Après avoir redonné vie à sa bonne ville de Marquise, restauré ses monuments remarquables et en avoir fait le centre commercial, culturel et sportif de l’ensemble du secteur, Martial Herbert a renoncé à son mandat de maire et se consacre désormais exclusivement à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la communauté de communes de la Terre des deux Caps (CCT2C), qu’il préside depuis sa création.
Chaque année désormais, lors de la cérémonie des voeux aux élus, aux autorités constituées et à la presse, il fait présenter un court métrage des réalisations de l’année pour résumer en images sa politique. Celle-ci est résolument orientée sur le développement de l’hôtellerie et la promotion des produits transformés par les producteurs de la communauté eux-mêmes.
Un cercle vertueux
Sa politique consiste à faire subventionner par le conseil général dont il est membre, le démarrage d’entreprises qui lui paraissent viables et rentables et qui vont devenir à terme des source d’emplois stables et de recettes fiscales.
Depuis qu’il a repris en main la communauté, dont l’activité économique jusqu’alors tournée vers l’industrie lourde, les carrières et la pêche, s’était effondrée, il a su favoriser le développement de l’agro-alimentaire de transformation. Sont apparus ainsi une quarantaine de nouvelles sortes de fromages dans les établissements agricoles, une dizaine de variétés de bières, des producteurs de volailles et de produits dérivés (pâtés, foie gras, magrets de canard crus), une fabrique de gâteaux secs etc..
Les subventions accordées pour la création d’hôtels, à des emplacements où il n’ y en avait plus ou insuffisamment, permettront d’attirer et de fidéliser davantage de touristes et de visiteurs consommateurs de produits locaux, justifiant ainsi à la labellisation du site des deux caps comme grand site de France.
Le film
Dans le film présenté cette année, quatre exemples de réalisations étaient présentés: le restaurant « la Mijotière » à Marquise à droite de la rue montant vers Rinxent, « le jardin d’Eugénie », centre de massage et de relaxation avec neuf chambres d’hôtes à Leulinghen, « l’hôtel de la baie de Wissant » avec vue sur la plage à Wissant, et l’ »hôtel Samoria » avec vue sur les deux caps, à Audinghen.
L’hôtel Samoria a été réalisé dans une ferme par Timothy et Patricia qui ont déjà créé il y a trois ans le restaurant-brasserie homonyme situé au même endroit. Ils font partie du même complexe familial que le magasin « Cap Nature » (1).
Malgré la neige, presque tous les maires de la communauté sont venus ainsi que le président du grand parc naturel, le docteur Hervé Poher, bien connu des lecteurs d’Audresselles.at et le sous-préfet Daniel Rouhier, toujours fidèle au poste.
La nouvelle B.B. était là
Mais cette année, la vedette revenait à Brigitte Bourguignon, la plus sportive et sans doute aussi l’une des plus séduisantes parmi les femmes députés avec la Marseillaise Valérie Boyer. Elle était accompagnée de son attachée parlementaire locale (elle en rémunère une autre à Paris et ne peut donc pas faire beaucoup d’économies). Elle a fait un court discours sans a-priori partisan, et s’est attiré beaucoup d’applaudissements du public, essentiellement masculin.
(1) Cap Nature offre au touriste la possibilité non seulement de s’équiper de pied en cap pour les randonnées ou les bains de mer mais aussi d’acheter tous les produits régionaux existants (bières, cidres, fromages etc) et même les cartes postales qu’on trouve difficilement ailleurs.