26 mars, 2017

Audresselles: les vraies raisons des démissions au conseil municipal

Classé dans : conseil municipal — dompaul @ 22:02

En 2014, pour la enième fois depuis 1975, Roger Tourret a été réélu maire d’Audresselles sans que la liste d’opposition ait pu obtenir cette fois-ci l’élection d’un seul conseiller. Même Eric Ferton, le seul élu de l’ancienne municipalité à étudier à fond les dossiers de la commune et, de ce fait, à être capable d’un dialogue constructif avec Roger Tourret, a eu moins de voix que le dernier des élus de la majorité, feu Dominique Vanherseck.

C’est ce dernier qui a  presque immédiatement  donné l’exemple de la démission car le conseil municipal, dans son ensemble, ne l’a plus réélu à son poste habituel d’adjoint, considérant qu’il ne faisait aucun effort pour guérir  de sa maladie.  Profondément blessé alors il était très aimé de la population, il a quitté le conseil. Il est mort récemment et la moitié du village a assisté à la messe de ses funérailles . De toutes façons, il n’aurait donc pas achevé son mandat de conseiller.

Charles Dollet, le second démissionnaire, qui est l’un des animateurs sportifs d’Ambleteuse, a voulu inciter les Audressellois a pratiquer aussi un sport et s’est engagé  au conseil municipal pour obtenir la création d’un terrain multisport clos pour les Audressellois désireux de s’entraîner aux sports collectifs. Cette très belle réalisation, toujours bien entretenue et qui était surveillée, ouverte le matin  et fermée la nuit par Dominique Vanherseck, constitue un très bel atout pour la commune.
Bien que son projet ait été réalisé lors de la dernière mandature et que sa vie professionnelle l’accapare encore plus qu’avant, C. Dollet a accepté de figurer encore sur la liste du maire pour les dernières élections municipales mais il a dû renoncer par manque de temps.

Les deux autres démissions sont plus problématiques. L’employée des postes a démissionné mais envisage de constituer sa propre liste pour les prochaines élections municipales. Les raisons de sa démission restent obscures mais elle devra les éclaircir si elle conserve son intention de se porter candidate.

La dernière démission, celle de Coralie, la patronne du second restaurant le mieux noté d’Audresselles selon « trip advisor », est plus étonnante. Soucieux de favoriser l’emploi dans sa commune qui vit essentiellement du tourisme avec un restaurant pour cinquante habitants, une épicerie, deux friteries, des poissonneries, un marchand de vêtement, un salon de thé, Roger Tourret autorise ces établissements, dont celui de Coralie, à installer leur terrasse sur la rue, donc sur le domaine public et gratuitement.

Dans la liste d’opposition qui s’était présentée contre lui, figuraient des candidats qui voulaient interdire l’accaparement du domaine public par les commerçants. D’autres voulaient leur faire payer une lourde taxe.

Si l’un des conseillers démissionne ou meurt encore, la loi prévoit de nouvelles élections. Si Roger Tourret veut alors en profiter pour prendre sa retraite, que va-t-il se passer alors ? Pour l’instant, personne d’autre que lui ne fait l’unanimité dans le village et ceux qui, comme Eric Ferton, font preuve de compétence mais ont des activités professionnelles accaparantes, refusent la place.

Coralie a sans doute eu ses raisons de démissionner mais démissionner du conseil, pour un restaurateur, n’est-ce pas risquer de se tirer une balle dans le pied.

24 mars, 2017

Ambleteuse: une réunion du conseil municipal aux résultats surprenants

Classé dans : conseil municipal,politique — dompaul @ 19:40

Le docteur Arnaud Lelièvre du Broeuille, pris toute le semaine par ses consultations, passe tous les jeudis à la mairie dès l’aube jusqu’au crépuscule à remplir son mandat de maire. Mais comme il a l’intention de réaliser des projets d’envergure pour développer l’économie de sa commune, il délègue une grande partie des affaires courantes à ses adjoints, notamment ceux qui s’occupent des travaux, en qui « il a toute confiance ». Ce sont ces anciens chefs de chantier retraités qui supervisent ainsi l’entretien des digues et de la voirie.

Le dernier conseil du jeudi 23 mars était consacré à régler différentes procédures en cours et, à cette occasion, le seul membre de l’opposition présent au conseil, madame Vampouille,  a posé quelques questions sur le budget. Un échange courtois quoique assez vif s’en est suivi entre elle et le maire sans aucune conséquence.

Le moment décisif est intervenu quand le maire a proposé au conseil de renouveler le label « grand site » d’Ambleteuse en signalant que ce label permettait aux fermes qui en faisait la demande, de recevoir une subvention pour mettre en place les structures destinées à accueillir des visiteurs (touristes, enfants des écoles etc NDLR).

Comme la ferme de sa famille est concernée, le maire a quitté la salle et a laissé la présidence du conseil à son premier adjoint pour la délibération et le vote, s’abstenant par là même non seulement de prendre part au vote mais de connaître qui votait contre sa proposition.

Et là, ô surprise, alors que le vote aurait dû être une simple formalité, l’ adjoint aux travaux Jean Rohart, vêtu d’un treillis militaire et en qui le maire met sa confiance, a voté contre le projet ainsi qu’un autre conseiller municipal. Il y a eu aussi deux abstentions. Pourquoi ont-t-ils voté contre ? Mystère. Peut-être parce que tel est leur bon plaisir d’élus désireux de manifester leur importance.
D’autant plus que le maire n’était pas présent.

En revanche, la représentante de l’Opposition municipale a voté pour. Car elle considère que le label  » grand site des deux caps » et la visite des fermes par les citadins constitue un atout pour la commune.

Ainsi qu’il est de tradition en politique ou dans l’administration, on croit voir l’adversaire devant alors qu’ en fait,  le véritable adversaire, c’est « l’ami » qui est derrière.

Nota: à la suite de la publication de cet article, Jean Rohart a manifesté son mécontentement en téléphonant à son auteur. Quand la question lui a été posée d’expliquer son vote, il a répondu qu’il refusait d’en donner les raisons car il les gardait pour lui. Pourtant, ses électeurs aimeraient bien les connaître et il faudra lui poser la question lors des prochaines municipales. C’est en effet ces explications qui seraient vraiment intéressantes.

Macron, encore mieux que Napoléon (suite et fin)

Classé dans : histoire,politique,socialistes — dompaul @ 18:34

Rechercher des renseignements compromettants

Grâce à Joseph Fouché, l’ancien oratorien passé de l’enseignement au  renseignement, Bonaparte disposait d’  informations compromettantes en suffisance pour écarter ses opposants et promouvoir ceux qu’il tenait en mains. C’est aussi ce qui explique que, pendant tout son règne, il ne pourra se débarrasser de son ministre de la police politique, collant comme la glu, qui le trahira au profit des Bourbons le moment venu.

Du reste Fouché ne se privait pas non plus d’espionner les soeurs de Bonaparte au cas où… et il avait beaucoup de travail pour recenser tous leurs amants.

François Fillon a évoqué le « cabinet noir » de François Hollande, faisant référence non plus à Napoléon mais à Louis XIV et à son chef de la police politique La Reynie. En fait, il n’ y a pas eu besoin de cabinet noir puisque Emmanuel Macron, en tant que ministre des Finances, avait accès au dossier fiscal de Fillon même si, légalement, ce dossier doit rester confidentiel.

Mais la légalité n’est plus qu’un vain mot, aujourd’hui, comme dans toutes les périodes de transition où plus personne ne croit à rien.

Le cabinet noir

Des partisans de François Fillon ont imaginé tout un circuit d’information devenant « le cabinet noir »: François Hollande aurait remis à l’un de ses collaborateurs, G.G., nommé à la présidence grâce à Emmanuel Macron, le dossier fiscal de Fillon pour qu’il soit diffusé par le « Canard enchaîné ».

L’habileté d’Emmanuel Macron est à rechercher ailleurs et notamment dans la façon dont il a su domestiquer les médias en donnant des avantages de toutes sortes à leurs dirigeants, en particulier à Patrick Drahi, le patron de BFMTV, ou à Delphine Ernotte, la patronne de France-Télévision, qui sont désormais cités comme des références en matière de renvoi d’ascenseur.

Les médias et les procureurs sont remarquablement bien coordonnés dans leur action aux dépens de François Fillon et donc au profit de la candidature d’Emmanuel Macron. Mais ils ne sont pas du tout curieux en ce qui concerne les dépenses de celui-ci avec le budget public ni pressés de le mettre en cause.

Comme disait Fabius, « c’est du bon boulot ».

A l’époque de Bonaparte, il n’y avait pas la télévision pour marteler le même message toute la journée auprès de la population défavorisée intellectuellement ni les réseaux sociaux pour les 80% de la population qui savent utiliser internet. Le gouvernement se contentait d’interdire les journaux séditieux.

Donc, aujourd’hui, c’est plus subtil, mais Emmanuel Macron a tout compris et utilisé tous les mécanismes à son profit. Quand il était Premier ministre, François Fillon n’a même pas songé à faire filtrer les candidats au concours de l’Ecole de la Magistrature pour y faire entrer ceux de son bord politique. Pareil pour les écoles de journalisme et les subventions versées aux périodiques qui allaient essayer de le décrédibiliser et le rendre odieux aux yeux des électeurs atteint de la maladie la plus courante: l’Envie.

Tout au désir d’empêcher la candidature de DSK, Sarkozy et Fillon n’ont même pas vu sortir Hollande de son trou et manger le fromage derrière leur dos.

Maintenant, comme nous l’avions annoncé dans un article précédent:  »En marche » avec les pensionnaires de maison de retraite »,  le flot des nouveaux partisans d’Emmanuel Macron a renversé le barrage derrière le ministre socialiste  de la Défense Le Drian et l’ancien ministre socialiste Frédéric Cuvillier. De vieilles connaissances de la droite classique veulent aussi avoir part au festin.

Jamais, même lors du retour de  De Gaulle au pouvoir, on n’a pu constater un tel afflux de volontaires venus de tout l’éventail politique.

Attention le prophète risque d’être écrasé par cette masse. Mais l’électorat, sidéré par ce spectacle invraisemblable, suivra-t-il comme un troupeau ces élus qui voient en Macron le sauveur de leur prébende ?

Car personne ne sait réellement ce que veut faire Macron qui, comme De Gaulle, a compris qu’il valait mieux dire « Je vous ai compris » que de rentrer dans les détails.

Et maintenant, que va-t-il faire ?

Néanmoins, de  ce fatras contradictoire de promesses du chef de « En marche », on peut retenir que non seulement, il a déclaré qu’il voulait  maintenir fermement la France dans l’Europe, quoi qu’il en coûte, mais qu’il voulait  aussi fermer les frontières de cette même Europe aux grandes migrations humaines et aux produits manufacturés  venus des pays à main d’oeuvre bon marché. Il veut créer une police des frontières efficace, comme Trump veut le faire aux Etats-Unis ou comme Napoléon l’a fait, avec le blocus continental.

Comme les pays de l’Est européen sont incertains, il ne peut obtenir ce résultat que s’il domine l’Europe et surtout l’Allemagne, comme Napoléon l’a fait avant lui. Avec lui, les services secrets français seront à la tâche pour glaner des informations sur les faiblesses coupables des politiciens allemands afin de les domestiquer.

Et ce beau dessein risque d’aboutir à des frictions avec les pays sous-développés mais aussi avec les Anglais et les Russes, exclus du système et peu disposés à se laisser dominer par ce nouveau prophète soutenu par des organisations anonymes et difficilement identifiables.

22 mars, 2017

Florian Philippot ne connaît pas les maladies mentales

Classé dans : art,international,medecine,politique — dompaul @ 11:37

Samedi 18 mars 2017,  Laurent Ruquier a fait venir sur le plateau de son émission « on n’est pas couché » Florian Philippot, son compatriote de la « patrie morale »  chère à Roger Peyrefitte, le grand écrivain français et pédéraste du XXe siècle. Invité vedette, Florian Philippot a tendu la main à tous les invités mais  Clémentine Célarié a levé les mains pour lui indiquer qu’elle ne voulait pas toucher la sienne.

Dans une émission suivante, Florian Philippot a ironisé sur le geste de l’ancienne actrice qu’il a jugé discourtois et qu’il a attribué à un dégoût pour sa personne (il n’a pas précisé si c’était en tant qu’homosexuel ou que représentant du Front National ou les deux à la fois).

En réalité, Clémentine Célarié a fait le même geste que faisait le conducator de Roumanie Nicolas Ceaucescu lorsque quelqu’un lui tendait la main. Dès qu’il touchait un objet, ce dictateur avait en effet immédiatement besoin de se frotter la main avec du coton hydrophile imbibé d’alcool à 90° dont il avait toujours un flacon à sa disposition. Il avait fait installer dans son palais des robinets en or car il croyait que ce métal avait des propriétés aseptisantes.

Ceaucescu faisait aussi installer des caméras espions dans les chambres de ses hôtes et il regardait les scènes filmées avec son épouse et Ian Pacepa, le chef de la Sécurité. Bien qu’il fût son hôte régulier, Yasser Arafat lui répugnait particulièrement depuis qu’il l’avait vu se faire sodomiser par son chauffeur en poussant de petits cris. Ceausescu évitait tout contact physique avec la main moite du chef de l’OLP.

Il s’agit donc d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC) très répandu et qui peut se développer chez les individus à la suite d’une déconvenue ou d’un choc ou émotionnel.

Florian Philippot devra donc acquérir quelques notions de psychiatrie au cas où il deviendrait un jour ministre de la Santé de Marine Le Pen ou de quelqu’un d’autre.

20 mars, 2017

Pierre Palmade, précurseur de Macron

Classé dans : histoire,politique,socialistes — dompaul @ 11:48

https://www.facebook.com/PierrePalmadeOfficiel/videos/1129429287178928

14 mars, 2017

Macron, encore mieux que Napoléon

Classé dans : histoire,politique,socialistes — dompaul @ 19:03

Quand Plutarque a écrit les vies parallèles, il a laissé au lecteur la tâche d’effectuer lui-même la comparaison. Par exemple Alcibiade et Coriolan: Plutarque écrit d’un côté la vie de l’un, de l’autre la vie de l’autre. C’est au lecteur de faire le rapprochement et de constater les points communs entre ces deux traîtres adulés par l’électorat populaire pour leur extravagance et qui font la navette entre leur patrie et l’Ennemi.

Mais il faut du temps au lecteur pour comparer les deux textes et aujourd’hui, nous sommes pressés.

Nous noterons qu’il existe beaucoup de points de comparaison entre Macron et Bonaparte.

Tous deux  arrivent dans une période agitée où les points de repère de l’ancien ordre est bouleversé et où tout le monde attend le sauveur providentiel qui va faire l’unanimité. En 1798, Bonaparte, général à la fois victorieux et déserteur, a su faire préparer le terrain de sa conquête du pouvoir par sa concubine officielle  Joséphine, une routière de six années plus âgée que lui, dans le lit de laquelle se sont succédé tous les hommes de pouvoir. Le dernier en date est Paul Barras, l’inamovible Directeur de la République, très indulgent avec le jeune amant de sa maîtresse dont il a admiré les capacités au siège de Toulon.

Pendant la campagne d’Egypte, Bonaparte a conservé un oeil sur l’évolution de la situation grâce à son frère Lucien,  député puis président du Conseil des Cinq cents grâce à ses réseaux corses et jacobins.

La fin du Directoire est marquée par l’anarchie. A la fin du XVIIIe siècle, des bandes armées sillonnent les campagnes pour rançonner les paysans ou braquer les diligences. Les fermes doivent se fortifier, parfois par une seconde enceinte de défense. C’est ce qui explique sans doute, dans la ferme de Zuphen, l’ existence de ce haut mur en pierres et en briques qui sépare la cour du potager.

La population attend un homme providentiel à poigne qui n’a pas été mêlé aux tripotages de la république et qui a le label de « vrai républicain ». Quoi de mieux qu’un général, non pas sorti du rang mais d’une grande école d’officiers et un peu noble mais petitement. Les républicains le considèrent comme l’un des leurs, la noblesse aussi, le clergé espère en lui et la bourgeoisie, notamment les acquéreurs de biens nationaux, sont convaincus qu’il va leur laisser la propriété des biens confisqués et favoriser la stabilité monétaire.

Même les Juifs, qui sont alors peu nombreux, mais qui ont des perspectives de prospérité depuis qu’ils ont obtenu dix ans plus tôt l’égalité des droits civiques, voient en Bonaparte un nouvel Alexandre le Grand. Ils en seront récompensés et contribueront à la diffusion de sa légende.

Ce sont trois prêtres défroqués, trois vieux renards qui sentent le vent, qui vont servir de catalyseurs: Emmanuel Sieyès, Joseph Fouché et Charles-Maurice de Talleyrand alliés à Cambacérès, le vieil homosexuel de service. Mais, même si elle a été parfaitement organisée, la prise de pouvoir par le Premier consul reste le fruit d’un coup d’Etat et non pas d’une élection démocratique même si ce coup de force a été ratifié par le plébiscite du 7 février 1800.

Ensuite il faut reconnaître que, parmi ceux qui l’ont porté au pouvoir,  Napoléon a fait peu de déçus, s puisque tous ont obtenu leur prébende. Les seuls cocus, ce sont tous les soldats qui se sont fait tuer pour rien, de l’Espagne à Moscou.

Jusqu’ici, l’aspirant président Emmanuel Macron a fait encore mieux que Napoléon puisque sa concubine, devenue son épouse, a vingt-quatre ans de plus que lui. Il est vrai que de nos jours, les femmes se conservent mieux qu’en 1800. Tout s’est aussi passé davantage en douceur qu’à l’époque puisque le premier mari de la « belle » n’a pas eu besoin d’être guillotiné pour lui laisser sa liberté.

En tout cas, comme Joséphine dont la famille tirait sa fortune des produits exotiques, Brigitte la tire du chocolat et son capital semble avoir été utilisé à bon escient. Tiphaine, sa fille, semble tout à fait prête à son rôle de reine Hortense

Emmanuel Macron, même s’il arrive au pouvoir avec dix ans de retard sur Bonaparte, n’a jamais perdu son temps et, avant même sa nomination comme ministre de Hollande, dont la vie sentimentale et la durée du mandat sont comparables à celles de Barras, les milieux bien informés savaient qu’il était programmé pour devenir le candidat idéal des décideurs réels aux élections présidentielles de 2017.
(à suivre)

 

13 mars, 2017

Le juge Tournaire et le général de Gaulle

Classé dans : espace public,histoire,socialistes — dompaul @ 10:15

Le juge Tournaire est ce juge d’Instruction sur qui va retomber la lourde responsabilité de tuer politiquement le candidat de la droite aux élections présidentielles et de permettre ainsi l’élection d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen.

Le Sénat romain pouvait décider de damner la mémoire d’un empereur après sa mort et faire effacer son nom de tous les monuments publics où il apparaissait. C’est ce qui est arrivé pour l’empereur Macrin (pas Macron) après sa mort.
C’est aussi ce qui est arrivé au maréchal Pet…, frappé d’indignité nationale en 1945.
Si Fillon est mis en examen, il va falloir aussi voter une loi spéciale rétroactive pour mettre en examen le général De Gaulle. En effet, selon le quotidien « L’Aurore » du 20 mai 1958, il a fait la même chose que Fillon et a prononcé les mêmes paroles. Ou plutôt c’est Fillon qui a copié.

Si l’on change le nom de tous les espaces publics (rues, places, avenues, aéroport et porte-avions) qui portent le nom de De Gaulle, ce sera l’occasion de donner du travail aux chômeurs.

de De Gaulle à Fillon

 

Nota: il est indispensable de lire les commentaires de l’article ci-dessous

7 mars, 2017

« En marche » avec les pensionnaires de maison de retraite

Classé dans : politique,socialistes — dompaul @ 17:42

Il y avait « regard en marche », le mensuel du diocèse d’Arras distribué sous forme d’éditions paroissiales. Les abonnés à ce périodique sont généralement des retraités.

Grâce à Emmanuel Macron, il y a maintenant « En marche », destiné originellement à accueillir les parlementaires socialistes qui veulent être réélus en se débarrassant rapidement de l’étiquette « socialiste » avant qu’elle ne leur colle à la peau comme la tunique vénéneuse de Nessus.

Mais, à ces élus en fin de carrière qui cherchent la bouée de sauvetage, s’ajoutent d’autres petits malins qui veulent aussi s’y accrocher dans l’espoir qu’ eux aussi pourront retrouver une prébende. Ils ont servi Mitterand, Jospin, Sarkozy, certains même Pompidou ou de Gaulle et ils s’accrochent. Bayrou leur a montré la voie: Alain Minc, anciennement de droite, Bernard Kouchner, anciennement socialiste puis de droite avec Sarkozy, Jean Arthuis et Corinne Lepage, anciens ministres de Chirac, Jean-Marie Cavada, qui a commencé sa carrière de journaliste télévisuel sous de Gaulle.

On va bientôt voir rappliquer aussi Bernard-Henri Lévy,  Jack Attali, Jack Lang et tous les octogénaires du paysage médiatique.

Si le juge Tournaire décide de mettre Fillon en examen, les digues du barrage vont céder. Tout le monde des affamés de postes va se précipiter et bousculer tous ces vieillards pour avoir les places en criant: « Macron, nous t’aimons ».

Ce ne sera plus: « En marche, les gâteux » mais « Courons ».

6 mars, 2017

Le gouvernement de François Fillon

Classé dans : politique — dompaul @ 12:11

Pour l’instant, en attendant le retour du ciel clair, personne ne veut encore vendre la peau de l’ours avant qu’il ne soit à terre, mais tous les « amis » politiques de François Fillon n’ont qu’une idée en tête: à qui vont être attribués les ministères une fois qu’il sera élu.

Déjà, beaucoup d’ »amis » ont disparu volontairement du futur éventuel gouvernement  juste avant la grande manifestation de dimanche. Exeunt Solère, Stéfanini, Estrosi, Larcher, Accoyer, Rafarin.  Ce seront toujours des maroquins qu’ils laissent aux autres, aux fidèles des fidèles: Bruno Retailleau garde des Sceaux, Valérie Boyer  ministre d’Etat à la Culture, Gérard Longuet à la Défense, Eric Ciotti, le maire de Levens, à l’Intérieur, Luc Chatel à l’Education Nationale, Gérard Philippe ou plutôt son sosie, François Baroin, le maire de Troyes, en bonne place pour devenir Premier ministre. Sans oublier le professeur de médecine Bernard Debré tout indiqué pour prendre en mains le ministère de la Santé et des Affaires sociales. Et puis un prudent, très prudent, qui pourrait rallier les Juppéïstes et les Centristes: Xavier Bertrand aux Finances.

Sans oublier Juppé qui pourrait être placé au perchoir ou à la présidence du conseil constitutionnel comme lot de consolation.

5 mars, 2017

Fillon tient bon ou « tiens bon ! »

Classé dans : international,politique,socialistes — dompaul @ 20:12

En ce moment, tous les décideurs et commentateurs de la vie politique française sont en train de participer à l’entraînement de François Fillon pour qu’il devienne un vrai champion toutes catégories sur la scène internationale face aux Américains, aux Russes, aux Chinois, aux Saoudiens et surtout à la Grande Allemagne et à la grosse  Angela qui n’est pas canon comme la grosse Bertha, mais qui veut manger toute l’Europe continentale, de la frontière russo-ukrainienne à la Bretagne.

Tous ces entraîneurs sont entièrement bénévoles mais ils se montrent très exigeants de la part de leur champion et n’hésitent pas à le rudoyer.

Comme l’entraînement est très fatigant, ils se relayent sans cesse.

Il a d’abord dû affronter les premiers matches avec ses premiers entraîneurs: Sarkozy,  Juppé et autres Bruno Lemaire.

Puis ils sont venus l’applaudir au milieu de ses supporteurs.

Ensuite, il y a eu  Michel Gaillard, ami de François Hollande et directeur de la  Rédaction du Canard Enchaîné qui a pris le relai de l’entraînement intensif. En effet, le 9 janvier, il a  reçu  le dossier fiscal de François Fillon par l’intermédiaire de G.G. (哥哥 en chinois), de la même promotion qu’ Emmanuel Macron qui l’avait fait nommer à la Présidence, et il a fait rédiger un article  accusant François Fillon d’avoir attribué aux membres de sa famille des emplois fictifs.

Ceci fait partie de l’entraînement: François Fillon doit apprendre à ne pas raconter sa vie aux services fiscaux

Ensuite le gouvernement a donné l’ordre de continuer l’entraînement de Fillon au parquet national financier qui est entièrement soumis à l’exécutif et où sont placés les vassaux de Christiane Taubira : le procureur du PNF, Eliane Houlette, anciennement simple commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires, doit sa fulgurante promotion à Christiane, lorsqu’elle était Garde des Sceaux, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints et vice-procureurs parmi ses très proches (Michel Pelegry, Ulrika Delaunay-Weiss, Patrice Amar, Monica d’Onofrio…).

Ils sont révocables du jour au lendemain par le ministre de la Justice.

Les procureurs du gouvernement peuvent mettre en marche la machine judiciaire, mais ils ne sont pas juges du siège et la décision de mise en examen revient au juge d’instruction. On en a nommé trois pour continuer l’entraînement de François Fillon car il est vraiment coriace et à trois, il est plus facile de dire: « ce n’est pas moi, c’est l’autre » que quand on est tout seul. L’inconvénient, pour MM. Hollande, Macron & Cie. réside surtout dans le fait que les juges du siège, dans leur majorité, restent légaliste, intègre et consciencieux et dépendent moins d’un gouvernement en fin de vie que les procureurs.

Aujourd’hui, dimanche, juste après que les rats ou les moutons centristes, juppéïstes, sarkozystes ont annoncé qu’ils quittaient le navire Fillon parce qu’il a oublié de leur promettre des maroquins, au moins cent mille manifestants tassés ont envahi la place et les jardins du Trocadéro, l’avenue d’Eylau, l’avenue Paul Doumer et l’avenue du président Wilson avec des drapeaux tricolores. Ils sont venus de toute la France et plusieurs couples d’Audressellois ont même fait le déplacement à Paris aller-retour dans la journée seulement pour aller écouter, voir et applaudir Fillon en chair et en os sous la pluie. Si, dans toutes les communes de France, seulement un couple s’est déplacé, on aboutit déjà à 160 000 manifestants.

Ceci fait aussi partie de l’entraînement: pendant que le champion reçoit des crochets des adversaires en pleine figure, il est bon qu’un public chauffé à blanc soit là pour le soutenir. Et puis il y a ses femmes qui l’encadrent: Pénélope habillée par le Secours catholique qui agite son petit drapeau et la belle Valérie Boyer qui a prévu un ciré vert bien imperméable et qui chante faux la Marseillaise juste dans l’oreille de son idole.

Même Marine Le Pen en a été de son petit mot d’encouragement, à distance.

Dans ces conditions incertaines où les foules se déplacent à la première convocation du champion, si les trois juges d’instruction ne veulent pas risquer de se faire casser la figure par un excité qui les reconnaîtrait dans la rue ou pire, détruire leur carrière au cas où Fillon serait élu (il a l’air très rancunier), mieux vaut le ménager sans prendre de risques inutiles en prononçant une relaxe qui déplairait fortement au pouvoir socialiste. Le solution: ils peuvent se déclarer incompétents et renvoyer l’affaire devant la Haute cour de Justice puisque François Fillon est député et ancien Premier ministre.

Quand on est juge ou préfet, il faut toujours suivre l’exemple de Ponce Pilate: « je m’en lave les mains ».

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