Pour beaucoup d’ Européens, et de Catholiques européens notamment, habitués à la paix depuis soixante quinze ans, il est difficile de se rendre compte de la violence engendrée par les coups d’Etat d’extrême-gauche et d’extrême-droite qui se succèdent dans les pays d’Amérique du Sud. Ceux qui se veulent neutres sont menacés et ceux qui prennent parti risquent d’être torturés, assassinés avec leur famille.
Dans la seconde moitié des années 1960, lorsque le slogan en vogue était « US Go Home » et que l’impérialisme des Démocrates américains s’enlisait militairement au Viet-Nam, le franciscain Leonardo Boff et les autres tenants de la soi-disant » théologie de la Libération » avaient le vent en poupe.
Ils défendaient l’idée que seuls les Pauvres seraient sauvés ainsi que l’enseigne la parabole attribuée à Jésus par Luc (XVI, 19). « Il y avait un homme riche vêtu de rouge et de bysse (soie de moule), qui festoyait chaque jour. Etendu sur le seuil de sa porte, un certain pauvre du nom de Lazare, recouvert d’ulcères, se nourrissait des restes de la table du riche … » . Pour résumer la suite de la parabole, le pauvre meurt et rejoint le sein d’Abraham, le riche meurt aussi mais va rôtir dans les flammes de l’ enfer (alors qu’il a supporté la présence du pauvre qui faisait fuir ses visiteurs et sa clientèle) et, en plus, Abraham fait la leçon au « riche » à la manière du cuistre des fables de Lafontaine.
Evidemment, comme il ne faut pas que les Pauvres attendent d’aller dans l’autre monde pour voir les Riches punis seulement parce qu’ils sont « riches », la « théologie de la Libération » accélère le processus sur Terre et soutient les révolutions sur le modèle cubain, nicaraguayen ou vénézuélien: tout le monde devient « pauvre » sauf les dirigeants du Parti.
C’est dans ce contexte qu’a commencé à naviguer le futur Pape argentin Bergoglio. Il était l’un des chefs de l’OUTG péroniste au côté des membres de la « Garde de Fer »quand il a prononcé ses voeux de religieux puis qu’il a été nommé provincial des Jésuites la même année 1973. En 1978, un conseil de généraux d’ « extrême-droite » arrive au pouvoir en Argentine et libéralise l’économie tout en emprisonnant ou éliminant les tenants de l’extrême-gauche ou supposés tels, y compris des femmes qui vont accoucher ou viennent de le faire.
Bergoglio est alors curé de paroisse. Auprès des militaires, il s’abstint de prendre la défense de deux anciens Jésuites sympathisants de l’extrême-gauche soumis à la torture et ijncarcérés pendant plusieurs années. Comme ils ne dépendaient plus de lui, ils lui étaient devenus étrangers. Quand il a été nommé archevêque, ils lui ont donné raison d’avoir ainsi agi, ce qui a clos les polémiques.
Loin de s’inspirer de la politique de Jean-Paul II, l’un des artisans les plus actifs de la chute de l’URSS, François 1er s’inspire plutôt de celle de Paul VI, le pape Montini, qui considérait que l’URSS allait inexorablement imposer sa domination sur le monde entier, après l’expulsion des Américains du Viet-Nam (1975). Paul VI, persuadé qu’il fallait commencer par collaborer avec les communistes italiens pour survivre sous le communisme universel, avait mitonné le fameux « compromis historique » (2) avec le président du conseil Aldo Moro et le cardinal Casaroli. L’assassinat d’Aldo Moro par Mario Moretti, le chef des brigades rouges, sur ordre du chef de poste de la CIA à Rome, met fin à cette opération. Paul VI meurt quelques mois après, en 1978, persuadé que sa politique était judicieuse.
Depuis la chute de l’URSS en 1990, on sait que Paul VI s’était complètement trompé, comme Agotino, cardinal Casaroli ou des criminels comme Marco Accetti et l’équipe de prêtres de gauche hostiles à Jean-Paul II qui avaient enlevé et tué en 1983 la jeune Emanuela Orlandi âgée de 15 ans, fille d’un fonctionnaire du Vatican proche collaborateur du pape polonais, ou encore comme Hélène Carrère d’Encausse, auteur de « le grand frère » qui écrivait en conclusion que la système communiste en place dans les pays du pacte de Varsovie était définitif. Ils n’avaient pas compris que le système soviétique était condamné à terme par sa nature même, contrairement au vrai patriote Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste français et précieuse source de renseignement des Occidentaux sur les activités de l’Allemagne nazie puis sur celles de l’URSS.
Aujourd’hui, le Pape Bergoglio fait la même erreur que Paul VI, mais comme il n’ y a plus de menace de pays communistes, Bergoglio s’imagine que c’est l’Islam qui va régner sur le monde, et qu’il faut préparer un statut de dhimmis (caste inférieure des Chrétiens soumis aux Mahométans) dans des pays où les Catholiques seront minoritaires par rapport aux disciples de Mahomet (SAWS). Alors que précisément, beaucoup de gens nés mahométans, fuient leur pays exotique pour l’Europe afin de ne plus entendre parler de Coran, de Charia, ni de toutes les injonctions médiévales qu’ils contiennent.
Au lieu d’utiliser un cardinal pour rédiger l’encyclique dite « Tous frères » (Fratelli tutti), le Pape a utilisé les services de l’imam Ahmad Al Tayeb, cheikh de l’Université Al-Ahzar, qui ne représente que lui-même et qui est vivement contesté par ses pairs quand il prétend que la polygamie n’est pas conforme au préceptes de Mahomet (SAWS) (1).
On ne connaît pas ce que le pape a ajouté avant qu’ils ne signent ensemble à Abou Dhabi la déclaration du 4 février 2019 dont l’encyclique n’est qu’une copie. Ils y encouragent l’immigration massives aux Etats-Unis et au Canada (de latinos catholiques, sans emploi ni formation définis, et vivant de trafics divers). Mais surtout, ils invitent les ouailles du Pape, sur le « vieux continent », à soutenir l’arrivée incontrôlée de migrants mahométans en Europe occidentale pour qu’ils la submergent. Ils anathémisent les partis qu’il qualifient de « populistes », « patriotes » ou « nationalistes » mais surtout les Catholiques qui ne sont pas favorables à cette invasion.
Evidemment, Bergoglio est tout à fait favorable à ces théories et il les a signées de bon coeur. Si Bertgoglio venait à mourir de mort naturelle ou artificielle, un autre Pape pourrait lui succéder et dire le contraire, mais il faudrait alors qu’il trouve des remplaçants aux monarchies du Golfe pour payer les fonctionnaires du Vatican.
(1) sourate An-Nisa (les femmes): « 3…. il est permis d’épouser deux, trois ou quatre femmes, parmi celles qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez… » . Le nombre d’esclaves à épouser n’étant pas limité, ceci explique la foule d’épouses esclaves du Grand Turc ou du roi d’Arabie Saoudite Ibn Saoud, le principal allié des Américains au Moyen-Orient.
(2) accord de gouvernement entre la Démocratie Chrétienne et le Parti communiste italien.