29.01.2010.
« L’Association des Frères musulmans : Chronique d’une barbarie annoncée » (2006) — « The Association of
Muslim Brothers »
« Introduction à l’Atlas Mondial de l’Islam activiste » (2006)
« Violence islamique : quels acteurs ? quelles menaces ? quelles réponses ? »
« L’Islam confisqué : Stratégies dynamiques pour un ordre statique » (Texte publié en 1994 in « Moyen Orient :
migrations, démocratisations, médiations » sous la direction de Riccardo Bocco et Mohammed Reza Djalili aux
Presses Universitaires de France

Nota:Les sous-titres sont de la rédaction du blog

Lire aussi: Voter Hollande ou Sarkozy, c’est toujours voter Al Thani

Syrie: les dangers de la presse consensuelle

19 juin, 2012

Les communiants de 2012. Est-ce la dernière première communion ?

Classé dans : religion — dompaul @ 8:20

Depuis des temps indéterminés et toutefois immémoriaux, chaque année, l’église d’Audresselles a été le sanctuaire où s’est déroulée la cérémonie de première communion des enfants du village. Ce pourrait être la dernière, à moins d’un miracle.

Cette année, Jacqueline, la dernière catéchiste, s’est dépensée sans compter pour préparer avec ses amies Régine et Geneviève, et l’aide de Jimmy, une cérémonie chantée sans accompagnement d’orgue ou autres instruments de musique comme dans la liturgie de la Sainte église orthodoxe.
La messe était célébrée par le père Bisman, venu spécialement pour l’occasion.

Mais qu’en sera-t-il l’année prochaine et dans les années qui viennent si personne ne se propose pour venir aider Jacqueline en enseignant le catéchisme avec elle ?

Les photos représentent les premiers communiants de cette année 2012. Bien évidemment, comme les années passées, ces enfants appartiennent aux plus anciennes familles d’Audresselles dont les ancêtres ont participé à la construction de l’église.

Au fond du choeur, on peut voir le fameux triptyque d’Audresselles, dont les tableaux sont restaurés ou en voie de restauration grâce à la générosité des donateurs privés qui veulent participer.

31 mai, 2012

Pourquoi enseigner le catéchisme en Terre des deux Caps

Classé dans : politique,religion — dompaul @ 11:46

Cet article constitue une synthèse des avis recueillis auprès d’enseignants exerçant dans la communauté de communes, de maires de la Terre des deux caps, de catéchistes, de responsables paroissiaux, de journalistes, d’un  médecin, d’une assistante sociale, d’un bailleur social, de témoins de Jéhovah, d’un investisseur dans des fonds de placement et d’un metteur en scène de téléfilms.

Contrairement à l’Afrique, où l’appartenance à une confession (Christianisme ou Islam), indissolublement liée à une appartenance familiale, clanique, tribale et ethnique est indispensable à l’individu pour des raisons de simple survie, la France a violemment rompu avec l’église catholique en 1793 et l’appartenance affichée à cette organisation a même souvent constitué un handicap  dans la carrière des hommes politiques et des hauts fonctionnaires  dès la seconde moitié du XIXe siècle.

La télé et la théologie

Un matérialisme amoral est intrinsèque au but commercial de la télévision, et celle-ci  constitue la principale source d’enseignement pour une majorité de la population, dès le plus jeune âge, en particulier pour les classes sociales les plus démunies intellectuellement. La plupart des films et divertissement télévisuels sont conçus pour être regardés par le plus grand nombre, y compris par ceux qui ne maîtrisent pas le langage.

De plus en plus, ils représentent donc des scènes dites d’action où la parole devient superflue et où des corps luttent, s’étreignent  et souffrent dans un univers de cauchemars infantiles constitués de meurtres, de maladies, d’accidents, de combats et de catastrophes de toute nature. En revanche, les émission nécessitant  la compréhension de concepts abstraits sont de plus en plus  réservées à quelques chaînes spécialisées.

Après quelques années de cure quotidienne de télévision, les capacités de  réflexion du cerveau en formation s’émoussent et  les effets en sont constatés par les enseignants dès l’école primaire. Il devient donc très difficile de faire comprendre  à une partie croissante  des enfants les  notions théologiques de base, notamment la notion abstraite d’un dieu immatériel et transcendant, sans rapport avec leur réalité. Quant à l’idée de préparer une vie en société sur le long terme, en acquerrant les notions de  Bien et de Mal,  il est désormais devenu  surhumain d’en donner une explication intelligible à des  enfants collés quotiennement à un écran de télévision .

Scolarité et catéchisme

Dans les écoles publiques situées sur le territoire de la Paroisse ND des Flots (partie occidentale de la communauté de communes de la Terre des deux caps) (1),  on assiste à un phénomène supplémentaire qui se répercute sur l’enseignement du catéchisme: les écoles publiques des villages les plus peuplés et suffisamment éloignés d’une école privée, comme Ambleteuse ou   Wissant, tendent à attirer les écoliers des autres communes. D’où une plus grande émulation et la possibilité pour les administrateurs de choisir les élèves. Le niveau scolaire de l’école s’y élève ainsi que celui des classes de catéchisme (les enfants veulent rester avec leurs amis de l’école dans la classe de catéchisme).  

Dans les autres villages où les écoles se réduisent et où les classes comportent  parfois trois niveaux, des parents luttent avec persévérance pour offrir malgré tout à leurs enfants un bagage culturel et certains  même se forment avec eux et pour eux. Mais d’ autres ne peuvent parfois pas donner à leurs enfants ce qu’eux-mêmes  n’ont pas reçu. Ces différences de niveau, de maturité et surtout de comportement, qui s’accroissent entre les enfants du même âge, rend l’initiation à la Foi de plus en plus difficile, sinon irréalisable pour les catéchistes bénévoles, même si elles possèdent une longue expérience de l’enseignement.

Le sacrement ou la magie

Les membres du  clergé ne cessent de répéter -à juste titre- que le catéchisme est très important, mais ils ne l’enseignent plus et laissent ce soin aux bénévoles. Il constitue pourtant l’initiation indispensable pour maintenir le christianisme dans la population. Beaucoup de familles envoient encore leurs enfants au catéchisme pour qu’ils fassent leur communion, mais savent de moins en moins qu’il s’agit d’un sacrement, c’est-à-dire un serment de fidélité réciproque entre Dieu et sa créature.

La grande question consiste à savoir s’il est nécessaire que le sens du sacrement soit compris par celui qui le reçoit ou bien est-ce un acte de pure magie où le receveur, passif, ignore ce qui lui arrive .

 Ensuite, il y a la cérémonie avec la fête et les cadeaux puis, souvent, plus rien avant l’enterrement et quelquefois le mariage et le baptême des enfants.

On s’aperçoit que de simples  fidèles, qui sont allés au catéchisme, sans avoir plus jamais ensuite rien lu ni étudié au sujet de la Foi, ne savent pas plus la signification de Noël que  de Pâques et encore moins celle de l’Ascension ou de la Pentecôte (sauf à Audresselles, où c’est la fête du crabe).

Le seul réseau ouvert à tous

De ce fait, la gestion spirituelle mais aussi matérielle de la paroisse, qui en découle,  revient à un tout petit nombre de personnes bénévoles ayant des capacités intellectuelles et des situations sociales plus élevées que le reste de la population et que les permanents, au salaire très réduit, que l’évêque envoie parmi les bénévoles pour les surveiller (c’est la fonction première de l’évêque de surveiller les fidèles et les prêtres).

Ce sont donc toujours les mêmes bénévoles de la paroisse  qui se retrouvent dans les mêmes ensembles et appartenances professionnelles et politiques: les professions libérales, les responsables  d’entreprises agricoles ou industrielles, les responsables de  syndicats patronaux et de la CFDT, des épouses d’élus  DVD etc. Tous les autres sont les bienvenus. Ils pourraient même en tirer un intérêt personnel en faisant la connaissance de  personnes qui sont souvent à même de leur fournir des services, un emploi et parfois un logement. C’est encore plus évident dans les agglomérations.

L’église catholique, dans une paroisse de province, reste donc  l’accès aux réseaux économiques et de pouvoir le plus ouvert à tous et cet accès ne nécessite que l’ effort d’acquérir quelques notions de catéchisme de base,  sans que rien ne soit demandé en retour, pas même une cotisation. Néanmoins, cet effort, la plus  grande partie des baptisés du Territoire ne sont pas capables de le faire. C’est donc abusivement qu’ils sont qualifiés d’ »exclus » pour qui l’on prie dans les églises,  puisque non seulement ils ne sont pas exclus mais accueillis quand ils le souhaitent.

Dans les zones urbaines où la population est cent fois plus dense que sur le territoire de la Terre des deux Caps, les réseaux catholiques deviennent marginaux par rapport aux réseaux maçonniques d’influence, élitistes par essence et beaucoup moins ouverts puisqu’ ils comportent des grades semblables à ceux de la fonction publique. Mais surtout, les loges  peuvent exiger une cotisation annuelle atteignant plusieurs milliers d’euro qui écarte de façon rédhibitoire les nécessiteux. Ce sont donc elles qui fournissent  le noyau de l’appareil d’Etat et de la haute fonction publique.

Un autre réseau en formation

Du fait de leur diversité, les organisations mahométanes militantes ont opté tantôt pour créer des réseaux plus fermés encore  que ceux des francs-maçons, et même secrets,  tantôt plus ouverts. Elles essayent d’amener ou parfois d’obliger les entrepreneurs privés musulmans à se rendre à leur mosquée, à verser des fonds,  et insistent auprès des partis politiques pour avoir des candidats éligibles au Parlement et des quotas de fonctionnaires pour distribuer ensuite des places à leur fidèles. Ces organisations aussi  veulent se créer une bourgeoisie solidaire.

(1) En France, depuis Napoléon, les diocèses et les paroisses sont calqués sur les divisions administratives.

27 mai, 2012

Fête du crabe 2012: un succès dans tout le village

Classé dans : conseil municipal,fêtes,politique,religion,socialistes — dompaul @ 19:23

Comme prévu, la fête du crabe s’étend désormais à tout le village puisqu’il n’y a cette fois-ci qu’un étal de marin – pêcheur Baillet sur la place du détroit alors que les deux autres étals de marin-pêcheurs Baillet sont répartis entre la place du Sauveur (près du calvaire) et la rue Edouard Quénu.

En raison de la proximité des élections législatives, les deux principaux candidats sont venus s’entretenir avec les électeurs ou s’en faire connaître: le docteur Poher pour les Hollandistes et l’inspecteur général Frédéric Wacheux pour l’UMP. Tout les deux ont reçu le meilleur accueil de tous ceux qu’ils ont croisés. Comme ils se connaissent et que ce sont des gentlemen, ils se sont même entretenus quelques instants.

La fête du crabe, qui est aussi la fête de la Pentecôte, commence par la messe de 9h30 célébrée par le père David Wilson, le responsable de l’ONG internationale « l’Arche », à laquelle assiste Régine Tourret, l’épouse du maire. L’église se remplit à cette occasion et  les deux candidats qui sont tous deux catholiques, avaient été invités à y participer.

Seul des deux candidats, Frédéric Wacheux s’y est rendu avec le responsable « Jeunes » de la circonscription,  Hugo Vangrevenynghe,  accompagné de sa fiancée, et il a communié. Ils sont allés ensuite saluer Francine Baillet,  la Dame de la Mer, et les autres incontournables: la patronne du restaurant «  les Roches » et la famille de Bernard Vergeyle, avant de rejoindre la place du détroit pour écouter le fameux orchestre d’harmonie « la lyre marquisienne » et le discours de Roger Tourret, le célèbre maire, qui aurait peut-être évité à Sarkozy d’être battu, si celui-ci l’avait pris comme  conseiller, quand il était encore temps.

Hervé Poher  a préféré aller directement sur la place du détroit retrouver ses amis de la côte, c’est-à-dire plutôt divers-droite ou même « à droite toute »,  et des élus ou militants socialistes- hollandistes qui n’avaient pas de regrets à s’afficher auprès de lui surtout que Brigitte Bourguignon, la candidate officielle du PS  parisien, celui de l’officiellement alcoolique Martine Aubry, a préféré ne pas montrer le bout de son nez pour l’instant.

Sur les photos, on peut voir les candidats et leurs amis et connaissances, parfois communs aux deux: Frédéric Wacheux, candidat UMP, Hervé Poher, candidat divers-gauche et président de la communauté de communes des Trois-Pays et du parc naturel régional, Roger Tourret, le maire d’Audresselles, qui préside la fête, Martial Herbert, président de la communauté de communes de la Terre des deux caps, Bernard Bracq, maire de Wissant, Marc Sarpaux, maire d’Audinghen, Jean Ruano, adjoint au maire d’Audresselles, qui organise la fête, Bernadette Boutoille, conseiller municipal, Francine Baillet, la Dame de la Mer, Sylvie Baillet, mère et épouse d’un adjoint au maire, Daniel Leunens, ancien maire d’Audresselles, Pasquier Cognacq, Elodie Baillet, Bernard Vergeyle, les Dames du Point accueil solidarité: Elisabeth Baillet, Christine Harduin et Michel Mathurel, dit « l’amiral ».

La fête se poursuit demain lundi.

Fête du crabe 2012: un succès dans tout le village dans conseil municipal 32.Elles-dansent-avec-les-Country-de-Westwim-300x22433.Les-Country-du-West-Wim-300x200 dans fêtes

Elles dansent avec les « Country »  du WestWim.

22 mai, 2012

Hervé Poher et l’Union Sacrée

Classé dans : histoire,politique,religion,socialistes — dompaul @ 19:01

A la Cour,  les réclamations des favorites

Le  »normal » François  Hollande n’a pas encore trouvé de titre pour Valérie, son actuelle favorite qui, comme madame de Montespan lorsqu’elle « sortait » avec Louis XIV, est ou était encore très récemment mariée avec un autre homme . Quelle place  trouver à cette jeune femme de quarante sept ans dans le Protocole ? Pour lui montrer qu’il ne doit pas s’embarrasser de protocole, le Grand Emir Barack Obama  a déjà appris à François Hollande quand il convient de  retirer sa cravate.

Mais d’autres problèmes plus difficiles à résoudre se posent à notre gentil François: à peine est-il  devenu président de la république que ses précédentes concubines et les enfants qu’il a eus d’elles réclament leur part du gâteau: d’abord Ségolène Royal et, paraît-il,  ses enfants,  réclament le « perchoir » et l’hôtel de Lassay,  tandis qu’Anne Hidalgo, la belle Andalouse, à qui François Hollande  aurait fait une fille du nom d’Elsa, réclamerait  la mairie de Paris et donc un poste de ministre pour Bertrand Delanoë, afin qu’il lui laisse la place.  François a déjà nommé Premier ministre  Jean-Marc Ayrault, qui, selon une insistante rumeur, lui aurait rendu le service de  consoler Ségolène pendant que lui-même était occupé avec Anne Hidalgo.

La guerre souterraine

Mais c’est  avec Martine Aubry que François Hollande rencontre le plus de difficultés, car elle ne peut pas avoir digéré qu’il « prenne sa place » à l’Elysée. Contrairement à DSK intéressé par toutes les femmes, il  semble  que François Hollande n’a  jamais éprouvé le moindre agrément à la vue du visage bouffi aux vénules gonflées de whisky  de la Première secrétaire du Parti socialiste (1). 

Sous les prétextes les plus divers, et notamment la fameuse parité hommes-femmes, le Parti, c’est-à-dire Martine Aubry, a retiré l’investiture socialiste pour les élections législatives aux Juifs pour complaire aux Islamistes et aux Hollandistes, notamment aux élus locaux du terroir, pour les remplacer par des femmes disciplinées par un long apprentissage à l’obéïssance dans des postes subalternes de la fonction publique. A Paris, elle a investi la « Verte » Cécile Duflot à la place de la député socialiste sortante Danièle Hoffman-Rispal, et a fait la même manoeuvre avec Serge Blisko, Tony Dreyfus,  et Daniel Goldberg. Dans une circonscription autour de Vannes,  une chaîne de télévision vient de rappeler que Martine Aubry a investi Claude Jahier, sortie de nulle part, contre le vieux militant et maire socialiste de Saint-Avé, Hervé Pellois.

On pourrait multiplier les exemples.

En élisant Jack Lang à deux reprises,  les électeurs socialistes de la 6e circonscription du Pas-de-Calais avaient confirmé le jugement traditionnel des caciques de la rue Solférino qui le leur avait envoyé parce qu’ils considéraient ces électeurs comme « les plus c… » (sic!). C’est pourquoi, Martine Aubry, en faisant son listing entre deux cures de désintoxication, a parachuté Brigitte Bouguignon, une militante supposée obéïssante, pour remplacer Jack  le Flamboyant (2).   Bourguignon, c’est comme Duflot ou les vins Jahier, ce sont des noms sympathiques à entendre pour ceux qui ont toujours soif. Et Martine a cru que, comme d’habitude, les militants de la 6e obéïraient au doigt et à l’oeil aux consignes du parti, c’est-à-dire aux siennes.

Mais cette fois-ci, c’est l’Union Sacrée pour le Vieux Prétendant chez les descendants des Lustucrus (3) et des frères de la Côte.

Le docteur Hervé Poher, président de la communauté de Communes de Guînes, président du parc régional, et prétendant depuis toujours à la députation dans sa circonscription, a mobilisé la grosse artillerie contre la nouvelle usurpatrice désignée par Martine, avec une pétition de plus d’un millier de signatures (4). Les élus de tout bord y compris ceux des  municipalités composées de paysans (qui votent depuis toujours  à droite), se mobilisent pour Hervé comme les Chouans qui ont suivi François Athanase de Charette baron de la Contrie contre les colonnes infernales. Il est sûr que, s’il est élu député, le docteur Poher  ne sera pas dans le camp de Martine Aubry.

En attendant, demain soir mercredi 23 mai, à l’hôtel de la Communauté de communes de Marquise, dans une union sacrée, presque toutes les municipalités de la circonscription seront représentées pour préparer un soutien massif à leur candidat contre ceux des appareils des partis parisiens. Il devrait même y avoir des prêtres.

 Lire aussi en cliquant sur la ligne de lettres bleues ci-dessous:

Le docteur Hervé Poher et le théorème de Lengagne

(1) Par un arrêt du 17 octobre 2011, la 17ème Chambre Civile du Tribunal de Grande Instance de Paris a jugé que l’imputation d’alcoolisme faite à l’endroit de Martine Aubry n’était pas diffamatoire puisqu’il s’agit d’une pathologie.

(2) En hongrois, « Lang » signifie « flamme »

(3) Les Lustucrus du Boulonnais s’étaient révoltés contre les publicains et les soudards de Louis XIV 

 (4) voir « la Voix du Nord » du 22 mai 2012 page 11

 

21 avril, 2012

Voter Hollande ou Sarkozy, c’est toujours voter Al Thani

Classé dans : international,politique,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 18:59

A l’instigation d’Hamad ben Khalifa Al Thani, l’émir absolu  du Qatar wahabite, Nicolas Sarkozy s’est engagé dans une guerre en Libye pour chasser Kadhafi avec le résultat d’y ‘implanter l’anarchie dont profitent les groupes terroristes se réclamant de l’Islam pour prendre le contrôle du Sahara. Maintenant, Sarkozy  se pose à l’ONU en champion des groupes armés soutenus par le Qatar wahabite pour renverser Bachar Al Assad dont la famille avait jusqu’ici su protéger les droits civils des minorités chiite, alaouite, catholique et orthodoxe.

Voter Hollande ou Sarkozy, c'est toujours voter Al Thani dans international combattant-rebelle-en-Syrie-photoAP-Rodrigo-abd-137x300

Ceci n’a rien de surprenant dans la mesure où, grâce à Sarkozy qui a abandonné à l’émir du Qatar des parts de plus en plus importantes dans   la fourniture de l’eau que boivent les Audressellois, de l’électricité qui fait fonctionner leur chauffage et leur cuisinière, de l’essence qu’ils utilisent pour rouler en voiture et de  la fabrication des avions qui volent au-dessus de leur tête, sans oublier les tapeurs de ballon qui s’agitent sur leur écran de télévision et appartiennent aussi à l’émir. Même la formation des magistrats et des militaires français est  financée par le même émir qui reçoit ou a reçu somptueusement tout un défilé d’hôtes de l’UMP aussi bien que du PS: Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, Frédéric Mitterand, Dominique de Villepin, Philippe Douste Blazy, Fadela Amara, Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Jack Lang, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et bien d’autres encore.

En échange de son aide, Sarkozy a accepté de faire la guerre pour lui et il est évident qu’ayant investi des sommes énormes dans les entreprises du CAC 40, l’émir ne va pas laisser faire n’importe quoi à son successeur.

                                                                                                      Combattant d’origine   indéterminée   venu soutenir les rebelles en Syrie                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

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    L’émir, le président et l’épouse de l’émir

Dernière nouvelle: François Hollande veut poursuivre la même politique étrangère que Nicolas Sarkozy au Moyen-Orient. Donc, demain, lors du vote, que ce soit le nom de Sarkozy ou celui de Hollande, de toutes façons leurs électeurs vont voter pour l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani.

Il n’y a que le couple de candidats d’importance qui n’est pas d’accord pour favoriser l’ installation au pouvoir en Syrie des fanatique sunnites : Jean-Luc et Marine Mélanchon Le Pen.

Hamad ben Khalifa Al Thani a oublié d’inviter ce couple  à passer des vacances ensoleillées dans son émirat de rêve où les domestiques mis à la disposition des invités ont deux droits: travailler et se taire même si leur patron oublie de les payer. L’émir a surtout oublié de financer la campagne électorale de Marine et de Jean-Luc.

20 avril, 2012

Bientôt, la restauration du second tableau de l’Eglise d’Audresselles

Bientôt, la restauration du second tableau de l'Eglise d'Audresselles dans art le-tableau-à-restaurer-225x300

Le devis retenu de restauration du second tableau du triptyque de l’église d’Audresselles avec transport est de cinq mille cinq cent cinquante sept euro vingt et un centimes (5 557,21 euro), avec la TVA à 5,5 %. Rappelons qu’il s’agit de la décollation de Saint-Jean-Baptiste, peint en 1858 pour les ateliers de l’abbé Jacques-Paul Migne, par le peintre anglais Arthur Gilbert (1819-1895), l’un des membres de l’illustre famille Williams de peintres victoriens.

Lors de la cérémonie consécutive à la remise en place du premier tableau restauré, le président de la communauté de communes et président de la commission culture du conseil général à majorité socialiste, Martial Herbert, s’était engagé pour ce conseil, à participer aussi la restauration du second tableau (les conseils généraux financent la restauration du patrimoine culturel appartenant aux communes à hauteur de cinquante pour cent hors taxe, soit quarante virgule deux pour cent de la totalité)

De nombreux résidents d’Audresselles et des environs, de toutes confessions,  se sont mobilisés davantage encore pour financer la restauration de ce second tableau que pour celle du premier.

L’Association des Equipes d’Animation Paroissiale, dont l’antenne locale se trouve à Audresselles, a ainsi pu  obtenir la totalité des cinquante neuf virgule huit pour cent (59,8%)  complémentaires à la donation du conseil général pour la restauration du second tableau, et la somme nécessaire à la confection de la plaque mentionnant le nom des donateurs.

Roger Tourret, le maire d’Audresselles, après avoir proposé au conseil municipal la restauration des deux tableaux restants, a obtenu son accord à l’unanimité. Il a bouclé le dossier de demande de subvention et l’a envoyé récemment au conseil général. Le restaurateur doit passer bientôt chercher le second tableau.

Par l’intermédiaire du ministère des Affaires culturelles, le président Sarkozy a fait annoncer en mars à l’Association des Equipes d’Animations paroissiale qu’il donnerait deux mille euro pour la restauration des tableaux, mais depuis, plus de nouvelles.

Dans le cadre de l’entretien des églises présentant un intérêt architectural et historique, l’Association des Equipes d’Animation Paroissiale signale les quatre représentations du grand spectacle historique des 26, 27, 28 et 29 avril à la cathédrale de Boulogne sur Mer, intitulé « l’ étonnante Histoire de Boulogne sur Mer » et destiné à financer la restauration des fresques du bas du dôme de cet édifice remarquable, très fissuré.

Billetteries: boutique de la cathédrale et « chapitre »  rue Thiers.

www.cathedrale-boulogne.asso.fr

Pour lire les commentaires, cliquer sur  « comments »

Voir aussi:

Un nouveau tableau à restaurer: la décollation du Baptiste

28 février, 2012

Syrie: les dangers de la presse consensuelle

Classé dans : international,politique,religion,Syrie — dompaul @ 13:15

La guerre en Syrie où des unités françaises sont de nouveau engagées (la dernière fois, c’était contre les Anglais), constitue un bon exemple des manoeuvres d’intoxication auxquelles se livrent les différents protagonistes. Mais, cette fois-ci, les Américains et leurs supplétifs, aux premier rang desquels se trouve Nicolas Sarkozy, utilisent au maximum les médias à leur service pour présenter une version des faits officielle à travers un vocabulaire codé qu’il convient de traduire.

La plupart des journaux de province se veulent « consensuels », c’est-à-dire qu’ils doivent s’adresser au public le plus large possible pour survivre face à la concurrence des journaux et blogs électroniques. Ils ne doivent donc pas heurter leurs lecteurs ni déranger leur confort intellectuel, surtout en racontant le contraire de ce qui est dit à la télévision.

Il convient donc de traduire les expressions les plus utilisées à l’occasion du conflit:
- »Les partisans pro-démocratie »:
traduire: « combattants envoyés par les frères musulmans et mercenaires d’Al-Qaida payés par le Qatar, incapables de protéger une petite unité de transmission de l’armée française »;
- »couloirs humanitaires »:
traduction: « convois de véhicules tout-terrain de l’OTAN destinés à pilonner l’Armée syrienne »;
- »la diplomatie internationale essaye de faire pression sur Al-Assad » :
traduire: « les gouvernements russe, chinois, iranien, indien qui représentent plus de trois milliards et demi (3.500.000.000) de citoyens, soutiennent Hafez-al-Assad contre l’agression des Qataris, Saoudiens, Américains et Français qui représentent à peine le dixième. »
- »journaliste française qu’on ne peut évacuer à cause des bombardements »;
traduction: « journaliste française que les rebelles empêchent d’évacuer pour s’en servir comme monnaie d’échange »
- »Chrétiens de Syrie »: « espèce protégée par Bachar-Al-Assad et menacée d’être massacrée par les partisans pro-démocratie »;
- »Prisonniers français en Syrie »: gros mots à proscrire des articles;
- »Philosophe Bernard-Henri Lévy », alias « Guiness consort »: il déjeune avec François Hollande pour s’assurer que lui aussi, s’il est élu, restera le larbin des Américains. De plus, en trahissant le couple Sarkozy, BHL rendrait la monnaie de sa pièce à Carla, qui a cocufié sa fille.

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