23 mai, 2016

Profession de foi à Audresselles: église pleine

Classé dans : religion,socialistes — dompaul @ 8:25

Trois enfants d’Audresselles prénommés Chrystal, Maïa et Yann (Jean en breton), et Victor, un enfant d’Ambleteuse, ont professé leur Foi catholique en l’église d’Audresselles ce dimanche 22 mai en présence du prêtre David Wilson, du maire Roger Tourret et de plusieurs conseillers municipaux. Certains professants  faisant partie des familles  enracinées parfois à Audresselles depuis plus de sept siècles, il y avait affluence et toutes les places assises étaient occupées. Des retardataires ont dû rester debout.

A l’occasion de cette messe extra-ordinaire, les moins de trente ans composaient la majorité de l’assistance mais surtout ils connaissaient le déroulé de la cérémonie et participaient aux prières.

Alors que, depuis quelque temps,  la messe n’a plus lieu  à Audresselles le dimanche -sauf exception- mais un samedi sur deux (le deuxième et le quatrième du mois),  elle connaît un regain d’affluence même en dehors de la saison touristique.

On a déjà connu ce phénomène en Pologne ou en Hongrie avant la chute de l’URSS. Plus le gouvernement communiste se montrait répressif avec les Catholiques, plus ils se précipitaient aux offices.

20 mai, 2016

La profession de Foi à l’église d’Audresselles dimanche 22 mai à onze heures

Classé dans : religion — dompaul @ 17:26

Dimanche 22 mai 2016, à la messe d’Audresselles de onze heures dans l’église Saint-Jean-Baptiste, aura lieu la profession de Foi de deux enfants d’Audresselles et d’un enfant d’Ambleteuse en présence de leur famille et de personnalités locales.

La profession de Foi était appelée autrefois la communion solennelle et aujourd’hui encore, des habitants d’Audresselles l’appellent « la Grande Communion » pour la différencier de la première communion, appelée autrefois « communion privée ».

Il ne s’agit donc pas d’un nouveau sacrement mais d’une manifestation de la persévérance dans la Foi catholique de ceux qui ont  reçu l’Eucharistie l’année précédente.

Alors que, précédemment, la communion solennelle clôturait le cycle des trois cérémonies achevant chacune des trois années de catéchisme, la cérémonie intermédiaire, le sacrement de la Confirmation, a été reportée à un âge plus avancé, selon les directives données par les théologiens luthériens au concile Vatican II.

Comme chez les Protestants, la Confirmation, c’est-à-dire la réception de l’Esprit-Saint, n’est désormais conférée qu’à partir de l’âge de quinze ans et, chez les Catholiques, ce sacrement doit être donné par l’évêque.

Ces deux impératifs nécessitent une persévérance encore plus soutenue chez ceux qui aspirent à recevoir ce sacrement, réduisent leur nombre et  lui confèrent un caractère particulièrement élitiste, d’autant plus qu’il faut obliger l’évêque du diocèse à se déplacer depuis son siège épiscopal pour le conférer.

Aujourd’hui, contrairement à leurs prédécesseurs de l’Ancien régime, les évêques ne sont sacrés qu’au moment où les laïcs prennent leur retraite. Donc ils sont vieux, souvent malades et ont une multitude de réunions qui mangent leur temps à domicile avec leurs permanents payés pour les encenser, comme dans n’importe quelle organisation fortement hiérarchisée.

9 avril, 2016

Loi El Khomri: le dimanche cesse définitivement d’être un jour férié

Classé dans : fêtes,politique,religion,socialistes — dompaul @ 18:46

La page 76 du projet de loi 3600 présentée le 24 mars 2016 sous l’égide de Manuel Valls au Parlement,  dite loi الخومري (El Khomri en français), du nom de la ministresse française du Travail, prévoit de ne laisser subsister que six jours fériés dans le nouveau calendrier républicain (art.L 3133-2).

Les fêtes religieuses seront supprimées: ne subsisteront donc comme jours fériés que les 1er janvier,  1er mai, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre et le jour de Noël (sans que soit précisée la date exacte: 25 décembre -Noël catholique- , 7 janvier -Noël de certaines églises orthodoxes ou autre). Sont évidemment supprimés le 15 août et ses processions, ainsi que le lundi de Pâques. Les cinquante deux dimanches de l’année cessent définitivement d’être des jours chômés.

Rafarin avait déjà fait une timide avance dans ce sens avec la suppression du lundi de Pâques pour faire suer encore davantage le burnous des poires qui continuent à travailler alors qu’il est plus facile de vivre d’alloc. et d’être logé sans payer son loyer, par Vilogia et d’autres bailleurs sociaux qui ne peuvent pas vous expulser.

En fait, on supprime ainsi une grande partie des concessions faites depuis cent cinquante ans aux salariés en attendant de revenir à la semaine de quarante heures. L’idéal, selon les « nouveaux socialistes » comme Emmanuel Macron, serait d’aligner progressivement la condition des salariés français sur celle des salariés marocains, turcs, chinois ou indiens pour que la France redevienne concurrentielle. D’ailleurs, on ne voit pas pourquoi, à qualification égale, l’ employé français serait plus payé et aurait davantage de congés que celui du Bangladesh. Le gouvernement français s’est posé en effet cette question: en quoi est-ce juste ? Et il a répondu: il est juste que l’employé français ait progressivement les mêmes « acquis sociaux » que celui du Bangladesh, au nom de l’égalité.
Ensuite, il sera possible de s’attaquer au phénomène de la distribution des allocations pour les réduire, bien évidemment, et non pour les augmenter.

Ces bonnes idées sont bien évidemment combattues dans la rue par les extrémistes du non-changement qui, comme les requins auxquels sont collés des poissons pilotes, sont accompagnés comme d’habitude par des casseurs et depuis peu, par des équipes très mobiles qui détroussent et parfois troussent des manifestantes après les avoir isolées de leur groupe.

Notre députée Brigitte Bourguignon va-t-elle voter ce texte tel quel ou va-t-elle proposer des amendements ?

Nota: La totalité d’une version d’un avant-projet de la loi apparaît dans  le cinquième commentaire de cet article. Il y a eu en effet plusieurs versions, ce qui explique les variations dans la pagination.

20 mars, 2016

Les messes de la Semaine Sainte à Audresselles

Classé dans : religion — dompaul @ 21:14

Ce dimanche des Rameaux et de la passion du Christ, une soixantaine de fidèles d’Audresselles ont assisté à la messe de 9h30 alors qu’aucun média y compris les feuilles paroissiales du journal diocèsain  » Regard en marche » n’avait annoncé l’événement. L’information n’était apparue que dans « Audresselles.at »

En effet, depuis quelques temps, la messe dominicale a lieu le samedi à 18h30 les 2e et 4e samedi du mois, au lieu du dimanche comme auparavant. Donc, c’est déjà compliqué de s’y retrouver.

Mais il fallait savoir que pour les Rameaux et Pâques, la messe aurait lieu le dimanche à 9h30 comme auparavant.
Donc, la messe de Pâques aura lieu aussi dimanche prochain à 9h30 à Audresselles.

Voici les messes et célébration de la semaine sainte:
lundi: 9h30: messe à Audresselles
jeudi saint: 19h: messe à Audinghen pour l’ensemble de la paroisse N.D. des Flots;
vendredi saint: 19h:office de la Passion à Audinghen pour l’ensemble de la paroisse N.D. des Flots;
samedi saint: 21h: Veillée pascale
Dimanche de Pâques: 9h30: messe à Audresselles.

Lagarde abandonne Juppé: c’est mal parti pour la construction de la grande mosquée de Bordeaux

Classé dans : politique,religion — dompaul @ 18:18

Yanis Klistofour Al-gardi     القاردي   يوحنا   کریستوفر (alias  Lagarde Jean-Christophe ) ayant décidé de se présenter aux présidentielles de 2017 sans participer aux « primaires de la droite et du centre », Alain Juppé se retrouve un peu plus seul face à Sarkozy puisque les « comités Juppé » étaient essentiellement animés par le Modem et l’UDI. Son infrastructure électorale se trouve désormais très fragilisée face à la machinerie du parti « Les républicains » qui se trouve aux mains de l’ancien président de la république.

Car même si les sondages donnent Juppé favori aux primaires de « les Républicains », ce ne sont pas ses électeurs, pour la plupart à la retraite ou même en maison de retraite, qui iront coller des affiches ou animer des meetings électoraux.

Désormais Juppé doit donc  récupérer des voix sur la droite au primaires pour battre Sarkozy.

Partie de billard: le rebond sur bande

« Messieurs les imams de Bordeaux et autres chefs de la communauté sunnite des vignobles entourant la Gironde que vous voulez faire arracher ainsi qu’il est dit dans la sourate  Al-Maidah (verset 90 & 91), il faudra encore attendre un certain temps avant que Juppé ne construise la plus grande mosquée d’Europe à Bordeaux. Il vient en effet de nier vous avoir fait cette promesse et prétend même que ce sont ses ennemis qui ont répandu cette rumeur, comme si c’était honteux de vouloir laisser construire une mosquée dans sa commune. »
Donc, c’est aux chefs de la communauté sunnite du 93  de persuader Al Gardi de ne pas se présenter et de soutenir Juppé aux primaires de novembre 2016, contre Sarkozy, le meurtrier de Khadafi. Ainsi, leurs frères mahométans de Bordeaux  auront des chances d’obtenir leur grande mosquée car alors, Juppé est susceptible de changer à nouveau d’avis!

 

L’UDI entre deux chaises (suite): l’imam Al Lagardi

Classé dans : international,politique,religion — dompaul @ 17:38

L’Union des démocrates indépendants (en abrégé UDI), qui ne sont pas indépendants du tout puisqu’ils doivent obéir au doigt et à l’oeil, vient de voter pour approuver son président Jean-Christophe Lagarde qui a décidé que sa formation ne participerait pas à la primaire de la droite et du centre avec Les Républicains.

Sur vingt-deux mille (22000) adhérents au parti, seulement cinq mille se sont déplacés et ont approuvé leur président. La quasi totalité de ces votants sont des adeptes de la confession mahométane et la moitié sont des électeurs de la circonscription de Seine-Saint-Denis (le 93) où Jean-Christophe Lagarde a été élu député.

Désormais, il serait plus judicieux d’appeler Jean-Christophe Lagarde: Yanis Clistofour Al Lagardi de Lagarde-Freinet. Cette localité du Var est en effet le dernier bastion Sarrazin qui ait subsisté en France jusqu’à la fin du Xe siècle.

14 mars, 2016

Les messes des Rameaux et de Pâques à Audresselles

Classé dans : espace public,fêtes,religion — dompaul @ 13:50

Dimanche prochain, 20 mars 2016, dimanche de la Passion et des Rameaux, la messe dominicale aura lieu à 9h30 à l’église Saint-Jean-Baptiste d’Audresselles, comme tous les ans. Il en sera de même le jour de Pâques, dimanche 27 mars, toujours à 9h30.

Depuis quelques mois, les messes de fin de semaine à Audresselles, ont en effet été décalées au samedi à 18h30 (seulement second et quatrième samedis du mois) mais pour ces deux fêtes chrétiennes les plus importantes de l’année que sont « les Rameaux » et « Pâques », la messe a été replacée le dimanche.

 

10 mars, 2016

L’UDI entre deux chaises

Classé dans : histoire,international,religion — dompaul @ 17:50

Jean-Christophe Lagarde, président des amitiés Fance-Qatar, facilitateur de la construction d’une mosquée clandestine,  partisan de la légalisation de la vente libre de cannabis (le shit qui provient essentiellement du Maroc),  et opposant aux législations interdisant aux femmes  de se voiler dans l’espace public, est continuellement réélu maire de Drancy grâce à ses électeurs mahométans sunnites. Dès le premier tour des dernières municipales, sa seule liste a obtenu plus de 75% des voix.

Grâce à ces électeurs sunnites, qui font sa propagande auprès de leur coreligionnaires  de Seine-Saint-Denis, le fameux 9-3, il a réussi à encarter à l’UDI 2192 personnes de ce département dont plus de la moitié sont de Drancy, sa commune. Avec ce rouleau compresseur, puisque ailleurs que dans le 9-3, l’UDI reste une formation politique confidentielle (elle revendique comme adhérents 0,03% de la population), il a écrasé facilement les candidatures d’Yves Jégo et du Normand Hervé Morin, et a été élu triomphalement président de cette union de micro-partis en 2014.

En revanche, ses légions de partisans sunnites du 9-3, ne lui permettent pas d’espérer l’emporter aux primaires organisées par les Républicains en vue d’élire un candidat de la droite et du centre.

Il vient donc de décider unilatéralement que l’UDI n’y participerait pas, au grand dam d’Hervé Morin, qui veut miser sur le bon cheval aux présidentielles afin de récupérer un maroquin ministériel en 2017 (il a été précédemment ministre de la Défense).
Dans les circonscription plus éloignées de la capitale, comme celles du Boulonnais et du Calaisis, que vont faire élus et militants UDI déjà engagés dans les comités de soutien à Alain Juppé, le candidat naturel du Centre ?

Même s’il reste encore favori dans les sondages, Alain Juppé ne dispose dans la plupart des régions que d’un réseau fragile d’ »amis » qui s’éparpille comme une volée de moineaux effrayés au moindre claquement de doigts. Il a intérêt à venir faire un tour sur la côte d’Opale, en particulier dans les communes où la « droite » est tenue en main par les partisans de Sarkozy ou de Marine le Pen.

En cliquant ci-dessous, vous pouvez voir provisoirement un film  italo-polonais de 2013 qui a été éliminé des écrans des cinémas français et qui serait tout à fait interdit si les commanditaires de Jean-Christophe Lagarde arrivent un jour au pouvoir.

The Battle of Vienna, September Eleven 1683

  • il y a 1 an
  • 729 579 vues
Good movie about our history. Huge ottoman armies led by Grand Vezir Kara Mustafa Pasha march to the gates of Vienna.

8 mars, 2016

Des candidats aux prochaines élections des cinquième et sixième circonscriptions (2)

Classé dans : politique,religion,socialistes — dompaul @ 15:57

(Suite et fin du précédent épisode)

Brigitte

Dans la sixième circonscription du Pas-de-Calais, Brigitte Bourguignon, la députée socialiste, a fait un parcours sans fautes. Elle ne s’est pas manifestée à l’Assemblée nationale dans des domaines polémiques attisant les susceptibilités et a préféré arpenter sa circonscription en revenant plusieurs fois dans les communes officiellement ou officieusement, même celles où son parti n’obtient qu’un faible pourcentage de voix comme Ambleteuse ou surtout Audresselles.

Comme elle est très souriante, toujours bien coiffée et vêtue avec un chic naturel et simple à la fois, et qu’elle trouve toujours le mot aimable, même les sympathisants de Nicolas Sarkozy ou de Marine Le Pen la trouvent décorative et sympathique, et lui font bon accueil.

Quels que soient les errements de François Hollande à la tête de l’Etat,  Brigitte a su se constituer son propre capital de sympathisants personnels de tous bords. Même en cas de déconfiture totale du parti socialiste aux élections présidentielles, elle reste un candidat à ne pas sous-estimer par ses adversaires aux prochaines élections législatives de 2017,  si toutefois les militants l’investissent. Car il est bien connu que si l’adversaire est devant, le coup de poignard dans le dos vient toujours des amis politiques, qui sont derrière.

Ses prédécesseurs Dominique Dupilet et Jack Lang en savent quelque chose.

Face à elle, qui seront les candidats ?

Il y aura bien évidemment celui du Front National:  l’habituel Olivier Delbé, ouvrier dans une usine de charcuterie et invisible dans la communauté de communes de la Terre des Deux caps, sera-t-il réinvesti ou bien la candidature sera-telle attribuée à Marie-Christine Bourgeois, de Wissant, conseillère régionale après avoir exercé en libéral une profession médicale, bien connue des paroissiens de la grande paroisse Notre-Dame des Flots qui englobe les anciennes paroisses côtières de la Terre des Deux Caps  ?

Chez « les Républicains »: Wacheux contre Davies

Et puis, on a vu récemment qu’au scrutin interne des républicains qui a eu lieu à Louches le  30 janvier 2016, l’inspecteur général de l’éducation nationale Frédéric Wacheux l’a emporté sur Pierre-Edouard Davies, conseiller municipal de Wissant, comme délégué de circonscription, c’est-à-dire comme prochain candidat à la députation dans la sixième circonscription.

Pour voter, il fallait être encarté « les républicains » depuis au moins le 31 décembre 2015. Il y aurait eu à l’époque une centaine d’encartés « Les Républicains » pour l’ensemble de la circonscription soit quelque 0,08 % des électeurs et Frédéric Wacheux en a fait déplacer quarante trois tandis que Pierre-Edouard Davies n’a pu en faire venir que vingt-cinq. Ce dernier s’est épanché auprès d’un journaliste de Nord-Littoral car il trouve que ce qui s’est passé à Louches est louche.

A tort ou à raison, et bien qu’il soit un collaborateur de Najat Vallaud Belkacem après avoir été un proche de Pierre Moscovici, Frédéric Wacheux est considéré comme un Sarkozyste par les Juppéïstes ou « Juppéïens » car il est un proche de Daniel Fasquelle, le maire sarkozyste du Touquet et doyen d’Université. On peut donc s’attendre à ce que les comités Juppé de la sixième circonscription cherchent à le remplacer par l’un des leurs, surtout si Juppé est élu président de la République.

Le rassemblement dit de l’UMPS

Reste encore une dernière solution selon la théorie dite de l’UMPS où, pour faire pièce au Front National d’une part, et à la gauche de la gauche d’autre part, les Républicains, le Modem, l’UDI et les socialistes tendance Macron-Valls unissent leurs forces pour présenter un seul candidat dès le premier tour aux législatives de 2017. Frédéric Wacheux, étant haut fonctionnaire, pourra difficilement refuser de se retirer, Brigitte Bourguignon est une militante disciplinée et un troisième larron pourrait émerger face au Front National. On a vu dans un précédent article qu’il existe tout un vivier de personnalités sans obligations hiérarchiques, notamment parmi les professions libérales, qui pourraient rafler la mise.

Sur les photos de gauche à droite et de haut en bas: Brigitte, Dominique Dupilet, Frédéric Wacheux et Pierre-Edouard Davies avec au fond, des tableaux de Maurice Boitel (1919-2007).

Sur la photo du bas à droite, entre des Audressellois, Marie-Christine Bourgeois.

On peut agrandir les photos en cliquant dessus.

DomPaul et BrigitteDeux DominiquesFrédéric Wacheux à Audresselles devant un tableau de Maurice BoitelPierre-Edouard DaviesJean-Claude Labit d'Ambleteuse, Jean-Jacques Baillet, Marie-Christine Bourgeois, Evelyne Labit-Boussemaer, d'Audresselles et Ambleteuse, Jacques Harduin,  Anne-Marie et Patrick

12 février, 2016

Journal d’un CRS face à la guerre dans la « jungle » de Calais

Classé dans : espace public,international,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 21:15

Chaque dimanche, à la messe de onze heures à Ambleteuse, la prière universelle rédigée par un paroissien affecté à cette tâche et rempli de bonnes intentions, demande chaque fois  à prier pour les migrants:

« Pour les migrants, afin que chacun les accueille et les aide, nous te prions, Seigneur. »

Les fidèles reprennent en choeur a capella:

« Seigneur écoute nous, Seigneur exauce  nous. »

En fait, bien que les événements relatés ci-dessous se passent à moins de trente kilomètres d’Ambleteuse, c’est un peu comme pendant la Grande guerre, lorsque, grâce à la censure des journaux,  les civils étaient inconscients de ce qui se passait au front, même s’ils entendaient parfois l’écho assourdi des explosions d’ obus.

Maintenant, voici les impression d’un policier directement au contact des assauts violents de ces « migrants ».

Ce journal de bord relate le quotidien des missions dont sont chargées les CRS.
Il ne s’agit nullement d’un texte d’anticipation mais de la narration sur le vif du début de la guerre  qui a commencé sur le sol français.
Pour le moment, cette violence  est contenue dans le périmètre de «La Jungle» à Calais.
Ce CRS raconte  :
« Au rassemblement, on nous demande une fois de plus de ne pas dire ce qui se passe ici aux gens que l’on connaît.
Il faut éviter d’évoquer l’argent qui est distribué chaque jour aux « migrants », les 3 repas par jour offerts, la nourriture distribuée directement au camp, les vêtements souvent neufs, le fait qu’ils aient tous, je dis bien TOUS, des smartphones dernière génération (ceux que l’on ne peut pas se payer en travaillant), les soins gratuits à outrance − d’ailleurs je plains les pompiers du coin − le fait qu’ils détruisent une partie de la nourriture qui leur est offerte car ils n’ont pas ce qu’ils ont commandé… »
Le policier éprouve de la honte de les garder sur notre sol .

 

« La matinée a été longue. Très longue. Le manque de repos sur cette mission commence à se faire sentir. Enchaînement incessant des services à différents horaires… De jour comme de nuit. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige… Enfin… Nous ressentons du dégoût à ne pouvoir faire du travail de police, grandir, ici et là, dans des conditions dangereuses. Nous sommes là et las.

Flics impuissants et la peur au ventre

En surveillance sur une bande d’arrêt d’urgence pendant six heures (endroit où l’on dit que la durée de vie est calculée statistiquement à moins de quinze minutes) constatant, impuissants, que les routiers de tous les pays empruntant cette voie, se moquent de nous, policiers présents… Ils débouchent sur ces voies rapides sans prendre gare aux véhicules déjà sur cet axe, à toute allure, nous rasent sans ralentir, s’engagent devant nos yeux sans respecter les règles de sécurité, les règles de priorité ni le code de la route… Nous sommes frôlés par ces semi-remorques lancés à plus de 90 km/h, ce qui rajoute au mauvais temps, une dimension surréaliste. En d’autres endroits, nous jouons les «cônes de Lübeck», ces fameux cônes en plastique orange aux bandes blanches réfléchissantes, qui servent à matérialiser un accident, un danger ou des travaux, posés devant des trous dans le grillage qui coûte une fortune. À chaque trou bouché ou pas, un ou deux policiers restent là, sous les caprices des éléments et du temps, à attendre une potentielle attaque !

Les migrants viendront. Un sas de sécurité a été installé, des barrières gigantesques de 4 ou 5 mètres de haut, distantes en parallèle d’un mètre cinquante sur plus de 35 kilomètres… J’en suis loin, je pense. Chaque jour, ils cassent en différents endroits, là où nous ne sommes pas ! Les réparations elles aussi coûtent une fortune.

04:30 : réveil puis nous arrivons à l’heure du repas.
> > 13:20 ― Nous n’avons vu personne. Pas un migrant sur notre point. Le temps de se restaurer, de reprendre la direction de notre hébergement, déchargement de l’armement collectif et douche sans traîner.
15:15 ― Dans 8 heures, nous reprenons le service. La nuit prochaine, nous travaillons. Ce soir, ce sera une prise de service à 23:30 pour terminer (en théorie) à 07:00 du matin… Arrive l’heure de reprendre le service. Les mines sont fatiguées. Le bonjour jovial, reste marqué d’une fatigue flagrante qui se lit de plus en plus sur les visages, comme une écriture.

Au rassemblement, la température de la journée est donnée : quelques grenades lancées, beaucoup d’activité sur les voies rapides, mais plus encore en soirée. En fond sonore, une radio embarquée dans l’un des véhicules-recueil est active : « sur le point Golf-Alfa-2, ils sont au contact. Ils lancent des barres de fer et des pierres. Un de chez nous est touché légèrement. Avons utilisé une dizaine de grenades MP7 [1]. » […] «Deux poids-lourds accidentés à cause de blocs de béton sur les voies rapides. Les avons dégagés. Demande renfort de 2 véhicules».

Pendant ce temps, nous est rappelé le cadre de l’utilisation du lanceur de balles de défense. Le lanceur de 40 est une arme de défense intermédiaire dotée d’un viseur point rouge non projeté. Il lance des balles de caoutchouc et touche à plus de 50 mètres. Malgré tout, son utilisation est très réglementée et contraignante. Il nous est rappelé également que dans le cadre de notre travail, il est autorisé aux gens de nous prendre en photo !

Anarchistes des groupes « NO BORDER »

Les «NO BORDER» [2] incitent les migrants à nous tendre des embuscades (bien qu’ils n’aient pas besoin de conseil pour le faire) pour prendre des photos et des vidéos pour dénoncer des “failles” dans notre manière d’intervenir ou des images pour nous mettre en cause. Mais surtout, ils espèrent faire un maximum de blessés dans nos rangs.

Le chargement de l’armement collectif se fait au cul du camion-armurerie. Des « blagounettes » sont lancées ici et là pour faire oublier que nous serions mieux dans un lit bien chaud, dans nos foyers et non sous ce crachin permanent qui nous recouvre petit à petit…

Femmes et enfants ou parents, pour beaucoup, sont la pensée du moment, mais seront relégués au second plan dans une minute ou deux. Les rôles de chacun dans le VR [3] sont distribués. « Qui est habilité LBD [4] ? » – « Moi » répond Julien. Comme les autres, je prends un LBD. Moi, je dis : « Perso, je prends en compte le lanceur Cougar [5] ». Il lance des grenades au coup par coup mais avec de l’habileté, il se manie très bien et se recharge vite. Son bruit détonnant ressemble à celui d’un mortier. – « OK » lance le chef de bord. « Qui veut des grenades à main ? » Elles sont réparties dans les gilets tactiques (qui n’ont de tactique que le nom) censés nous protéger de coups éventuels, absorber des chocs, mais aussi permettre le transport de matériel supplémentaire. La répartition des grenades et conteneurs lacrymo faite, je m’emploie à mettre le gilet de grenades pour le lanceur Cougar. Il est lourd. Il contient des grenades avec un dispositif de retardement [6] pour les lancer à 50 mètres, d’autres à 100 mètres. La fermeture est cassée. Sur les ondes, on apprend que les effectifs que nous allons relever sont pris à partie en de nombreux endroits. Il va falloir faire vite.

Les jambières sont mises, les casques vont se visser sur nos têtes rapidement… Le LBD et le Cougar sont alimentés d’une cartouche chacun, prêts à être utilisés au besoin. À la radio, la station directrice ne sait plus où donner de la tête. Il faut des renforts partout, sur presque tous les points. Ordre nous est donné, bien que nous soyons en dynamique cette nuit, de renforcer ponctuellement un point situé juste derrière le camp des migrants : « la Jungle ».

« Les Calaisiens en Colère »

00:15 ― À notre arrivée, l’atmosphère est tendue. Le bleu des gyrophares inonde la nuit et se reflète sur nos visages à moitié protégés. Les consignes sont prises. Nous voilà seuls. Deux VR montés de cinq hommes chacun, casque sur la tête. À nos côtés, une vingtaine de personnes viennent à notre rencontre. Certains sont en treillis camouflé, bonnet ou cagoule noire. Ce sont les hommes et les femmes du collectif « Les Calaisiens en Colère » [7]. Ils tentent de protéger leurs biens, mais donnent aussi de bonnes informations sur les événements passés ou à venir, sans avoir peur, le cas échéant, de combattre aux côtés des Forces de l’Ordre !
La semaine avant notre arrivée, «Les Calaisiens en Colère» ont apporté une aide considérable aux collègues présents.

Les envahisseurs attaquent

Assaillis de tous côtés, les policiers ont utilisé toutes leurs grenades et se sont retrouvés face à des migrants armés de couteaux et barres de fer.
N’écoutant que leur courage, « Les Calaisiens en Colère » sont venus se battre au coude à coude aux côtés des forces de l’ordre qui, bien qu’ayant informé la hiérarchie qu’elles n’avaient plus de moyens intermédiaires pour contenir les assauts répétés, ont reçu l’ordre de rester sur place.

Ça bouge sur un petit chemin plongé dans le noir complet, longeant la voie rapide. Nous intervenons pour dégager des amas de barres de fer, de blocs de béton et je ne sais encore quels autres projectiles de fortune entassés et abandonnés par un groupe de migrants qui voulaient les lancer sur les voies de circulation.
01:20 ― La situation est calme pour nous. Les pompiers interviennent dans le camp, escortés par une de nos patrouilles (5 hommes) pour secourir un individu blessé par arme blanche.
02:00 ― Au loin, des silhouettes traversent la petite route sur laquelle nous sommes implantés en direction d’habitations civiles. Ici et là, sur les ondes radio, on entend signaler des vagues de migrants de 40 ou 50 individus.
> > 02:30 ― Les riverains et amis du Collectif quittent les lieux. Nous sommes plongés dans le calme de la nuit, avec un éclairage faible.

Les Gremlins sortent des fourrés

02:45 ― Sur les ondes et partout alentours, on entend hurler que de nombreux camions sont arrêtés, assaillis par des vagues de 50 migrants, dont certains accidentés sur la voie rapide. À pied en courant, nous venons prêter main forte à l’effectif originaire de l’information ; dessous, une multitude de véhicules immobilisés, presque au contact les uns des autres qui, miraculeusement, ne se sont pas percutés les uns les autres.
Pareil à des Gremlins, de « petits démons noirs » surgissent de toutes parts des fourrés Ils prennent d’assaut les cabines de poids lourds, armés de barres de fer.

Déchaînement de violence

La Sécurité retirée, du haut du pont, quatre salves de 3 Cougars (soit 12 grenades) arrivent à mettre en fuite les assaillants qui se trouvent à 80 mètres. Nous arrivons, malgré l’excitation collective, à ne toucher aucun camion avec nos projectiles ! Une fois les assaillants repoussés par des effectifs venus en renfort sur la voie rapide, le déblai des gravas peut commencer.

À notre tour, nous arrivons à bord du véhicule venu nous récupérer sur ce qui ressemble à une « zone de guerre », zigzaguant entre les véhicules arrêtés et des débris de toutes sortes. Sur les ondes, ordre nous est donné de remonter  sur le même axe pour prêter main forte aux collègues qui se trouvent en niveau bas de grenades, à quelque 300 mètres plus haut. À leur hauteur, nous sautons de notre véhicule encore en marche car nous constatons qu’un effectif se trouve contre la rambarde de sécurité. Des projectiles arrivent à les atteindre.
Les objets sont jetés depuis une zone boisée sans que l’on puisse distinguer les individus… Seuls des cris venant des fourrés dans des dialectes inconnus.
Parfois un NIQUE LA POLICE ou FUCK THE POLICE se mêle aux ALLAH AKHBAR ! et à leur slogan favori : VIVE DAESH !

L’entrée en scène de Cazeneuve

M. Bernard Cazeneuve s’adressant à des réfugiés… « syriens » peut-être (?) David, l’un de ceux que nous sommes venus appuyer par le tir, braque son faisceau lumineux et me demande d’envoyer une MP7 (lacrymo) dans la direction d’où il pense que partent les lancers. Avec 3 tirs de Cougar, j’arrive enfin à saturer l’endroit et à mettre en fuite le petit groupe de perturbateurs. Le vent nous est favorable. On en profite, mais les effets psychologiques ne sont pas négligeables non plus. Juste au dessus, 300 mètres plus un groupe de 20 à 30 individus virulents, armés de barres de fer, prennent le temps de jeter des panneaux de signalisation, des poteaux métalliques arrachés plus loin et des poubelles par dizaines au milieu de la voie rapide.

Les envahisseurs ont la haine

Nous progressons avec un effectif de la section 3 : 2 Cougars et 2 agents munis de conteneurs lacrymo. La progression se fait sous la protection de tirs Cougar. Les migrants ripostent avec des objets métalliques qui s’écrasent à nos pieds en formant des étincelles et rajoutant des décibels au vacarme environnant. Certains sont presque au contact. Visage barbu pour les uns, imberbe pour les autres, âge moyen de 20 à 30 ans. Robustes. Regards pleins de haine. Des yeux à la flamme meurtrière nous font face.

Comme en quatorze

Il nous faut prendre cette partie haute. Mais l’endroit d’où viennent les pierres nous est caché par la végétation qui les protège. Avec le Cougar, le tir devient tendu pour tenter de pénétrer l’épaisse végétation. Effet immédiat : ça les fait reculer et descendre jusqu’à l’entrée du camp. Pendant que je m’occupe de cette partie, les autres, derrière moi, protègent mes arrières et mon latéral.
La place devenue nôtre. Je me mets en protection avec le Cougar, le temps que les collègues sortent les nombreux débris accumulés. En bas, une centaine d’individus (pour beaucoup masqués) vocifèrent, tendent les poings en notre direction et des barres de fer de plus de 1,50 m. D’autres se sont regroupés sous le pont, juste en-dessous de nous. Une bonne cinquantaine, qui attendent en guet-apens et ramassent de nombreux projectiles. Un petit groupe de 5 individus rejoint les autres en courant, leur tendent les mains et se séparent à droite et à gauche du camp.
L’évacuation des gravats n’étant pas terminée, je reste sur le point fort, ce qui semble leur poser un problème quand tout à coup, venant de droite à l’entrée du camp, des projectiles sont lancés vers nous pendant que d’autres assaillants tentent de se rapprocher. Une vraie stratégie de guérilla. J’effectue un premier tir en cloche. Mais la MP7 avec un DPR 100 mètres (dispositif de retardement) – il ne me reste plus que ça dans le gilet – tombe juste derrière eux. Le vent ne m’étant pas favorable, je décide de tirer en direction des pieds à 10 mètres devant ceux qui arrivent au contact. Le tir parfaitement exécuté, repousse les assaillants. Rechargé rapidement, j’utilise une seconde fois le Cougar contre le groupe dont les projectiles arrivent jusqu’à nous. Je réussis à l’aide du rebond sur un baraquement visé, à atteindre ma cible avant que les plots de lacrymo ne soient expulsés hors du corps de la grenade. Un des individus tente de la saisir. Trop tard. Boum !

Au passage, protégeant un groupe de chez nous venu en soutien sous le pont pour couper l’assaut des migrants en leur direction, je tire une grenade qui arrive droit sur un homme en train de jeter des pierres sur l’effectif d’en bas, le percutant vers le visage. Le carton rouge étant brandi, ce dernier regagne les vestiaires sans demander son reste.
La situation est maîtrisée sur le point maintenant tenu par d’autres effectifs de chez nous.
Nous sommes requis par notre station directrice qui nous envoie en renfort d’un équipage de l’autre côté du camp, endroit où nous avons commencé à grenader en début de soirée. Sur les lieux, nous effectuons encore des tirs sporadiques de MP7 sur des migrants qui nous arrivent dessus en courant et en hurlant.

06:50 ― La nuit se termine. Nous sommes relevés. Esprit calme. Une nuit comme on aimerait passer plus souvent… (!) La vacation suivante se révélera être beaucoup moins valorisante. Le véhicule est posé sur un rond-point donnant vue sur 2 entrées du port, avec 2 effectifs au sol de 19:30 à 02:00 du matin. Un vent d’au moins 120 km/h et une pluie battante n’épargnent même pas le dessous du pont juste à côté. En tout et pour tout, un seul migrant est venu tenter sa chance sur notre point pendant que de l’autre côté de la ville, des grenades tombent à foison.
J’en passe… C’est trop long…. Je suis fatigué… »

Notes
(1)Type de lance-grenades utilisé par les Forces de l’Ordre.
[2] Réseaux anarcho-libertaires transnationaux investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières, contre les politiques de contrôle de l’immigration. Apparition : 1999.
[3] Véhicules-Recueil.
[4] Lanceur de Balles de Défense (arme sublétale ou incapacitante, plus connue sous le nom de « Flash-Ball », marque commercialisée par Verney-Carron).
[5] Lance-grenade simple action de cal. 56 mm / portée : 50, 100 ou 200 mètres / poids : 3,7 kg.
[6] Le DPR (Dispositif de Propulsion à Retard, réglé en fonction de la longueur du lancement de la grenade).
[7] Voir la page Facebook des « Calaisiens en Colère »

1...34567...18

الرس... |
genie |
45M d'euros |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pour en finir avec l'arme n...
| SABUSHIMIKE Aury Odilon
| la vérité n'existe pas