1 octobre, 2013

La guerre pour le pétrodollar

Classé dans : économie,international,politique,socialistes,Syrie — dompaul @ 10:20

Dans un article précédent, on a pu constater que le régime de François Hollande avait eu parfaitement raison de laisser croire à l’émir du Qatar, son Parrain, qu’il allait engager sa minuscule armée aux semelles mal collées, comme supplétif de l’US army  dans une guerre contre la Syrie,  puisqu’il savait parfaitement que les Etats-Unis allaient battre en retraite face au grand empire chrétien du Bien (la Sainte Russie) et que la guerre n’aurait donc pas lieu.
Néanmoins, la France, patrie des associations subventionnées, du RSA et des cinq cents allocations, dont le sort monétaire est lié à celui du dollar, risque d’être fortement perturbée si la défiance  vis-à-vis de la monnaie américaine aboutit à son effondrement.

Voici ce qu’écrit un économiste de renom:

 Extrait d’un article de Fabrice Drouin Ristori - GoldBroker

Publié le 30 septembre 2013

Le « moment Syrien » de Ben Bernanke, président de la FED (banque centrale américaine)

Le parallèle est saisissant avec la perte de crédibilité du président Américain Barack Obama, suite aux événements récents en Syrie. La majorité des pays ne font tout simplement plus confiance de manière aveugle aux annonces et arguments avancés par le gouvernement américain pour justifier ses interventions militaires.
L’opinion publique mondiale commence à s’interroger sérieusement sur les motifs réels des guerres déclenchées ces dernières années. De nombreux pays, comme la Chine et la Russie, savent pertinemment que la tentative de déstabilisation de la Syrie (tout comme en Irak et en Lybie) a beaucoup plus à voir avec la survie du pétrodollar qu’à l’utilisation d’armes chimiques, dont les USA ont été les pionniers (Vietnam, Iran, Irak etc).
Sun Tzu disait que « toute guerre est un mensonge ». On constate que les États remettant en cause l’hégémonie du dollar ont systématiquement été déclarés « terroristes » sur la base d’arguments douteux, ces dernières années. Mais les temps changent et les dirigeants internationaux, ceux qui n’ont aucun intérêt à voir le dollar survivre, ont bloqué l’intervention en Syrie.
Ben Bernanke et Barack Obama ont très certainement basculé un peu plus vers une défiance totale, ces dernières semaines. Cette défiance a et aura des conséquences radicales pour le dollar et le système monétaire international dont on sait qu’il repose sur la confiance.
Ces deux événements sont liés, et ces deux décisions doivent être comprises comme des tentatives de continuer à imposer le dollar comme monnaie de réserve internationale et, donc, de protéger le système monétaire de monnaie- papier.
Mais l’inverse est en train de se produire : rejet massif du dollar, perte de confiance globale dans le dollar et isolement des USA.
L’affrontement international actuel non avoué est un affrontement pour la maîtrise des réserves naturelles (gaz naturel et pétrole), mais surtout pour la détermination de la monnaie dans laquelle ces énergies vitales seront échangées (monnaie-papier ou actifs tangibles).
Au sens large, nous assistons à un affrontement entre deux « factions » : l’une, de plus en plus isolée, défendant un système monétaire basé sur une monnaie papier non convertible et l’autre, ne bénéficiant en aucune manière de la capacité d’émettre la monnaie de réserve internationale, d’un système monétaire basé sur une monnaie tangible, fiable et qui ne supporte les intérêts d’aucune nation en particulier : l’or.
Analyser ces événements économiques et géopolitiques à travers une grille de lecture centrée sur le dollar permet de mieux comprendre l’enchaînement des événements récents (économiques ou géopolitiques) et d’anticiper les conséquences d’un effondrement de la monnaie de réserve au niveau global.

19 septembre, 2013

L’Empire Chrétien du Bien donne une leçon aux Américains

Classé dans : international,socialistes,Syrie — dompaul @ 10:27

La Sainte Russie, en détruisant ou en déviant deux missiles américains destinés à exploser sur le territoire syrien, a rabattu les ardeurs belliqueuses d’ Obama, qui a  reculé face à la force nouvelle de l’Empire Chrétien du Bien. Il s’agit vraiment d’une nouvelle ère dans la politique internationale. Après s’être débarrassée du système socialiste soviétique, la jeune démocratie russe est désormais en train de mettre fin à la politique de la canonnière pratiquée par les groupes de pression qui contrôlent la machine de guerre des états-unis d’Amérique.

Voici la version officielle fournie par les agences de presse inféodées à l’OTAN et les agences de presse russes d’une part,  et la version parue dans le journal libanais As-Safir d’autre part,  à propos du tir de missiles balistiques en Méditerranée le 3 septembre:

Selon la version officielle qui avait été donnée le jour même par les agences de presse occidentales, c’est la Russie qui avait détecté le lancement de ces deux missiles en Méditerranée, qui étaient ensuite « tombés en mer ».

Les agences de presse russes et le ministère russe de la Défense avaient même précisé que:

1- « le lancement, qui a eu lieu à 10H16 de Moscou (06H16 GMT), a été détecté par les stations radar à Armavir (sud de la Russie) » ;
2- « les engins ont été lancés de la partie centrale de la Méditerranée vers la côte orientale ».
3-« il y a eu en effet deux lancements, ils sont tombés dans la mer »
4-« le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président russe Vladimir Poutine ».

Selon les agences de presse occidentale, ce n’est que « un peu plus tard » que « le ministère israélien de la Défense a annoncé avoir mené avec succès dans la matinée un tir de missile radar dans le cadre d’un exercice militaire israélo-américain ».
Le 13 septembre, le journal libanais As-Safirs fournissait la clef de compréhension de ce cafouillage:

1-les deux missiles auraient été tirés par les États-Unis contre le territoire syrien depuis une base de l’Otan en Espagne,
2-les radars russes les auraient détectés immédiatement ;
3-les systèmes de défense anti-missile russes auraient alors été déclenchés, détruisant l’un des deux missiles en plein air et déviant l’autre de sa trajectoire de façon à ce qu’il s’abime en mer ;
4-aussitôt après la neutralisation des 2 missiles, les services du renseignement russe auraient contacté leurs homologues américains pour leur dire que “toute attaque contre Damas est considérée comme si  Moscou était prise pour cible ” ;
5-Obama et les dirige
ants militaires américains auraient alors pris toute la mesure, à la fois de l’efficacité du système de défense anti-missile russes et de la détermination de Poutine à aller jusqu’à un conflit planétaire si nécessaire pour empêcher Washington de parvenir à ses buts ;
6-les Américains auraient alors demandé au gouvernement israélien de revendiquer le double tir de missile Anchor comme un “test”, ce qu’Israël aurait fait pour éviter à Washington une perte irréparable de crédit sur ses capacités militaires.
7-Obama aurait réalisé qu’il n’avait plus le choix que d’être contraint à la volte-face diplomatique spectaculaire à laquelle on a assisté. Il se serait mis d’accord avec Moscou sur une tactique de sortie de crise : le  gouvernement russe aurait caché la vérité pour éviter l’humiliation aux États-Unis, en échange de quoi Washington aurait donné son accord préalable au scénario consistant à demander à Damas de placer ses armes chimiques sous contrôle international et se signer la Convention de l’ONU sur leur interdiction.

8-du coup, – et selon une autre analyse diffusée par IRIB– la Syrie n’aurait plus d’autre solution que de se placer sous le parapluie nucléaire russe.

18 septembre, 2013

Pauvre Laurent Fabius qui n’est jamais au courant

Classé dans : international,politique,socialistes,Syrie — dompaul @ 11:50

Maintenant, on pourra vraiment croire le pauvre Laurent Fabius lorsqu’il dira qu’il n’a pas été informé quand une sale affaire concerne son entourage.

Lorsqu’il était premier ministre, sauf les juges de la Haute Cour,  personne ne le croyait lorsqu’il disait avoir ignoré que son sous-ordre, le bon docteur Garetta, inoculait du sang contaminé par le SIDA aux hémophiles pour leur confort. De même, personne ne le croyait lorsqu’il affirmait ne pas avoir été informé que François Mitterrand, Charles Hernu et l’amiral Lacoste préparaient le naufrage du navire de Greenpeace, le Rainbow Warrior, dans le port d’Auckland.

Maintenant, on peut vraiment croire à sa sincérité, car il n’est plus étonnant qu’il ait ignoré  les agissements de ses collaborateurs directs ou indirects: il ne sait même pas ce que fait sa progéniture. Il se refuse en effet à abuser de l’appareil de l’état pour en être informé. Ainsi,  Thomas Fabius, l’un de ses fils, déjà mis en cause par le parquet de Paris pour l’achat d’un appartement à Paris avec sept millions d’euro d’origine indéterminable, vient de susciter cette semaine l’intérêt du juge Le Loire qui cherche à savoir pourquoi il a  bénéficié de l’annulation d’une dette de jeu de sept cent mille euro par la société des bains de mer qui gère le casino de Monaco.

Il est évident que si Laurent Fabius avait su que son fils dilapidait régulièrement des sommes considérables au casino, il aurait immédiatement demandé sa mise sous tutelle pour prodigalité.

En tant que ministre des Affaires étrangères, il ne sait pas davantage qu’Israel ne souhaite pas le remplacement du clan alaouite au pouvoir (celui de Bachar Al Assad) par des bandes de trafiquants sanguinaires se réclamant du sunnisme fanatique (il est vrai que Laurent Fabius n’a rien à voir avec Israel puisque sa famille est catholique).

Enfin, il ne sait probablement pas qu’au début du mois de septembre, un chauffeur du consulat français en Israël a été intercepté par les douaniers de ce pays.

Les douaniers israéliens du pont Allenby, point de passage entre la Jordanie et la Cisjordanie, ont saisi dans son véhicule 152 kilos d’or (représentant cinq million d’euro), des chèques pour près de deux millions de dollars, 500 kilos de tabac et 800 téléphones portables. Soit  650kg, ce qui est bien plus que le  poids total autorisé en charge.
Le transporteur, chef de garage au consulat, a été immédiatement  expulsé vers la France.
Comme son véhicule avait des plaques minéralogiques diplomatiques, il a été  interpellé sur le « sol français ». Un paiement en or, tabac et téléphones portables plutôt qu’en papier monnaie  correspond aux préférences des gangs  rançonnant les Français enlevés en Syrie. En tout cas, les organisateurs de l’opération ne voulaient pas qu’elle soit confiée aux professionnels de la DGSE, dont le pauvre Laurent garde un souvenir cuisant (voir l’affaire du Rainbow Warrior).
Encore une réussite de ses sous-ordres, dont il ne savait rien.

15 septembre, 2013

Dernières nouvelles de Syrie: Le régime de François Hollande soutient les massacreurs de Chrétiens

Classé dans : politique,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 19:23

Il est naturel que le Mikhail Souslov (l’idéologue) du régime socialiste français Vincent Peillon, qui se déclare officiellement ennemi de l’église catholique dont il souhaite l’éradication (voir l’article Vincent Peillon s’autoproclame la voix des Francs-Maçons ), se réjouisse des bons résultats de la politique américaine de soutien en armes aux bandes  internationales incontrôlables de tueurs et de rançonneurs essentiellement libyens et tchètchènes  participant à la composition de la soi-disant Armée syrienne libre.

Comme la nouvelle du massacre  des habitants catholiques romains (de rite grec-melkite) du village de Maalouda par les égorgeurs du Front al-Nusra a été diffusée par leur archevêque, le patriarche grec-catholique melkite Grégoire III Laham, elle est mise en doute par le journal « Libération », affilié au Régime:   

Massacre en direct à Maaloula en Syrie (extrait)

Situé à 55 km au nord de Damas, le village de Maaloula, cœur du christianisme des origines où l’on parle encore l’araméen, la langue maternelle de Jésus-Christ, est sous occupation depuis ce matin.
Après une première tentative d’invasion le 4 septembre stoppée par l’armée et les comités populaires, des centaines d’hommes armés syriens et étrangers sont revenus, forçant l’armée gouvernementale à se retirer.
Venus de la région libanaise d’Arsal et de la ville de Yabroud au Nord-Est, les envahisseurs se livrent actuellement à des actes de barbarie envers les chrétiens du village. Nous avons contacté une habitante de Maaloula proche du monastère de Sainte-Tècle. Elle témoigne en direct ce dimanche 8 septembre à 21h30 (propos recueillis par Bahar Kimyongür) :
« En ce moment, Maaloula est sous occupation. Les hommes armés (moussallahines) ont d’abord tenté une percée le 4 septembre.
Par cette attaque, ils semblaient vouloir faire une démonstration de force, nous terroriser afin que nous quittions nos terres.
Ils ont tué vingt civils et en ont enlevé quinze autres.
Pour le moment, nous disposons de la liste de quatre civils exécutés et de sept disparus :
- Ilyas Damoune : enlevé
- Jihade Saalab : décapité au couteau
- Mihail Antonio Saalab : décapité
- Sarkis Habib Al Soukhn : exécuté par balles
- Antoine Lauzarios Saalab : décapité et le corps mutilé
- Moussa Chmays : enlevé
- Chadi Saalab : enlevé
- Georges Dawoud Hilani et son épouse (enlevés)
- Jamilé Mahfouz et sa fille (enlevées)
Toutes les victimes sont des civils.

La suite en tapant sur la page d’accueil de Google:

Massacre en direct à Maaloula en Syrie

7 septembre, 2013

Précisions sur les vraies raisons de la volonté de faire la guerre à la Syrie

Classé dans : économie,international,politique,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 23:04

Rappelons que le docteur Bachar Al-Assad exerçait la profession d’ophtalmologiste à Londres. Marié à une Syrienne sunnite qui avait passé toute sa vie en Angleterre où elle avait effectué ses études supérieures, il avait la perspective de vivre confortablement et anonymement en Grande Bretagne avec son épouse et ses enfants, destinés à devenir de parfaits sujets de SM la reine d’Angleterre. C’est la mort de son frère qui a fait de lui le prince héritier de Hafez Al Assad et l’a contraint à rentrer en Syrie.

L’ « horrible dictateur » décrit par les médias français qui sont à la botte du clan régnant au Qatar, au PSG, dans des medias internationaux et dans l’hôtellerie française, s’efforce en réalité d’essayer de protéger son pays du démembrement projeté par ses voisins proches et lointains.

Le ministre des Affaires étrangères de Russie, M. Serge Lavroff, a rendu publique la tentative de corruption de son homologue qatari qui lui a proposé quarante million de dollars pour devenir son agent d’influence. Il a refusé. Mais les  hommes politiques européens ne sont pas toujours aussi intègres et les administratifs des services spéciaux considèrent qu’une enveloppe mensuelle de quinze cents euro est suffisante pour acheter presque tous les parlementaires quand ce n’est pas un ministre. Dans les frais, il faut aussi ajouter le coût du repas au restaurant de l’officier traitant avec son agent.

Pour voir et connaître des agents rémunérés du Qatar,  occultes mais pas clandestins, acharnés à défendre ses intérêts en Syrie à visage découvert,  il suffit de regarder la télévision française, et notamment les émissions du genre « c’est dans l’air », « des parlottes et des pactes » ou « ça se dispute ». Si vous êtes un élu ou un philosophe gay ou le président d’une association subventionnée et que vous pouvez prouver que vous allez passer dans une émission de télévision, vous pouvez vous rendre à l’ambassade du Qatar, en haut des Champs Elysées (métro George V) et proposer vos services de propagandiste, vous aussi vous pouvez toucher le pactole car le Qatar rémunère mieux que la CIA ou la DGSE. Parmi ceux qui, semble-t-il, ne sont pas allés mendier une enveloppe figurent Jean-Luc Mélanchon, Tarik Ramadan, Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Louis Borloo,  Michel Collon, Jean-Pierre Chevènement et quelques autres.

Bernard Vergeyle, président de l’association des amis de Marin La Meslée (patriotique), transmet pour les lecteurs d’Audresselles.at le texte que lui a envoyé Auguste Vandewynkel

Syrie  On comprend mieux l’empressement de la Turquie

Syrie Guerre Du Gaz : Assad Obstacle Au Gazoduc Qatar Turquie

Dans sa boulimie d’investissements/retours sur investissements et ses velléités dominatrices comme premier producteur exportateur mondial de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) le Qatar a déjà misé plus de 3 milliards de $ sur le djihad takfiriste pour renverser le président syrien Bashar al Assad seul obstacle à la mise en route du gazoduc Qatar Turquie dont la partie turque est déjà prête à recevoir le gaz qatari pour l’acheminer en Europe de l’Ouest connecté au Nabucco.

 

La dimension énergétique de la guerre contre le gouvernement syrien de Bahsar al Assad a été dés le début marginalisée dissimulée sous le qualificatif de « guerre civile » ou « guerre interreligieuse sunnite shi’ite ». Des millions de militants anti guerre étaient descendus dans la rue en 2003 pour tenter d’empêcher une guerre contre l’Irak de Saddam Husseim scandant partout : « pas de guerre pour le pétrole ».

La majeure partie des voix anti-guerre se sont tues soutenant en Libye et maintenant en Syrie les « guerres humanitaires » (R2P) inclus les « anticapitalistes » – Français notamment- qui roulent désormais pour l’Axe Washington Tel Aviv Paris Londres Ankara Doha Ryadh.

La Syrie a des réserves pétrolières estimées en 2010 à 2 500 000 000 barils et des réserves gazières importantes. Mais surtout le territoire de la Syrie est le plus approprié pour exporter le pétrole et le gaz du Golfe Persique dont celui du Qatar mais aussi de l’Iran vers les pays d’Europe de l’Ouest gros consommateurs de ces ressources énergétiques via la Turquie.

En 2009 le Qatar et la Turquie avaient entamé des négociations avec l’Arabie Saoudite – concurrent direct du Qatar dans le financement et l’armement des takfiristes en Syrie – pour la construction d’un gazoduc Qatar Arabie Saoudite Syrie Turquie qui devait être rattaché au gazoduc Nabucco Azerbaïdjian Turquie.

Selon Oilprice.com l’Arabie Saoudite a refusé que ce gazoduc en provenance du Qatar traverse son territoire. Le tracé de ce dernier inclue donc désormais le Sud de l’Irak, la Jordanie, la Syrie, la Turquie. La partie turque du gazoduc est déjà construite prête à recevoir le gaz du Qatar.

Seule obstruction : Assad.

Le champ gazier du Qatar North Dome – 3ème plus grande réserve de gaz mondiale avec 900 mille milliards de M3 – au milieu du Golfe Persique adjacent à celui de l’Iran de South Pars constituent à eux deux la plus vaste réserve mondiale de gaz.

En 2011 le Qatar a lancé un ultimatum au président syrien Bashar al Assad pour faire passer le gazoduc Qatar Turquie sur le territoire syrien. Assad a refusé et défiant le Qatar a décidé de s’allier avec l’Iran et l’Irak pour construire un gazoduc amenant le gaz de South Pars jusqu’en Méditerranée direction les marchés européens. La déferlante takfiriste financée armée par le Qatar a submergé la Syrie.

Le Qatar veut doubler sa production et son exportation de Gaz Naturel Liquéfié. Le Qatar s’est positionné comme premier exportateur mondial de GNL et cherche donc à consolider sa domination dans ce domaine par un programme de construction visant à accroître sa production pour passer de 31 millions à 77 millions de tonnes

Le putschiste à la tête du Qatar Hamad bin Khalifa al Thani- plus pour longtemps Washington et Londres l’ont déposé et ont désigné son successeur qui doit prendre ses fonctions début Juillet – a déclaré à la suite d’entretiens avec le président turc Abdullah Gul et le premier ministre dictateur Tayyip Erdogan :

 » nous sommes pressés d’avoir ce gazoduc du Qatar à la Turquie. Nous en avons discuté dans le cadre de la coopération dans le domaine de l’énergie. Pour se faire un groupe de travail va être mis en place qui présentera rapidement des solutions concrètes. »

Erdogan à lui-même affirmé que la Turquie souhaitait établir avec le Qatar « une relation à long terme et stable » en matière énergétique. « Dans ce but je pense qu’un gazoduc Qatar Turquie résoudra la question une fois pour toute »

Parmi ces solutions il y a celle de relier le gazoduc Qatar Turquie – via la Syrie – au projet de gazoduc Nabucco pour transporter le gaz provenant de l’Asie Centrale et du Moyen Orient en Europe concurrençant directement le gaz russe. Un accord de transit pour le Nabucco a déjà été signé par Erdogan et 4 premiers ministres de pays européens pour permettre une décision finale sur les investissements à faire pour réaliser ce projet soutenu par l’UE et qui vise à réduire la dépendance européenne au gaz russe. Autre gazoduc qui pourrait être relié au Nabucco celui transportant le gaz egyptien via la Jordanie et la Syrie.

On comprend dés lors l’intérêt qu’ont les dirigeants de ces deux pays -Egypte et Jordanie – à participer activement au renversement du gouvernement de Bashar al Assad. Cela vaut aussi pour la complicité de l’UE et les attitudes va-t-en guerre extrêmistes de la Grande Bretagne et de la France.

On ne le répètera jamais assez la guerre contre la Syrie du président Bahsar al Assad est une guerre pour la domination du marché des ressources énergétiques une guerre pour le gaz où chacun défend ses intérêts énergétiques soit en tant que producteur exportateur soit en tant que consommateur importateur.

Mais derrière les ambitions énergétiques du Qatar se cache aussi le maintien de l’hégémonie américaine des pétro dollars sur l’économie mondiale dont ont déjà été victimes Saddam Hussein et Muammar Khadafi.

Cette fois cependant la Russie mais aussi la Chine sont décidées à défendre leurs intérêts non seulement énergétiques mais aussi géostratégiques d’où les hésitations de Washington à lancer une guerre contre la Syrie à laquelle est hostile une grande partie de l’état major de l’armée américaine comme en témoigne la tentative récente avortée du secrétaire au département d’état John Kerry – alors même qu’il discutait hypocritement avec Moscou de la réunion d’une Conférence Genève II – de pousser Obama à prendre la décision de bombarder la Syrie. Le chef d’état major de toutes les armées américaines le Gl Martin E. Dempsey s’y est vivement opposé.

 

5 septembre, 2013

Les vraies raisons de la guerre en Syrie ?

Classé dans : économie,international,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 10:46
NDLR: François Hollande, sous des prétextes humanitaires auxquels plus personne ne croit, veut entraîner la France dans une guerre contre la  Syrie. Il est en effet pris à la gorge par la nécessité d’approvisionner l’hexagone en énergie à bon marché et il est probable que, dans les mêmes circonstances, un autre chef de l’Etat  aurait fait de même. Malheureusement pour François Hollande, la petite armée démunie et peu fiable dont il dispose, et qu’il réduit chaque jour davantage, n’est guère en mesure d’agir d’intervenir seule.
Imad Fawzi Shueibi, philosophe et géopoliticien, est président du Centre de documentation et d’études stratégiques (Damas, Syrie). Il analyse les raisons pour lesquelles les Etats-unis et la France, puissances déclinantes, tiennent tant  à prendre le contrôle du territoire syrien, riche en gaz, énergie propre du XXIe siècle. Mais face à eux, sont en train de l’emporter le GECB ou Grand Empire Chrétien du Bien (la Sainte Russie) et ses alliés: l’Allemagne et ses satellites européens, la Chine et les principales républiques d’Asie Centrale.

La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient

par Imad Fawzi Shueibi

L’attaque médiatique et militaire à l’encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l’énergie, ainsi que l’explique le professeur Imad Shuebi dans l’article magistral que nous publions. À un moment où la zone euro menace de s’effondrer, où une crise économique aiguë a conduit les États-Unis à s’endetter à hauteur de 14 940 milliards de dollars, et où leur influence s’amenuise face aux puissances émergentes du BRICS, il devient clair que la clé de la réussite économique et de la domination politique réside principalement dans le contrôle de l’énergie du XXIe siècle : le gaz. C’est parce qu’elle se trouve au cœur de la plus colossale réserve de gaz de la planète que la Syrie est prise pour cible. Les guerres du siècle dernier étaient celles du pétrole, mais une nouvelle ère commence, celle des guerres du gaz.

Avec la chute de l’Union soviétique, les Russes ont réalisé que la course à l’armement les avait épuisés, surtout en l’absence des approvisionnements d’énergie nécessaires à tout pays industrialisé. Au contraire, les USA avaient pu se développer et décider de la politique internationale sans trop de difficultés grâce à leur présence dans les zones pétrolières depuis des décennies. C’est la raison pour laquelle les Russes décidèrent à leur tour de se positionner sur les sources d’énergie, aussi bien pétrole que gaz. Considérant que le secteur pétrolier, vu sa répartition internationale, n’offrait pas de perspectives, Moscou misa sur le gaz, sa production, son transport et sa commercialisation à grande échelle.

Le coup d’envoi fut donné en 1995, lorsque Vladimir Poutine mis en place la stratégie de Gazprom : partir des zones gazières de la Russie vers l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Iran (pour la commercialisation), jusqu’au Proche-Orient. Il est certain que les projets Nord Stream et South Stream témoigneront devant l’Histoire du mérite et des efforts de Vladimir Poutine pour ramener la Russie dans l’arène internationale et peser sur l’économie européenne puisqu’elle dépendra, durant des décennies à venir, du gaz comme alternative ou complément du pétrole, avec cependant une nette priorité pour le gaz. À partir de là, il devenait urgent pour Washington de créer le projet concurrent Nabucco, pour rivaliser avec les projets russes et espérer jouer un rôle dans ce qui va déterminer la stratégie et la politique pour les cents prochaines années.

Le fait est que le gaz sera la principale source d’énergie du 21ème siècle, à la fois comme alternative à la baisse des réserves mondiales de pétrole, et comme source d’énergie propre. Par conséquent, le contrôle des zones gazières du monde par les anciennes et les nouvelles puissance est à la base d’un conflit international dont les manifestation sont régionales.

De toute évidence, la Russie a bien lu les cartes et a bien retenu la leçon du passé, car c’est le manque de contrôle au niveau des ressources énergétiques globales, indispensables à l’injection de capital et d’énergie dans la structure industrielle, qui fut à l’origine de l’effondrement de l’Union Soviétique. De même la Russie a assimilé que le gaz serait la ressource énergétique du siècle à venir.

Une première lecture de la carte du gaz révèle que celui-ci est localisé dans les régions suivantes, en termes de gisements et d’accès aux zones de consommation :
1. Russie : Vyborg et Beregvya
2. Annexé à la Russie : Turkménistan
3. Environs plus ou moins immédiats de la Russie : Azerbaïdjan et Iran
4. Pris à la Russie : Géorgie
5. Méditerranée orientale : Syrie et Liban
6. Qatar et Égypte.

Moscou s’est hâté de travailler sur deux axes stratégiques : le premier est la mise en place d’un projet sino-russe à long terme s’appuyant sur la croissance économique du Bloc de Shanghai ; le deuxième visant à contrôler les ressources de gaz. C’est ainsi que furent jetées les bases des projets South Stream et Nord Stream, faisant face au projet étasunien Nabucco, soutenu par l’Union européenne, qui visait le gaz de la mer Noire et de l’Azerbaïdjan. S’ensuivit entre ces deux initiatives une course stratégique pour le contrôle de l’Europe et des ressources en gaz.

Pour la Russie :

Le projet Nord Stream relie directement la Russie à l’Allemagne en passant à travers la mer Baltique jusqu’à Weinberg et Sassnitz, sans passer par la Biélorussie.

Le projet South Stream commence en Russie, passe à travers la la mer Noire jusqu’à la Bulgarie et se divise entre la Grèce et le sud de l’Italie d’une part, et la Hongrie et l’Autriche d’autre part.

Pour les États-Unis :

Le projet Nabucco part d’Asie centrale et des environs de la Mer Noire, passe par la Turquie où se situent les infrastructures de stockage, puis parcours la Bulgarie, traverse la Roumanie, la Hongrie, arrive en Autriche et de là se dirige vers la République Tchèque, la Croatie, la Slovénie et l’Italie. Il devait à l’origine passer en Grèce, mais cette idée avait été abandonnée sous la pression turque.

Nabucco était censé concurrencer les projets russes. Initialement prévu pour 2014, il a dû être repoussé à 2017 en raison de difficultés techniques. À partir de là, la bataille du gaz a tourné en faveur du projet russe, mais chacun cherche toujours à étendre son projet à de nouvelles zones.

Cela concerne d’une part le gaz iranien, que les États-Unis voulaient voir venir renforcer le projet Nabucco en rejoignant le point de groupage de Erzurum, en Turquie ; et de l’autre le gaz de la Méditerranée orientale : Syrie, Liban, Israël.

Or en juillet 2011, l’Iran a signé divers accords concernant le transport de son gaz via l’Irak et la Syrie. Par conséquent, c’est désormais la Syrie qui devient le principal centre de stockage et de production, en liaison avec les réserves du Liban. C’est alors un tout nouvel espace géographique, stratégique et énergétique qui s’ouvre, comprenant l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban. Les entraves que ce projet subit depuis plus d’un an donnent un aperçu du niveau d’intensité de la lutte qui se joue pour le contrôle de la Syrie et du Liban. Elles éclairent du même coup le rôle joué par la France, qui considère la Méditerranée orientale comme sa zone d’influence historique, devant éternellement servir ses intérêts, et où il lui faut rattraper son absence depuis la Seconde Guerre mondiale. En d’autres termes, la France veut jouer un rôle dans le monde du gaz où elle a acquis en quelque sorte une « assurance maladie » en Libye et veut désormais une « assurance-vie » à travers la Syrie et le Liban.

Quant à la Turquie, elle sent qu’elle sera exclue de cette guerre du gaz puisque le projet Nabucco est retardé et qu’elle ne fait partie d’aucun des deux projets South Stream et Nord Stream ; le gaz de la Méditerranée orientale semble lui échapper inexorablement à mesure qu’il s’éloigne de Nabucco.

L’axe Moscou-Berlin

Gerhard Schroeder et Aleksei Miller. Le 30 mars 2006, l’ancien chancelier allemand était nommé à la tête du consortium chargé de construire North Stream.
Pour ses deux projets, Moscou a créé la société Gazprom dans les années 1990. L’Allemagne, qui voulait se libérer une fois pour toutes des répercussions de la Seconde Guerre mondiale, se prépara à en être partie prenante ; que ce soit en matière d’installations, de révision du pipeline Nord, ou de lieux de stockage pour la ligne South Stream au sein de sa zone d’influence, particulièrement en Autriche.La société Gazprom a été fondée avec la collaboration de Hans-Joachim Gornig, un allemand proche de Moscou, ancien vice-président de la compagnie allemande de pétrole et de gaz industriels qui a supervisé la construction du réseau de gazoducs de la RDA. Elle a été dirigée jusqu’en octobre 2011 par Vladimir Kotenev, ancien ambassadeur de Russie en Allemagne.Gazprom a signé nombre de transactions avec des entreprises allemandes, au premier rang desquelles celles coopérant avec Nord Stream, tels les géants E.ON pour l’énergie et BASF pour les produits chimiques ; avec pour E.ON des clauses garantissant des tarifs préférentiels en cas de hausse des prix, ce qui revient en quelque sorte à une subvention « politique » des entreprises du secteur énergétique allemand par la Russie.Moscou a profité de la libéralisation des marchés européens du gaz pour les contraindre à déconnecter les réseaux de distribution des installations de production. La page des affrontements entre la Russie et Berlin étant tournée, débuta alors une phase de coopération économique basée sur l’allégement du poids de l’énorme dette pesant sur les épaules de l’Allemagne, celle d’une Europe surendettée par le joug étasunien. Une Allemagne qui considère que l’espace germanique (Allemagne, Autriche, République Tchèque, Suisse) est destiné à devenir le cœur de l’Europe, mais n’a pas à supporter les conséquences du vieillissement de tout un continent, ni celle de la chute d’une autre superpuissance.

Les initiatives allemandes de Gazprom comprennent le joint-venture de Wingas avec Wintershall, une filiale de BASF, qui est le plus grand producteur de pétrole et de gaz d’Allemagne et contrôle 18 % du marché du gaz. Gazprom a donné à ses principaux partenaires allemands des participations inégalées dans ses actifs russes. Ainsi BASF et E.ON contrôlent chacune près d’un quart des champs de gaz Loujno-Rousskoïé qui alimenteront en grande partie Nord Stream ; et ce n’est donc pas une simple coïncidence si l’homologue allemand de Gazprom, appelé « le Gazprom germanique », ira jusqu’à posséder 40 % de la compagnie autrichienne Austrian Centrex Co, spécialisée dans le stockage du gaz et destinée à s’étendre vers Chypre.

Une expansion qui ne plait certainement pas à la Turquie qui a cruellement besoin de sa participation au projet Nabucco. Elle consisterait à stocker, commercialiser, puis transférer 31 puis 40 milliards de m³ de gaz par an ; un projet qui fait qu’Ankara est de plus en plus inféodé aux décisions de Washington et de l’OTAN, d’autant plus que son adhésion à l’Union européenne a été rejetée à plusieurs reprises.

Les liens stratégiques liés au gaz déterminent d’autant plus la politique que Moscou exerce un lobbying sur le Parti social-démocrate allemand en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, base industrielle majeure et centre du conglomérat allemand RWE, fournisseur d’électricité et filiale d’E.ON.

Cette influence a été reconnue par Hans-Joseph Fell, responsable des politiques énergétiques chez les Verts. Selon lui quatre sociétés allemandes liées à la Russie jouent un rôle majeur dans la définition de la politique énergétique allemande. Elles s’appuient sur le Comité des relations économiques de l’Europe de l’Est —c’est-à-dire sur des entreprises en contact économique étroit avec la Russie et les pays de l’ex Bloc soviétique—, qui dispose d’un réseau très complexe d’influence sur les ministres et l’opinion publique. Mais en Allemagne, la discrétion reste de mise quant à l’influence grandissante de la Russie, partant du principe qu’il est hautement nécessaire d’améliorer la « sécurité énergétique » de l’Europe.

Il est intéressant de souligner que l’Allemagne considère que la politique de l’Union européenne pour résoudre la crise de l’euro pourrait à terme gêner les investissements germano-russes. Cette raison, parmi d’autres, explique pourquoi elle traine pour sauver l’euro plombé par les dettes européennes, alors même que le bloc germanique pourraient, à lui seul, supporter ces dettes. De plus, à chaque fois que les Européens s’opposent à sa politique vis-à-vis de la Russie, elle affirme que les plans utopiques de l’Europe ne sont pas réalisables et pourraient pousser la Russie à vendre son gaz en Asie, mettant en péril la sécurité énergétique européenne.

Ce mariage des intérêts germano-russes s’est appuyé sur l’héritage de la Guerre froide, qui fait que trois millions de russophones vivent en Allemagne, formant la deuxième plus importante communauté après les Turcs. Poutine était également adepte de l’utilisation du réseau des anciens responsables de la RDA, qui avaient pris soin des intérêts des compagnies russes en Allemagne, sans parler du recrutement d’ex-agents de la Stasi. Par exemple, les directeurs du personnel et des finances de Gazprom Germania, ou encore le directeur des finances du Consortium Nord Stream, Warnig Matthias qui, selon le Wall Street Journal, aurait aidé Poutine à recruter des espions à Dresde lorsqu’il était jeune agent du KGB. Mais il faut le reconnaitre, l’utilisation par la Russie de ses anciennes relations n’a pas été préjudiciable à l’Allemagne, car les intérêts des deux parties ont été servis sans que l’une ne domine l’autre.

Le projet Nord Stream, le lien principal entre la Russie et l’Allemagne, a été inauguré récemment par un pipeline qui a coûté 4,7 milliards d’euros. Bien que ce pipeline relie la Russie et l’Allemagne, la reconnaissance par les Européens qu’un tel projet garantissait leur sécurité énergétique a fait que la France et la Hollande se sont hâtées de déclarer qu’il s’agissait bien là d’un projet « européen ». À cet égard, il est bon de mentionner que M. Lindner, directeur exécutif du Comité allemand pour les relations économiques avec les pays de l’Europe de l’Est a déclaré, sans rire, que c’était bien « un projet européen et non pas allemand, et qu’il n’enfermerait pas l’Allemagne dans une plus grande dépendance vis-à-vis de la Russie ». Une telle déclaration souligne l’inquiétude que suscite l’accroissement de l’influence Russe en l’Allemagne ; il n’en demeure pas moins que le projet Nord Stream est structurellement un plan moscovite et non pas européen.

Les Russes peuvent paralyser la distribution de l’énergie en Pologne dans plusieurs pays comme bon leur semblent, et seront en mesure de vendre le gaz au plus offrant. Toutefois, l’importance de l’Allemagne pour la Russie réside dans le fait qu’elle constitue la plate-forme à partir de laquelle elle va pouvoir développer sa stratégie continentale ; Gazprom Germania détenant des participations dans 25 projets croisés en Grande-Bretagne, Italie, Turquie, Hongrie et d’autres pays. Cela nous amène à dire que Gazprom – après un certain temps – est destinée à devenir l’une des plus importantes entreprises au monde, sinon la plus importante.

Dessiner une nouvelle carte de l’Europe, puis du monde
Les gazoducs North Stream, South stream et Nabucco.
Les dirigeants de Gazprom ont non seulement développé leur projet, mais ils ont aussi fait en sorte de contrer Nabucco. Ainsi, Gazprom détient 30 % du projet consistant à construire un deuxième pipeline vers l’Europe suivant à peu près le même trajet que Nabucco ce qui est, de l’aveu même de ses partisans, un projet « politique » destiné à montrer sa force en freinant, voire en bloquant le projet Nabucco. D’ailleurs Moscou s’est empressé d’acheter du gaz en Asie centrale et en mer Caspienne dans le but de l’étouffer, et de ridiculiser Washington politiquement, économiquement et stratégiquement par la même occasion.

Gazprom exploite des installations gazières en Autriche, c’est-à-dire dans les environs stratégiques de l’Allemagne, et loue aussi des installations en Grande-Bretagne et en France. Toutefois, ce sont les importantes installations de stockage en Autriche qui serviront à redessiner la carte énergétique de l’Europe, puisqu’elles alimenteront la Slovénie, la Slovaquie, la Croatie, la Hongrie, l’Italie et l’Allemagne. À ces installations, il faut ajouter le centre de stokage de Katrina, que Gazprom construit en coopération avec l’Allemagne, afin de pouvoir exporter le gaz vers les grands centres de consommation de l’Europe de l’ouest.

Gazprom a mis en place une installation commune de stockage avec la Serbie afin de fournir du gaz à la Bosnie-Herzégovine et à la Serbie elle-même. Des études de faisabilité ont été menées sur des modes de stockage similaires en République Tchèque, Roumanie, Belgique, Grande-Bretagne, Slovaquie, Turquie, Grèce et même en France. Gazprom renforce ainsi la position de Moscou, fournisseur de 41 % des approvisionnements gaziers européens. Ceci signifie un changement substantiel dans les relations entre l’Orient et l’Occident à court, moyen et long terme. Cela annonce également un déclin de l’influence états-unienne, par boucliers antimissiles interposés, voyant l’établissement d’une nouvelle organisation internationale, dont le gaz sera le pilier principal. Enfin cela explique l’intensification du combat pour le gaz de la côte Est de la Méditerranée au Proche-Orient.

Nabucco et la Turquie en difficulté
Manquant de source d’approvisionnement et sans clients identifiés, Nabucco est sans cesse repoussé.
Nabucco devait acheminer du gaz sur 3 900 kilomètres de la Turquie vers l’Autriche et était conçu pour fournir 31 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an depuis le Proche-Orient et le bassin caspien vers les marchés européens. L’empressement de la coalition Otan-États-unis-France à mettre fin aux obstacles qui s’élevaient contre ses intérêts gaziers au Proche-Orient, en particulier en Syrie et au Liban, réside dans le fait qu’il est nécessaire de s’assurer la stabilité et la bienveillance de l’environnement lorsqu’il est question d’infrastructures et d’investissement gaziers. La réponse syrienne fût de signer un contrat pour transférer vers son territoire le gaz iranien en passant par l’Irak. Ainsi, c’est bien sur le gaz syrien et libanais que se focalise la bataille, alimentera t-il Nabucco ou South Stream ?

Le consortium Nabucco est constitué de plusieurs sociétés : allemande (REW), autrichienne (OML), turque (Botas), bulgare (Energy Company Holding), et roumaine (Transgaz). Il y a cinq ans, les coûts initiaux du projet étaient estimées à 11,2 milliards de dollars, mais ils pourraient atteindre 21,4 milliards de dollars d’ici 2017. Ceci soulève de nombreuses questions quant à sa viabilité économique étant donné que Gazprom a pu conclure des contrats avec différentes pays qui devaient alimenter Nabucco, lequel ne pourrait plus compter que sur les excédents du Turkménistan, surtout depuis les tentatives infructueuses de mainmise sur le gaz iranien. C’est l’un des secrets méconnus de la bataille pour l’Iran, qui a franchi la ligne rouge dans son défi aux USA et à l’Europe, en choisissant l’Irak et la Syrie comme trajets de transport d’une partie de son gaz.

Ainsi, le meilleur espoir de Nabucco demeure dans l’approvisionnement en gaz d’Azerbaïdjan et le gisement Shah Deniz, devenu presque la seule source d’approvisionnement d’un projet qui semble avoir échoué avant même d’avoir débuté. C’est ce que révèle l’accélération des signatures de contrats passés par Moscou pour le rachat de sources initialement destinées à Nabucco, d’une part, et les difficultés rencontrées pour imposer des changements géopolitiques en Iran, en Syrie et au Liban d’autre part. Ceci au moment où la Turquie s’empresse de réclamer sa part du projet Nabucco, soit par la signature d’un contrat avec l’Azerbaïdjan pour l’achat de 6 milliards de mètres cubes de gaz en 2017, soit par l’annexion de la Syrie et du Liban avec l’espoir de faire obstacle au transit du pétrole iranien ou de recevoir une part de la richesse gazière libano-syrienne. Apparemment une place dans le nouvel ordre mondial, celui du gaz ou d’autre chose, passe par rendre un certain nombre de service, allant de l’appui militaire jusqu’à l’hébergement du dispositif stratégique de bouclier antimissiles.

Ce qui constitue peut-être la principale menace pour Nabucco, c’est la tentative russe de le faire échouer en négociant des contrats plus avantageux que les siens en faveur de Gazprom pour North Stream et South Stream ; ce qui invaliderait les efforts des États-Unis et de l’Europe, diminuerait leur influence, et bousculerait leur politique énergétique en Iran et/ou en Méditerranée. En outre, Gazprom pourrait devenir l’un des investisseurs ou exploitants majeurs des nouveaux gisements de gaz en Syrie ou au Liban. Ce n’est pas par hasard que le 16 août 2011, le ministère syrien du Pétrole à annoncé la découverte d’un puits de gaz à Qara, près de Homs. Sa capacité de production serait de 400 000 mètres cubes par jour (146 millions de mètres cubes par an), sans même parler du gaz présent dans la Méditerranée.

Les projets Nord Stream et South Stream ont donc réduit l’influence politique étasunienne, qui semble désormais à la traîne. Les signes d’hostilité entre les États d’Europe centrale et la Russie se sont atténués ; mais la Pologne et les États-Unis ne semblent pas disposés à renoncer. En effet, fin octobre 2011, ils ont annoncé le changement de leur politique énergétique suite à la découverte de gisements de charbon européens qui devraient diminuer la dépendance vis-à-vis de la Russie et du Proche-Orient. Cela semble être un objectif ambitieux mais à long terme, en raison des nombreuses procédures nécessaires avant commercialisation ; ce charbon correspondant à des roches sédimentaires trouvées à des milliers de mètres sous terre et nécessitant des techniques de fracturation hydraulique sous haute pression pour libérer le gaz, sans compter les risques environnementaux.

Participation de la Chine
L’Organisation de coopération de Shanghai, qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.
La coopération sino-russe dans le domaine énergétique est le moteur du partenariat stratégique entre les deux géants. Il s’agit, selon les experts, de la « base » de leur double véto réitéré en faveur de la Syrie.

Cette coopération ne concerne pas seulement l’approvisionnement de la Chine à des conditions préférentielles. La Chine est amenée à s’impliquer directement dans la distribution du gaz via l’acquisition d’actifs et d’installations, en plus d’un projet de contrôle conjoint des réseaux de distribution. Parallèlement, Moscou affiche sa souplesse concernant le prix du gaz, sous réserve d’être autorisé à accéder au très profitable marché intérieur chinois. Il a été convenu, par conséquent, que les experts russes et chinois travailleraient ensemble dans les domaines suivants : « La coordination des stratégies énergétiques, la prévision et la prospection, le développement des marchés, l’efficacité énergétique, et les sources d’énergie alternative ».

D’autres intérêts stratégiques communs concernent les risques encourus face au projet du « bouclier antimissiles » US. Non seulement Washington a impliqué le Japon et la Corée du Sud mais, début septembre 2011, l’Inde a aussi été invitée à en devenir partenaire. En conséquence, les préoccupations des deux pays se croisent au moment où Washington relance sa stratégie en Asie centrale, c’est-à-dire, sur la Route de la soie. Cette stratégie est la même que celle lancée par George Bush (projet de Grande Asie centrale) pour y faire reculer l’influence de la Russie et de la Chine en collaboration avec la Turquie, résoudre la situation en Afghanistan d’ici 2014, et imposer la force militaire de l’OTAN dans toute la région. L’Ouzbékistan a déjà laissé entendre qu’il pourrait accueillir l’OTAN, et Vladimir Poutine a estimé que ce qui pourrait déjouer l’intrusion occidentale et empêcher les USA de porter atteinte à la Russie serait l’expansion de l’espace Russie-Kazakhtan-Biélorussie en coopération avec Pékin.

Cet aperçu des mécanismes de la lutte internationale actuelle permet de se faire une idée du processus de formation du nouvel ordre international, fondé sur la lutte pour la suprématie militaire et dont la clé de voute est l’énergie, et en premier lieu le gaz.

Le gaz de la Syrie
La « révolution syrienne » est un paravent médiatique masquant l’intervention militaire occidentale à la conquête du gaz. Quand Israël a entrepris l’extraction de pétrole et de gaz à partir de 2009, il était clair que le bassin Méditerranéen était entré dans le jeu et que, soit la Syrie serait attaquée, soit toute la région pourrait bénéficier de la paix, puisque le 21ème siècle est supposé être celui de l’énergie propre.

Selon le Washington Institute for Near East Policy (WINEP, le think tank de l’AIPAC), le bassin méditerranéen renferme les plus grandes réserves de gaz et c’est en Syrie qu’il y aurait les plus importantes. Ce même institut a aussi émis l’hypothèse que la bataille entre la Turquie et Chypre allait s’intensifier du fait de l’incapacité Turque à assumer la perte du projet Nabucco (malgré le contrat signé avec Moscou en décembre 2011 pour le transport d’une partie du gaz de South Stream via la Turquie).

La révélation du secret du gaz syrien fait prendre conscience de l’énormité de l’enjeu à son sujet. Qui contrôle la Syrie pourrait contrôler le Proche-Orient. Et à partir de la Syrie, porte de l’Asie, il détiendra « la clé de la Maison Russie », comme l’affirmait la Tsarine Catherine II, ainsi que celle de la Chine, via la Route de la soie. Ainsi, il serait en capacité de dominer le monde, car ce siècle est le Siècle du Gaz.

C’est pour cette raison que les signataires de l’accord de Damas, permettant au gaz iranien de passer à travers l’Irak et d’accéder à la Méditerranée, ouvrant un nouvel espace géopolitique et coupant la ligne de vie de Nabucco, avaient déclaré « La Syrie est la clé de la nouvelle ère ».

Imad Fawzi Shueibi

Voir aussi l’article:

Les prisonniers français en Syrie vont coûter très cher

2 septembre, 2013

Syrie: Obama rend les Etats-Unis bien ridicules

Classé dans : international,politique,religion,socialistes,Syrie — dompaul @ 11:36

L’Amérique, ce n’est plus l’Oncle Sam qui la gouverne, mais l’Oncle Tom, sorti de sa case. Après avoir joué le Matamore des droits de l’homme en s’en prenant à Bachar Al-Assad, Obama se prépare à rabattre son caquet de »démocrate » , « honteux comme un renard qu’une poule aurait pris », ou, selon la formule bien connue depuis la fuite du Viet-Nam: US Go home!

Jamais deux sans trois pour monsieur porte-poisse

François Hollande, qui jouait le petit Matamore en allant en guerre comme un âne qui recule pour complaire davantage encore à l’émir du Qatar, va pouvoir souffler de soulagement et notre Fabius National, qui avait déjà sur le dos l’affaire du journaliste portugais du Rainbow Warrior et du sang contaminé, en est désormais à sa troisième bourde, en tant que ministre des Affaires étrangères cette fois-ci, puisqu’il a joué le rôle du va-t-en guerre qui veut voir couler le sang. Avec ses airs pleins de dignité triste, C’est vraiment le ministre porte-poisse.

Contrairement à ce que clament les antisionistes primaires, Israel est en effet hostile la guerre contre Bachar-al-Assad. Voici un extrait de l’analyse de Jacques Benillouche parue dans Slate.fr:

Israël ne croit pas à la stratégie américaine en Syrie

Le gouvernement israélien n’a aucune confiance dans l’administration Obama et estime que des frappes aériennes annoncées à l’avance ne seront pas efficaces contre une armée dispersée dans les villes. Il craint d’être entraîné dans un conflit dont il ne voit pas l’intérêt.

Une équipe de choc israélienne s’est rendue d’urgence, lundi 26 août, à Washington pour faire part à l’administration Obama de ses doutes sur l’intérêt et l’efficacité d’une action militaire contre la Syrie. C’est même un véritable conseil de guerre israélien de haut niveau, dirigé par le conseiller à la sécurité nationale Yaakov Amidror, qui s’est déplacé aux États-Unis.

La délégation impressionnante comprenait aussi le général Amos Gilad, chef du service de sécurité diplomatique au ministère de la Défense, Nimrod Scheffer, directeur du département de la planification de Tsahal (l’armée israelienne), Itai Baron, directeur de division du renseignement militaire et des hauts fonctionnaires du Shin Beth, le renseignement intérieur.
Les Israéliens voulaient avant tout s’informer des éventuels préparatifs américains d’une attaque en Syrie et il n’était pas question de coordonner une action conjointe.

Il s’agissait pour Israël de se préparer aux éventuelles répercussions sur sa sécurité des frappes américaines en Syrie.
Même si les Israéliens restent en dehors de l’opération, ils risquent d’être entrainés dans le conflit et n’y voient aucun intérêt.
Pour Israël, qui n’a pas une grande confiance dans l’administration Obama, le problème nucléaire iranien est bien plus préoccupant que la guerre civile syrienne.

Benjamin Netanyahou a bien réuni le cabinet de sécurité pour évaluer la situation en Syrie. Tous les ministres ainsi que le chef de l’État, Shimon Pérès, ont condamné le massacre de civils en Syrie.
Le cabinet a envisagé une aide humanitaire aux civils syriens et aux blessés par l’ouverture ponctuelle de la frontière du plateau du Golan.
Mais les Israéliens ne veulent en aucun cas participer à une action militaire contre la Syrie et ils préfèrent garder « un profil bas », selon les termes d’un ministre.

Les Israéliens ne voient pas le contour précis d’une opération qui risque au final de favoriser les rebelles djihadistes au détriment des rebelles dits «modérés».
 Par ailleurs, Israël n’a rien à reprocher au régime syrien de Hafez el-Assad et de son fils Bachar, qui ont maintenu une situation de de paix froide depuis 1973, puisqu’aucun coup de feu n’a été tiré à travers la frontière syrienne.

 Des frappes inefficaces militairement et le chaos politique.
Il y a aussi deux raisons majeures qui expliquent la prudence, et même la réticence, des Israéliens.
D’abord, les expériences précédentes en Irak puis en Libye ont prouvé que les nouveaux régimes ont été pires que ceux qui les ont précédés. Le chaos s’est développé tandis que les Iraniens ont trouvé le moyen de s’implanter là où ils étaient jusqu’alors exclus. L’Irak est devenu une colonie iranienne tandis que la Libye a été annexée par al-Qaida, qui l’utilise comme base pour répandre ses djihadistes à travers toute l’Afrique et même au Sinaï.

Aucune certitude ne peut assurer le type du nouveau régime qui pourrait remplacer celui de Bachar el-Assad en cas de chute du régime.
Israël ne peut se permettre d’avoir des djihadistes à moins d’une centaine de kilomètres de ses frontières.

Pour Israël, une frappe ponctuelle n’apporterait aucune solution militaire et politique à long terme en Syrie.
La destruction de stocks de gaz n’affaiblira pas l’armée syrienne et ne consoliderait pas non plus la puissance des rebelles.

Seule une guerre terrestre de grande envergure serait en mesure de chasser le régime de Damas et de permettre de choisir le type de régime qui le remplacerait.
Mais il s’agirait alors d’une opération de type irakien, qui a prouvé son effet désastreux en générant le chaos dans le pays et en introduisant le loup iranien dans la bergerie irakienne.

Israël ne voit pas ce qu’il peut tirer d’une telle opération. Il avait beaucoup aidé, à l’époque de George W. Bush, l’opposition irakienne mais n’a pas été payé de retour alors que des assurances de reconnaissance du pays avaient été données par les Irakiens. Une fois au pouvoir, l’opposition a oublié ses promesses et s’est comportée comme tous les autres dirigeants arabes en adversaire du peuple israélien.

Méfiance à l’égard de l’administration Obama

La seconde raison tient dans la volonté d’Israël de ne pas coller systématiquement aux décisions américaines et de ne pas être à la traîne de la diplomatie des États-Unis.
Durant ces derniers jours, les Américains ont prouvé qu’ils faisaient cavaliers seuls.

Le président Barack Obama a cherché, à tout prix, un accord avec l’Iran pour éviter une action militaire.
Il a utilisé deux voies distinctes pour persuader le nouveau président Rohani.
Jeffrey Feltman, ancien secrétaire d’État américain et ancien ambassadeur à Damas, a rencontré le 25 août le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, à Téhéran.
Par ailleurs, le sultan Qaboos d’Oman, émissaire américain, s’est trouvé en visite lui aussi le même jour auprès du guide suprême Ali Khamenei en Iran.

Les deux envoyés américains n’ont pas réussi à convaincre les Iraniens d’intervenir auprès de Bachar el-Assad pour éviter la guerre avec les Occidentaux.
Dans sa froideur habituelle, Ali Khamenei a simplement répliqué que «si les Américains attaquent la Syrie, alors l’ensemble du Moyen-Orient souffrira de brûlures».

Cette fin de non-recevoir a mis en état d’alerte l’ensemble des forces occidentales et l’armée syrienne, qui a pris des mesures pour disperser ses forces à travers tout le pays et pour évacuer les casernes. Israël, adepte de l’attaque surprise, ne comprend pas qu’on puisse informer ses adversaires de la date du déclenchement des hostilités et ne partage pas la stratégie employée consistant à mêler une dizaine de pays dans l’action militaire.

 Israël a donc décidé de rester en dehors d’une action vouée, selon lui, à l’échec et préfère choisir le jour et le lieu de son intervention s’il estime que sa sécurité est en jeu.
Le problème syrien prouve, après le problème nucléaire iranien, l’écart de plus en plus croissant entre les positions israélienne et américaine dans la stratégie géopolitique et militaire au Moyen-Orient.

Jacques Benillouche – Slate.fr

24 août, 2013

Qui entrepose des gaz toxiques en Syrie ?

Classé dans : international,Syrie — dompaul @ 11:31

En l’absence de l’accord de l’ONU pour intervenir militairement contre Bachar Al-Assad, l’administration américaine vient de décider l’envoi d’un nouveau vaisseau de guerre à l’est de la méditerranée sous prétexte de faire pression sur le régime syrien.  Selon les soi-disant  « rebelles » venus d’autres pays, qui ont intitulé leur organe de propagande « observatoire syrien des droits de l’homme », l’Armée syrienne utiliserait des gaz toxiques contre eux et contre la population locale qu’ils contrôlent et empêchent de fuir.

Dans cette affaire, rappelons que les Etats-Unis veulent évincer la marine russe de leur base de Tartous, sur la côte syrienne (voir les navires russes agglutinés dans ce port sur Google earth 34°54’40.24″ N – 35°52′.79″E) et que le Qatar veut imposer un régime islamiste intégral à la Syrie jusqu’ici laïque et multireligieuse.

Une pétromonarchie du Golfe persique a donc fait acheminer par ses officiers sur place chargés de contrôler les « rebelles »,  des réservoirs de gaz Sarin et les a fait entreposer dans les zones contrôlées par ces mêmes rebelles dans la banlieue de Damas. Ce qui devait arriver arriva: les bombardements de l’aviation syrienne sur la zone ont fait exploser les réservoirs dont le gaz s’est répandu aux alentours, tuant tout ce qui y vivait.

Evidemment, ceux qui ont installé ces réservoirs de mort avaient déguerpi depuis longtemps, mais maintenant, il est plus aisé d’accuser l’aviation syrienne d’avoir largué des bombes remplies de gaz toxiques.

Ce qui est absurde puisque le commandement syrien est toujours à Damas et qu’il est lui-même susceptible de recevoir les effluves de gaz qui se répandent à proximité.

Si les Etats-Unis intervenaient, la Russie, la Chine et l’Iran défendraient la Syrie, leur protégé,  et le conflit se généraliserait. Heureusement que Sarkozy n’est plus aux commandes car il renchérirait sur ses maîtres américains et nous précipiterait encore, comme en Libye, dans une guerre absurde.

Cet article nous a été aimablement transmis par un organisme indépendant: « les guetteurs internationaux pour les droits de l’Homme ».

voir aussi:

Tout savoir sur la vraie situation en Syrie.

21 mars, 2013

Une chaîne de télévision non censurée sur l’actualité française

Classé dans : international,politique,socialistes,Syrie — dompaul @ 17:43

Comme les  télévisions françaises sont autocensurées car elles sont dépendantes du bon vouloir du gouvernement, il est désormais possible de regarder les informations sur la France en français à la télévision russe . En effet, depuis que l’Empire du Mal est devenu l’empire du Bien et du Mâle, la liberté d’expression sur la France y est désormais totale.

Un seul inconvénient: la speakerine est moins sexy que ses collègues qui animent la télévision russe en anglais.

Cliquer sur :     Sputnik France – Actualités – Prises de Position – Radio

qui a remplacé:

http://www.prorussia.tv/Journal-hebdomadaire-de-Voix-de-la-Russie-

26 août, 2012

Syrie: montant des rémunérations des agents du Qatar

Classé dans : international,religion,Syrie — dompaul @ 9:59
Dans le Figaro du août 2012, peu suspect de faire la propagande en faveur du régime d’Assad, apparaît l’information suivante tirée de l’AFP: Roustam Guelaiev, 24 ans, fils de l’ancien guerrillero tchètchène Rouslan Guelaiev, vient d’être tué en Syrie au côté des « rebelles ». 
Le principal journal français de propagande américaine reconnaît ainsi implicitement la présence des mercenaires sunnites étrangers parmi les rebelles. Il aurait pu préciser que la vie de ce jeune homme n’a pas coûté cher à ceux qui l’ont fait venir en Syrie puisqu’ils n’ont payé que son voyage, l’essentiel de sa rémunération n’étant prévue qu’en fin de prestation.
En Angleterre, les femmes qui acceptent de porter le voile intégral (qui ne laisse voir que les yeux) dans les lieux publics reçoivent l’équivalent de 200 euro des organisations sunnites financées par le Qatar. C’est un peu comme les hommes-sandwich d’autrefois qui étaient payés pour promener des panneaux-publicitaires ambulants dans le centre des villes.
Des tarifs variables
A l’autre extrémité de la grille des rémunérations, Riad Hidjab, le premier ministre sunnite de Syrie qui vient de s’ enfuir du territoire syrien, avait été nommé en juin 2012 par Bachar al-Assad. Lors d’un tout récent voyage en Russie, à la tête d’une délégation, il avait refusé de signer un protocole d’accord avec les Russes pour permettre à la Syrie de vendre son pétrole brut en échange de pétrole raffiné et de gazole. Ce refus inattendu a entraîné sa destitution après seulement deux mois en fonction.
Sa fuite était préparée d’avance, avant même sa nomination, puisque sa fortune avait déjà été transférée et sa famille mise à l’abri à l’étranger. Il a reçu un million de dollars plus une rente mensuelle de 25 000 dollars pendant 25 ans au terme d’ un contrat écrit qui engage le cheikh du Qatar.
L’ambassadeur de Syrie à Bagdad a fait aussi défection : il  est parti avec ses trois épouses et ses enfants, toujours vers le même pays, le Qatar.
En revanche, l’ambassadeur de Syrie en Mauritanie, Ahmad Saïd el-Bunni, a refusé la proposition de l’ambassadeur qatari à Nouakchott. Ce dernier lui offrait en effet, s’il annonçait sa défection, un revenu mensuel de 20 000 dollars pendant 20 ans, une autorisation de  séjour permanent à Doha et un versement immédiat d’un million de dollars. Cet ambassadeur a fait connaître publiquement cette immixion flagrante dans les affaires de son pays. 
 Le tarif de la défection d’un premier ministre est donc légèrement supérieur à  celui de la défection d’un ambassadeur et infiniment plus élevé que celui d’une femme ordinaire qui accepte de circuler toute la journée déguisée en fantôme dans les rues de Londres.
Observons que la défection du premier ministre à peine nommé  n’a  pas entamé le moral du régime. L’attentat qui a coûté la vie à cinq généraux de l’ État-major a eu davantage d’effet. Une bonne partie de la population continue de soutenir Bachar Al Assad et collabore avec l’armée afin d’empêcher les mercenaires étrangers d’implanter leurs positions dans les quartiers et de  prendre les Syriens comme otages ou de les utiliser comme  boucliers humains, comme à Alep.
Les fonctionnaires des organisations internationales se sont habitués aux libéralités du Qatar et à celles des autres pays du Golfe. Avant tout vote important à l’Assemblée Générale de l’ONU ou au Conseil de Sécurité, il y a des émissaires des pays du Golfe qui font des visites de « courtoisie » aux représentants de certains pays afin d’acheter leur vote.
Le Président du Conseil Transitoire de Libye, Moustafa abd el-Jalil, a reconnu que le Qatar a dépensé pour la révolution de Libye plus de deux milliards de dollars et que le plan de l’assaut décisif sur Tripoli a été établi au Qatar. Et il a ajouté : « le Qatar soutient les courants islamistes et vise à construire une organisation arabe fondée sur la charia musulmane comme système de gouvernance ». Puis il a poursuivi : « Tout Libyen qui va au Qatar se voit attribuer une somme d’argent, remise en partie à l’État et en partie pour lui-même ».
Le Qatar cherche aussi à recruter des agents en Europe et surtout en France.
L’arrestation de seulement trois exécutants de base lors du saccage d’un quartier d’Amiens, et leur remise en liberté presque immédiate, indique un parfait professionnalisme des organisateurs.
Remarquons que la DCRI, organisme chargé du contre-espionnage et du contre-terrorisme, n’a jamais inquiété un policier ou un magistrat travaillant pour le compte d’une puissance étrangère.
Comment toucher 200 euro par mois ou plus
Les rémunérations évoquées ci-dessus sont accessibles à toutes les femmes qui acceptent de circuler dans la rue avec le voile islamique. Lorsque les émirs du pétrole ont besoin de plier davantage le gouvernement français à leurs  exigences, ceux qui ont envie de mettre impunément le feu à des poubelles, des voitures ou des écoles publiques, au moment déterminé par leur traitant, touchent une rémunération similaire mais à la tâche, et non plus au mois.  C’est donc plus intéressant et moins accaparant.
Rappelons que le Qatar sunnite a les mêmes intérêts qu’Israel,  les mêmes   adversaires et les mêmes alliés.
Sources de cet article:
 la revue en ligne Riposte Laïque.
http://www.dampress.com

http://www.thirdpower.org/index.php?page=read&artid=95132

http://ripostelaique.com/lemir-du-qatar-ecrit-a-son-ami-le-maire-de-paris.html

http://www.thirdpower.org/index.php?page=read&artid=95172  (citant le Guardian)
http://ulysseenprovence.free.fr/spip.php?article32

Bernard Dicki
 Eric Martin le 13 août, 2012 @ 13:07
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